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mardi 10 février 2015

[Annonce] Cherche Têta Besteurs

Je suis en train de tenter de faire mon site pour attirer le chaland. Il me semble que c'est vachement plus difficile de faire pour soi, de parler de soi et de ce que l'on fait que de faire pour les autres mais bon, je ne vais pas dépenser mes sous en payant un vrai professionnel non plus, hein ?
Bref, j'ai commencé à faire une ébauche de ce site et je ne sais pas vraiment quoi en penser. Dans l'idée, je n'ai pas envie que ça devienne une galerie ou que ça vienne concurrencer le blog. J'ai essayé de faire dans le sobre et simple.
Je cherche quelques personnes qui accepteraient d'aller voir et de me faire un retour.
Les candidats sont invités à m'envoyer un courrier en utilisant le formulaire idoine, dans la colonne de gauche. Cinq personnes, ce serait bien suffisant. Merci par avance.

samedi 7 février 2015

Déjà cette heure là !

Je n'ai pas vu le temps passer. Je me suis pris la tête sur la réalisation d'un site Internet. J'avais trouvé un truc génial qui m'amusait beaucoup et qui fonctionnait. J'étais content, vous pensez ! Et alors, je passe à autre chose. Il s'agissait maintenant de mettre en place une barre de menus avec des sous-menus qui s'affichaient au survol du pointeur. Je configure les différents menus et sous-menus, je fais pointer chaque menu vers des liens qui marchent bien et je teste. Ah ? Tiens. Ça ne fonctionne pas. Je vérifie avec Firefox au lieu de Safari et ça fonctionne. C'est agaçant.
J'essaie des trucs et des bricoles et ça ne fonctionne pas mieux avec le navigateur de chez Apple. Par acquis de conscience, je me dis que je peux toujours réinitialiser le navigateur pour repartir sur des bases saines. Mais bien sûr, ça ne change rien. Bon. Je me souviens avoir utiliser le même procédé sur un autre site. Je vais tester et tout fonctionne à la perfection. Ah tiens ? Bizarre.
Je vais vérifier si, des fois, il n'y aurait pas une mise à jour du truc à installer. Il y a ! Je fais ! Et c'est pareil. A un moment donné que je suis désespéré et que je promène la souris sur les menus dans l'attente et l'espoir que quelque gros coup de bol viendra apporter une amélioration substantielle à tout de bazar déprimant, d'un coup mais pour un coup seulement, ça semble pouvoir faire un peu comme un semblant de quelque chose. C'est quoi ce truc ?
Sans mentir, j'ai perdu au bas mot trois heures. Même si j'ai essayé de faire un dessin pour me changer les idées. D'ailleurs, je ne suis pas parvenu non plus à faire le dessin. Et alors, j'ai eu l'illumination. Et si, des fois, c'était mon super truc génial du début qui foutait la merde dans le code ? Hein ? Après tout ? On ne risque rien à creuser cette piste. J'ouvre le fichier, je désactive une grosse partie des lignes que j'avais peiné à écrire sans rien oublier des points virgules et des accolades ou des deux points, j'enregistre, je vérifie. Ça marche !
A la réflexion et après une courte entrevue avec moi-même, je pense que mon truc génial n'était pas si intéressant que je le pouvais penser dans un premier temps et je suis à présent tout à fait persuadé que le site n'en sera que mieux en omettant de placer ce truc pas génial du tout.
Après, je suis allé faire cuire un rôti de porc et maintenant, je commence à sentir de bonnes odeurs et mon estomac me dit qu'il sera bientôt l'heure de manger. Bonne soirée !

samedi 22 février 2014

Un boulet et des balises

Un jour, un type que l'on prénommera Pascal parce que ses parents l'ont appelé ainsi me contacte pour que je le forme à l'utilisation d'un cms célèbre dans la perspective de l'aider à mener à bien son projet : créer lui-même de ses petites mains un site Internet qui révolutionnera le monde et l'univers.

Ce type que l'on prénommera Pascal m'explique dans un premier temps qu'il a déjà pu bénéficier d'une formation prise en charge financièrement par les services sociaux et dispensée par un formateur compétent. Je n'interviens donc que pour un complément de formation et pour, tout au plus, quelques heures. Parce qu'il s'agit d'une personne que je connais un peu et que, malgré tout, il ne m'est pas si antipathique que ça, j'accepte le marché à ses conditions. Je suis un piètre négociateur.
Dès les premières heures, je comprends soit que le formateur n'a pas été très bon soit que l'élève n'a pas été bien attentif. Pour dire les choses telles que je les ressens à ce moment, ce Pascal est presque au niveau zéro de l'apprentissage de ce cms. Il sait faire quelques bricoles mais ça ne va pas bien loin et ce qu'il fait est mal fait. Je lui dis alors qu'il va falloir tout reprendre et repartir sur des bases saines.
Nous nous voyons presque chaque mercredi après-midi durant quelques mois et il me semble qu'il assimile certaines choses. Néanmoins, il semble totalement hermétique à d'autres aspects. J'ai beau répéter et répéter encore, lui faire faire des exercices, lui expliquer le pourquoi du comment, rien à faire, ça ne rentre pas.
S'il s'était agit de faire un site avec une structure simple, ça aurait peut-être pu aller vite mais Pascal voulait des tonnes de fonctionnalités qui nécessitaient de devoir, à un moment ou à un autre, de mettre les mains dans le code html. Et là, bien entendu, les problèmes ont commencé sérieusement.

Le langage html, on en fait toute une histoire mais, dans le fond et tant que l'on reste dans les fondamentaux, c'est vraiment accessible. Les premiers sites que j'ai réalisés n'étaient pas bien beaux à voir et étaient faits avec des logiciels qui prétendaient permettre de simplifier le travail. J'ai commencé avec l'éditeur de pages web fourni avec le navigateur Netscape avant de passer à PageMill qui était donné gratuitement avec je ne sais plus quel logiciel Adobe. Sur les conseils de nombreuses personnes, je me suis intéressé un moment à Dreamweaver de Macromedia mais là, je n'ai jamais réussi à l'utiliser. J'ai un peu tâté de Golive mais sans grand enthousiasme. Alors, de guerre lasse, je me suis mis à l'éditeur de texte et à l'apprentissage des rudiments du html. Finalement, je me suis aperçu qu'il n'y avait pas tant de choses à apprendre que cela pour commencer à faire des sites basiques. Après, j'ai découvert les promesses des cms et je m'y suis intéressé. J'ai alors compris tout l'intérêt des css et je me suis amusé à apprendre quelques bricoles. Aujourd'hui, je ne suis pas un gourou du web. Je sais faire des trucs et des machins. Lorsque je n'arrive pas à faire quelque chose, je me renseigne auprès de ceux qui savent ou bien je cherche à comprendre par moi-même. Peu à peu, je suis arrivé à faire des sites qui tiennent la route.

Mais ce Pascal là, il a tout bonnement, et au motif qu'il serait "littéraire", refusé d'apprendre quoi que ce soit et, un jour, il a décrété qu'il en savait largement assez pour se débrouiller par lui-même. Notre collaboration aurait dû se terminer là. Sauf que, le monsieur dont il est question a commencé à faire du grand n'importe quoi dans la confusion mentale la plus regrettable. Son site qui avait une certaine tenue est devenu une mine à ciel ouvert d'erreurs en tous genres. Les navigateurs les plus laxistes acceptaient tant bien que mal de digérer le code pourri mais d'autres recrachaient tout sans plus de formalité.
Et là, voilà notre bon Pascal qui m'appelle à la rescousse et qui estime que je me dois, au nom d'une prétendue amitié, de lui venir en aide et de systématiquement passer derrière lui pour arranger la sauce, traquer les erreurs, nettoyer le code. Aujourd'hui encore, dès potron-minet, il m'envoie un courrier électronique péremptoire dans lequel, et en quatre points, il m'intiment l'ordre de corriger ses erreurs. Moi, je suis gentil et patient, surtout avec les handicapés mentaux. J'ai corrigé trois erreurs grossières mais j'ai baissé les bras pour la quatrième. Il s'agissait d'un article avec un code, je ne vous dis pas, qui ressemblait à un infect salmigondis de "choses". Je ne sais pas comment vous décrire le truc. Au départ, je suppose que c'est un copié-collé d'un document Word auquel on aurait ajouté au petit bonheur la chance des balises en cliquant sur les icônes de l'éditeur de texte du cms. Des balises ouvrantes qui ne ferment pas, des balises qui s'ouvrent pour se fermer aussitôt, des successions de <b><b><b> (balise pour "bold" en html). Incroyable. Pour un texte qui aurait du mal à remplir une page web, il fallait faire usage de l'ascenseur pour en voir le bout. Là, franchement, j'ai eu un coup de mou et j'ai refusé de faire la correction. D'autant plus que c'est du travail gratuit. J'ai envoyé un mail pour dire que je ne me chargeais pas de cela et aussi pour incendier un peu ce cher Pascal. Non mais.

Face au boulet

vendredi 4 octobre 2013

De l'invention du bon goût

Le bon goût n'est pas une notion bien arrêtée et définie. Il suit l'air du temps, navigue au gré des tendances, change et tombe en désuétude. Le bon goût d'hier n'est pas celui de demain.

C'est une discussion récente avec un concepteur de sites Internet qui m'a fait réfléchir à cela. C'était à l'occasion du changement de charte graphique de la page d'accueil de Google. Selon lui, c'était la preuve que le bon goût en matière de sites Internet passait inévitablement par ce que l'on nomme le "flat design". Google était enfin passé à ce "flat design" et c'était là la preuve qu'il fallait aller dans cette direction.
Peu avant, j'entendais parler sur France Inter, un matin où je me rendais au boulot, des "GAFA" qui dirigeaient le monde et Internet. Heureusement, le journaliste avait jugé bon d'expliquer. "GAFA", c'est l'acronyme de Google-Apple-Facebook-Amazon. En clair, il parait que ce sont les quatre sociétés qui donnent les tendances et qui gouvernent les usagers de l'Internet.
Dans le milieu des concepteurs de sites Internet, il est impérieux et indispensable de ne pas paraître "has been". Et pour éviter pareille déchéance, il faut être à l'affut des tendances. Ces tendances, on les découvre en allant sur les sites les plus populaires, les plus "représentatifs". Il se trouve que ces "GAFA" seraient ce qu'il se fait de mieux. Bon.

Ces concepteurs de sites Internet tiennent à être à la pointe de ce "bon goût" édicté par les géants de l'Internet. Il y a eu l'effet "aqua" de Apple, il y a eu les couleurs vives, il y a eu ce que l'on nomme "skeuomorphisme", il y a le "flat design". Ces concepteurs à la pointe du summum de ce qui se fait de mieux en matière de web design ne pensent pas un instant que le temps qu'ils aient terminé leur travail en cours, on sera déjà passé à tout autre chose. C'est la mode. C'est vain.

Ce qui serait vraiment intéressant, ce serait que l'on cesse de loucher sur la copie du voisin et que l'on cherche plutôt à créer une personnalité en accord avec les attentes ou besoins d'un client. Au lieu de cela, on va lui imposer la vision du moment des "GAFA" en expliquant clairement et fermement que sinon, on aura un site qui fera rire les troupeaux de geeks. Et du coup, on se retrouve avec des sites qui se défendent graphiquement mais qui en oublient le plus important : le contenu.
Le choix de la typo, le choix des couleurs, le choix des dernières technologies html 5 ou "responsive design" vont faire que votre site va être magnifiquement bien consultable sur l'écran d'un ordinateur de bureau, sur un ordinateur portable, sur une tablette ou sur un smartphone, depuis, de préférence, un autre navigateur que l'horrible Internet Explorer, mais par contre, personne ne va vraiment se soucier du contenu. Peu de textes mais écrit en très gros. Que des accroches, des titres, des slogans ! Que du creux qui claque, du vide tape-à-l'œil.

Et qu'est-ce que cela signifie, au fond ? Ça saute aux yeux. Aux débuts de la démocratisation de l'Internet (il y a bien longtemps), on nous racontait que ça allait être un outil génialissime pour s'instruire, pour apprendre, pour communiquer, pour partager, pour découvrir. Il y a eu la révolution du web 2.0 (lire "deux point zéro" pour les francophones) qui promettait que l'internaute allait enfin pouvoir réagir, commenter, donner son avis. C'est de cela que sont nés les weblogs. Mais la vraie dernière révolution, c'est que Internet est désormais entre les mains de grosses entreprises qui veulent rentabiliser la toile. On vend des adresses de courrier électronique, des données liées à vos requêtes sur les moteurs de recherche, on croise les renseignements sur vous, on monnaye, on vous traite comme de la marchandise.
Il est bien naturel qu'un site comme celui de Apple soit conçu pour faire acheter des produits Apple. Objectivement, je considère que leur site est presque ce qui se fait de mieux en terme de web design. J'aime bien le côté assez épuré, propre et lumineux. Les photos sont irréprochables, la charte graphique maîtrisée et réfléchie, c'est du bon travail. Ce qu'il convient de penser, c'est que ce qui est développé graphiquement pour le site de Apple ne va pas forcément convenir à l'ensemble des sites marchands. Apple s'adresse à une clientèle qui n'a, a priori pas de problèmes de frics. On y va à fond dans le sophistiqué-chic qui donne à penser que l'on fait partie de l'élite dès que l'on a sorti sa carte bancaire pour acheter le dernier smartphone à la mode. Les mêmes choix graphiques seraient assurément contre productifs pour un site qui chercherait à attirer des clients aux revenus modestes. Un peu comme on hésite à pousser la porte d'une épicerie de luxe lorsque l'on a le bénéfice du RSA et que l'on cherche à acheter une boîte de cassoulet pour le repas du soir.
Le marketing, c'est ça aussi. Ce n'est pas juste se faire plaisir en tant que "créateur", de "graphiste", de "développeur web". Il faut tenir compte du public visé. Il faut l'attirer ou le repousser.
Personnellement, j'aime bien les sites un peu "rock n'roll". Il n'y en a pas des masses. Ce n'est pas à la mode. C'est un truc de vioques. Je n'aime pas les sites trop branchouilles qui font sentir que c'est vraiment du truc d'initié. Le genre de site où on ne comprend même pas où il faut cliquer pour entrer. Le genre qui faisait fureur il y a quelques années avec une intro en Flash et de la musique que l'on ne savait pas arrêter.
J'ai horreur plus que tout des sites avec des textes en rose ou en orange et des petites fées qui bougent, des fleurs qui scintillent, des fonds étoilés. Là, ça me fout la gerbe. J'ai une sainte horreur des sites hideux qui sont comme cela volontairement parce que l'on veut faire comprendre que l'on n'est pas là pour faire dans le joli. J'ai en horreur les sites faits par des personnes qui prétendent pouvoir faire un site sans rien apprendre du code html, des css, des règles fondamentales de typographie. Mais je n'aime pas non plus les sites qui n'existent que pour leur "bon goût" d'un moment.

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