Et le sport dans tout ça ?

On ne parle pas suffisamment de sport sur ce blog. Pour ma défense, je n'aime pas le sport. Aucun de tous les sports qui peuvent exister. J'ai beau chercher, je n'en trouve pas l'ombre d'un qui m'intéresse de près ou de loin. Ce n'est pas du snobisme, un désir de me démarquer de la masse, de ne pas faire comme tout le monde. Non, c'est juste un profond désintérêt bien ancré en moi depuis longtemps. Tout gamin déjà, je n'aimais pas ça. C'est comme ça. Il faut reconnaître que mes parents n'ont jamais été très intéressés non plus par cette activité humaine. Petit, nous n'allions pas voir de matches ou de compétitions, nous ne regardions pas les émissions sportives et le sport ne surgissait pas dans les discussions.
Mon arrière grand-mère maternelle aimait beaucoup le catch qu'elle regardait à la télé. Elle rigolait, elle prenait parti pour le gentil, elle poussait des cris de joie ou d'effroi. C'est vrai que le catch, en plus d'être un sport, peut se révéler être un spectacle au même titre que bien des numéros de cirque (que je n'aime pas non plus, au passage).
Le sport n'a jamais réussi à se faire une place dans ma vie hormis sous sa forme contrainte, à l'école. J'étais de ceux que l'on choisissais en dernier lors de la formation des équipes pour les sports de groupe (football, basket-ball, handball, rugby). J'aurais tant aimé que l'on ne me choisisse pas, tout simplement. Je n'aurais pas été moins efficace sur le terrain et j'aurais été heureux.
Cependant, attention, gamin je n'étais pas opposé à une partie de ballon sur un terrain quelconque ou à l'idée de tenter de rattraper une balle de tennis sur un court improvisé sur une route peu passante. Mais, dans mon esprit, cela ne révélait pas de l'activité sportive, ce n'était que du jeu et c'est bien plus amusant.
J'ai bien, je le confesse, vu des matches de tennis avec Borg, Nastase, Connors, McEnroe, Navrátilová et sans doute dont j'ai oublié le nom et l'existence mais je suppose que j'étais sous influence de la fratrie.
Aussi, un temps je ne détestais pas faire des promenades de plusieurs kilomètres, à pied. C'était, dans mon souvenir, assez agréable. Aujourd'hui, je peux, si l'occasion se présente, marcher dans les rues durant assez longtemps. D'ailleurs, je préfère marcher dans les villes que dans la nature. Faire la traversée de Paris la nuit m'a toujours ravi. La nature a tendance à beaucoup m'ennuyer et d'ailleurs je ne sors plus beaucoup de chez moi. L'exercice physique peut se résumer à quelques pas qui me conduisent du lit aux chiottes puis des chiottes à la cafetière électrique, de la cafetière à la chaise et à des allers-retours de l'un de ces trois endroits vers l'un des deux autres.

J'entends et lis que mon attitude est néfaste pour la santé et que je regretterai ma propension à sombrer dans la sédentarité le jour où je serai bien mal en point. C'est possible mais honnêtement, j'ai trop la flemme de songer un instant à pratiquer une activité physique. En fait, ça m'emmerde d'y penser.

Non au football
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