Hier matin, en pleine crise de désœuvrement, alors que je faisais un méritoire travail d'introspection en consultant des billets de mon ancien blog datant d'une quinzaine d'années, je me sentais plonger dans les affres du désarroi et du désespoir. Je déprimais à qui mieux mieux.
Par quel maléfice pouvais-je écrire et proposer de si bons textes et dessins et par quel sortilège en suis-je aujourd'hui incapable ? Évidemment, j'ai vieilli. Bien sûr, ça joue. Certainement, j'ai changé, ma vie a changé, le monde n'est plus le même, les sujets d'actualité d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui. Et aussi, mon public n'est plus tout à fait le même. Il reste quelques fidèles qui sont là depuis presque le début mais un certain nombre de lecteurs et visiteurs ne sont plus là. Certains sont morts, d'autres se sont lassés, sont passés à autre chose.
Dans les billets que j'ai lu ou parcouru, je parlais beaucoup plus de moi, de ma vie quotidienne. J'écrivais à propos de ma voiture ou de ce que je mangeais, je faisais des dessins peut-être un poil plus rigolos, j'écrivais des textes qui me semblent plus amusants que ceux d'aujourd'hui. Mais tout cela est très subjectif. Tous ces dessins, tous ces textes qui m'épatent aujourd'hui, je les avais oubliés et je les redécouvre comme s'ils étaient neufs et d'un auteur que je ne connais pas, un autre qui serait le moi d'autrefois qui n'est pas encore le moi d'aujourd'hui.
Et alors, ce qui m'étonne le plus, c'est comment je n'arrêtais pas de parler de moi et de mon quotidien. Ce n'était pas passionnant[1] mais ça m'amuse de lire ces histoires. Je crains que si je revenais à cette habitude de parler de moi et de ma vie, ce serait ennuyeux à mourir et il me semble que, pour le bien de l'humanité, il convient de m'abstenir de le faire. Et puis, surtout, il y a tellement de sujets de grand intérêt dans l'actualité .
D'ailleurs, en parlant d'actualité.
J'en ai marre qu'on nous mente. On nous raconte tellement de mensonge qu'on en arrive à baisser les bras et à ne même plus nous insurger. Je ne sais pas si vous avez remarqué. Moi, si. Tenez, un exemple que l'on ne peut pas plus d'actualité. C'est le jour parfait pour dénoncer un beau et gros mensonge.
Je ne suis pas né de la dernière pluie et j'ai quelques années au compteur. Des années, j'en ai connu des dizaines, des bissextiles et des normales, des palindromiques, des pluvieuses, des fastes, des chiantes. Tout un panel d'années qui se sont toutes suivies les unes les autres à un rythme immuable. Alors certes, à l'échelle de l'Univers, je n'en ai pas connu tant que ça mais, tout de même, on reconnaîtra que j'en ai connu plus qu'un vulgaire morveux qui en est encore à baver en remplissant sa couche et qui ne sait rien de la marche du monde, qui n'a pas de mémoire, pas d'histoire et, allez savoir, si ça se trouve même pas d'avenir. Moi, sans me vanter, je peux dire en levant le menton[2] : J'ai vécu !
Même si je n'ai pas un souvenir précis de cette époque, je suis tout de même né sous de Gaulle. Ça claque. Si je disais ça à un jeune d'aujourd'hui, sûr qu'il me regarderait avec des yeux ronds en se demandant ce qu'il raconte, le vioque[3]. Je peux dire que j'ai connu la guerre du Vietnam, les premiers pas de l'homme sur la Lune, Sacha Distel, le petit Grégory, Jacques Chirac et Léon Zitrone[4]
Je sais qu'il y a plus vieux que moi encore mais je considère que celles et ceux qui sont concernés ne sont plus vraiment en mesure de comprendre quoi que ce soit à ce que je m'efforce à expliquer avec, pourtant, beaucoup de clarté. Je n'ai rien contre les vieux. D'abord, ce n'est pas complètement de leur faute s'il en sont réduits à ce qu'ils et elles sont. Qu'on se le dise, je ne fais pas dans le jeunisme et ne suis pas méprisants envers nos anciens. Je les aime, les ancêtres. Ils savent tellement de choses que celles et ceux de mon âge n'ont jamais connu. Ce sont des puits de savoir. Ce n'est pas de leur faute si ce savoir n'intéresse plus grand monde à part, peut-être, les archéologues.
Je vous disais un peu plus haut que nous sommes le jour idéal pour parler de ce gros mensonge que l'on nous serine chaque année que dieu fait[5]. Ce n'est pas la futile polémique actuelle qui voudrait que l'on travaille un jour férié. Ce n'est pas un mensonge, on le veut vraiment. Enfin pas moi mais si les autres le font, j'avoue que ça me serait bien utile s'il arrivait que je ressente le besoin d'acheter du tabac, du café, du pain ou des pâtes. Je supporte mal qu'en ce jour, on m'empêche d'accéder aux produits de première nécessité. Et aussi, faudrait prendre conscience qu'on a une économie nationale à redresser et que la situation n'est pas brillante. Faut se retrousser les manches et aller au turbin.
Non, ça, ça n'est pas important. Pas plus que la vente du muguet qui fait de la concurrence déloyale pour les vrais fleuristes qui n'ont plus que je jour des chrysanthèmes à se mettre sous la dent avec les yeux pour pleurer. Et pas non plus le défilé des syndicats et leur cortège de gauchistes fauteurs de trouble.
Ce qui me hérisse le poil, qui me rend fou, qui m'irrite au plus haut point, cette affaire qui ne semble pas ennuyer le bas peuple, les gens d'en bas, les sans-dents, trop occupés qu'ils sont à s'aviner devant CNews, c'est tout simplement cette fable du premier mai.

Je l'ai dit tout à l'heure, bien qu'exceptionnellement jeune pour mon âge, j'ai déjà la mémoire de plusieurs années passées. Et chaque année c'est la même chose, on nous raconte que c'est le premier mai ! Mais nom d'une pipe ! Réveillez-vous ! Révoltez-vous ! Ne laissez pas les puissants vous raconter n'importe quoi ! Que diable ! Dans l'histoire, des mois de mai il y en a eu des milliards de milliards dans la galaxie[6]. Ce ne peut donc être le premier à apparaître sur Terre. On nous ment, on nous ment, on nous ment ! J'enrage !
Par la présente, je m'engage à ne pas réitérer ce genre de texte pour les mois et années à venir et je tiens à vous présenter mes excuses. Sur ce, je vais aller acheter du pain.
1 De Jeannot lou Paysan -
Bien! Joli texte qui parle à chacun, sauf peut-être aux imbéciles heureux.
Naguère une vache ne disait-elle pas à son veau:
"- Vois tu mon petit, pour faire une vie, il faut paître et avoir tété."
J'aimais bien, moi, vos dissertations sur vos rangers, vos fiches cuisines sur le pot-au-feu que vous alliez vous envoyer derrière la cravate, ou encore les fois où vous tombiez en panne de bouteille de gaz.
Peu importe le sujet, si vous en parlez avec un zeste* de talent et de verve.
On attend la suite.
*N'oubliez pas d'acheter vos citrons !
2 De Tournesol -
Derrière la cravate?Michel?
3 De Michel Loiseau -
Ça me semble assez improbable.
4 De Jeannot lou Paysan -
Évidemment, si vous n'aimez pas le parler-joli de nos anciens...
5 De Tournesol -
Le premier Mai…tout ça vient d’une faiblesse de langage due à la paresse ou à cette néfaste habitude d’aller trop vite.Si vous dites : le premier Mai 2026 il est évident que ,pour 2026,ce sera bien le premier Mai (et il n’y en aura pas d’autre cette années là ).
En médecine il convient d’être précis,justement.Par exemple on ne fera pas une piqûre dans les fesses.On fera une injection intra musculaire dans le quart supéro externe d’une des deux fesses mises à notre disposition par dame nature.C’est précis .D’abord une intra musculaire,pas une sous cutanée,la peau des fesses se prête mal à cet exercice.Ensuite considérer la fesse choisie,la diviser en deux verticalement,puis horizontalement par rapport au sillon interessier ,vous avez donc un côté externe et un côté interne ( côte trou du cul,pour ceux qui ont du mal à suivre) tapez donc le côté externe,dans sa partie supérieure,vous ne pouvez pas vous tromper.
Si,par un esprit mutin et primesautier- ou par détestation profonde de l’humain que vous avez à soigner- vous tapez ailleurs vous avez de fortes chances de percer le nerf sciatique ou l’une de ses branches.C’est jouissif mais pas sans conséquences sur le plan médico-légal.
Amusez vous bien.
6 De Michel Loiseau -
@Tournesol : Ça, j'ai fait. Une copine avec qui je vivais alors avait eu une prescription médicale qui ordonnait justement ce type d'injection quotidienne. Or, l'idée de faire venir chaque jour un infirmier ou une infirmière à notre domicile ne nous plaisait pas. Ne me demandez pas pourquoi, je ne me souviens pas de l'origine de cette réticence.
Et là, j'ai le souvenir que le médecin nous a dit que, après tout, l'opération devait bien être à la portée d'un imbécile et que je pouvais faire l'affaire. Allez savoir pourquoi j'acceptai d'endosser le rôle du piqueur.
Ce médecin nous expliqua comment piquer en mimant un geste ferme et décidé et où piquer. Cela correspond bien à ce que vous nous expliquez. A l'extérieur et plutôt vers le haut.
Une fois, j'ai dû merder et ma copine a, semble-t-il, ressenti une douleur assez insupportable. J'ai retiré l'aiguille et je me suis retrouvé comme un con à ne pas savoir quoi faire. Après m'être assuré de l'accord de cette copine, j'ai décidé de piquer derechef mais ailleurs.
Je me suis aussi aussitôt engagé à ne pas épouser (en plus de cette copine) la docte et belle profession d'infirmier.
7 De Tournesol -
Un de mes copains,devenu kiné,à réalisé une intra musculaire sur sa mémé.D’un geste ferme et décidé.Tellement decidé qu’il a tordu l’aiguille contre l’os iliaque de sa Mémé, pauvre en fesses. L’histoire s’est terminée en chirurgie pour retirer l’aiguille transformée en hameçon.C’est un très bon kiné.
8 De Michel Loiseau -
Il n'a pas dû y aller de main morte.
9 De Jeannot lou Paysan -
Il faut être un ergoteur professionnel pour relever cette imprécision. Ou bien chercher un sujet pour alimenter un blog.
Je déteste les piqûres, même en tutoriel épistolaire.
Ici, dans notre petit hameau, nous avons un casse-croûte du 1er mai 2026 dans les tuyaux, mais en extérieur. Quelle belle tradition! Un peu mieux que de célébrer Jehanne la pucelle à grand renfort de gesticulations xénophobes.
MaiS, voilà-t-il pas qu'il vase comme vache qui pisse.
10 De Waldo7624 -
Avant de lire tous les commentaires, en parlant des encore plus vieux (ce qui tombe bien, vu ce qui tombe, justement...) :
...je considère que celles et ceux qui sont concernés ne sont plus vraiment en mesure de comprendre quoi que ce soit à ce que je m'efforce à expliquer...
Merci !
11 De Waldo7624 -
15 ans d'écart avec le blog-master qui, bien qu'il dise respecter les ancêtres, dit aussi qu'ils ne comprennent plus rien à ce qui se passe...En gros. 15 ans ! ça peut paraître peu au regard d'une vie (je parle des longues, pas de ceux qui meurent jeunes bêtement (comme Otis Redding, par exemple), on peut en faire des choses en 15 ans. Ou ne rien faire, c'est plus reposant, et plus facile à en faire le bilan. Cette année, au jour anniversaire, il me restera encore 1 an pour (re)lire tous les albums de Tintin. Après, terminé ! Définitivement catalogué comme vioque, avec badge, tampon, guirlande et tout ce qu'il faut pour décorer et adoucir l'image du racorni, je n'aurai plus qu'à regarder la pendule d'argent qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non...
Alors, pour ceux qui ont 15 ans de moins, profitez-en, faites quelque chose, n'importe quoi, mais faites-le pour ne pas regretter ces derniers 15 ans où vous êtes, officiellement, et selon RG), encore jeunes (et beaux pour certains).
15 ans, on croit que ce sera long, mais ça passe comme une lettre à La Poste (bien que le courrier soit encore un peu plus rapide), et après, on se retourne... merde ! 15 ans de passés, mais qu'est-ce que j'ai foutu ?... Trop tard, la marche arrière n'est pas une option dans la vie.
12 De Jeannot lou Paysan -
@ Waldo 7624: Bien dit! Le temps est précieux. Il faudrait en prendre conscience dès la naissance.
Si je comprends bien( puisque je suis encore un peu jeune), le Blog-Maister va sur ses 62 ans. Un gamin presque.
Bien sûr, vous n'êtes pas obligés de suivre à la lettre les préceptes de Hergé. Était-il gérontologue? Non! Le Blog-Maister est-il gérontologue? Non!
N'écoutez donc pas ces vilains oiseaux nécrophiles et continuez à dire et à lire (sans rien y comprendre peut-être) ce qui vous chante. Non mais !
13 De Sax/Cat -
Je me pose une question : peut-on lire les albums de Tintin jusqu'à 77 ans et 364 jours ?
Le jeune maître du blog pourra peut-être résoudre ce problème épineux que ses vieux suiveurs et commentateurs n'ont plus la capacité à appréhender.
14 De Michel Loiseau -
@Waldo7624 : J'aime l'idée de ne rien faire et surtout de ne rien faire de que je n'ai pas une vraie envie de faire ou de ne pas faire ce qui ne me semble pas utile. C'était le cas il y a quinze ans comme il y a trente ans et d'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été un vaillant fainéant.
Ce qui est intéressant, c'est cette histoire de quinze ans. C'est presque exactement ce que je dis dans mon billet avec cette consultation du blog d'il y a quinze ans.
@Sax/Cat : La meilleure manière de résoudre ce problème est de laisser tomber Hergé pour découvrir des jeunes et vivant·e·s auteur·e·s bien moins racistes, bien plus en accord avec notre temps, bien plus talentueux pour certains. Et même si la profession est sinistrée, on peut penser que le parc de dessineux ne s'épuisera pas à court ou moyen terme. Ça garantit de pouvoir découvrir de nouveaux talents jusqu'à largement plus loin que la limite imposée.
15 De Waldo7624 -
@Michel : L'idée de ne rien faire, je n'y crois pas. De ne rien faire d'autre que ce dont je pourrais avoir envie, ça je veux bien le croire. Par exemple, il ne viendrait pas à l'idée de vous demander de faire une affiche publicitaire pour le FN, mais pour une connerie d'un autre genre... finalement, en général (et même en simple caporal) ça se passe bien...
Pour en revenir au sujet du jour, qui semble être le maître du blog en personne, j'ai rencontré le suspect il y a moins de 15 ans, monsieur le juge.
Je suis donc étranger à toutes les malversations, magouilles et autres exactions constatées voilà 3 lustres. Par exemple, ses aveux spontanés sur la pratique illégale de la médecine ! Bref, ne nous étendons pas davantage sur le sujet...
L'équipe initiale devait être composée de tous ceux qui n'avaient pu embarquer pour l'Amérique, faute de places assises sur la Santa-Maria ou la Pinta, ou encore ceux dont Staline avait refusé de signer le visa parce qu'ils étaient droitiers. D'après ce que je comprends, certains ont disparu, ensevelis sous les décombres de milliards d'octets déversé depuis sur le blog, ou morts, tout bêtement, faute de savoir-vivre, comme aurait dit Pierre Dac. (et d'autres)
Il doit y avoir une douzaine d'années que j'ai contacté un dessinateur nommé Loiseau, recommandé par une personne elle-même peu recommandable.
Pourtant, j'ai trouvé un type efficace, capable de réagir rapidement (incroyable, non ?) et efficacement à toute demande. (je n'ai pas été payé pour dire ça (enfin, pas très cher en tout cas)) Un gars très cultivé (surprenant dans un bled pareil !) et avec de bonnes idées. Un peu buté dès qu'on lui parle de Tome 2. Il se met à vociférer, à s'agiter... Une allergie ? Allez savoir... Il reste 15 ans pour choisir le format, le grammage du papier, le nombre de pages, etc. Je ne pense pas voir le résultat, c'est ce qui me chagrine. Mais bon, on ne peut être et avoir été (surtout au printemps).
16 De Sax/Cat -
@ML : Pour atténuer le malheur de mon grand âge (pensez donc, je fais partie des quelques croulants qui étaient là "presque au début"), j'ai la joie de fréquenter une médiathèque (rurale mais importante) qui dispose d'un rayon BD relativement bien fourni.
J'ai donc la possiblité de consulter des ouvrages d'auteurs bien vivants (ou presque), pas trop racistes, voire même talentueux.
Mais je vois que j'ai commis un erreur en parlant "BD". Quand on se veut moderne, on dit maintenant "roman graphique", ce qui, comme par hasard, s'abréviationne en "RG".
Du fait de cette mode, il est quasiment impossible de trouver des ouvrages comptant moins de 300 pages (au lieu des 48 habituelles) et pesant moins de 10 kilogrammes, soit beaucoup trop pour mes vieilles mains et mes vieux genoux plein d'arthrose.
À ce propos, il m'est venu aux oreilles que Franquin allait pouvoir faire un nouveau tour dans sa tombe.
17 De Michel Loiseau -
@Waldo7624 : Je n'ai pas vraiment pratiqué l'exercice illégal de la médecine. Au pire, j'ai usurpé le titre de "plus mauvais infirmier de France".
Pour la question épineuse du tome 2, je rechigne à faire dépenser son argent à un aimable mécène qui viendrait à proposer, avec bonté, philanthropie et altruisme, de prendre à sa charge les coûts pharamineux d'une telle entreprise vouée à l'échec. La raison implique une retenue et une prise de conscience souveraine pour les finances de ce mécène.
@Sax/Cat : Le roman graphique se distingue de la bande dessinée en de nombreux points dont la longueur et le sérieux de la forme. C'est un grand de la bande dessinée, Will Eisner qui a popularisé le terme dans les années 60-70. Ce n'est pas nouveau.
Pour Franquin, je ne juge pas. Je n'ai pas lu. Dans le fond, le gros problème est d'ordre moral. Il avait exprimé le souhait que Gaston ne soit pas repris après lui. Sa fille a pensé qu'il était dommage de laisser moisir une manne financière intéressante. Après, Franquin s'était déjà fait voler le Marsupilami de son vivant alors…
Dans les reprises de personnage, j'ai lu avec beaucoup de bonheur un Lucky Luke dessiné et scénarisé par Blutch et, n'ayons pas peur des mots, c'est génial. Je conseille. J'ai lu la version "de luxe" sur beau papier et belle reliure, en noir et blanc. Sublime, vraiment.
18 De Waldo7624 -
@Michel : ...vouée à l'échec. Je reconnais bien là un optimisme bien ancré. Ou plutôt, encré (pour un dessinateur). Vous refuseriez donc à cet aimable mécène, philanthropique et altruiste cette dernière joie au seuil de sa mort ? Un dernier échec, pour ne pas partir sur une trop bonne impression, ce qui pourrait laisser des regrets. Alors que là, avec une échec patent, il pourrait partir le cœur et le compte en banque légers. Égoïste, va !...
19 De Michel Loiseau -
S'il ne tenait qu'à ça, je connais beaucoup d'autres moyens plus amusants pour alléger un compte en banque. Au hasard, comme ça, une R8 Gordini ? Une Alpine A110 ? Une caisse de Romanée Conti ? 10 tonnes de boîtes de ravioli premier prix ?
20 De Sax/Cat -
@ML : Allons donc, comment osez vous comparer un véhicule qui est destiné à finir en tas de rouille à plus ou moins long terme avec un tirage d'une œuvre à léguer aux générations futures ?
(ne parlons pas de l'offense gastronomique composée des raviolis 1er prix)
21 De Jeannot lou Paysan -
10 tonnes de raviolis. Trop bien!
Quel titre, ce Lucky Luke?
Pour en revenir au sujet du jour, et l'impression d'avoir été meilleur hier qu'aujourd'hui, j'imagine que pour les gens qui ont réussi un coup extraordinaire, une œuvre, une réalisation très difficile ou un truc tellement génial qu'il ne pourra pas être dépassé, le reste de la vie doit sans doute être un peu compliqué. Mozart pourrait sans doute nous renseigner s'il avait vécu vieux.
Qu'a bien pu faire Eisenhower qui dépasse l'enjeu du débarquement ?
Et Neil Armstrong ? Et Usain Bolt ? Et Romain Gary, avec ses deux Goncourt? Et Pierre-Paul Riquet après le canal du midi?
La veine des médiocres, c'est de pouvoir penser qu'un moment pareil peut toujours encore leur arriver.
22 De Michel Loiseau -
"Les indomptés"
23 De Jeannot lou Paysan -
@ Michel : Merci m'sieur !
24 De Lib -
Michel, j' espère que vous avez n' avez pas raté le discours de la Merluche , entouré de sa garde prétorienne en adoration place de la république . Cela valait son pesant de faucilles et de marteaux !
Brillant, vraiment brillant..d' une éloquence rare ...! pour qui se laisserai prendre à ce bonimenteur...
Avis d' un afficionado, rassurez vous, votre talent littéraire est intact... Le temps n' a pas d' accroche sur votre talent!
25 De Lib -
Aficionado , un seul f suffira
26 De Michel Loiseau -
J'ai fait l'impasse sur ce discours.
27 De fifi -
Putain ! Tout ça le jour de la fête des travailleurs et euses, il y a des gens courageux.
Bon, ben mouais, chu arrivé par hasard sur ce magnifique blog - ne changez rien Michel, ça me convient - Un collègue et copain m'avait parlé d'un feuilleton participatif, après avoir lu toutes les ( planches ) déjà parues, je ne voulais pas et ne pouvais pas arriver comme un ch'veu sur la soupe, mais, il m'avait bien fait marrer ce feuilleton.
Depuis, je le quitte rarement ce blog ou parce que je ne peux faire autrement.
Bon bah, à plus vous autres, et un petit coucou à Ariel.le.