vendredi 17 mars 2017

Ondes de choc

Pour un projet que je préfère garder secret pour le moment, j'ai besoin d'un poste de radio ancien. Et ça tombe bien puisque j'en ai un. Ce matin, je vais le quérir au garage. Il est raisonnablement poussiéreux. Je le monte à l'étage et commence à l'inspecter. Il n'y a pas de prise et le câble d'alimentation est en bien piteux état. Je vais chercher quelques outils afin de poursuivre l'inspection plus intimement. Je vois les lampes, le haut-parleur, un gros bloc qui doit être un transformateur. Le câble arrive à ce bloc auquel il est soudé sur des pattes de cuivre. Que fais-je ? Change-je le fil entièrement ou me contente-je de visser une prise au câble présent ?
On va faire simple, je me contente de placer une prise. On va jouer la sécurité. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance mais il convient de se montrer prudent. Je branche la prise sur une multiprise équipée d'un interrupteur. Je bascule ce dernier et ça déclenche le disjoncteur différentiel. Ce n'est pas bon signe. J'arrête là. Je doute que le souci vienne simplement de ce fil en mauvais état.
Après tout, il n'est pas absolument nécessaire que le poste de radio fonctionne pour mon projet. Ce qui serait bien, en contrepartie, c'est qu'il produise un peu de lumière. Alors, j'ai une idée, je bricole un bazar et la lumière apparaît. Il va me falloir peaufiner la chose et je pourrai faire les premiers essais. Pour mener à bien ce projet, il va me falloir faire preuve d'ingéniosité et me pencher sur quelque outil informatique. Si le résultat est à la hauteur de mes espérances, ce sera parfait.

Radio actif

dimanche 12 mars 2017

Tant pis pour vous

Vous l'aurez cherché et moi, quand on me cherche, on me trouve. Ainsi, il vous plaît de parler écumoire bouchée et louche à trous. Grand bien vous fasse et je me plie de bonne grâce à votre volonté puisqu'ainsi semble-t-elle être en ces temps sereins qui, il est vrai, n'invitent pas à trop réfléchir à de plus graves et importants sujets. Parce que le bonheur réside dans la capacité à refuser le malheur sous toutes ses formes avec une obstination qui force le respect et que l'état résultant est contagieux, je suis empli de bonheur à mon tour. Heureux de mon lectorat béât, comme à deux doigts de l'épectase, il me faut accéder à son attente et nourrir à ma façon l'intéressant sujet l'occupant depuis hier soir.
Il se trouve que je conserve par devers-moi une louche assez ancienne dont je ne me sers que trop rarement dans le rôle pour elle conçu par des générations d'orfèvres en articles culinaires pensés et manufacturés avec l'amour du travail bien fait et le souci constant de satisfaire la laborieuse ménagère dans la parfaite réalisation de sa mission quotidienne.
Louche, cet ustensile l'est par nature. On peut l'imaginer plongée au cœur d'un potage au cresson conservé à bonne température dans une belle soupière en porcelaine de Gien, prête à remplir sa fonction et à verser dans les belles assiettes creuses des convives leur content de délices potagers sans jamais laisser perler la moindre goutte sur la nappe amidonnée d'une blancheur virginale. La louche est, ne nous y trompons pas, la reine de la table.
La louche est le symbole vivant de l'authenticité et de la distinction. Le fromage de Camembert (Orne) n'est-il pas traditionnellement "moulé à la louche" ? Un fromage moulé à l'écumoire ou façonné à la fourchette à escargot n'aurait pas la même tenue si impeccable, si au-dessus de tout soupçon. La louche est, de tous ceux pouvant composer une ménagère, la pièce représentant le mieux l'esprit du "must to have" en cours à la cour d'Angleterre et ailleurs de par le vaste monde.
Or donc, certains impudents osent par ailleurs soumettre l'idée que l'on pourrait, faute d'écumoire, faire usage d'une louche préalablement percée de trous. C'est sacrilège. Une fois vandalisée, la louche ne pourra jamais plus avoir les honneurs d'une table honnête d'une bonne maison. La maîtresse de maison serait raillée et moquée et cela la conduirait certainement à nourrir une profonde et noire mélancolie à même de ne plus mettre autant de cœur à satisfaire son devoir conjugal. C'est ainsi que l'affront fait à la louche pourrait, j'ose l'affirmer aujourd'hui, conduire à une inversion de la courbe de la natalité et, ainsi, faire perdre à notre beau pays son statut envié de pays riche d'un peuple vigoureux. Que dieu nous protège de cela et apporte sa protection aux belles louches de notre pays.

Ustensile ménager affublé de strabisme XXe siècle

vendredi 10 mars 2017

Société Secrète des Adorateurs de la Bière

Aujourd'hui est un grand jour parce que naît la Société Secrète des Adorateurs de la Bière, société tellement secrète que nul ne saura jamais comment la rejoindre ou la contacter. Absente sur la toile du ouèbe du n'internette, muette dans la vie de tous les jours, cette société secrète des réunions qui le sont tout autant à des dates inconnues en des lieux tenus secrets. Lors de la grande réunion annuelle, ses membres se recueillent anonymement et individuellement en un endroit qui leur est propre. Ce peut-être depuis sa cuisine, le bistro du coin, un square ou la grande salle des antiquités égyptiennes du musée de Périgueux. A l'heure dite ou un peu avant ou un peu après, à quelques jours près, chacun boit une ou deux bières en parfaite communion avec l'ensemble des membres dispersés à travers le monde et cela jusqu'en Belgique. Cette société est tellement secrète que je ne peux pas vous dire que j'en suis membre et d'ailleurs, ce n'est pas le cas du tout.
Et maintenant, je vais travailler un peu.

Bières à boire


All You Need is Beer

Pour que plus jamais on prétende qu'importe le flacon

vendredi 17 février 2017

Avec du poil

Interdit par les vegans

samedi 11 février 2017

Folio

Feuille

jeudi 29 décembre 2016

Radio France nous brouille l'écoute

Grandes ondes

dimanche 27 novembre 2016

Mais où il va, lui, comme ça, sur son petit vélo ?

Sur son vélo

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