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samedi 6 octobre 2018

Cublac donne de la voix contre le Ramassis NaZional

Samedi prochain, le 13 octobre, le Ramassis NaZional sera aux portes de la Dordogne, à Cublac, Corrèze. En 2017, cette petite commune amenait la Peine au premier rang avec 25,91% des voix au premier tour. C'est, paraît-il, l'une des raisons qui auraient conduit les cadres du Ramassis d'extrême droite à vouloir organiser leur "fête du drapeau", resucée de la fête "bleu blanc rouge" du papa fasciste. Six-cents personnes, cadres du parti raciste sont attendues pour la soterie, le pince-fesse naziforme et pestilentiel.

Pollution
Jean-Marc Brut, maire de cette commune d'un peu plus de 1700 habitants explique qu'il a accepté de louer la salle polyvalente par esprit démocratique. « La démocratie s’applique partout, y compris dans notre commune. Dans ces conditions, il est difficile de dire non », explique-t-il à France Bleu Limousin. C'est bien dommage de brandir l'étendard de la démocratie en l'occurrence. Ce que les membres du Comité de citoyens indignés reprochent au maire, c'est d'avoir accepté de louer la salle municipale en n'en référant pas à l'ensemble du conseil municipal. Seuls le maire et ses adjoints sont responsables de cela.
Ce samedi, plusieurs dizaines de personnes sont venues manifester leur désaccord et dire qu'elles ne tiennent pas à voir la Peine souiller leur commune. Plusieurs prises de paroles sont venues rappeler le caractère éminemment raciste et fasciste du Ramassis NaZional. Des témoignages aussi comme le fils de ce communiste arrêté lors de la rafle effectuée le 14 mars 1944 par les SS au village de la Rochette.

La parole de NPA
Le PCF, la France Insoumise et le NPA étaient venus avec leurs banderoles et leurs sympathisants et on pouvait aussi apercevoir Mme Régine Anglard, conseillère départementale du canton de Terrasson. Quelques figures de gauche voire d'extrême gauche étaient présentes elles aussi mais on pouvait aussi croiser des anciens combattants et leurs médailles venus dire leur refus du racisme, du fascisme et de la médiocrité crasse.

Régine Anglard
Des médaillés contre le Pen
Les organisateurs tiennent à préciser qu'elles n'appellent pas à manifester le 13 octobre. Les issues à Cublac seront certainement verrouillées et gardées par les forces de l'ordre et les nervis du parti crypto-nazi. Toutefois, si jamais des personnes pouvaient ou voulaient se réunir aux alentours de 13 heures le long de la route menant de Terrasson à Cublac, ils n'y voient pas non plus d'inconvénient majeur. Qu'on se le dise !

Anticapitaliste et antifasciste

dimanche 16 septembre 2018

Des colibris pour les gogos

Vous connaissez cette petite histoire, j'en suis certain.

L'incendie se propage dans la forêt. Tous les animaux sont en lisière, comme interdits, consternés. Un colibri fait des allers et des retours entre la rivière et le cœur de la forêt, puisant et recrachant quelques petites gouttes d'eau au-dessus des flammes. Un des animaux qui assistent à ce manège interpelle le petit oiseau et lui dit : « Ô petit colibri ! N'es-tu pas un peu dérangé ? As-tu vraiment la prétention d'éteindre cet impétueux incendie de tes quelques gouttes d'eau malpropre ? ». Le colibri se met en vol stationnaire comme il sait si bien le faire et, après avoir craché l'eau qui l'empêche de s'exprimer, répond : « Té ! Peut-être pas, peuchère, mais je fais ma part ! »

Je suis certain que vous connaissiez cette petite histoire amusante parce que celui qui la raconte si souvent, qui en a fait son fond de commerce, Pierre Rabhi, le penseur-paysan médiatique, plus que José Bové, est souvent l'invité des médias. Il est difficile de n'avoir pas un jour entendu parler de cet homme. Or, il se trouve que je n'aime pas Pierre Rabhi. Depuis pas mal de temps, je nourris un bon gros sentiment de suspicion à son égard. Je ne suis pas loin de considérer son action et son mouvement comme une forme de secte. Je n'aime pas les mouvements sectaires.
Et il se trouve que le journaliste Jean-Baptiste Malet du Monde Diplomatique vient apporter de l'eau (à la manière d'un colibri, tout à fait, oui) à mon moulin. Dans un article très intéressant disponible sur le site Internet du Monde Diplomatique intitulé "Le système Pierre Rabhi" le journaliste nous propose un portrait bien éloigné de celui colporté habituellement d'abord par lui-même, ensuite pas ses zélés zélateurs, certains médias et des cohortes d'adeptes.
Des petits yeux vifs posés sur un visage émacié où pousse une barbichette de sage, une chemise et un pantalon de velours, des sandales. N'a-t-il pas quelque chose de Gandhi, du vieux sage qui sait, de l'homme d'expérience ? C'en est presque une caricature. Mais ça marche. Les gens aiment les caricatures, elles sont simples à comprendre, à cerner. La caricature, c'est le prototype, l'archétype. Le gendarme est un peu bête, le chef de gare est cocu, le curé pédophile, le coiffeur homosexuel et le petit homme âgé au doux sourire sage. Pierre Rabhi se présente avec gourmandise comme un paysan savourant la pauvreté, le peu, le "Ça m'suffit". En fait, le paysan ne paysanne pas des masses lui-même. Et là, je ne dis pas qu'il ne le fait pas ou ne l'a jamais fait, hein ! Ce que je dis, c'est qu'il ne vit pas (et n'a peut-être jamais vécu) de son lopin de terre aride cultivé à la force des bras.
Ses revenus, il les tire sans doute des centaines de milliers de bouquins qu'il a vendus. Tant mieux pour lui. Mais aussi des stages qu'il organise et fait payer. Et puis, sans doute, de toutes ces conférences qu'il donne partout et tout le temps. Il a l'oreille attentive d'un Nicolas Hulot et d'un Emmanuel Macron (Tiens ?) mais aussi d'une Françoise Nyssen (Tiens, tiens ?) qui est (Tiens, tiens, tiens ?) son éditrice. Fichtre. Il a de l'entregent, le petit paysan de l'Ardèche. Tant mieux pour lui.
Là où ça devient encore plus gênant, c'est que l'on apprend (et je m'en doutais quelque peu) que le Monsieur est un fervent disciple de Rudolf Steiner, de l'anthroposophie et de la biodynamie. Et ça, je connais un peu. J'ai cotoyé un temps un copain qui était tombé dans ces mouvements. Pour moi, aucun doute, il y a bien de la dérive sectaire dans ces choses. Déjà, faut souvent payer. Payer pour acheter les livres et le savoir, payer pour assister à des conférences et des colloques, payer pour suivre des cours dans une école Steiner, payer pour obtenir des préparats biodynamiques. L'important est de lire toute l'œuvre de Rudolf Steiner et de ne surtout plus rien lire d'autre. D'une part, tout est dans l'œuvre de Rudolf Steiner, d'une autre part tout ce que vous pourrez lire ailleurs n'est que mensonge ou désinformation.


Certainement, tout n'est pas à jeter dans les propos de Pierre Rabhi. Nous avons tous en tête des exemples de conseils de bon sens. La petite histoire du colibri ne nous enseigne rien d'autre que l'évidence. Face à un problème, on peut trouver plus d'efficacité en s'y mettant à plusieurs qu'en attendant qu'une solution arrive d'ailleurs. Aussi une question de bonne volonté, d'implication dans la vie de la société, des trucs de ce genre. Cette histoire veut nous placer dans la position du petit colibri. Petit, pas très efficace mais impliqué, déterminé, responsable. C'est nous mettre dans la position du modeste qui semble tant plaire à M. Rabhi. Gloire aux petits qui font et haro sur les grands qui défont ou ne font pas. Sauf que, et l'article de Jean-Baptiste Malet nous le dit, M. Rabhi n'est pas ou n'est plus un petit et qu'il ne fait plus beaucoup. D'accord, il a son âge. C'est un donneur de leçon, un enseignant, un sage penseur. C'est un gourou. Tout ce qu'il dit doit être considéré comme vrai et bon. Malheur à qui le critiquera. Les adeptes veillent au grain et défendent leur héros.

Le Monde Diplomatique, Jean-Baptiste Malet, Le système Pierre Rabhi

samedi 15 septembre 2018

Faut-il des tueurs municipaux ?

Un rapport parlementaire remis récemment au Premier ministre préconise de rendre obligatoire l’armement des policiers municipaux. Est-ce que je vous étonnerais en vous avouant que je n'apprécie pas l'idée ? Je le reconnais, je n'aime pas la police. Je n'aime pas la police, je n'aime pas l'armée, je n'aime pas les personnes armées susceptibles de baver[1]. Je n'aime pas que l'on veuille faire régner l'ordre et la discipline parce que je n'aime ni l'ordre[2] ni la discipline.
J'ai une idée que la violence génère la violence. Le seul fait que les flics soient armés consiste déjà en un acte de violence. Potentielle peut-être mais violence tout de même. Face à des personnes armées, vous pensez forcément à vous armer. Être à armes égales, on pourrait dire. Face à des cons de flics, on use d'une connerie plus forte. Il faudrait essayer un truc. On mettrait[3] des flics intelligents. Si ça se trouve, ça rendrait intelligents ceux qui s'essaieraient à la "délinquance". Ce serait une expérience épatante.
Je n'aime pas les flics. Ok. Bon. Je déteste encore plus la police municipale. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, j'y vois des relents de trucs qui puent. Déjà, faut les voir, les municipaux qui se prennent pour des flics américains ! J'en ai vu plusieurs dans plusieurs villes. Partout, ils se donnent des airs de terreurs pire que la police nationale ou la gendarmerie agricole. Ils ont adopté les codes, l'imaginaire du Robocop terrible.
Ces milices privées au service d'un maire, aux ordres d'un potentat local, me hérissent le poil et me fichent la trouille. Ça ne va pas s'arranger si elles sont armées. Une personne armée c'est une personne capable de tuer. Que l'on ne vienne pas me raconter le contraire. Une arme, c'est fait pour ça, pas pour autre chose. Une arme, c'est une machine à tuer, c'est sa fonction. On va me raconter que les policiers municipaux seront formés et instruits, encadrés par des textes de loi et tout ce que l'on voudra mais moi, je vois des tueurs en puissance. Et, oui, ça me fout la trouille.
Armer la police municipale, c'est un pas de plus vers l'escalade de la violence. Je ne vois même pas comment il pourrait en être autrement.

Notes

[1] dans le sens de bavure, bien sûr

[2] venez faire un tour chez moi pour vous en assurer

[3] il faudrait en trouver

lundi 13 août 2018

Mettre un peu d'imprévu dans nos vies pour rompre la monotonie responsable de ce sentiment d'ennui qui trop souvent nous accable d'un lourd voile noir

Il fonctionnait pourtant très bien, cet ordinateur. Huit ans qu'il me rendait de bons et loyaux services sans jamais faiblir, fidèle et toujours disponible. Au long de toutes ces années, il m'a accompagné pour bien des travaux et aussi pour des activités plus récréatives. C'est grâce à lui que je pouvais voir des films enregistrés sur des DVD, que j'allais dire des bêtises sur Internet. Il n'a jamais eu la moindre panne, son disque dur est celui d'origine et il en a vu passer, des dizaines de milliards d'octets ! Sans dire que je le pensais immortel ou infaillible, j'en étais pleinement satisfait et espérais bien qu'il allait me rendre service durant encore bien des années.
Samedi[1], en fin d'après-midi, il y a eu une première alerte que j'ai traitée par dessus la jambe, sans trop y faire attention. J'avais beaucoup de fichiers ouverts, j'étais en train de le faire travailler fort, il a planté. Ça m'a bien un peu agacé parce que j'ai rapidement compris que j'avais perdu mon travail non enregistré. Mais, confiant malgré tout, j'ai accusé le surcroît de ressources demandé à la machine. Je suis allé me faire du café et ai abandonné ce travail en cours. Il était temps de penser à réfléchir à me faire à manger, je reprendrai ça le lendemain.
Le soir venu, j'ai redémarré le iMac pour regarder la deuxième partie d'un DVD retraçant l'apparition et l'évolution d'Homo Sapiens. Je glisse le DVD dans la fente du lecteur et m'installe confortablement dans le lit. Automatiquement, le film reprend là où je l'avais arrêté la veille. Ce film ne parvient pas à me satisfaire totalement. Il cherche à montrer l'évolution de l'Homme depuis Habilis et Erectus pour arriver à Neanderthal et Sapiens. Tout cela est traité comme une gentille fiction qui prétend expliquer la vie de nos ancêtres, le chemin vers la découverte et la maîtrise du feu, la création des premiers outils, la naissance de l'art et de l'agriculture, la sédentarisation, la domestication du loup et l'élevage.
Ce récit fictionnel est entrecoupé d'interventions de scientifiques qui donnent des précisions, explicitent plusieurs points, donnent leur avis. Et finalement, c'est peut-être ce qui constitue les meilleures parties de ce film. Je pense que j'aurais préféré un long documentaire plutôt qu'une fiction. Je ne suis absolument pas sûr que le fait de voir des act·eurs·rices grimés en humains préhistoriques apporte quoi que ce soit à une bonne compréhension de cette longue histoire débutée il y a plus de deux millions d'années quelque part en Afrique. Par exemple, on voit à un moment ces acteurs affichant des maquillages, des scarifications, des ornements qui ne se sont pas conservés dans le temps et qui ne sont donc que des "visions d'artistes", des extrapolations sans doute bien cavalières des us et coutumes de nos ancêtres basées plus ou moins sur ce que l'on a pu voir chez des groupes humains bien moins anciens, beaucoup plus proches de nous et de notre époque.
Mais bon, j'en étais justement au moment où Sapiens commence à décorer les parois des grottes et à domestiquer le loup. Ça m'agaçait un tout petit peu parce que, peu avant, on essayait de nous faire croire que l'Homme a eu l'idée de semer du blé parce que l'un d'eux, parti voler des œufs pour sa belle qui en rafole, tombe d'une paroi rocheuse et meurt alors qu'il avait la besace pleine de graminées sauvages. Il est tombé de haut, il est mort, le groupe n'a pas que ça à faire que d'aller le chercher. On comprend bien, ces gens-là ne sont tout de même pas encore tout à fait comme nous. Ce sont encore des sauvages sur bien des aspects, disons-le clairement[2].
Les mois passent et il est de nouveau temps d'aller récolter le blé sauvage là où il pousse, au même endroit que l'été passé. Et là, mince ! Voilà ti pas que, par le plus grand des hasards, on tombe sur le squelette du voleur d'œuf de l'an dernier. C'est bien lui puisque l'on trouve son collier. Sauvages mais perspicaces ces populations d'antan. Et là, on s'aperçoit aussi d'un truc incroyable auquel on n'aurait pas pensé. Les épis de blé sauvage que le malheureux avait avec lui au moment de sa chute ont germé et crû. Là où, tout de même, faut pas avoir que du fromage blanc dans la boîte crânienne, c'est que l'on fait le rapport de cause à effet entre le grain apporté par le camarade et les épis nouveaux ! Excusez mais tout de même, quoi ! Personnellement, et bien que je sois vachement plus évolué, je ne suis pas sûr que je comprendrais aujourd'hui que le blé que Marcel (appelons-le Marcel) avait dans ses poches au moment de son trépas est à l'origine des gerbes de blé qui à présent l'entourent. Mais passons.

Où en étais-je, moi ? Ah oui, ça me revient. L'invention de l'agriculture et paf ! Le film s'arrête là et le iMac commence à émettre une série assez exaspérante de sons ressemblant un peu — mais il est difficile de retranscrire la chose à l'aide de mots — à des "plops"[3]. Une série de "plops" bien réguliers. Manquait plus que ça.
Je suppose un problème de lecture du DVD. Normalement, l'image se fige ou tressaute, toutefois. Là, non, pas d'image qui tremble ou boucle. Tout simplement plus d'image. Que ces "plops" qui vous tapent sur le système. Bon. Je me lève et appuie sur les touches "command" et "q" pour quitter l'application de lecture de DVD. L'ordinateur s'éteint.
Qui c'est qui lui a demandé de s'éteindre, lui ? Bon. Je presse d'un index décidé sur le bouton de démarrage. Le iMac laisse exploser un beau et réjouissant "boing" de démarrage. J'entends le lecteur de DVD qui entre en rotation, le disque optique qui prend de la vitesse et s'arrête. L'écran, lui, reste noir. Je me dis aussitôt que le problème doit venir de ce satané DVD qui doit foutre un gros bordel dans la machine. J'éteins et redémarre aussitôt en tenant appuyée le bouton de la souris. Le disque je s'éjecte pas. Mince. Ça aurait dû, pourtant. Nouvelle tentative. Cette fois, je redémarre en tenant la touche d'éjection du clavier. Ce n'est pas beaucoup plus probant. Diable ! Cette fois-ci, il faut sortir les grands moyens. Je m'équipe d'une fine carte en carton rigide et l'introduit dans la fente du lecteur de DVD pour bloquer le disque le temps du démarrage. Normalement, l'ordinateur doit comprendre que ce disque pose problème et va l'éjecter de son dedans sans attendre. Ça marche ! Youpi ! Joie ! Champagne !
Euh… Non. Pas Champagne. Le DVD est bien sorti mais le iMac ne se décide pas pour autant à démarrer. L'écran reste noir. Oh que je commence à m'énerver là ! Je le laisse faire et vais vérifier depuis un autre ordinateur si je trouve ce iMac horripilant sur le réseau. Oui parce que, à ce moment, je me dis qu'il est possible que ce soit l'écran qui soit en panne. Mais non, il n'apparaît pas sur le réseau. C'est au moins le signe qu'il ne démarre effectivement pas.
J'essaie de démarrer en mode "single user" sans trop y croire. Evidemment, ça ne donne rien de plus mais, néanmoins, ça me permet de remarquer quelque chose de bien étrange à mes yeux ébahis et assez incrédules. Si la souris est bien alimentée par le port USB — elle s'éclaire — le clavier, lui, ne semble pas alimenté. Ce pourrait-ce ? Je me mets en quête d'un autre clavier et le branche à la place de celui déjà en place. Et rien. Enfin, rien de mieux. Le clavier n'est pas alimenté. Un port USB défaillant ? Je les teste tous, rien à faire.


A ce moment très précisément, je décide qu'il est déjà fort tard et que, la nuit portant conseil, je verrai tout ça le lendemain matin[4]. Ce matin, je bois mes cafés et je repousse le moment de m'occuper de cet ordinateur récalcitrant. De cette nuit, nulle idée nouvelle est née. Par acquis de conscience, j'essaie de trouver une solution à un problème semblable sur Internet. Bien entendu, rien de bien réjouissant. Ou c'est la carte-mère ou c'est autre chose mais pas de solution miracle à me mettre sous la dent.
Il faudrait que je démonte, que j'essaie de trouver l'origine du mal. Seulement, je n'ai pas envie de m'atteler à ce démontage tout de suite. Je réfléchis à ce que je pourrais faire en attendant. Des ordinateurs, ce n'est pas vraiment ce qui manque. J'hésite entre deux possibilités. Soit j'utilise le portable soit j'installe le gros Mac Pro. Finalement, je privilégie cette deuxième solution. D'abord, il est dommage de ne pas l'utiliser plus, ensuite il a plein de mémoire et de disques durs. Il sera mieux tailler pour travailler. Mais d'abord, faire de la place !
Je débranche tout, le iMac, le scanner, l'imprimante, les disques durs externes, le clavier, la tablette graphique. Le bureau est vide. Bien. J'en profite pour nettoyer. Après, je choisis la meilleure place pour ce Mac Pro, je place l'écran Apple 20"[5], le clavier, la tablette, le scanner, le hub USB, les disques durs externes. Je branche tout ça et je démarre l'ordinateur. Bon, ça fonctionne. Il me faut encore récupérer le pilote pour le scanner et une sauvegarde de mon profil Firefox. Ça commence à prendre tournure. Pour tester, je fais un dessin rapide et je le numérise avant de le mettre en couleurs.
Pour ce qui est du iMac, je ne suis pas très optimiste. Je doute que ça ne puisse être "que" le disque dur qui soit à l'origine de ce blocage. Ce n'est pas impossible mais je ne suis pas très confiant. Je m'occuperai de ça plus tard. Mes finances ne me permettent pas vraiment d'envisager l'achat d'une machine de remplacement. Ceci dit, ce n'est pas comme si j'étais totalement dépourvu d'ordinateur. Ce qui m'ennuie, c'est que je vais sans doute avoir perdu quelques trucs, les derniers boulots qui n'ont pas été sauvegardés principalement. Bon. Il y a bien plus grave que ça.

Notes

[1] Ce billet est écrit dimanche

[2] On n'ose plus trop traiter des groupes humains de sauvages, de nos jours

[3] Ou peut-être des "pops"

[4] Donc, dimanche matin

[5] Acheté en 2005, je crois me souvenir

dimanche 12 août 2018

Devenez riche, bouffez du glyphosate !

Un jury populaire américain condamne Bayer à verser 289,2 millions de dollars à Dewayne Johnson. Bayer/Monsanto déclare faire appel et assure que les jurés ont eu tort. Quelle est l'affaire ? C'est celle d'un homme, Dewayne Johnson, qui, dans le cadre de son travail, a pulvérisé du Roundup© et du Ranger Pro©® dans des écoles californiennes de 2012 à 2014. Par la suite, on lui a diagnostiqué un cancer. Pour Dewayne Johnson, ce cancer est dû au glyphosate, principe actif des herbicides cités plus haut.
Les jurés du tribunal de San Francisco, après avoir entendu l'accusation et la défense, ont donc déclaré Bayer/Monsanto comme coupables et responsables. Je suppose que beaucoup d'experts et de scientifiques, des deux côtés, ont apporté leur avis sur la question de la dangerosité du glyphosate et que c'est à la lumière de ces avis que les jurés ont pris leur décision.

Comme je ne suis pas plus juré californien qu'expert en quoi que ce soit, je ne me risque pas à juger de la nocivité de ce glyphosate. Un fond de ce que l'on pourrait prendre pour du bon sens pourrait me faire dire que, bien entendu, ça ne peut pas être bon pour la santé. Mais il faut savoir se méfier de ce bon sens et de son avis intime. Ce ne sont pas là des positions défendables. La seule chose honnête que je peux dire à propos de cette affaire, c'est bien que je n'ai aucun moyen, moi, pour déterminer du caractère inoffensif ou délétère du produit.
Et donc, je suis obligé, si je souhaite me faire mon avis, m'en remettre aux experts, à ceux qui savent. Or, il semble que parmi ceux-ci, le consensus ne se fait pas. Certains disent que le glyphosate est nocif et d'autres disent que non. Alors, on dit que les experts dédouanant le glyphosate sont payés par Monsanto/Bayer si l'on est par avance persuadé que le produit est mauvais pour la santé. Moi, je dis que tout est possible. Je n'en ai pas la preuve. Alors, on me demandera si je serais d'accord pour ingérer du Roundup© au petit-déjeuner ou m'en tartiner la figure. Bien sûr, c'est très sot. Jamais, me semble-t-il, on a dit que le glyphosate était un aliment ou un produit de beauté. Ne soyons pas ridicule.
Ce que l'on sait, c'est que le glyphosate semble être un cancérigène "probable". Soit. La charcuterie, l'alcool, les particules fines de nos pots d'échappement et le tabac sont aussi des cancérigènes "probables" voire "plus que probables". Et est-ce que j'arrête de manger de la charcuterie, de boire de l'alcool, de fourrer mon nez dans le pot d'échappement des camions et de fumer ? Non. Si je choppe le cancer, ça sera bien fait pour ma gueule. On m'avait prévenu, faut pas que je vienne me plaindre.
Et, ça ne rate presque jamais, les opposants au glyphosate nous font un appel à la nature. Ce qui est chimique est nécessairement mauvais. Sauf que la vie, c'est de la chimie, que sans chimie, pas de vie. La chimie "naturelle" peut se révéler mortelle. Ce n'est pas l'homme qui a inventé les gaz qui peuvent le tuer comme le monoxyde de carbone ou le radon. Ce sont des gaz tout ce qu'il y a de plus naturel. Le naturel n'est pas tout rose avec des petites fleurs qui sentent bon. A contrario, combien de produits chimiques qui vont vous soigner, vous guérir, vous sauver ? Non, il ne faut pas placer le débat sur ce terrain miné. Le glyphosate est probablement un produit dont il faut se méfier, qu'il convient d'utiliser en se protégeant. Est-il utile ? Est-il nécessaire ? Peut-on s'en passer ? Je n'en sais foutre rien. J'ai entendu dire que l'on pourrait s'en passer en revenant au binage mais qu'il n'existe pas de produit "neutre" capable de remplacer le glyphosate. Se passer du glyphosate, certainement, à la condition de changer les modèles d'agriculture.

Dans le cas qui nous occupe, celui de Dewayne Johnson, les jurés de San Francisco ont décidé que Monsanto/Bayer est responsable du cancer dont souffre le jardinier. Celui-ci n'en a plus que pour quelques mois à vivre. D'un côté, une multinationale, de l'autre un homme comme tout le monde. A qui les jurés vont-ils s'identifier ? Les jurés ne sont a priori pas des spécialistes. Ils se sont fait leur intime conviction en écoutant, en tentant de comprendre ce que l'on pouvait leur dire. On a nécessairement survolé les données scientifiques concernant le glyphosate parce qu'il faut être un chimiste compétent pour bien comprendre les rapports. Donc, on simplifie, on vulgarise. On en appelle peut-être plus à l'émotion qu'à la raison.


Ce qui est dérangeant, c'est bien que l'analyse des experts n'aboutit pas à une position bien arrêtée. C'est dangereux ou ça ne l'est pas ? C'est mauvais ou pas ? Encore une fois, je n'exclus pas la possibilité que les lobbies de la chimie poussent à vendre du glyphosate et qu'il puisse exister des histoires de gros sous. Comme ça, à l'intuition, je n'ai aucune sympathie pour Bayer/Monsanto. Il faut dire que l'on nous bassine avec ces histoires depuis assez longtemps pour que l'on ait sa petite idée. Mais une fois encore, je n'y connais rien en chimie, je n'ai rien lu des rapports scientifiques, des publications scientifiques. Difficile de prendre position d'une façon raisonnable.
Bref, Dewayne Johnson ne verra peut-être jamais la couleur de ses millions de dollars. Peut-être sa famille pourra-t-elle en profiter mais ça ne rendra pas le mari, le père, le frère. On se satisfait du côté des opposants au glyphosate de ce que ce jugement fera jurisprudence. Bien. Il n'empêche que l'on ne parvient pas à interdire l'usage de ce produit en Europe et en France. Peut-être bien qu'éclatera un jour un gros scandale sanitaire.

vendredi 20 juillet 2018

Macron la main dans le SAC

Le SAC ! L'un des fleurons de la France gaullienne est de retour. Macron, démission ! Tandis que le président baguenaudait en Périgord, le scandale explose. "L'affaire Benalla", comme on l'appelle, est plutôt l'affaire Macron. Qu'est-ce que c'est que ce type, très proche conseiller de Macron, responsable de la sécurité du candidat Macron ? On va bien avoir du mal à nous faire croire que personne ne le connaissaist, que personne ne savait, qu'il aurait agi sans soutien. Le scandale d'état est avéré et il est gravissime. Il est difficile de croire qu'il s'agit là d'un cas isolé. Existe-t-il une cellule au sein de l'Elysée en charge de faire le coup de poing ?
Comment croire que Benalla ait pu agir sans que des ordres aient été donnés aux flics qui l'entourent ? Avec cette affaire, Macron montre sa faiblesse. Avant que l'affaire éclate, elle était connue de l'Elysée. Pour preuve, Benalla a été suspendu pour quinze jours. On nous parle de punition incroyable. On plaisante ? Un type casqué qui n'a rien à foutre là, qui se déguise en flic, frappe un manifestant déjà maîtrisé par les forces de l'ordre et il n'écope que de quinze jours de mise à pied ? C'est quoi la prochaine étape ? Deux jours de privation de dessert pour l'assassinat d'opposants ?
Ça me fait penser au SAC, le Service d'action civique de triste mémoire, qui constituait une milice privée au service de de Gaulle puis du mouvement gaulliste. Ça et d'autres événements montrent le peu de cas que Macron fait de l'idée même de la démocratie. Il réduit la voilure pour l'Assemblée Nationale, il suggère qu'il n'a pas besoin de cela pour gouverner, pour dictaturer librement. On se gausse des députés en Marche qui votent tout et n'importe quoi le petit doigt sur la couture du pantalon, qui acceptent tout, qui ne questionnent pas, qui obéissent. Macron met un terme à la démocratie, il est en Marche pour une dictature forcément éclairée. Macron démission !

jeudi 28 juin 2018

Droits de douane

Dans le premier épisode, Donald Trump imposait des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Dans le deuxième épisode, l'Union Européenne réplique en augmentant des taxes douanières sur quelques produits comme le beurre de cacahuète, les jeans, les motocyclettes et les alcools. Je me suis demandé ce que j'achète comme marchandises étatsuniennes. Des Harley-Davidson, je m'en passe assez bien. Sur le beurre de cacahuète, je fais l'impasse sans aucun souci. Les jeans, je n'en achète pas bien souvent (il n'est qu'à voir l'état de ceux que je porte) et je ne suis plus d'accord pour acheter les Levi's au prix que l'on nous impose en France. Le bourbon, je n'en achète pas. Le Jack Daniel's, oui, parfois j'en achète.
Si l'on s'en arrête là, on peut se dire qu'il n'y a pas péril en la demeure. On peut librement acheter des motos, des alcools, des fringues et des produits de bouche autres qu'américains des USA. Au sujet des jeans Levi's, j'ai appris il y a maintenant plusieurs années que la marque n'en produisait plus sur le territoire des USA. Elle a découvert qu'elle pouvait les faire fabriquer dans des pays à "bas coût". Un pays à "bas coût". C'est sans doute un euphémisme. En vérité, on devrait les appeler des pays à "haute plus-value". L'idée est de réussir à vendre des produits fabriqués à moindre prix à des tarifs exorbitants. Le bon consommateur met ses œillères pour ne pas voir que ce qu'il achète est potentiellement manufacturé par des quasi esclaves des temps modernes. Il se dit que c'est déjà bien assez cher comme ça et que si ça l'était encore plus ce serait vraiment trop. S'il est plein de compassion pour son semblable qui, faute à pas de chance, est né en Chine ou au Bangladesh ou au Mexique plutôt qu'aux USA ou en France, il est encore bien plus sensible à la question de la bonne santé de son porte-monnaie.
Le Jack Daniel's va augmenter. C'est dramatique mais il faut bien reconnaître aussi que depuis que c'est devenu un poison à la mode, son prix est déjà devenu un peu prohibitif. Le Jack Daniel's, ce n'est tout de même pas un alcool exceptionnel. Et puis, on peut le remplacer aisément par tout un tas d'autres boissons aussi intéressantes. De plus, il me semble que l'on peut aller jusqu'à affirmer que ces alcools forts ne sont même pas nécessaires. La France est un assez grand producteur d'alcool pour que l'on puisse s'enivrer sans avoir recours à ces alcools de grain. Le vin, tout de même, c'est un poil plus noble et intéressant que les whiskies et autres vodka, tequila, gin… Avant les années 50 et l'américanisation des esprits, on buvait de la fine à l'eau et du vin rouge. On savait boire français nom de dieu !

Mais si c'est la guerre économique qui est déclarée entre les USA et l'Europe, alors il y a peut-être du souci à se faire. Mine de rien, les États-Unis d'Amérique sont bien plus puissants que notre Europe. Les Américains sont en mesure de couper Internet, par exemple. Ils peuvent aussi couper le GPS et, ne l'oublions pas, ils ont la monnaie de référence. En gros, ils font la pluie et le beau temps à l'échelle mondiale. Ce n'est pas juste une question d'augmentation du prix des bourbons ou des jeans, ça peut aller bien plus loin. Je suppose que, dans notre économie globalisée, les USA dépendent aussi de l'Europe, ne serait-ce que comme débouché pour leurs productions. L'Europe est un marché important. En nombre d'habitants, l'Europe est devant les USA. L'Europe ce n'est pas tout à fait rien. Mine de rien, nous produisons aussi des marchandises qui intéressent les Américains. Le vin rouge, les Porsche, le tourisme. Pour le reste, je ne sais pas. Il me semble que la dépendance est plus en faveur des USA. Ne serait-ce que dans le domaine du numérique. Les GAFA(M) sont américains, nos ordinateurs et terminaux mobiles fonctionnent presque complètement sur des systèmes d'exploitation développés aux USA.
Pour le moment, la riposte des européens face aux décisions trumpesques sont teintées d'humour. On n'impose des taxes que sur des marchandises "icôniques". On dit à Trump que nous pouvons, nous aussi, jouer au con. A ce jeu, ce n'est pas sûr que nous soyons en mesure de gagner.
Mais il y a un truc que je ne parviens pas bien à comprendre. Je suis plutôt contre le libéralisme, pas trop pour le capitalisme non plus, et il me semble que l'on nous a vendu la libre circulation des marchandises comme la solution à tout. Cela devait permettre d'industrialiser les pays émergents et à les faire gagner un niveau de vie comparable au nôtre. La croissance devait apporter le bonheur partout sur le monde (bon sauf pour l'Afrique dont on se fout). Et là, j'ai l'impression que les pays sont en train de se refermer sur eux, de remettre des couches de protectionnisme un peu partout. Je ne vais pas m'essayer à me lancer d'une manière par trop hasardeuse dans une analyse géo-politique mais tout de même. Je sais que le libre échange ne concerne pas les personnes et que la mondialisation ne signifie pas que tous les hommes sont libres de circuler à la surface de la planète. En Europe comme aux USA (et ailleurs bien sûr), on ferme le frontières et on refuse les pauvres. Ça va forcément péter à un moment ou à un autre. Il ne va pas être possible très longtemps de contenir les mouvements de population générés par les guerres, les problèmes liés au réchauffement climatique, au désir légitime de survie. Il est possible que nous dirigions vers une grave crise mondiale et la chute de tout un système. J'ai du mal à être très optimiste à l'horizon d'une dizaine d'années.
Et le pire du pire, c'est que, si ça se trouve, avec le Brexit on ne pourra même plus acheter du whisky écossais. Et ça, si ça arrive, je ne m'en remettrai pas !

dimanche 24 juin 2018

Manu veut quelqu'un au bout du fil

Pierre Cordier, ci-devant député de les Les Républicains des Ardennes, avait déposé une proposition de loi visant à réglementer le démarchage téléphonique. La proposition de loi a été adoptée mais — parce qu'il y a un "mais" de taille — les députés LaREM l'ont amendée en en ôtant tout ce qui était intéressant ou presque. Le motif ? Ah ! Le motif ! Macron veut que les entreprises puissent continuer à commercer librement, libéralement, quitte à faire chier le peuple. Un autre motif serait qu'il convient d'encourager la concurrence permise par ces démarchages téléphoniques, notamment dans les domaines du gaz et de l'énergie. Et puis, bien sûr, on n'allait pas oublier d'user de cet argument facile et lamentable, il y a la question de l'emploi. Que les centres d'appel soient majoritairement à l'étranger n'a semble-t-il pas atteint Manu qui, ces temps derniers, est plus préoccupé par le choix de sa piscine pour le fort de Brégançon.
Le démarchage téléphonique, c'est tout de même une plaie connue du monde moderne. On en arrive à ne plus décrocher voire à débrancher son téléphone pour avoir la paix. Si l'on ne veut pas craindre de louper un appel potentiellement important, on en arrive à devenir désagréable, à raccrocher au nez de l'appelant, à pester. Pour les employés de ces centres d'appel, ce ne doit pas être bien agréable non plus. Déjà que c'est un boulot de merde mal payé…
Et tout ça pour quels résultats ? Quel est le retour sur investissement ? Je suppose qu'il ne doit pas être nul. Pour ma part, on m'a proposé du vin et des panneaux solaires, une éradication des termites et de nouvelles fenêtres, des voyages et des lots à venir chercher en magasin. Parfois, je réponds patiemment, d'autres fois je me fous de la gueule de la personne qui ahane son discours, le plus souvent je me fends d'un poli "au revoir et merci" avant de raccrocher.
Les députés aux ordres ont revu le texte de loi en en enlevant tout ce qui pouvait être intéressant. Un indicatif spécifique ? Viré ! Le consentement de l'appelé ? Viré ! La possibilité d'engager des poursuites pénales ? Virée ! La loi a été adoptée après avoir été amendée de manière à la transformer en coquille vide. On va pouvoir, grâce aux députés à Manu, continuer à faire chier le bon peuple. Il y a plus grave, c'est entendu. Cependant, on ne dira jamais assez tout le mal qu'il faut penser de Macron et de ses serviteurs serviles. Pouah !

jeudi 21 juin 2018

La faute aux socialos

vendredi 8 juin 2018

Les vendeurs sont des voleurs

Ah ! Ça faisait longtemps. Je ne traque pas les utilisations de mes dessins mais j'ai quelques informateurs qui, bénévolement, bossent pour moi. Cette fois-ci, c'est un type qui vend (cher) une épave de camion Renault et qui espère pouvoir la vendre plus rapidement en affichant un dessin qui ne correspond même pas au modèle. Et ma foi, ai-je envie de dire, pourquoi pas ?
Je ne vais pas contacter le vendeur pour le prévenir de l'utilisation non autorisée de ce dessin, je vais contenter de m'amuser de le voir surgir dans cette annonce.

dimanche 4 mars 2018

Les gonflés sont gonflants

Ce n'est pas la première fois que ça arrive mais là, je ne suis pas content. On a utilisé un de mes dessins, on l'a modifié, on a pris soin d'enlever ma signature, on l'a badigeonné et cela sans me contacter, sans chercher à le faire. Je suis, disons-le, mécontent. J'ai, pour ma part, contacté les organisateurs en leur disant bien ma colère. Nous verrons leur réaction mais s'il n'y en a pas, je pense que je n'en resterai pas là parce que, cette fois-ci, ça m'agace.

P.S. Le dessin original a été fait en septembre 2014, c'était une commande. Je vous mets le lien vers le dessin.

jeudi 1 mars 2018

Encore une belle saloperie

Figaro

mercredi 31 janvier 2018

Das Auto


jeudi 30 novembre 2017

Dictature en marche

Pour faire une belle dictature, d'abord il faut mettre en œuvre tout ce qui peut être nécessaire à provoquer la confusion des esprits. Il est bon que le peuple ne soit plus en état de se questionner ou, tout du moins, qu'il n'ait plus le temps de réfléchir pleinement et de trouver des réponses à ses questions légitimes. La profusion d'information peut aider à créer la confusion.
Dans la pratique, on s'appliquera à nourrir l'information d'une multitude de faits sans importance afin de noyer ceux qui sont décisifs. On prendra bien soin de faire beaucoup de bruit autour de ces informations de peu d'importance, de créer la polémique, de susciter les prises de position, de monter les uns contre les autres, d'user de jargon pompeux. Pendant que les esprits sont occupés, il sera simple de pratiquer à des restrictions du champ des libertés individuelles, à l'application de lois instituant des obligations et des devoirs supplémentaires. On justifiera le tout en assurant que ces décisions sont prises pour le bien de la population et en indiquant bien les dangers à laisser perpétuer une ou l'autre des situations actuelles. Le cas échéant, on pointera du doigt les dangers qui guettent, tapis dans l'ombre, peut-être au-delà de nos frontières.
On n'hésitera pas à faire un grand usage de "vérités" assénées au nom de l'autorité. On produira des rapports, des études, des expertises sans jamais permettre que l'on puisse les discuter ou les étudier. On annoncera que les mesures prises sont indispensables, nécessaires, impérieuses et urgentes.
La presse sera instrumentalisée pour qu'elle délivre d'une voix univoque ces idées et pour qu'elle explique combien elles sont bonnes et imparables. On ridiculisera les quelques personnes n'allant pas dans ce sens. On dira que toutes les mesures sont prises dans un souci de compétitivité, de rationalisation, de modernité. Du passé, on fera table rase et on expliquera combien les temps ont changé.
Le challenge sera de parvenir à mettre en place une dictature sous couvert de démocratie. Il faudra essayer dans la mesure du possible à faire entrer dans les têtes que les libertés grignotées ne sont rien par rapport à toutes celles qui restent à disposition. Si cela est réellement nécessaire, on pourra même ouvrir quelques nouvelles libertés. On maniera le langage de manière à brouiller les pistes et à alimenter encore la confusion des esprits. Par exemple, on jouera sur les similarité des termes pour faire admettre que le libéralisme est le synonyme de la liberté.

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