Du temps de l'argentique

Minolta a été une marque japonaise importante d'appareils photographiques avec Nikon, Canon et Pentax ou Olympus. Minolta a débuté en collaborant avec la marque allemande Plaubel et a cédé son activité photographique à Sony aux débuts de ce siècle.
Dans les années 70 Leica et Minolta créent un partenariat. Leica amène son expertise dans le domaine de l'optique et Minolta son savoir-faire dans la conception des boîtiers reflex. Au cours des années 1980 et 1990, la marque expérimente beaucoup du côté de l'électronique et des automatismes programmés et cela peine à convaincre la clientèle. En 1992, le Minolta 9xi est présenté. Cet appareil devient le champion de la vitesse d'obturation avec 1/12000e de seconde. Si l'exploit technologique est salué on en est encore à se demander quel peut être l'utilité de la chose. Comme beaucoup d'appareils Minolta des années 80 et 90, on déplore souvent la fragilité ou le défaut de fiabilité des boîtiers.
Pour la défense de Minolta, les années 80 et 90 sont des années où l'on cherche beaucoup du côté des technologies naissantes comme l'autofocus, la motorisation de tout ce qui peut l'être (diaphragme, zoom, avance du film…) et des automatismes dans le but de simplifier l'utilisation d'un appareil à photo. Tout cela donnera naissance à quelques appareils inutilisables si tant est que l'on veut sortir de ce qui a été programmé. On notera le cas des F301 et 401 chez Nikon qui sont particulièrement décevants ou de cet appareil de chez Olympus qui rendait la mise au point très difficile. Chez Canon, on s'en est mieux sorti en lançant la monture EF qui permet "seulement" l'autofocus et le fonctionnement du diaphragme commandé électriquement.

L'appareil présenté aujourd'hui a été produit entre 1977 et 1984 et était le haut de gamme de Minolta. Je ne l'ai jamais essayé mais la prise en main donne le sentiment d'un appareil costaud et bien conçu. Il m'a été donné avec un lot d'objectifs Sigma. C'est là un point de divergence que je peux avoir avec certains photographes qui privilégient le boîtier aux objectifs. Pour ma part, je préfère un boîtier moyen et de bons objectifs à l'inverse. Ceci dit, je peux comprendre que pour certaines applications comme, par exemple, celle de la photographie de reportage, un bon boîtier solide et fiable est préférable à un objectif exceptionnel.

Minolta XD-7
Une feuille de papier, un flash et un logiciel pour présenter cet appareil Minolta

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