mardi 26 juillet 2016

Un lion pour tester un truc

" title="En noir et blanc" alt="Lion en couleurs";> " title="En couleurs" alt="Lion en couleurs";>

mercredi 2 mars 2016

Parcours électrique

Voyager en véhicule électrique, j'ai déjà fait. J'ai emprunté plusieurs fois le métropolitain parisien, j'ai souvent pris le train, aussi. Il m'est même arrivé de parcourir les allées d'un camping en voiture de golf ou, une seule fois, de monter dans un trolleybus à Limoges. Mais jamais je n'avais roulé en voiture électrique et c'est désormais chose faite. Je peux mourir avec le sentiment d'avoir fait le tour de tout ce que la vie peut m'apporter.
Pour tout dire, je n'avais pas d'idées bien précises sur les voitures électriques. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je savais que le moteur électrique permet un couple constant, je savais que ça pouvait être nerveux, je savais aussi que l'on n'avait pas à entendre le bruit d'un moteur à combustion interne. La voiture dans laquelle j'ai parcouru une cinquantaine de kilomètres en passager est une Renault ZOE. A priori rien qui ne la démarque d'une automobile "normale" au premier coup d'œil. Ça peut faire penser à une CLIO de la même marque. Ça a des roues, un pare-brise, des portes, un toit. Rien de spécial. Elle n'a pas l'attrait de la Renault Twizy qui est, à mon sens, une belle réussite esthétique. On en pensera bien ce que l'on en voudra mais elle me plaît, la Twizy. Elle est marrante, elle doit être très agréable à utiliser en parcours urbain.
Et donc, je ne savais pas bien à quoi m'attendre et j'étais bien impatient de le découvrir. Je rentre dans la ZOE, je boucle ma ceinture et je ne remarque rien d'autre que le tableau de bord qui affiche tout un tas d'informations sur un écran coloré. Au milieu de la planche de bord, un autre écran, celui du GPS et, me semble-t-il, de l'ordinateur de bord. Mon chauffeur est à son poste et il appuie sur le bouton de mise en route. Bon. J'attends la surprise, j'attends que le moteur se mette en route ou du moins que quelque chose se passe. Et c'est là, alors que j'en suis à ronger mon frein que je comprends que nous sommes déjà en train de rouler. Incroyable ! Il n'y a rien eu pour annoncer que l'on roulait. Pas le moindre à coup, pas le plus petit bruit. Rien. C'est fabuleux. A faible allure, on n'entend réellement rien qui vienne perturber la musique de l'auto-radio réglé à un volume plutôt bas.
La ruelle se termine, on s'arrête au panneau stop. Un coup d'œil à gauche, un autre à droite et c'est parti ! Holà ! C'est que c'est nerveux cet engin ! On gagne rapidement la vitesse de 50 km/h avec les seuls bruits de roulement et un léger zonzonnement proche du sifflement d'un turbo compresseur. Bien sûr, il n'y a pas de boîte de vitesses. Par contre, un peu par ignorance et beaucoup par idiotie, je m'attendais à ressentir l'effet d'une boîte automatique ou d'un variateur. Bah non, il n'y a pas. Je suis d'une bêtise, des fois, moi ! Non, la voiture accélère tout simplement, de plus en plus vite tant que l'on presse la pédale d'accélérateur. Ça semble être d'une facilité étonnante. Tenez, un point qui l'est aussi, étonnant, c'est le frein moteur. Dès que l'on relâche cette pédale, le véhicule ralentit fortement. Il y a un dispositif qui permet de récupérer de l'énergie au ralentissement et ça contribue beaucoup à ce ralentissement.
Pour le reste, on oublie vite que l'on est dans une voiture électrique. On ne fait même plus attention à l'absence du bruit d'un moteur. C'est agréable, souple, vif. Le seul point un peu contraignant, c'est que l'on fait attention à ne pas trop pousser le chauffage. C'est que, dans une voiture électrique comme cette ZOE, tout va de pair. Si l'on monte le son, on consomme de l'électricité qui viendra à manquer pour quelques mètres supplémentaires et c'est pareil pour les phares, les clignotants, les essuie-glaces et... le chauffage. Mais là, nous sommes partis pour une cinquantaine de kilomètres avec des batteries bien chargées, il n'y a pas de souci à se faire. Le silence de fonctionnement permet de discuter sans monter la voix et ça aussi c'est bien agréable. Pour la recharge des batteries, une simple prise suffit. Si l'on a un compteur électrique qui le permet, on peut recharger la nuit à moindre coût. Par contre, il est préférable d'avoir un garage, c'est sûr. C'est plus simple que d'avoir à tirer une rallonge dehors.

Pour le propriétaire de cette automobile, il ne semble pas que le choix de rouler "en électrique" soit guidé par des convictions écologiques. Ce n'est pas sa première voiture électrique. Avant d'habiter en Dordogne, il était Parisien et il avait choisi l'électrique pour la tranquillité d'esprit, pour ne pas avoir à jouer continuellement de la boîte de vitesses et de l'embrayage, pour ne pas avoir à supporter le bruit d'un moteur, aussi. Bien sûr, il y a aussi le fait de moins polluer en n'envoyant pas de gaz d'échappement partout. Et ça, bon, sans être particulièrement gagné à la cause écologiste, ça ne peut pas être totalement mis de côté au moment de choisir de rouler en voiture électrique.
Reste la question de la production électrique. Et là, forcément et dans l'état actuel de la politique de production d'électricité en France, on a toutes les chances pour rouler au nucléaire, du moins pour une partie importante de l'énergie consommée. Soyons honnête, il en va de même pour tout l'équipement de votre habitation si celle-ci est raccordée au réseau et il est fort à parier que cette habitation consomme plus que l'automobile.
Et le dernier point, c'est le coût d'achat. Je ne me suis pas renseigné mais je sais qu'il existe un système de location, quelque chose de l'ordre de moins de 200 euros par mois, chez Renault. Ça peut sembler cher. Il faut voir. Déjà, l'entretien d'un véhicule électrique n'a rien à voir avec celui d'un turbo Diesel. pas de filtre à carburant ou à huile. Probablement pas de filtre à air, pas de vidange, pas de courroie de distribution à changer, moins d'usure des plaquettes et disques de frein grâce à l'efficace frein moteur. Tout cela doit pouvoir se calculer. La location permet aussi de ne pas avoir à se préoccuper du futur remplacement des batteries. Batteries qui, au passage, restent un point noir d'un point de vue écologique. Elles doivent pouvoir être recyclées. Jusqu'à quel point ? Dans quelles conditions ? Et bien sûr, il y a la question de l'autonomie. D'après ce que j'ai compris, on peut tabler sur une centaine de kilomètres. C'est peu pour certains et déjà beaucoup pour d'autres.

Voiture électrique

samedi 20 février 2016

Deux photos

C'est mon petit frère qui m'a prêté des objectifs. Ce sont des objectifs pour Pentax, de vieux objectifs pour les vieux Pentax, ceux qui avaient une monture en 42mm à vis. On ne va pas trop s'appesantir sur ce sujet mais, juste histoire de dire, il faut savoir que la monture dite "42 à vis" a été une sorte de standard, il fut un temps. On la retrouvait sur tout un tas de boîtiers allemands mais aussi sur les Zenit de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. De ce que j'en sais, cette monture n'est plus utilisée par l'industrie photographique. Ça n'empêche pas que les objectifs existent encore et ça n'empêche pas que l'on peut les utiliser sur les actuels boîtiers numériques en passant par une bague d'adaptation. Et il se trouve qu'une bague d'adaptation, j'en ai une, achetée il y a peu pour une somme relativement ridicule.
La vraie question est : " A quoi bon chercher à utiliser des objectifs obsolètes sur des appareils récents ? ". La seule réponse que je peux donner n'excuse rien. Je veux juste m'amuser à le faire. Et c'est tout et ce n'est pas glorieux. Parmi les nombreux objectifs empruntés à mon frère, il y a un 300mm Takumar. C'est un gros téléobjectif bien lourd avec une vraie bague de mise au point et une autre pour fixer l'ouverture du diaphragme. La construction est solide et l'objectif a fière allure. Il est bien réalisé, bien assemblé. Mais que vaut-il donc ? Peut-on faire des photographies utilisables avec ce vieux téléobjectif ? J'ai essayé.

Pour réaliser ce test, j'ai placé l'appareil sur un pied stable. J'ai fait la mise au point en mode LiveView (sur l'écran de l'appareil photo et non par le viseur) et en activant l'affichage grossi dix fois (par rapport à la taille d'affichage normale de l'écran). J'ai utilisé le retardateur pour déclencher en limitant le risque de bougé. Pour le sujet, j'ai juste ouvert la fenêtre et pointé le toit de la maison d'en-face. Voilà ce que cela donne. Pour mieux se rendre compte, j'ai placé le détail à taille réelle.

Takumar 300mm
Je m'attendais à bien pire. A mon avis, le résultat est tout à fait suffisant pour des images destinées à être affichées sur un écran. Bien sûr, je n'ai pas pratiqué de réglage de netteté ou d'autre chose.
Mais alors, je ne me suis pas arrêté là. Puisqu'il y a un doubleur de focale Vivitar dans la besace, je le mets au cul de l'objectif. Cela nous donne donc un 600mm. Au passage, on perd deux diaphragmes. Parce que je n'ai pas voulu toucher le réglage de l'objectif, j'ai descendu la vitesse du boîtier. Je fais la mise au point comme précédent et je déclenche toujours avec le retardateur. Cela nous donne l'image suivante.

300mm Takumar et doubleur Vivitar
Et que conclure de tout cela ? Il me semble que cet objectif peut fournir des images correctes. Je pense qu'il ne doit pas être simple de l'utiliser sans pied et sans aide à la mise au point. J'essaierai à l'occasion. Avec le doubleur, l'image devient tout de suite plus molle. Pour autant, ce n'est pas catastrophique. Bien sûr, nous sommes sans aucun doute très très loin de ce que donnerait un 300mm f:4 Canon actuel. Le prix n'est pas du tout le même non plus !

Sur la photo qui suit, l'objectif utilisé est le plus grand.

Spotmatic Asahi Pentax

samedi 29 août 2015

Test peu probant bien que pas totalement foiré

Depuis que j'ai installé le firmware alternatif Magic Lantern sur la Canon EOS 60D, si certaines nouvelles fonctionnalités me sont parfois d'une réelle utilité il en est une que je n'étais pas parvenu à faire fonctionner. Il s'agit de celle qui permet de réaliser des images en "focus stacking". Qu'est-ce que le "focus stacking" ? En matière de photo, on peut parfois être confronté aux limites de la profondeur de champ. Selon l'ouverture choisi, la zone de netteté apparente va s'étendre plus ou moins loin en avant et en arrière de la mise au point. On a même calculé que cette profondeur de champ s'étend de ⅓ en avant et ⅔ en arrière de ce point où l'on peut dire que la netteté est "vrai". Plus le diaphragme est fermé, plus la profondeur de champ est grande. Il peut arriver que l'on cherche à obtenir une zone de netteté incompatible avec l'appareil photo et l'objectif. C'est là qu'intervient le procédé de "focus stacking". Il est question de réaliser plusieurs photos en mettant au point le premier plan puis tout un tas d'autres en allant peu à peu jusqu'au dernier plan souhaité. Ensuite, on passe tout ça dans un logiciel qui se charge de conserver et assembler les zones nettes de chacune des photos.
Avec Magic Lantern, un superbe outil réservé aux boîtiers Canon, on peut faire cela d'une manière automatique, du moins pour la succession de photos à prendre. J'avais essayé sans succès. Ce matin, je me suis repenché sur la question et j'ai compris. Du coup, j'ai fait un essai. Pour l'assemblage des photos, parce que je n'avais pas envie d'installer un nouveau logiciel, j'ai utilisé Photoshop qui permet de le faire. Le résultat est moyen. Je vous montre les deux photos extrêmes d'une série de 37 images.

focus-stacking_3.jpg

focus-stacking_2.jpg

Donc, vous importez toutes les photos dans Photoshop, vous faites ce qu'il faut et vous obtenez, en théorie, une fusion des images avec les meilleures zones conservées. Le résultat n'est pas aussi bon qu'espéré mais le principe est bien là. Ce n'est qu'un premier essai, j'ai peut-être merdé quelque part. J'essaierai prochainement avec un sujet plus intéressant.

focus-stacking_1.jpg

Et exceptionnellement et pour Liaan, un essai avec la 2cv

2cv Franklin

samedi 13 juin 2015

Lumière filtrée

J'ai trouvé un filtre Cokin® "cosmos" P 040 dans mon bazar. J'ai voulu voir ce que l'on pouvait s'amuser à faire avec une pareille machine à pourrir les photos. Je ne suis pas allé bien loin pour trouver un sujet digne d'être enlaidi et j'ai fait cette image qui, finalement, n'est pas totalement sans intérêt. Je vous laisse le soin de dire ce que vous aurez à dire à cela.

filtre cosmos

mercredi 24 septembre 2014

Casque

Casque

mardi 23 septembre 2014

Verres balisables

Made In FranceJ'ai testé des trucs avec de l'opium, avec du paracétamol et aussi avec de l'aspirine. J'ai laissé la codéine de côté et ai trouvé que l'ibuprofène fonctionnait plutôt pas mal.

Ce qui est tout à fait épatant, avec les douleurs dentaires, c'est qu'elles vous rendent terriblement tangible votre vivance. Là, vous avez conscience de ne pas être mort. Vous mordez la vie à pleines dents. C'est du concret, du réel. Pas moyen de douter un instant.
Ce qui est bien, aussi, dans les douleurs dentaires, c'est qu'elles parviennent à mobiliser entièrement le cerveau. Il ne s'intéresse plus qu'à ça. Il va jusqu'à vous interdire de dormir. Il veut que vous en profitiez à fond. C'est un truc de vrai jouisseur de la vie, la rage de dent. Ceux qui ne savent pas goûter pleinement l'extrême jouissance que peut procurer la chose ne méritent pas de vivre. Ce sont des mous, des tièdes, des grisâtres sans saveur.
Mais tout de même, on ne peut pas passer ses jours et ses nuits à jouir sans trêve. Ça fatigue et, me semble-t-il, au bout d'un petit moment, vous profiter moins de l'instant présent. Vous vous lassez. Vous vous blasez. Un peu comme on dédaigne le caviar après en avoir trop mangé pendant trop longtemps. On se prend à rêver de mets moins prestigieux, d'un bon plat de pâtes à l'eau sans sel, par exemple.
Moi, je teste les ressources de la pharmacopée. Disons-le tout net, les suppositoires contre les maux de gorge ne valent rien contre les maux dentaires. Je mettais beaucoup d'espoirs dans l'aspirine qui est, pour moi, un remède universel et habituellement d'un grand secours. L'aspirine a échoué. Le paracétamol a été un peu plus efficace à la condition de le prendre par gramme. Bizarrement, deux cachets de Doliprane© 500mg fonctionne moins bien que le Biogaran© 1g. Il faut dire que la date de péremption du Doliprane© est au 05/2007. Possible que ça ait un peu trop perdu de ses qualités. Je pensais beaucoup de bien du Lamaline©, composé de paracétamol, de poudre d'opium et de caféine. Contre toute attente, ça n'a strictement rien fait de valable. Etonnant. Et alors, je mets la main sur une boîte déjà bien entamée d'Ibuprofène. C'est rigolo, c'est comme des petits bonbons rouges. Je les prends deux par deux en espaçant les prises de six heures. Très efficace. J'arrive presque à faire une nuit complète.
Demain matin, je retourne chez la dentiste. Elle ne doit pas s'attendre à ce nouveau problème. Elle n'a pas terminé de soigner une dent bien malade qu'elle a dévitalisée et curetée en profondeur. Je suis étonné qu'il me reste encore des dents innervées. J'espère qu'elle saura comment me soulager pour ces nouvelles affres du mal.
J'écoutais une émission à caractère scientifique sur France Inter. Le Dr Dominique Dupagne y parlait de l'idée d'obsolescence programmée appliquée aux êtres vivants. Une vision très intéressante. Il disait en substance que les organismes sont plus ou moins prévus pour durer tant d'années et point. Ceci pour favoriser la multiplication des générations et ainsi améliorer les espèces. Bon, moi, me multiplier, hein, bof. Ou par bouturage. Faudrait essayer. N'empêche que je pense qu'il a raison. Passé un certain âge, faudrait avoir la décence de lâcher la rampe. Tout fout le camp, c'est la déchéance, la décrépitude, les chairs molles et le cerveau qui se liquéfie. Je suis prêt à prendre le pari qu'une fois mort, les rages de dent ne sont plus un problème.

Sinon, parce que j'ai fait de la vaisselle, j'ai fait des photos.

Made In France

Duralex, le génie français au service du vin rouge

Verres empilés en verre pas pilé

Un verre à l'endroit entre deux verres renversés

- page 1 de 2

Haut de page