Mais elle aurait pu appartenir à Hollande! C'est une possibilité.
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De G.Lukubre, historien de l'évolution de l'outillage à travers les âges -
Le lourd passif de la clef à molette.
Citons ici Victor Urgo, enseignant à l'université des Arts et Métiers.
''Combien de marins, combien de capitaines
Ont bousillé des écrous avec ces clés vilaines
Combien de goujons, combien de boulons
Arrondis par des mécanos d'occasion''
G.Lucubre: votre poème me fait souvenir d’avoir été fortement impressionné d’avoir vu mon oncle,lors d’une sortie en mer,dévisser un capot moteur en faisant tourner les écrous avec un marteau et un tournevis.Eh oui,la clé a molette ne fait pas tout.
Ce matin, j'attends Madeleine!
Aujourd'hui, toute personne un brin au courant des affaires du monde à entendu causer de la madeleine de Proust. Comme moi, la plupart de ces "affranchis" n'a jamais ouvert un bouquin du bourgeois moustachu. N'empêche, tous en saisissent la symbolique.
Fort de mes origines prolétario-paysano-cul-terreuses, hautement revendiquées et plus que jamais mises en avant, je remonte le temps en écossant les petits pois.
Cette activité placide me permet de revoir mes parents, jeunes métayers au mitan des 60's, se levant aux aurores pour aller ramasser d'interminables rangées de petits pois ou de haricots verts. Oui, les haricots ça marche aussi pour madeleiner.
La plupart des (encore nombreux) paysans du voisinage vivaient sur le même modèle économique, en autarcie ou presque, et il s'agissait alors de garnir les étagères du cellier de bocaux de légumes et de légumineuses, entre autres, pour accompagner de temps en temps les volailles ou le goret, élevés évidemment sur place, sur la table familiale avec autre chose que des patates ou des salsifis durant les mois d'hiver. Qui a dit des topinambours ? Non, ça c'est pour les chefs étoilés et les émissions TV "culinaires". Nous n'en étions pas encore là, à cette époque, à disputer la bouffe au bétail pour épater les gogos en prenant des airs extatiques. (j'ai goûté, et ne garde en mémoire que le grand dérèglement intestinal qui s'en suivit. La fête du slip version 1942)
Tous ces gens, comme mes parents, dont j'évoque le mode de vie, menaient une existence dure, sans congés, souvent dépourvue des moyens d'hygiène les plus élémentaires, souvent sans bagnole (imaginez vous ça?), sans télé (vous vous rendez compte?), souvent aussi sans le sou, et toujours en bossant comme des forçats, mais sans amertume ni aigreurs.
Les petits pois me rappellent aussi la bonne humeur, l'entraide et l'amitié qui unissaient alors tous ces métayers, fermiers, ouvriers agricoles et petits propriétaires. Ça rigolait beaucoup et fort dans mon enfance, aussi!
Ah les petits pois, c'est un légume bien tendre!!!
@ Jeannot lou Paysan :
Vous en avez de la chance, chez nous, les ramiers on bouffé pratiquement toute la rangée, il m'a même fallu déposer un filet sur le brugnonier, ils engloutissaient ces p'tites pêches à la vitesse grand V, j'en aurait bien dégommé un ou deux mais Madame n'est pas d'accord. Je suis assez écolo, mais il y a des limites, faut pas déconner ... non plus !
Qu'est-ce qu'on a pu en faire marcher avec ces clés à molette. Au bistrot avec Momo, on expliquait aux piliers que ces clés étaient fabriquées à Maulette, juste avant Houdan sur la 12.
@ Tournesol :
Le beau père d'un pote lui avait rapporté lors d'une vente une clé plate de 120, j'avais été vachement surpris, c'était bien la première fois que je voyais un tel outil. Elle servait à bord d'un navire gris.
1 De Jeannot lou Paysan -
Mais elle aurait pu appartenir à Hollande! C'est une possibilité.
2 De G.Lukubre, historien de l'évolution de l'outillage à travers les âges -
Le lourd passif de la clef à molette.
Citons ici Victor Urgo, enseignant à l'université des Arts et Métiers.
''Combien de marins, combien de capitaines
Ont bousillé des écrous avec ces clés vilaines
Combien de goujons, combien de boulons
Arrondis par des mécanos d'occasion''
3 De Tournesol -
En souvenir de mon oncle( un fameux bricoleur) j’ai conservé sa Facom
De 24 ».Je m’en sers assez peu.
4 De Tournesol -
G.Lucubre: votre poème me fait souvenir d’avoir été fortement impressionné d’avoir vu mon oncle,lors d’une sortie en mer,dévisser un capot moteur en faisant tourner les écrous avec un marteau et un tournevis.Eh oui,la clé a molette ne fait pas tout.
5 De Jeannot lou Paysan -
Éloge du petit pois (rien à voir, mais c'est là)
Ce matin, j'attends Madeleine!
Aujourd'hui, toute personne un brin au courant des affaires du monde à entendu causer de la madeleine de Proust. Comme moi, la plupart de ces "affranchis" n'a jamais ouvert un bouquin du bourgeois moustachu. N'empêche, tous en saisissent la symbolique.
Fort de mes origines prolétario-paysano-cul-terreuses, hautement revendiquées et plus que jamais mises en avant, je remonte le temps en écossant les petits pois.
Cette activité placide me permet de revoir mes parents, jeunes métayers au mitan des 60's, se levant aux aurores pour aller ramasser d'interminables rangées de petits pois ou de haricots verts. Oui, les haricots ça marche aussi pour madeleiner.
La plupart des (encore nombreux) paysans du voisinage vivaient sur le même modèle économique, en autarcie ou presque, et il s'agissait alors de garnir les étagères du cellier de bocaux de légumes et de légumineuses, entre autres, pour accompagner de temps en temps les volailles ou le goret, élevés évidemment sur place, sur la table familiale avec autre chose que des patates ou des salsifis durant les mois d'hiver. Qui a dit des topinambours ? Non, ça c'est pour les chefs étoilés et les émissions TV "culinaires". Nous n'en étions pas encore là, à cette époque, à disputer la bouffe au bétail pour épater les gogos en prenant des airs extatiques. (j'ai goûté, et ne garde en mémoire que le grand dérèglement intestinal qui s'en suivit. La fête du slip version 1942)
Tous ces gens, comme mes parents, dont j'évoque le mode de vie, menaient une existence dure, sans congés, souvent dépourvue des moyens d'hygiène les plus élémentaires, souvent sans bagnole (imaginez vous ça?), sans télé (vous vous rendez compte?), souvent aussi sans le sou, et toujours en bossant comme des forçats, mais sans amertume ni aigreurs.
Les petits pois me rappellent aussi la bonne humeur, l'entraide et l'amitié qui unissaient alors tous ces métayers, fermiers, ouvriers agricoles et petits propriétaires. Ça rigolait beaucoup et fort dans mon enfance, aussi!
Ah les petits pois, c'est un légume bien tendre!!!
6 De Waldo7624 -
Cette clé à l'air d'ouvrir bien des portes sur le passé...
7 De Lib -
En tout cas ..
ceci n'est pas une (clé à) pipe!
8 De fifi -
@ Jeannot lou Paysan :
Vous en avez de la chance, chez nous, les ramiers on bouffé pratiquement toute la rangée, il m'a même fallu déposer un filet sur le brugnonier, ils engloutissaient ces p'tites pêches à la vitesse grand V, j'en aurait bien dégommé un ou deux mais Madame n'est pas d'accord. Je suis assez écolo, mais il y a des limites, faut pas déconner ... non plus !
9 De fifi -
Qu'est-ce qu'on a pu en faire marcher avec ces clés à molette. Au bistrot avec Momo, on expliquait aux piliers que ces clés étaient fabriquées à Maulette, juste avant Houdan sur la 12.
10 De fifi -
@ Tournesol :
Le beau père d'un pote lui avait rapporté lors d'une vente une clé plate de 120, j'avais été vachement surpris, c'était bien la première fois que je voyais un tel outil. Elle servait à bord d'un navire gris.
11 De Tournesol -
Fifi: oui,mon oncle fut meccano sur un navire gris..