La fin des papeteries de Condat

C'était prévisible depuis de nombreuses années mais tout de même, ça fait quelque chose. Au plus fort de son histoire, ce site industriel, le premier employeur privé du département de la Dordogne, fournissait du travail à plus de 1000 personnes sans compter les sous-traitants et intervenants extérieurs. Et sans plus parler des commerces et artisans alentours. C'était un bassin d'emploi (et plus encore un bassin de vie) important pour le Terrassonnais. Dans les derniers temps et après plusieurs vagues de plans de "sauvegarde de l'emploi"[1], ils n'étaient plus qu'un peu moins de 200 à travailler là. On savait que ça allait mal, on sentait que ça n'allait pas durer. Les papeteries de Condat ont été placées en procédure de redressement judiciaire, trois repreneurs se sont faits connaître et le seul qui est resté et qui a été accepté par le tribunal de commerce de Bordeaux est SPB (Société de participation de la Braye).
Le projet de la SPB, après le licenciement des 195 salariés, c'est d'abandonner la production de papier[2] et de créer une unité de production d'alumine pour l'industrie, une autre de nanacellulose, un pôle de production d'énergie à partir d'hydrogène et, en parallèle, un data-center pour l'IA. Il est dit par la SPB que l'on envisagerait de recréer 300 emplois dans les années à venir. On verra ce qu'il en sera d'ici quelques années mais il est d'ores et déjà plus qu'évident que ce ne sont pas celles et ceux qui perdent leur emploi aujourd'hui qui seront de nouveau employés.

Notes

[1] comprendre : de licenciements

[2] de fait elle l'est déjà

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