@Tournesol: ici, c'est salon hippomobile permanent, avec la 2 chevaux régulièrement mise en avant.
Chez nous, avant l'ère du Massey-Ferguson, l'hippo-mobilité, c'était l'affaire du tombereau. Universel et indispensable, le tombereau était légion. Muni de brancards, c'était notre voiture hippomobile grand-luxe, à la polyvalence exacerbée.
Ensuite les brancards ont cédé la place à un timon, vers 1965 à peu près, par chez nous, et le canasson à pris la route de la boucherie chevaline, laissant le champ libre à un Farmall ou un Fordson de 18 ou 22...chevaux.
Pendant un temps, le tombereau, ce fourre-tout universel, modernisé par une paire de pneus gonflables, a assuré un intérim courageux en bringuelalant, accroché derrière des tracteurs irrespectueux de son ossature en bois, avant que n'apparaisse la nouvelle panacée du paysan en migration: j'ai nommé la Mécabenne!
À t-on suffisamment rendu justice au tombereau, ce break avant l'heure ? Non bien sûr !
Savez-vous qu'en plus de transporter les betteraves et les topinambours, le bois de chauffage et le fumier pour le potager, il pouvait aussi conduire le veau à la foire, ou la truie au verrat d'une porcherie éloignée?
Et combien de fois m'y suis-je caché pour lire les romans-photos de ma mère, dont la lecture m'était interdite ? (au contenu pourtant bien mièvre)
Non, moi je vous le dis, le tombereau est tombé dans l'oubli ! Au tombeau, le tombereau!
@ Sax/Cat:
Je voulais appeler ça "Élégie du Tombereau", mais je pense que le public du blog n'est pas assez concerné, je dirais même spécialisé, pour entrer totalement en communion avec l'essence profonde de cet hommage résolument rural. Laissez moi me recueillir.
Jeannot Lou paysan: non,mais c’est intéressant de replonger dans le passé.Pour info une brouette a deux roues s’appelle une Viviane et une voiture à bras désigne une vieille pute dans l’argot parisien.
Gamins,notre plaisir était de nous tenir aux ridelles des charrettes,pour éviter de pédaler.
Ben nous, on balançait nos cartables dedans puis nous sautions à l'arrière, ça faisait marrer Bébert le paysan. Un soir nous avons ramené tout l'attelage à la ferme, Bébert qui avait été chargé dans le tombereau cuvait sa vinasse, sa femme ... ! ? On a pas attendu l'engueulade, on avait sauté du tombereau et Mouton, le cheval, rentrait seul au bercaille : il avait l'habitude.
1 De Jeannot lou Paysan -
Grise mine - idées noires - éléphants roses - foie jaune - yeux rouges - café noir...
2 De Jeannot lou Paysan -
Salé le café.
3 De Tournesol -
Mon foie et moi n’avons plus la même opinion sur les bienfaits de la cuite.J’aime toujours boire,mais l’insouciance a disparu…la plus part du temps.
4 De Tournesol -
C’est pas l’ouverture du salon hippomobile ce jour ?
5 De Tournesol -
Buvons puisqu’il est l’heure
Buvons rien que pour boire
Je serais bien dans une heure
Je serais sans espoir
BREL.L’ivrogne.
6 De Tournesol -
Je serai…
7 De Maurice la grammaire -
T: Tu seras... tu le sauras, tu le savais !
8 De Jeannot lou Paysan -
@Tournesol: ici, c'est salon hippomobile permanent, avec la 2 chevaux régulièrement mise en avant.
Chez nous, avant l'ère du Massey-Ferguson, l'hippo-mobilité, c'était l'affaire du tombereau. Universel et indispensable, le tombereau était légion. Muni de brancards, c'était notre voiture hippomobile grand-luxe, à la polyvalence exacerbée.
Ensuite les brancards ont cédé la place à un timon, vers 1965 à peu près, par chez nous, et le canasson à pris la route de la boucherie chevaline, laissant le champ libre à un Farmall ou un Fordson de 18 ou 22...chevaux.
Pendant un temps, le tombereau, ce fourre-tout universel, modernisé par une paire de pneus gonflables, a assuré un intérim courageux en bringuelalant, accroché derrière des tracteurs irrespectueux de son ossature en bois, avant que n'apparaisse la nouvelle panacée du paysan en migration: j'ai nommé la Mécabenne!
À t-on suffisamment rendu justice au tombereau, ce break avant l'heure ? Non bien sûr !
Savez-vous qu'en plus de transporter les betteraves et les topinambours, le bois de chauffage et le fumier pour le potager, il pouvait aussi conduire le veau à la foire, ou la truie au verrat d'une porcherie éloignée?
Et combien de fois m'y suis-je caché pour lire les romans-photos de ma mère, dont la lecture m'était interdite ? (au contenu pourtant bien mièvre)
Non, moi je vous le dis, le tombereau est tombé dans l'oubli ! Au tombeau, le tombereau!
9 De Sax/Cat -
@JLP : Le veau à la foire, la truie au verrat, et la femme au Mammouth qui écrasait les prix
10 De Jeannot lou Paysan -
@ Sax/Cat:
Je voulais appeler ça "Élégie du Tombereau", mais je pense que le public du blog n'est pas assez concerné, je dirais même spécialisé, pour entrer totalement en communion avec l'essence profonde de cet hommage résolument rural. Laissez moi me recueillir.
11 De Tournesol -
Jeannot Lou paysan: non,mais c’est intéressant de replonger dans le passé.Pour info une brouette a deux roues s’appelle une Viviane et une voiture à bras désigne une vieille pute dans l’argot parisien.
Gamins,notre plaisir était de nous tenir aux ridelles des charrettes,pour éviter de pédaler.
12 De Jeannot lou Paysan -
@ Tournesol : nous le faisions aussi, bien sûr ;-))
13 De fifi -
Ben nous, on balançait nos cartables dedans puis nous sautions à l'arrière, ça faisait marrer Bébert le paysan. Un soir nous avons ramené tout l'attelage à la ferme, Bébert qui avait été chargé dans le tombereau cuvait sa vinasse, sa femme ... ! ? On a pas attendu l'engueulade, on avait sauté du tombereau et Mouton, le cheval, rentrait seul au bercaille : il avait l'habitude.