Alors que nous nous préparons à devoir voter (ou pas) pour un ou une candidat·e en 2027, nous connaissons l'angoisse du bon choix (mesdames, bon choix messieurs) et du risque de se tromper de bulletin dans l'isoloir au moment si stressant où l'on doit plier et insérer ledit papier dans l'enveloppe mis à notre disposition pour exercer notre devoir citoyen. En effet et c'est généralement ignoré, une récente étude donne à penser que de nombreuses personnes peu attentives ou submergées par l'émotion (à moins qu'elles ne soient trop avinées) se rendent compte mais un peu tard qu'elles n'ont pas voté pour leur candidat·e de cœur et ont permis l'élection de quelqu'un d'autre.
Ainsi, il a été décidé à l'unanimité de la moitié des ¾ des abstentions enregistrées au moins trois jours avant l'annonce du scrutin que toute personne envisageant de se présenter à quelque élection devra faire une demande officielle de carte de candidat en joignant une photo d'identité et une rapide présentation.
C'est ce que s'est empressé de faire cet homme bien sympathique, parfait inconnu, qui propose de se présenter à toutes les élections à venir. S'il ne cache pas l'ambition de devenir président de la République, en homme raisonnable il saura se contenter d'un mandat électif de sous-sous-conseiller municipal voire même de délégué de classe bien que, ne nous le cachons pas, il a peut-être passé l'âge pour ce poste. D'une honnêteté à toute épreuve, à peine suspecté d'avoir, peut-être, par mégarde, un jour, détourné à peine quelques centaines de milliers d'euros, une pécadille, ce brillant intellectuel est proche du peuple qu'il chérit. Proche des gens malgré son haleine chargée il est un peu connu de ses concitoyens qui ne trouvent pas de mots pour décrire cet enfant du pays. Quant à ses parents proches, père, mère, frères et sœurs, ils préfèrent n'en pas parler au risque de tenir des propos laissant trop transparaître cette émotion qui les étreint tous à la seule évocation de sa mémoire.
Ni de droite ni de gauche, opportuniste par conviction, ce candidat n'a aucun programme à présenter et reconnaît en outre n'avoir aucune idée particulière. « J'ai le sentiment que c'est ce qui me caractérise. Et puis ça change des autres qui en ont, à mon avis, beaucoup trop, des idées ».
À présent, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas pour qui voter !

1 De Tournesol -
En 1559 Marguerite de Navarre écrivait pécadille dans son heptameron.Mais dès 1606 peccadille s’est imposé par référence à l’original latin peccatum .
L’idée développée dans le billet du jour est judicieuse.Un extrait du casier judiciaire du candidat serait un plus,pour vérifier qu’il a déjà une bonne pratique de la magouille.
2 De Jeannot lou Paysan -
L'essentiel, c'est de (bien) vivre de la crédulité des autres. Il a de la concurrence, ça va être difficile.
Vous avez oublié de mentionner sa médaille de bronze aux internationaux d'aqua-poney.
3 De Sax/Cat -
Personnellement j'aurais préféré une photo "face-profil", ça serait du temps de gagné pour la mise sous écrou inévitable à la fin du mandat.
4 De Inspecteur Poiloluc -
Monsieur Podefleur Dominique a des initiales le rendant sucepet ! Nous allons enqueuter...
5 De Jeannot lou Paysan -
La peccadille du prof T. m'a conduit à réviser ma Marguerite de Navarre.
Ma foi, ce n'était pas précisément une potiche. Je voterai bien pour cette intellectuelle ouverte aux idées progressistes (pour son époque. Faut pas exagérer non plus).
6 De Guillaume Jardinière -
... voteraiS bien pour...etc...
Je suis moi-même candidat aux élections perpétuelles, et je réclame, au nom de la parité républicaine, le même temps de blog d'utilité publique que mon concurrent d'extrême-centre Dominique Podefleur.
7 De Tournesol -
Tiens,à ce sujet le Cron doit parler ce soir.
8 De Sax/Cat -
@T : C'est au féminin, ma cron, ta cron, sa cron
9 De Michel Loiseau -
C'est surtout au pluriel. Notre cron (qui n'êtes pas encore (malheureusement ) au cieux.
10 De Sax/Cat -
Notre cron qui êtes au cieux, restez-y