samedi 28 mars 2015

Le Rat enquête sur l'affaire de l'A320

Les mots sont lâchés. Je lis ce matin sur le site du journal Sud Ouest que Andreas Lubitz, co-pilote vraisemblablement responsable du crash de l'Airbus A320, était fou. Si c'est écrit dans le journal, c'est que c'est vrai. Fou. C'est un drôle de mot que celui-là. Il me semble sorti de l'univers de Gogol, du XIXe siècle. Combien de fois ai-je pu entendre dire que l'on ne devait pas parler de "folie" en matière psychiatrique ! Que ce Andreas là ait été déséquilibré, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Tellement déséquilibré qu'il a fini par choir, du reste. Enfin bon, il y a eu accident, sans doute criminel, c'est triste et con. S'il avait des idées suicidaires, il n'était pas obligé d'en faire profiter tout ce monde là. Quoi que ça me fait penser à un livre de Arto Paasilinna, "Petits suicides entre amis", dans lequel un groupe de candidats au suicide décident de partir ensemble à bord d'un car pour aller mettre fin à leur vie au soleil. Ensemble, ils se pensent plus fort pour passer à l'acte, ils s'entraident. Et si ça se trouve ? Ce serait une chouette histoire que de s'apercevoir que tous étaient réunis pour un suicide collectif. Non ? En attendant, le Rat mène l'enquête.

A320, le Rat mène l'enquête

mercredi 25 février 2015

Rat au nez rouge

Le rat a le nez rouge

mercredi 15 octobre 2014

Chercher et détruire

Search & Destroy

samedi 16 août 2014

Le Rat et la sécurité routière

Selon l'ONISR, le mois de juillet de cette année aurait enregistré une sorte de record du nombre de tués sur la route avec (seulement) 304 morts durant le mois. Il faut remonter à 1954 pour connaître un chiffre aussi bas.

Il n'y a pas si longtemps, France Inter proposait, une fois encore, une émission sur la sécurité routière et, plutôt, contre la vitesse accusée de mille maux. Au cours de cette émission, seule la parole bien pensante était entendue. Tout le monde était d'accord pour affirmer, rappeler, asséner la bonne parole et fustiger les "chauffards", les mauvais automobilistes, les voitures trop puissantes, les grosses berlines allemandes, les soiffards, les andouilles, les beaufs, les débiles qui aiment leur voiture.
Nul doute que ces propos, ces mise en garde, ont porté leurs fruits. Paf ! Plein de morts en moins pour le mois de juillet. 40 morts en moins en juillet 2014 par rapport à juillet 2013. Un résultat que l'on n'hésite pas à qualifier d'historique. On ne peut que se réjouir de cela tant il est triste que l'on puisse mourir bêtement sur les routes de France. Du côté des autorités, on est content mais on cherche à comprendre ce qui a conduit à cette baisse de la mortalité.

Puisqu'il n'est pas permis de discuter de la manière de conduire et de la vitesse, je ne vais pas dire ce que j'en pense. Un peu tout de même parce qu'il y a une question qui ne manque pas d'arriver dès lors que l'on parle du sujet pour dire que l'ennemi, c'est la vitesse. A chaque fois, à la radio, lorsque l'antenne est ouverte aux auditeurs, il y a au moins une personne pour faire du mauvais esprit et pour demander que l'on lui explique comment et pourquoi on n'enregistre pas tant de morts surnuméraires en, par exemple, Allemagne où certaines portions d'autoroute ne sont pas sujettes à des limitations de vitesse.
Il y a quelques mois de cela, j'apprends que, en Grande-Bretagne, on a désactivé tout un tas de radars et que l'on est même allé jusqu'à relever la vitesse autorisée sur autoroute. Pour autant, et avouez que c'est bizarroïde en diable, pas plus de morts. Chez nous, le débat est fermé. Il y a le discours officiel, il y a les associations de victimes de la route, et il y a les annonces de nouvelles limitations de vitesse. Jamais on ne parle de l'état du réseau routier, de l'infrastructure, des "points noirs".

La sécurité routière
Ce que je trouve un tantinet étrange, c'est que l'information du nombre de morts record pour juillet 2014 n'a pas été tellement repris. C'est comme si ça ennuyait les gens de la sécurité routière que l'on soit moins mort sur la route. On devrait se réjouir de ces chiffres, on devrait les analyser, comprendre ce qu'il s'est passé et en tirer les enseignements qui s'imposent. Si ça se trouve, c'est juste la faute à pas de chance, la faute au hasard. Si ça se trouve, on ne peut pas savoir pourquoi il y a eu moins de morts.
Et moi, des pistes, j'en aurais plein. Par exemple, si on empêchait les gens de prendre leur voiture, sûr qu'il y aurait bien moins de morts. On pourrait très bien relever tellement le prix des carburants que l'on n'aurait quasiment pas les moyens de faire des kilomètres sans y réfléchir à deux fois. On pourrait aussi tellement pousser à fond le contrôle technique obligatoire pour que l'on n'ait plus les moyens d'avoir un véhicule. On pourrait obliger les constructeurs à ne produire que des véhicules incapables de dépasser, disons, les 30 km/h. Mais aussi et surtout, on pourrait détruire toutes les routes et les remplacer par des mauvais chemins bien garnis en nids de poule.

mercredi 14 mai 2014

De l'importance de savoir lire

Aujourd'hui, ça n'allait pas trop mal. Le moral n'était pas au plus bas, j'avais arrêté de m'entraîner à faire des nœuds coulants, je n'affûtais plus les lames de rasoir, j'arrêtais de consulter le Vidal à la recherche des comprimés les plus létaux, je ne recherchais plus la pierre assez lourde pour m'amener à coup sûr au fond du fleuve. Tout allait aussi bien que cela pouvait aller et, alors que je m'adonnais à la poursuite de la lecture d'un magazine vantant les charmes incontestables du Périgord, je me suis dit in petto que j'avais tout de même une veine de chef de gare de savoir lire.

Dans la vie, il y a des trucs qui sont plus importants que d'autres. Avoir bon appétit, avoir le moral, c'est tout de même vachement obligatoire. Avoir la santé aussi, remarquez. Ne pas être trop dans la dèche, c'est pas mal non plus. En fait, plus j'y songe et plus je me dis que le secret d'une vie épanouie et agréable à vivre, c'est d'avoir un minimum d'ennuis, de tracas, de problèmes, de soucis et d'autres choses qui sont de nature à vous la pourrir, la vie. Mais après que l'on a fait le tour des éléments encore plus nécessaires que tous les autres au rang desquels je mettrais le fait d'avoir des poumons pour respirer, un cœur pour faire circuler le sang, un cerveau pour commander les organes et les membres, des muscles pour faire bouger l'ensemble, des os pour faire tenir tout ça debout, des oreilles pour entendre, une langue pour goûter, une bouche pour boire, des yeux pour y voir clair et un trou du cul pour se vider des choses encombrantes, je me dis qu'il y a tout un ensemble de fonctions et facultés qui peuvent paraître secondaires bien qu'elles soient tout de même fort utiles. Et par exemple, et c'est là que je veux en venir, savoir lire. Et j'ajouterais pour ma part, surtout, savoir lire le français.
Il y a plein de personnes qui ne savent pas lire le français. Pour les étrangers qui peuplent une très large partie de la planète et qui sont d'une quantité phénoménale, ce n'est pas vraiment important de ne pas lire le français. Ils ont leur manière à eux de parler et ça semble leur suffire. Mais pour nous autres, Françaises et Français, tout de même, c'est vraiment très utile de savoir lire le français. De savoir l'écrire aussi, dans une certaine mesure, mais surtout de pouvoir le lire, à mon avis.
Je ne sais pas si beaucoup d'autres philosophes ont réfléchi à la question. Je n'en suis pas sûr. Déjà, la plupart des bons philosophes sont parfaitement étrangers et, d'autre part, la majeure partie d'entre-eux sont morts. Le mort, jusqu'à preuve du contraire, n'a pas à savoir lire le français. Je sais que le sujet fait polémique et que d'aucuns prétendent au terme d'une longue et vaine ratiocination que l'on ne peut pas affirmer que les morts ne ressentent pas le besoin ou la nécessité de lire le français (ou autrement). A ceux-ci, je rappellerai juste que, du moins pour les morts qui ne sont pas incinérés ou dépecés, pour ceux qui sont enterrés dans un cercueil normal placé dans un cimetière normal, que l'on a rarement vu de mort enterré avec sa bibliothèque et que, du reste, il est au moins aussi rare de trouver une bière équipée d'un dispositif d'éclairage. Allez lire dans le noir total, vous ! Oui, d'accord. Un mort connaissant le braille pourrait y parvenir, je vous le concède. D'accord. Mais quoi qu'il en soit, ils ne forment pas la majorité des morts et, au mieux, constituent l'exception qui vient confirmer la règle, comme on dit.
On m'objectera également que le jeune enfant qui vient de naître ne sait pas lire et que cela ne semble pas lui nuire outre mesure. C'est vrai mais il faut noter que le bébé n'est pas à proprement parler autonome. Laissez seul un bambin avec une réserve de nourriture à sa disposition et revenez une semaine plus tard. Vous pourrez constater qu'il n'aura sans doute pas su se débrouiller par lui-même. De même, des études scientifiques menées par des personnes désireuses de faire avancer la science (et malheureusement incomprises) tendent à prouver qu'un enfant placé dans un congélateur avec le mode d'emploi à portée de main ne parvient pas à se libérer seul, et ceci même après plusieurs jours. A partir d'un certain âge, l'enfant apprend à lire et comprend l'usage qu'il pourra faire de cet apprentissage. Il pourra s'élever dans l'échelle sociale et occuper un emploi qui fera la fierté de ses parents. A contrario, un enfant qui ne parviendrait pas à apprendre à lire correctement serait vite la risée de toute la classe et n'occuperait, au mieux, qu'un emploi subalterne chichement rémunéré. Mais passons.
On pourra aussi noter les cas amusants de ces personnes qui, sachant lire, sont incapables de comprendre un texte pourtant simple. Certaines sont à la limite de comprendre la liste de courses par elles rédigée. Ces personnes sont plus nombreuses que l'on peut le penser. Ceci dit, et sans chercher à leur trouver des excuses, il faut reconnaître qu'il existe des textes qui sont, semble-t-il, réalisés pour être incompréhensibles. Nous avons tous été confrontés à ce genre de textes. Dans le lot, nous pourrons mettre certaines notices d'emploi de produits manufacturés, quelques extraits de jugement, quelques traités philosophiques, poétiques, scientifiques.
Il est couramment admis que la lecture permet le savoir, la compréhension. On a souvent dit que l'on a longtemps laissé les braves gens éloignés de la lecture et de l'écriture afin de les laisser macérer dans l'ignorance et la croyance. Ce n'est sans doute pas totalement faux. Pour autant, on peut se demander s'il faut réellement permettre à tous d'accèder au savoir. Enfin ! Ce n'est pas à moi de me prononcer sur la question. Disons qu'il s'agit là, certainement, de l'une de ces grandes idées humanistes. Que voulez-vous ! On ne dira jamais assez le mal qu'ont pu faire les "gens de gauche" ou assimilés à nos sociétés.
Car enfin ! Le peuple a toujours existé et, à moins que l'on puisse m'apporter la preuve du contraire, il a vécu depuis toujours sans qu'il ressente plus que ça un besoin impérieux de savoir lire ou écrire ! Que diable ! A quoi bon s'occuper de cela lorsqu'il s'agit de manier la pioche ou la bêche ? A quoi bon savoir lire lorsqu'il est question de mener du linge souillé au lavoir ? Et de vous à moi, les pauvres sont-ils seulement plus heureux depuis qu'ils ont accès au savoir ? Et étaient-ils seulement plus malheureux avant ? Bien sûr que non ! Tout cela relève de la plus misérable des escroqueries intellectuelles. J'irais presque jusqu'à prétendre que cette sotte idée de donner la lecture à tous a eu un effet des plus néfastes pour l'écrit. Je m'explique. Autrefois, aux temps bénis ou chacun était à sa place et ne pétait pas plus haut que son cul, les écrits étaient nobles. Nous avions de beaux écrits pour de belles gens et beau plus beau donne du plus beau encore. Avec la popularisation de la lecture, il y a eu vulgarisation de l'écrit. Aujourd'hui, nous pouvons voir, horrifiés que nous sommes, l'écrit utilisé pour nous vendre de la viande de poulet, du dessous en fibres synthétiques ou de l'assurance-vie. Si ce n'est pas malheureux ! Où sont les Ronsard, les Montesquieu ou les Flaubert ?
Et que dire de celles et ceux qui se permettent d'écrire n'importe quoi n'importe comment pour n'importe qui au risque de dévoyer cette merveilleuse découverte qu'est la lecture ? Et j'en connais, de ceux là ! Parfois, on pourrait penser que le seul but de ces personnes est de remplir. Ils écrivent pour ne pas laisser vide. On ne devrait écrire qu'en cas de nécessité absolue. C'est ainsi que nous sommes inondés de textes creux, vides d'intérêt, qui ne sont là que pour faire croire qu'il y a du texte. Prenez la plupart des buletins municipaux, par exemple. Hormis les quelques informations pratiques qui peuvent être de quelque utilité, hein ? Que nous apprennent les "mots du maire" ou les compte-rendus du club philatélique ou de celui du troisième âge ? C'est vraiment bien triste. Et pour en revenir à la revue dont je vous parlais au début de ce billet formidable. Nous avons un bloc de papier vantant les mérites du Périgord. Des photos et des textes. Les photos nous montrent de beaux paysages, de beaux châteaux, de belles tables. Bien. Les textes, eux, et même s'ils apportent parfois quelques éclairages historiques bien venus, ne servent à rien. Et les romans, après tout ? A quoi ça peut bien servir, un roman ? Ces personnages qui n'existent pas à qui il arrive des aventures imaginaires. Soyons sérieux ! Et il y en a qui paient pour ça ! Et il y en a qui sont payés pour ça !

Mais je m'emporte, je m'emporte. En fait, aujourd'hui j'ai fait un dessin et je me suis dit que j'aurais pu faire un petit texte pour l'accompagner. Le souci, c'est que je n'avais strictement rien à dire et que je me suis laissé aller à écrire n'importe quoi. Au début, j'avais vaguement l'idée d'écrire un texte illustrant le fait que le Rat ne savait pas lire et qu'il allait s'empoisonner en mangeant et buvant ce que des personnes lui auraient laissé comme poisons en lui faisant croire qu'ils lui offraient un repas. Et j'ai mis une petite affiche expliquant cela. Seulement, après coup, je me suis rendu compte qu'il était idiot de prétendre que le Rat ne savait pas lire les étiquettes s'il parvenait à lire la pancarte. Et là, je me suis subitement aperçu que j'étais bien le dernier des incapables et j'ai eu vraiment honte. Pour m'en sortir, je n'ai rien trouvé de mieux que de tenter d'écrire un très long billet avec le secret espoir que les visiteurs n'auraient jamais le courage d'aller au bout de mes délires et abandonneraient avant d'arriver au mauvais dessin.
Et puis aussi, il fallait bien que je trouve une occupation dans l'attente de la bonne cuisson de mes pommes de terre du repas quotidien. Si j'avais fait des nouilles, j'aurais sans doute pondu un texte plus court. Là, c'est cuit alors je vais manger.

Ne bouffez pas ce que vous ne connaissez pas

lundi 24 mars 2014

Sinistre déculottée

Le premier tour des élections municipales est passé. S'il n'y aura pas besoin de recourir à un second tour à Azerat, il n'en va pas de même dans bien des communes où deux, trois, quatre, cinq ou même six listes peuvent rester en lice. Ce qui ressort globalement de ce premier tour des élections municipales 2014, c'est que la gauche de gouvernement a pris un belle raclée.

A Périgueux, le socialiste Michel Moyrand espérait remporter une majorité de suffrages dès le premier tour. Il devrai attendre une semaine pour savoir s'il est reconduit dans ses fonctions électives. A Paris, on n'est pas bien sûr que la ville ne passera pas à droite. A Bordeaux, Juppé est conforté à la mairie mais la CUB vire à droite. Dans ce scrutin local, les électeurs se sont exprimés sur le global.
Le Français est mécontent de la politique menée par l'équipe de François Hollande. Pour le Français, François Hollande, c'est les socialistes et plus généralement la gauche. Comme il est mécontent, il le dit en infligeant un camouflet aux candidats de gauche. Il a bien raison. Pour autant, a-t-il raison de voter à droite ou à l'extrême-droite ? Ce n'est pas certain. Mais que peut-il faire d'autre ? S'abstenir ? Mauvaise idée.
Selon moi, la vraie bonne idée est de faire la différence (lorsque c'est possible) entre l'équipe gouvernementale et ce qu'il se passe dans les communes. Alors, oui, bien entendu, ici, à Azerat, commune d'un peu plus de 400 habitants, les notions de gauche et de droite pour les élections municipales n'a pas grand sens. Je ne dis pas non plus qu'il convient nécessairement, d'une manière aveugle, de voter pour une équipe de gauche au motif que l'on serait de gauche. Entre un bon maire de droite et un mauvais maire de gauche, je voterais probablement pour le premier. Se prétendre de gauche n'est pas un gage de qualité ; se prétendre de droite est plus sûrement un signe de bêtise, je suis bien d'accord. Toutefois, parfois, si l'on y réfléchit bien, il peut arriver que l'on puisse cumuler gauche et bêtise. La nature est surprenante.
Bon. Mais le gros truc de ces municipales est la "percée" du Front Nazional. Ah ça. C'est pas faute d'avoir prévenu. On l'avait dit qu'il y aurait abstention et montée de la droite extrême. Faut pas avoir l'air étonné. Est-ce grave ? Je ne le sais pas. Après tout, c'est démocratique. On n'empêche pas les candidats F-Haine de se présenter ; on ne peut pas empêcher les électeurs de voter pour eux. Ce matin, j'entendais sur France Inter un élu de ce parti prétendre qu'il allait faire baisser l'insécurité, faire baisser les impôts et, surtout, limiter le nombre de restaurants trop exotiques dans sa ville. Beau programme !
Ce qui m'amuse, c'est que Hollande et d'autres socialistes ont réussi à sembler prendre le coup de plein fouet, sans s'y attendre. Sans blague ? Hollande et les autres s'imaginent sérieusement qu'ils sont unanimement appréciés par le bon peuple de France ? Non ? Vrai ? Mais il faudrait qu'ils sortent un peu, qu'ils questionnent, qu'ils écoutent. Ils devraient vite se rendre compte que l'on n'est pas vraiment content.
Comme me le disait récemment un copain, Hollande aurait pris un virage "social-démocrate" et on se questionne tout de même un peu sur le sens de cette annonce. Social ? Vraiment ? Faire des cadeaux aux patrons, c'est social ? Ah bon. Et démocrate ? Démocrate ? Hollande ? Non ? Il a été élu sur un programme, me semble-t-il. Il respecte son programme Hollande ? Vous trouvez, vous ? Elle est où, la démocratie ?
Si je vais au restaurant, que je commande des nouilles avec des merguez et que l'on me sert de la purée avec du jambon, j'ai l'impression d'être arnaqué. Et bien voilà. J'ai comme l'impression que le Français a l'impression d'être arnaqué. Je pense que beaucoup (et j'en fais partie) ont voté Hollande pour voter contre l'autre escroc dont j'ai oublié le nom. On a jamais vraiment cru que Hollande allait résoudre tous les problèmes. Mais là, il les accumulent un peu trop, les motifs de désillusion. Peut-être ne peut-il pas lutter contre son ennemi, la phynance. Peut-être ne s'était-il pas rendu compte de sa puissance réelle. Possible. Je ne veux pas trop jeter la pierre à François Hollande. Je ne dis pas qu'il fait tout ce qu'il pourrait faire mais je ne suis pas certain non plus que quelqu'un ferait mieux ou moins pire.

Municipales 2014

dimanche 16 février 2014

Prendre le temps de prendre le temps

J'étais en train d'essayer de faire un dessin pour le blog sans y parvenir lorsque je me suis demandé si le blocage ne venait pas que j'étais un peu trop pressé de finir ce dessin avant qu'il ne soit commencé.

Pour réussir un dessin, du moins chez moi, il faut que j'ai au moins un semblant d'idée ou une envie. Ce peut être un idée très vaporeuse, très vague. L'idée de dessiner une moto, de dessiner le Rat ou la Peste. S'il n'y a rien de plus, j'ai remarqué que ça ne donnera pas grand chose de très bon. Il faut que l'idée soit un peu plus précise. Il me faut une sorte de thème. Si je dis que je veux dessiner une moto avec un drôle de pot d'échappement ou avec un pilote avec un drôle de couvre-chef, ça suffit. Cela ne garantit pas que je vais réussir mon dessin mais, au moins, je vais pouvoir commencer à chercher dans une direction.
Mais il y a quelque chose d'encore plus important que l'idée, c'est le temps. Pour réussir à faire un dessin, il faut que je parte dans l'idée que j'ai tout mon temps pour le réaliser. En la matière, je ne suis pas vraiment du genre patient. Un dessin, j'aime qu'il soit vite fait. Je sais d'expérience qu'un dessin que je laisse en plan avec la promesse d'être terminé plus tard a toutes les chances de rester en l'état. Donc, il faut que je me donne du temps mais il faut aussi que je parte avec l'idée que ce sera tout de même assez rapide.

rat top chrono
Ceci dit, ni l'idée ni le temps donné ne suffisent à garantir qu'il y aura bien un dessin au bout du compte. Et ça, c'est un truc qui m'agace à un point que vous ne pouvez même pas soupçonner. C'est le sentiment d'avoir perdu mon temps en pure perte qui m'agace. Lorsque, après une ou deux heures de vaines tentatives je prends enfin conscience que je n'arriverai à rien, c'est le doute qui se met de la partie. Alors, je ne suis pas loin d'être persuadé que je suis nul, que je ne vaux rien, que je suis juste bon à pas grand chose. Et plus le doute s'installe moins ça fonctionne. Dans ces moments là, j'agis comme si je cherchais tous les signes de mon manque de talent flagrant. Chaque nouvel échec vient m'apporter une preuve supplémentaire et je sais que le prochain essai sera couronné d'insuccès encore et encore. C'est désespérant.
Et puis, il arrive un jour où ça revient. J'ai envie de dessiner, j'ai une idée, je vais bien et le dessin se construit à toute vitesse. J'ai plaisir à dessiner, je trouve les traits qu'il faut, les idées surgissent au fur et à mesure que le dessin apparaît comme par magie. Il y a même des jours où j'arrive à m'épater, où je me dis que, tout de même, je ne suis pas si mauvais que ça et que la vie est vachement belle.
Récemment, je parlais avec un copain peintre qui m'expliquait que, lui aussi, il connaissait des jours sans. Dans ces jours là, il s'acharne sur sa toile et ses couleurs jusqu'à ce que quelque chose apparaisse enfin et qu'il parvienne à saisir l'idée qui va le faire avancer. Il multiplie les couches, gratte la toile, change de brosse et travaille avec d'autant plus de hargne que c'est difficile. En fait, il refuse de rester sur un échec. Il sait que le travail est un passage obligé et que la création n'est pas toujours chose facile.
Et moi, je me dis que je ne suis qu'un fainéant. J'ai sans doute trop tendance à baisser les bras et à me réfugier dans l'acceptation de l'échec sans chercher à le combattre vraiment. Néanmoins, il y a une énorme différence entre la peinture et le dessin. Avec le dessin on ne peut pas vraiment retravailler. Et avec l'aquarelle encore moins. Je peux gommer mon crayon et reprendre des traits mais il arrive un moment où le papier n'en peut plus des traces de gomme. Alors, il n'y a pas d'autre solution que de jeter et recommencer. Si j'ai vraiment une idée forte, je peux le faire. Si je n'ai pas cette idée, je laisse tomber. Il ne me reste plus qu'à comprendre comment on trouve des idées.

mercredi 5 février 2014

Enfin un nouveau dessin

Bien. Ça n'a pas été sans mal mais j'ai réussi à faire un dessin. Difficile de s'y remettre après tant de temps. Vraiment pas simple, je vous prie de me croire. Il faut remettre la main sur le matériel. Enfin bon, voilà. Ce n'est pas terrible, ce n'est pas encré, je n'ai pas eu le courage de tenter l'encrage. C'est toujours mieux que rien. Demain, ce sera quelque chose de tout autre.

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mercredi 4 décembre 2013

L'inconstance du savoir

Cet après-midi, en revenant en mon logis, j'ai la ferme intention de faire un dessin pour le blog. Une feuille de papier est posée sur la table, le porte-mine saute dans la main et alors la question arrive : "Que pourrais-je bien dessiner donc ?"

C'est très perturbant de ne pas réussir à dessiner. C'est même assez incompréhensible. Il y a tout plein de choses que l'on a appris à faire au cours de sa vie et que l'on fait sans y réfléchir vraiment. On dit que le vélo, ça ne s'oublie pas. Il y a bien longtemps que je n'ai pas posé le cul sur une selle de vélo mais il est vrai qu'il me semble que ce ne serait pas un problème que de pédaler et d'avancer. Le dessin, ça devrait être pareil. On devrait pouvoir décider de faire un dessin et y parvenir sans avoir besoin de réfléchir.
Je me dis qu'il en est sans doute de même pour les musiciens, les écrivains, les peintres ou les sculpteurs. Il doit bien y avoir des jours où ça ne marche pas comme il le faudrait ou comme on le voudrait.

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dimanche 20 octobre 2013

Même pas mort

Je ne suis pas certain qu'il y ait eu grand monde pour s'inquiéter de ma santé suite à mon expérience culinaire à haute dangerosité d'hier soir mais, au cas où, ces personnes éventuelles doivent savoir que j'en suis sorti avec brio.

Bon an mal an, les journalistes peuvent espérer chroniquer sur les risques représentés par l'ingestion d'espèces malsaines de champignons sauvages cueillis et cuisinés avec un poil trop d'enthousiasme et de confiance en soi.
Cela me fait me souvenir de mon père, fin mycologue s'il en est, qui, bien que parfaitement autodidacte, avait décidé d'étaler sa science en nous affirmant que ces champignons que l'on trouvait à foison dans ce bois étaient parfaitement comestibles et véritablement délicieux. Il fit une cueillette importante de ces champignons et ma mère, par prudence et par un léger doute quant aux connaissances de mon père, préconisa que l'on apportât la récolte au pharmacien pour qu'il donnât son avis éclairé.
Celui-ci demanda à mon père s'il en avait assez de la vie. En effet, parmi ces beaux champignons aucun n'était comestible et il y avait même de nombreuses amanites phalloïdes.
Nous ne fîmes plus jamais confiance à mon père sur cette question.

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samedi 3 août 2013

Comme l'intestin

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lundi 25 mars 2013

Le rat dit aux actifs

Aujourd'hui, on a appris ce qui a causé le dernier accident en date à la centrale de Fukushima. Ce soir, j'ai écouté une émission sur France Inter sur le "burn out" au travail.

Ça y est ! On a trouvé ! L'accident a été causé par un rat qui aurait grignoté un câble. La preuve ? On a retrouvé le coupable. Un rat avec encore un bout de câble entre les dents. C'est une bonne nouvelle. Enfin il me semble que ça a été annoncé par TEPCO comme si c'en était une. Moi, je ne suis pas certain que ce soit une si bonne nouvelle que ça. Les rats solitaires sont plutôt rares et s'il y a eu un rat et s'il y a eu un câble, il est possible qu'il y ait encore un rat et encore un câble.
% Mais tout de même, ne boudons pas notre plaisir de savoir que l'on a retrouvé le coupable et qu'il est mort. Il ne recommencera pas. Allez savoir, il a peut-être commis le péché de la gourmandise et a été puni par dieu. Ceci étant, il est vrai que les rongeurs sont une plaie. Ils sont capables, rien que pour passer le temps, de se mettre à grignoter tout et rien.

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Ce soir, sur France Inter, ça causait du "burn out" dans l'entreprise. C'était dans l'émission "le téléphone sonne". Je n'aime pas cette émission. Toutefois, je l'ai écoutée. Elle était moyennement intéressante.
Si je ne pense pas être proche du "burn out", il y a bien une question qui était abordée dans cette émission et qui a retenu mon attention. C'est celle qui consiste à se demander ce que l'on fait comme travail et pourquoi on le fait. Et là, c'est exactement une question que je me pose depuis quelques années.
Moi, mon travail, à l'origine, ce n'est pas celui qui me vaut un salaire. Mais bon, j'ai un salaire. C'est la seule raison pour laquelle, trois fois par semaine, je vais à Périgueux. Juste pour le salaire. Rien que pour ça. C'est important, un salaire. Ça permet d'avoir des euros à dépenser.
Dépenser des euros, c'est utile lorsqu'il s'agit de se nourrir, de payer ses diverses charges, de s'acheter deux ou trois bricoles utiles ou que l'on a envie d'avoir. Mais pour le reste ? Est-ce que ça vaut le coup de gagner des euros en se faisant chier deux jours et demi par semaine ? Je me pose sincèrement la question.
J'en suis à prétendre faire de la maintenance informatique. Ça ne m'amuse plus du tout, en fait. Au départ, j'ai fait ça parce que l'on ne me donnait plus rien à faire. J'ai discuté avec mon patron et on a conclu un accord. Je passais à un mi-temps et je m'occupais de l'informatique. J'avais l'impression que ça allait être bien comme ça. Dans le fond, ça a été une bonne idée. Ça m'a permis de gagner suffisamment pour mes besoins et de consacrer le reste de mon temps à des choses qui m'intéressent plus. Sauf que, à la réflexion, je me dis que j'ai choisi la solution tiède. J'ai joué la carte de la sécurité. J'avais encore l'emprunt de ma maison à payer et je n'avais pas envie d'être foutu à la porte pour défaut de paiement.
Aujourd'hui, je me dis que ce que j'aime faire, ce n'est certainement pas la maintenance informatique. Le vrai métier que j'aurais aimé faire, ça aurait été écrivain. Romancier. Je n'ai jamais été foutu de finir un bouquin. Il y a le dessin. Le dessin, j'aime bien. C'est tranquille. Et puis, il y a la photo. De ces trois activités, celle qui peut éventuellement me rapporter quelques euros, c'est le dessin. Serait-il possible de dégager suffisamment d'euros en mêlant ces trois activités ? Je n'en sais rien. N'empêche que si je trouvais le moyen de partir de cet emploi salarié et de dégager quelques centaines d'euros chaque mois, je n'hésiterais pas beaucoup. Parce que au boulot, comme le dit cette expression que j'aime beaucoup, je me fais chier comme un rat mort.

vendredi 8 mars 2013

Rat pèle plus

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lundi 3 décembre 2012

Quand le rat regarde en l'air

C'est signe qu'il n'y aura pas lerche sur le blog. Mais demain ! Ah ! Demain ! Demain, ce sera mardi ! Et le mardi, c'est jour de feuilleton sur le blog. Oui.

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