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lundi 14 octobre 2019

Coup de frein

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lundi 26 août 2019

Les Pétaroux prennent Thenon d'assaut

Si, pour cette édition, je n'ai pas pu me rendre à la Cassagne, je n'ai pas raté tout à fait cette grande fête du cyclomoteur puisque si je ne suis pas allé à eux, ils sont venus à moi. C'était certain, les mobs allaient débouler dans Thenon. Sur la place de la mairie, des tables avaient été dressées avec des jus de fruit, du café, du pain et du pâté. C'est qu'à mi-parcours de la balade, il convenait de reconstituer ses forces au mieux. Le maire de Thenon était venu assister à l'envahissement fumant et pétaradant et les quelques badauds présents scrutaient avec une certaine anxiété l'arrivée de la horde hilare.


Mais bientôt, les premières pétarades se font entendre. Les Pétaroux arrivent ! Les voilà ! Ils sont là ! Ils sont nombreux ! ils filent à belle allure ! Ils sont déterminés ! J'ai mon appareil photo, la carte mémoire est vide, je vais pouvoir commencer à mitrailler. Voilà quelques images de la déferlante qui emplissait l'air d'une douce odeur d'huile 2 temps.







vendredi 29 mars 2019

Contribuables, accélérez !

C'est une information donnée par la radio nationale ce matin que l'on ne saurait qualifier autrement que croquignolesque. En dégradant, cassant, couvrant, peinturlurant les radars, les Gilets jaunes seraient à l'origine d'un manque à gagner de six-cent soixante millions d'euros au titre des recettes fiscales. On apprend donc que ces radars seraient de facto des quasi fonctionnaires chargés de collecter l'impôt et, par voie de conséquence, l'automobiliste irrespectueux des limitations de vitesse un contribuable espéré par Bercy.
Un temps, j'ai pensé que ces radars visaient à faire respecter ces limitations de vitesse afin de faire baisser "l'insécurité routière" et le nombre d'accidents. Candide, je pensais que ces radars étaient là pour notre bien à tous, que l'on voulait nous protéger. Il n'en est rien ! Ces radars sont là pour ponctionner le citoyen et garnir les caisses de l'État. C'est bien que ce soit enfin clairement dit.
On accuse donc les Gilets jaunes de nuire au budget commun. A cause d'eux, notre pays ne va pas pouvoir boucler les fins de mois. Hier, nous apprenions que la dégradation de ces radars avait provoqué un accroissement du nombre d'accidents et de décès chez les piétons et cyclistes. On en apprend tous les jours. On pourrait se demander si la communication gouvernementale ne serait pas défaillante. N'y aurait-il plus personne pour relire les déclarations et relever le ridicule qu'elles peuvent contenir ?
Le responsable est le Gilet jaune. A cause de lui, l'État n'a plus de sous ; à cause de lui, les cyclistes meurent ; à cause de lui, les assurances sont exsangues. Le Gilet jaune est la cause de tous les maux. Donné en pâture au bon peuple, voué aux gémonies, livré à la vindicte populaire, le Gilet jaune. C'est lui l'ennemi, c'est lui le responsable, c'est lui qu'il faut combattre ! Ne nous y trompons pas. Macron et ses sbires sont nos amis, des amis qui veulent notre bien.

lundi 2 juillet 2018

Un bon rire vaut un steak

Je n'ai jamais très exactement compris cette expression donnée en titre à ce billet. On peut supposer qu'elle explique pourquoi nos amis vegans et végétariens ne rient pas tous les jours. Ça doit leur donner mauvaise conscience, à ces brouteurs de choux[1]. On peut d'ailleurs noter que l'on pleure comme une madeleine et que l'on peut trouver de la madeleine "vegan compatible". Bon. Je digresse, je digresse, et ça n'avance pas.
De quoi je voulais vous entretenir aujourd'hui ? Ah oui, voilà. Contre toute attente, j'ai eu aujourd'hui une occasion de rire apportée sur un plateau par un journaliste, Thomas Mankowski, œuvrant au sein du journal Sud-Ouest, grand quotidien régional s'il en est. Ce n'était pas gagné, ce n'est pas tous les jours que l'actualité donne des raisons de se réjouir. Je vous montre ça en image.


Sud-Ouest roule à 95 km/h
Bref. Le journaliste est sur la brèche en ce dimanche d'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. Il cherche son sujet, il est aux commandes de son véhicule et il furète sur le dense réseau routier départemental à l'affût de l'inspiration. La suite, il l'explique bien comme il faut. C'est du journalisme de compétition, du travail de grand reporter, de l'immersion. Le Thomas Mankowski n'hésite pas à prendre des risques pour que la vérité puisse voir le jour.
Devant lui, une automobile. On apprend qu'il s'agit d'une citadine de marque Kia. Elle est immatriculée en Gironde[2]. Rien n'est dit quant à sa couleur. Soudainement, tout à coup, elle roule à 95 km/h ! Très exactement 15 km/h au-dessus de la limité légale ! Le journaliste a dû appuyer sur le champignon pour coller aux basques de la citadine. Sur son compteur, c'est marqué 95 km/h. Il a son papier pour le journal du lundi. Ouf !
Ce que j'espère, c'est que la maréchaussée ne lit pas la presse. Non parce que là, ça ressemble à un aveu. Si la Kia est à tout jamais perdue pour le carnet à contraventions, l'auteur de l'article, lui, ne sera pas difficile à retrouver. Il indique même son adresse de courrier électronique professionnelle.

Notes

[1] cf Broutechoux (signé Furax)

[2] Dites 33

vendredi 22 juin 2018

L'imitation à quatre vins

Et si, après tout, nous n'étions pas pressés ? Après tout, nous pouvons bien accepter de rouler un peu moins vite pour la bonne cause, celle d'épargner des vies humaines. Ça n'a pas de prix, une vie humaine !
Si une vie humaine n'a pas de prix, c'est que, "en même temps", elle a une valeur considérable dès lors qu'il est question de celle d'un usager de la route en France et qu'elle ne vaut strictement rien, peau de balle, si l'on parle de celle de migrants. En cela, on comprend combien tout est relatif en Macronie.
Abaisser la vitesse maximum autorisée sur les routes à double sens, ce n'est pas l'affaire du siècle. Il y a plus grave. Ça ne constitue tout de même pas une attaque majeure de nos libertés individuelles, on s'en remettra, on ne le sentira même pas passer. Et puis, on nous le dit et répète, c'est pour notre bien et celui de nos semblables.
Dans bien des cas, la vitesse est un facteur aggravant en cas d'accident de la circulation. Des experts ont été mandés et ils ont planché sur la question. Ce matin, sur France Inter, le micro était ouvert à Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention Routière qui expliquait très bien cela. Les experts ont réfléchi et ils ont rendu un rapport "enfantin" : la vitesse, là est le mal.
Soit. On ne peut décemment pas aller contre la physique. Un choc a 90km/h est potentiellement plus destructeur qu'un choc à 80 km/h, toutes choses étant égales par ailleurs. Ce n'est même pas discutable. C'est "enfantin", nous dit Anne Lavaud. Si l'on voulait se laisser aller à un accès de mauvais esprit, on lui rétorquerai que l'on aurait dû abaisser cette limitation de vitesse de bien plus encore. C'est hyper enfantin !
"Enfantin". L'antenne est ouverte aux auditeurs. L'un d'eux questionne la déléguée générale sur l'attitude à adopter à partir de ce 1er vis-à-vis des poids-lourds qu'il nous sera impossible de dépasser. La réponse, enfantine et pleine de justesse ne tarde pas : "on ne les doublera pas, on les suivra". Notez que si l'on tient à rester dans le respect scrupuleux du code de la route, c'est déjà ce que l'on doit faire tant il est hasardeux de songer à doubler un poids-lourd en un temps raisonnable.
Ce n'est pas bien grave. On ne va mettre que quelques poignées de secondes de plus sur nos trajets quotidiens. Et puis, il faut voir le bon côté des choses. On économisera du carburant et l'usure du véhicule en plus de garantir un peu plus notre intégrité physique. Qui a envie de mourir dans un accident de la route ? Hein ? Pas moi.
On le sait, le risque nul n'est pas envisageable. La vie, c'est un risque. On risque tous de nous blesser, de nous faire mal, de souffrir, de mourir. On risque aussi de rire, de connaître joie et bonheur, plaisir et jouissance. Mais là, on ne sait comment l'éviter. Il y a des pistes de travail sur lesquelles travaillent des experts. On a commencé à bannir le plaisir de l'alcool et du tabac, de la bonne chère et de la gourmandise. On va bien finir par trouver comment nous empêcher de baiser. Le risque, voilà l'ennemi à combattre !
D'un autre côté, il y a un truc que je ne pige pas. Éradiquer le risque comme on l'a fait de la variole, voilà qui est une chouette idée qui devrait tous nous emplir d'une joie complète et jubilatoire. Or, dès lors, pourquoi donc la France vend-elle des armes, des missiles et des avions, capables a priori de tuer et blesser ? Parce que ces armes ne sont pas censées être dirigées contre le bon peuple de France ? Ah oui, bien sûr.
Certains avancent que la raison vraie de cette baisse de la vitesse sur le réseau secondaire serait de remplir les caisses de l'État avec les contraventions qui ne manqueront pas de tomber. On nous a assurés que non, que les éventuelles sommes d'argent ainsi récoltées iront abonder les caisses des différents organismes agissant pour la réparation des blessés de la route. Si l'on pousse la logique, il devrait y avoir moins de blessés et donc trop d'argent dans ces caisses d'ici peu. Cet argent excédentaire pourrait alors être redistribué aux Français. Grâce à la baisse de la vitesse, nous allons nous enrichir. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

jeudi 8 mars 2018

Ouvrons l'œil

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samedi 20 janvier 2018

A son train de sénateur, en marche et sans auto

L'affaire a fait son petit bruit dans le Landerneau périgordin. Bernard Cazeau, ci-devant sénateur de la République, ancien conseiller général de la Dordogne et président du conseil général du même département, socialiste qui a soutenu le candidat LREM lors des dernières élections présidentielles, a eu un accident de la circulation au volant de sa flambant neuve automobile de luxe. Que ce sera-t-il passé, on ne le sait pas. Le journal Sud Ouest qui nous informe de l'infortune nous explique que le sénateur âgé de 78 ans aurait déjà dû repasser son permis de conduire après avoir perdu ses derniers points. Il repasse et obtient donc un nouveau permis tout beau tout neuf et fête l'affaire en achetant une belle automobile digne de son rang. Il porte son choix sur une marque allemande réputée pour la qualité de finition et le prestige qui en découle. C'est son choix, c'est son projet.
Or, voilà qu'il songe à rejoindre son fief ribéracois au volant de sa petite auto et que, paf, pas de bol, il s'y prend tellement mal qu'il "ratiboise" un terre-plein central tant et si bien que le véhicule est tout cassé. C'est un accident bien bête et bien regrettable. Un accident, c'est toujours bête. On peut même ajouter sans trop craindre de se tromper qu'un accident survient toujours d'une manière accidentelle en cela qu'il est rarement désiré ou voulu. D'un point de vue très factuel, ce fait divers n'est rien d'autre qu'un accident de la circulation qui n'a pas fait de victime. Le sénateur s'en sort bien, l'automobile moins, les aménagements de la voie publique devront être réparés. Je le répète, on ne sait rien des circonstances et conditions de cet accident. Je ne vais même pas m'avancer à supputer.
Mais alors, pourquoi parle-je de cela ? Par pure méchanceté ? Je ne peux pas le nier, il est toujours réjouissant d'apprendre que des personnalités publiques peuvent, elles aussi, avoir à subir les aléa de la vie de tous les jours. Ça nous les rend un peu plus proches, un peu plus humains, un peu plus comme nous. Le traitement de l'information est intéressant. Ici, il n'est question ni de "chauffard" ni de "vitesse excessive". Si l'articulet use bien d'une légère ironie, il ne fait que relater les faits sans rien suggérer. S'il pouvait en être ainsi dans tous les cas !
Ah oui, un dernier point. Cette affaire est survenue samedi dernier, il y a une semaine. J'en ai entendu parler mercredi pour la première fois. Ce n'est pas très important mais c'est juste histoire de dire que ce n'est pas à proprement parler une informations récente, quoi.

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samedi 23 décembre 2017

Le courage en politique

En politique, le courage c'est prendre des décisions que l'on sait ne pas être populaires. Un bon exemple nous est donné avec ce possible projet de limiter la vitesse sur les routes à deux voies à 80km/h au lieu de 90 km/h. Certains usagers de la route hurlent et se lamentent de cette agression qui leur est faite, à cette atteinte intolérable à leur liberté de rouler à 90 km/h.
L'argument principal mis en avant par les partisans de cette baisse de la vitesse autorisée est qu'elle permettrait d'épargner quelques morts. A mon sens, l'argument est recevable. En effet, il me semble que, du point de vue de la sécurité routière, une vitesse moindre limite la gravité des accidents de la route. Pas tous, c'est certain, mais quelques uns, c'est sûr. Par exemple, la physique nous l'enseigne, la distance de freinage est moindre si l'on roule à une allure réduite. Plus on roule vite et plus on devrait mettre une plus grande distance avec le véhicule qui nous précède. Or, le respect de ces distances de sécurité sont mises à mal par bon nombre de conducteur·e·s. En cas de brouillard, il peut être difficile de respecter cette distance de sécurité pour la simple raison que l'on aperçoit tard le véhicule devant nous. Il en va de même par temps de pluie. Il est à noter que dans ces deux cas, la vitesse est déjà limitée par le code de la route à 80 km/h.
En adoptant une vitesse plus réduite, on écarte aussi le risque d'être emporté vers l'extérieur de la route lorsque l'on a à tourner. Là aussi, la physique peut nous éclairer sur les forces mises en jeu et particulièrement sur l'importance de la force centripète qui, lorsqu'elle cesse, envoie un corps en dehors de son mouvement de rotation tout droit dans le décor. Conduire plus lentement est un gage de sécurité.
On sait aussi que plus on roule vite et plus le champ de vision se rétrécit. Ainsi, plus la vitesse est haute et plus on se concentre sur ce qu'il y a juste devant. Respecter une allure réduite garantit donc d'être plus à même de percevoir un véhicule arrivant transversalement, un piéton s'apprêtant à traverser, un animal ou tout autre événement inattendu.


Mais cette baisse de la vitesse autorisée permettrait aussi une baisse de la pollution liée aux moteurs à combustion interne par le simple fait qu'un moteur consomme moins à régime réduit. Moins de pollution atmosphérique mais aussi moins de pollution sonore et moins d'impact sur le revêtement de la chaussée. Rouler moins vite, c'est donc aussi faire moins de mal à notre environnement.
Rouler moins vite, c'est moins de fatigue. Sur un trajet quotidien, cela n'aurait pas beaucoup d'effet mais sur un parcours de plusieurs centaines de kilomètres, il en va autrement. Si, pour faire simple, on peut parcourir 500 km en cinq heures en roulant à la vitesse constante de 100 km/h, on en parcourra que 400 en roulant à 80 km/h. Pour les cent kilomètres restant à couvrir, il faudra encore une heure et quinze minutes. Vu ainsi, on peut penser que l'on sera plus fatigué après six heures et quart de route qu'après seulement cinq. Mais est-ce si sûr ? Rouler moins vite, c'est être plus détendu et accumuler moins de fatigue nerveuse. Et puis, peut-être est-ce aussi une bonne occasion de revoir ses habitudes. Partir un peu plus tôt, arriver un peu plus tard, s'arrêter pour boire un café et en profiter pour découvrir un marché local, accepter de voyager et de faire un crochet pour visiter ou du moins voir un château ou un beau paysage ? Rouler moins vite et s'arrêter pour un repas pris en prenant son temps dans un sympathique restaurant en dehors de toute autoroute ? On mettra peut-être dix heures au lieu de cinq mais on profitera de ces heures d'une autre manière !
Il n'y a pas si longtemps, les autoroutes n'étaient pas si nombreuses et les véhicules pas si puissants. Je me souviens d'un temps où l'on n'imaginait même pas pouvoir rouler à 80 km/h bien longtemps. Une côte et la vitesse chutait. Les poids-lourds peinaient à grimper les raidillons et plafonnaient à 70 ou 80 km/h sur le plat. Chaque voyage était alors une petite aventure émaillée de pauses plus ou moins longues dans des petits villages que l'on ne traverse même plus aujourd'hui.
Et puis, pour les gens vraiment pressés, la route n'est certainement pas la meilleure des solutions. Il y a le train, par exemple. D'accord, il ne va pas partout et, trop souvent, on met plus de temps pour aller d'un point à un autre avec le train qu'en cyclomoteur. Mais bon, il y a aussi des cas où le train est une solution.

Pour moi qui ne respecte pas les limitations de vitesse avec constance, cette baisse de la vitesse autorisée sur les routes à double sens et à deux voies ne me perturbe pas trop. Dans mes trajets les plus courants, il m'arrive de préférer aux "grands axes" les petites routes où je sais ne pas trouver de radar. Alors, je peux m'amuser à avoir l'impression de rouler vite en ayant parfois du mal à atteindre ces 80 km/h. Sur la route départementale 6089 (ancienne RN89) qui passe en bas de chez moi, il m'arrive bien trop souvent de ne jamais réussir longtemps à rouler à 90 km/h tant il existe d'autres usagers qui se traînent sans raison apparente. Il m'arrive aussi de dépasser allègrement la vitesse limitée pour dépasser un véhicule trop lent à mon goût. Alors, oui, je ne pense pas à la planète et à la pollution, je ne pense pas à la sécurité routière ou à je ne sais pas quoi. Par contre, je pense au radar qui pourrait être caché quelque part et aux points de mon permis.
Il n'est pas impossible qu'il soit plus intelligent de rouler lentement. Ce n'est pas facile de s'efforcer à être intelligent 24H/24 ! Sur un trajet Azerat-Périgueux, je peux espérer quoi ? Gagner quelques minutes ? La belle affaire !

jeudi 21 décembre 2017

Sauver des vies mais pas trop vite

chi va piano

samedi 16 décembre 2017

Contre les criminels de la route

La chasse au délinquant est ouverte

vendredi 4 août 2017

Trop de morts sur les routes de Dordogne

21 morts sur les routes de Dordogne depuis le 1er janvier

Le journal Sud-Ouest est prompt à colporter la mauvaise nouvelle chaque fois qu'elle survient et particulièrement lorsqu'il est question d'accident routier. Cela peut s'expliquer pour partie par l'accident de Jean-François Lemoine, président du directoire du groupe de presse, qui le laissa tétraplégique en 1991. Dès lors, le quotidien œuvre en faveur de la sécurité routière et d'éveiller les esprits à elle.

Peut-être aussi ce titre aime à relater chaque accident de la route, qu'il y ait blessé ou pas, parce que ça permet de pondre du titre qui fait vendre. Mais c'est un procès d'intention et j'en suis bien conscient.

Lutter contre la délinquance routière, tenter de tout mettre en action pour que nos routes soient plus sûres et moins meurtrières, c'est certainement très bien. Honnêtement, on ne peut pas souhaiter toujours plus d'accidents, de blessés, de morts, de handicapés. Et dans le même temps, nous savons bien que pour atteindre le Graal du zéro mort, il faudra commencer par supprimer les conducteurs, interdire le traffic routier. Le vocabulaire est important. Pour frapper l'opinion et aussi pour justifier les mesures prises au nom de la sécurité routière, on parle de "criminalité" de "délinquance", de "violence" et j'en passe. Certes, des comportements sont à dénoncer. Evidemment, on ne peut pas jouer au jeu de la situation particulière dont se servent certains. Il n'y avait personne sur l'autoroute, je ne mettais la vie de personne en danger ou Je suis un excellent conducteur, je n'ai pas eu le moindre accident depuis plus de vingt ans. Mais bon, l'usager de la route a trop souvent le sentiment que l'on cherche avant tout à le verbaliser pour remplir les caisses de l'État. Le radar qui flashe alors que, franchement, l'endroit où il est placé est remarquable avant tout par sa capacité à faire du chiffre, nous en connaissons tous. Les limitations de vitesse sont parfois décidées d'une façon tout à fait arbitraire et sans que l'on comprenne ce qui peut justifier que l'on doive ici rouler moins vite que là.

Enfin tout ça juste parce que j'ai eu l'idée de faire un dessin à propos de ce champignon sur lequel on a parfois tendance à appuyer un peu fort.

Sécurité routière et champignon

dimanche 28 mai 2017

Nazis from outer space

Point Godwin

jeudi 19 janvier 2017

Et les gants c'est élégant

Prenons des gants

lundi 11 juillet 2016

L'usage du deux roues mécanisé et la sécurité bien maîtrisée

Deux roues et sécurité

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