samedi 16 septembre 2017

Amassons

Le rat et sa fortune

lundi 31 juillet 2017

Un plumage en noir

Ce n'est pas tous les jours que je peux me réjouir d'avoir aussi bien perdu mon temps. Le plus souvent, je le perds plutôt mal mais là, c'est du grand art. J'ai tenté d'enseigner l'utilisation d'un truc promettant de réaliser des interfaces web puissantes et rapides à quelqu'un qui n'a sans doute pas les pré-requis pour en comprendre quoi que ce soit. Cette personne refuse d'admettre qu'en la matière, la syntaxe peut avoir une certaine importance. Il s'étonne et s'agace lorsque plus rien ne marche, que tout est cassé. Je passe près d'une heure pour réparer mais il ne veut rien entendre, ce n'est pas de sa faute si c'est trop compliqué. Il voudrait de l'intuitif, du simple et facile. Il existe des solutions pour cela, des solutions qui, en plus, ne sont pas si mauvaises mais non, il veut faire par lui-même et ce n'est pas gagné.
Alors, je lui ai rédigé un petit document de quatre pages pour qu'il puisse s'en inspirer et mettre en pratique les quelques rudiments juste en recopiant et en ajustant. J'ai tenté de faire simple et pédagogique. Vraiment. Je me suis appliqué, j'ai été clair, j'ai donné des exemples, j'ai expliqué. Devinez quoi ? Oui, il n'arrive pas à suivre et à recopier.

Bon. Cela m'a laissé le temps de retrouver une plume que je n'avais pas utilisée depuis belle lurette. Alors j'ai fait deux dessins, pour voir.
La plume a quelques avantages sur le pinceau et le pinceau quelques autres sur la plume. L'idée judicieuse serait d'utiliser les deux outils, chacun pour ce qu'il fait le mieux. Un peu comme le bricoleur peut utiliser le marteau et le tournevis selon les cas. Le marteau pour enfoncer un clou, le tournevis pour visser la vis. L'outil qui va pour une tâche n'est pas efficient pour une autre.

J'ai failli vous mettre une photo (encore !). Je pense que vous devez en avoir un peu marre de mes photos. Faut pas hésiter à le dire. Je ne vous promets pas que cela m'incitera à n'en plus mettre sur le blog mais vous pouvez toujours essayer. Bref, deux dessins.

Pas en marche

A la plume

vendredi 3 mars 2017

Plan B comme Bordel

A ce qu'il se dit, Juppé se préparerait. Apparemment, il serait finalement disposé à endosser le rôle ingrat du plan B. Comme qui dirait, il serait prêt à faire don de sa personne à la France. C'est de l'abnégation ou je ne m'y connais pas.
D'un autre côté, Fillon, lui, il tient à son statut de plan A. Et je le comprends, Fillon. Ce ne doit pas être simple d'abandonner si près de la ligne d'arrivée. Au mieux, il était en troisième position dans les pronostics de la primaire de la droite. A force de pugnacité et de "Vous imaginez le Général de Gaulle...", il a battu Sarkozy et Juppé et tous les autres. Il pouvait sourire de tous ses sourcils, le Sarthois ! L'Elysée était à portée de vue et il allait pouvoir foutre du libéralisme forcené partout. Il exultait et il y avait de quoi. Belle revanche pour un ex-premier ministre qui était qualifié de "collaborateur" par Sarkozy. Se retrouver à la tête du pouvoir pour un homme plein d'ambition qui doit rêver à ça depuis des décennies et être près de se casser la gueule en pleine course à cause d'un canard, c'est rageant. Du coup, il est assez colère, le Fillon. Il n'admet pas. Il refuse. Il ne se retirera pas.
Par contre, ceux qui se retirent, ce sont ses soutiens qui devinent un futur moins lumineux que promis et qui espèrent ne pas tout perdre en soutenant le plan B Juppé. C'est un peu désespéré, il faut le reconnaître. Et d'un autre côté, comment continuer à soutenir Fillon maintenant qu'il s'enfonce lui-même un peu plus chaque jour ?
Il n'aurait pas raconté que le Canard enchaîné avait menti, il n'aurait pas dit que ce journal palmé agissait sous les ordres de la gauche, il n'aurait pas persisté à dire que Pénélope avait bien travaillé (et dur et fort et sans compter les heures), il n'aurait pas dit qu'il se retirerait s'il était mis en examen, il n'aurait pas dit encore que tout cela était piloté par l'Elysée... Il n'aurait pas accusé les juges d'êtres partiaux, il n'aurait pas appelé à une manifestation contre ces juges au Trocadéro ce dimanche, bon, peut-être était-ce encore jouable mais maintenant, ça promet d'être un peu difficile.
Le plus intéressant, c'est que Fillon se montre sous son vrai visage. C'est un fou. Franchement, ça fait peur de l'imaginer président de la République. On voit que c'est ce genre de personne capable de n'importe quoi juste histoire de ne pas reconnaître avoir perdu. Du genre à déclencher une guerre thermo-nucléaire juste parce qu'un chef d'état lui aurait mal parlé ou aurait refusé un pot de rillettes confectionnées par Pénélope. On le voit colérique, butté, borné, revanchard, menteur, prompt à se dédire. Une sorte de Trump à la française, en quelque sorte.
Heureusement — ou pas — pour lui, il a encore des soutiens indéfectibles. Nadine Morano par exemple. Par contre, même Christine Boutin demande à Fillon d'arrêter ! C'est donc que les choses vont mal chez les Laids Républicains. Et il doit être difficile de soutenir Fillon, de trouver les bons arguments, les bons mots. Pour certains, Fillon doit maintenir sa candidature par respect pour les électeurs des primaires. Pour d'autres, il doit continuer juste parce que c'est lui qui a le meilleur programmes. Pour d'autres encore, il doit aller au bout parce qu'il ne faut pas faiblir face aux attaques dégueulasses de la presse, de la gauche, des juges. C'est maladroit, c'est désespéré, c'est du perdant-perdant.
Je ne sais pas vraiment ce qu'aurait dû faire Fillon pour éviter cette chute catastrophique. Son tort a sans doute été de se présenter lors des primaires comme le candidat propre sans casserole. Evidemment, ça donne envie de gratter un peu, d'aller y voir de plus près. On ne sait pas pour le moment si Pénélope a travaillé ou pas. Par contre, on sait qu'elle a été bien payée. Plus que ce que gagnent les attachés parlementaires habituellement. On peut dire que c'est une peccadille et que ça ne mérite pas un assassinat politique. On peut aussi, au contraire, considérer cela comme suffisamment grave et représentatif du personnage pour justifier la mise à mort. Parce qu'enfin, un type qui vous bassine sur les économies à faire, qui promets aux plus pauvres encore plus de difficultés, qui propose la suppression de centaines de milliers d'emplois chez les fonctionnaires, qui prétend qu'il est nécessaire d'arrêter de gaspiller l'argent de l'état ne peut pas, dans le même temps, rétribuer si grassement ses proches, femme et enfants en premiers. Avant le problème de droit, avant la question d'emplois fictifs, c'est d'honnêteté dont il est question. Honnêteté et parole tenue sont, c'est clair aujourd'hui, des notions étrangères à M. Fillon.
Bien entendu, s'il se maintient malgré tout il y aura tout un tas d'électeurs de droite qui le suivront et il est même possible qu'il parvienne à faire mieux que les candidats de gauche. Mentir, voler, arnaquer, ce sont bien les valeurs qui conviennent aux gens qui pensent à droite. Pour eux, la réussite personnelle passe avant tout, il n'y a pas de place pour la morale. Ils parlent de mérite, il prétendent qu'ils doivent leur réussite au travail mais en réalité, ils la doivent à l'écrasement des autres. Tous les moyens sont bons pour "réussir". Réussir quoi ? Je ne sais pas.

Un soutien à Fillon très perfectible dans la forme

mercredi 23 novembre 2016

La frite n'est pas entrée dans l'histoire

L'éviction de l'ex-président de la République à l'issue du premier tour des primaires de droite est une source de joie. Une petite joie mais une joie tout de même. Je boudons pas ce petit plaisir. Dans quelques mois, nous aurons à élire le prochain président de notre République. Tout donne à penser que nous en changerons et tout semble aussi prédire que ce prochain président sera de droite. Plus à droite que l'actuel, je veux dire.
Depuis dimanche, j'entends des personnes prétendre que les Français sont de droite et que, donc, le prochain président sera soit Juppé soit Fillon. Pour faire simple, ces primaires de la droite et du centre nous donneront le nom du prochain président. Et peu importe qui se présentera à gauche et peu importe si Bayrou se présente ou pas et peu importe la présence de petites candidatures. La seule alternative serait donc le candidat issu de ces primaires de la droite et du centre ou l'infâme du F-Haine.
Bien qu'il y a le cas Macron. Il paraît qu'il pourrait attirer des électeurs de gauche. Ah ? Bon, d'accord, je veux bien qu'il y ait plusieurs visions de ce que peut être la gauche. Tenez, un truc rigolo. Si l'occasion se présente un jour à vous, ouvrez donc l'Obs, hebdomadaire classé à gauche, et intéressez-vous un instant aux nombreuses pages de publicité et aux pages "société". Vous allez vite comprendre que la vision de l'électeur de gauche est bien éloignée de celle que l'on peut avoir avec un être mal dégrossi serrant un couteau entre ses dents gâtées.
D'accord, il n'est pas exclu que l'on puisse nourrir des idées de gauche et avoir un niveau de vie assez confortable. Depuis des années, des décennies, on sent tout de même un glissement plus que certain de la gauche vers les catégories aisées de la population. C'est normal.
Être de gauche, c'est à mon avis une question quasi philosophique. Être de droite, c'est avant tout une question idéologique. Il n'y a plus beaucoup d'idées à gauche quant celles de droite sont toujours aussi vivaces et n'ont aucun risque de disparaître. Cela s'explique aisément. Dans l'esprit, la gauche tendrait à sortir de la "misère" matérielle les gens les plus modestes, de les tirer vers une petite bourgeoisie. Pour la droite, il est question tout simplement d'en avoir toujours plus par sa seule force, par son seul mérite. La droite est individualiste, la gauche collective.
Le souci, c'est que dès que vous avez un petit quelque chose, dès que vous bénéficiez d'un petit avantage, vous ne voulez pas le perdre. Du coup, dès que vous grimpez un tant soit peu dans l'échelle sociale, vous gagnez des idées de droite. Dans un certain sens, en remportant certaines victoires la gauche s'est tiré une balle dans le pied. On peut reprocher à la gauche de ne plus être de gauche, on ne peut pas reprocher à la droite de ne plus être de droite. Il y a une certaine constance chez les gens de droite, on ne peut pas leur retirer cela. Le glissement de la gauche vers la droite est naturel dans la mesure où la gauche suit le mouvement de ses électeurs. Du coup, on se demande ce qu'il y a encore de gauche à gauche et on peine parfois à distinguer les différences entre proposition de droite et proposition de gauche.

De ce que je vois depuis chez moi, l'image du paysage politique français est comme toute brouillée. Pour faire simpliste, nous serions en présence d'un ensemble regroupant les idées de droite plus ou moins libérales encadré par deux autres petits groupes qui donnent dans une certaine forme de populisme. On peut ajouter les écologistes. D'un côté Mélenchon de l'autre La Peine. S'il me fallait vraiment choisir entre les deux, je n'hésiterais pas longtemps. Je n'aime pas beaucoup Mélenchon, je ne parviens pas à faire le tri entre ce qui est purement de l'ordre du discours et ce qui est de vraies idées destinées à être appliquées. Être opposé à la mondialisation, je veux bien. J'aimerais assez que Mélenchon nous explique un peu ce que cela impliquera. Alors je sais que ce n'est pas là la seule idée de Mélenchon. Si l'on me demandait mon avis, je serais d'accord pour que l'on nationalise plein d'entreprises, que l'on chasse le libéralisme, le profit éhonté et toutes ces sortes de choses. Allez, je suis même d'accord pour que l'on supprime la propriété privée ! Je suis d'accord pour que les salariés aient plus de poids sur les décisions à prendre au sein des entreprises, je suis d'accord pour que l'on interdise le "dumping social", je veux bien que l'on empêche l'optimisation fiscale.
Que ce soit au F-Haine ou chez Mélenchon, l'un des ennemis montré du doigt est l'Europe et ses idées ouvertement libérales. Sortir de l'Europe ? Revenir à une monnaie nationale ? Ré-industrialiser le pays ? Rien n'est impossible, c'est sûr, mais tout cela n'irait pas sans poser quelques menus problèmes. Aujourd'hui, si l'on se refuse d'acheter ce que l'on fait fabriquer à l'extérieur pour de bonnes ou mauvaises raisons, nous n'avons plus la capacité de fabriquer quoi que ce soit d'un peu sophistiqué. Plus d'industrie automobile, certainement pas de produits électroniques. Imaginons que l'on accepte une période de transition nécessaire à la création de toutes les industries nécessaires à un vrai "fabriqué en France à 100%". Soyons optimistes et disons que c'est fait en cinq ans. Je me demande comment on financerait tout ça avec une monnaie qui risquerait de ne plus rien valoir à l'échelle mondiale. On ne pourra pas acheter les matières premières nécessaires et on ne trouvera pas toutes les ressources en creusant l'ensemble du pays. Avec une monnaie très faible, par contre, c'est vrai, nous n'aurons aucune difficulté à vendre à l'exportation. Mais vendre quoi ?
L'idée pourrait être de réfléchir à ce qui est important pour vivre. Après tout, on l'a fait précédemment, on peut vivre sans ordinateur, sans objet connecté, sans téléphone portable, sans appareil photo numérique, sans automobile, sans four à micro-ondes, sans aspirateur à double filtration active, sans toute cette masse de saloperies présentes chez tous et qui nous emmerde, nous pompe le porte-monnaie, nous pourrit la vie, nous rend captif, accro, con-sommateur. Peut-être bien que nous ne vivrions pas beaucoup plus mal sans bagnole, sans ordinateur, sans tout ça. On peut même rêver et se dire que ça créerait du lien social de proximité. On achèterait local de la production locale... et tant pis si les récoltes ont été mauvaises là. Ne plus s'ouvrir au monde, après tout, pour ce que l'on s'intéresse à lui !
Je n'ai rien lu des programmes des partis qui risquent d'être en présence lors des prochaines élections présidentielles. Je n'ai, pour l'heure, retenu qu'une idée, celle d'un ex-président qui voulait que les enfants qui ne mangent pas de cochon aient double ration de frites. Je ne suis pas jeune, je mange du cochon et je n'ai pas une passion particulières pour les frites auxquelles je préfère nettement les pommes de terre sautées à la graisse de canard avec de l'ail et du persil. Mais bon, c'est la seule idée que j'ai retenue, cette histoire de double ration de frites. C'est vous dire à quel point je me fous du discours des possibles candidats !

J'entendais l'autre jour quelqu'un sur France Inter qui disait que le problème de nos démocraties est que le vote est devenu l'unique outil de l'expression démocratique qui nous est laissé. On peut encore plus ou moins manifester (quoi qu'avec l'état d'urgence...), on peut encore un peu se rassembler, écrire, lire. Mais dans le fond, ça n'intéresse plus grand monde, tout ça. Un mot ressort souvent ces derniers temps, c'est "oligarchie". L'oligarchie, c'est un sytème politique où un groupe de dirigeants œuvre pour son intérêt propre à lui. Et il est bien possible que nos démocraties en aient pris un coup dans l'aile sans que l'on y fasse bien gaffe. Autrefois, c'était tout de même beaucoup plus simple de savoir comment se positionner politiquement. Aujourd'hui, comment faire la part entre libéral et libéral, anti Europe et anti Europe ? Vous reprendrez bien des frites ?

Fritons-nous

dimanche 25 septembre 2016

Ecolo à la sauce nucléaire

Récemment, j'ai pu voir un peu le panorama de ce qu'il existe en matière de voiture électrique et hybride. C'était à Périgueux et c'était une étape du "Nouvelle-Aquitaine Electrique Tour". Des Renault, Peugeot, Volkswagen, BMW, Tesla, des propriétaires d'automobile électrique, le SDE24, des bornes de recharge partout et même un tapis rouge. Bien, bien, bien.

Renault Twizy
Il y avait aussi deux bicyclettes à aide électrique que l'on pouvait essayer. Je ne l'ai pas fait. Tout cela est très bien et très propre. Très "écolo". Très dans l'air du temps. Très anti Diesel, surtout. Et franchement, c'est bien, la voiture électrique. Ce n'est pas bruyant, c'est nerveux, c'est simple à conduire, ça ne demande pas trop d'entretien. Il n'y a que la question de l'autonomie mais on ne peut pas tout avoir et c'est surtout une question de déploiement de bornes de recharge. On a enlevé tous les parcmètres au profit des horodateurs, ils vont peut-être revenir sous la forme de bornes de recharge. On paiera son stationnement en rechargeant ses batteries. Pourquoi pas ?

Renault ZOE
La question de l'écologie est mise en avant et là on peut se permettre de tiquer un peu. Certes, la voiture électrique ne pollue pas (ou pollue moins). Ça, c'est une certitude. Moins de pollution par les gaz d'échappement, moins de pollution sonore aussi ! Et c'est important. Mais la production de l'électricité et des batteries (ainsi que leur inévitable recyclage) peut faire dire que le bilan écologique n'est pas si positif que ça. On le sait, la France est très dépendante de son parc de réacteurs nucléaires. On peut voir la production électrique par filière sur le site de RTE en temps réel. 76% au moment où j'écris ces lignes. Mon ordinateur est donc alimenté pour les ¾ en électricité nucléaire.
Je ne suis pas contre l'électricité nucléaire parce que je suis bien content d'avoir de l'électricité. Je ne suis pas non plus un défenseur de cette production électrique et pense qu'il est sans doute bon de pousser les énergies renouvelables. Le nucléaire pose tout un tas de problèmes que nous connaissons tous. Les déchets, les coûts cachés, la sécurité. A côté, une éolienne est moins problématique. Elle produit moins aussi. Bref.

ZOE nucléaire
Le problème de la voiture électrique, c'est que ça ne résout rien à la problématique de la voiture. La vraie question, en matière d'environnement, c'est de savoir si l'on peut se passer de nos véhicules, accepter de moins se déplacer, de se déplacer plus intelligemment, plus propre, plus écologique, plus économique, aussi. Ce n'est pas sûr mais on sera sans doute obligés d'y arriver. On nous a poussé à avoir notre véhicule personnel, on a poussé l'industrie automobile et nous nous y sommes bien habitués.
Il se trouve que, aujourd'hui, les automobiles n'ont pas le droit de rouler dans Paris. Sans doute est-ce la voie à suivre. Sans aller dans les extrêmes et parce qu'il y aura toujours des personnes pour soulever des particularités, il faudra éduquer les gens à mieux réfléchir à leurs déplacements. J'aime bien pouvoir prendre la bagnole pour aller où bon me semble lorsque j'en ai envie mais des fois je me demande tout de même si ça pourra durer longtemps.

Peugeot ION Mitsubishi
Parmi les véhicules présents, il y avait beaucoup de "citadines". Ce sont elles que je vous présente aujourd'hui. Il y avait aussi des Tesla, une BMW i8, une Volkswagen XL1. J'aime bien la BMW, je la trouve aguicheuse avec ses airs de voiture sportive bien agressive. J'aime aussi la XL1. Les Tesla sont plus classiques. Quoi qu'il en soit, on ne me fera pas croire que l'on roule avec ces autos pour des raisons de préservations de la bonne santé de la planète. N'empêche que la BMW me plairait bien.

Renault ZOE
Si je ne laisse pas tomber la 405 Diesel que j'aime d'amour pour passer à une voiture électrique, vous me croirez si vous le voulez, c'est pour une question financière et aussi parce que ça serait tout un pataquès pour installer le dispositif de recharge dans mon garage où je ne pourrais de toute manière pas faire entrer la voiture. Avec une ZOE, je pourrais faire l'aller-retour Périgueux. Il serait plus délicat d'aller me promener sur les bords de la Dordogne ou partir à l'aventure sur les petites routes du département. Le truc aussi, c'est le temps de recharge. Je ne sais pas si l'automobile électrique a vraiment un avenir pour les peuplades des campagnes. Je ne pense pas que ce soit très bien adapté.
Il y a quelques années, on parlait de stations-service où l'on pourrait procéder à un remplacement des batteries. Ce serait une bonne idée. Bien sûr, il faudrait passer par une unification des batteries pour toutes les marques. Déjà que j'ai vu que toutes les prises n'étaient pas standardisées (et c'est scandaleux)...
Ou alors, un jour, peut-être, on arrivera à faire de l'électricité liquide et on pourra faire le plein comme avec du vulgaire gazole ?

Electricité liquide

lundi 27 juin 2016

Le Rat au port

Ce matin, dans la matinale de France Inter, une écologiste politique s'exprimait sur le cas de Notre-Dame-des-Landes. Il me semble avoir compris qu'il s'agissait de Cécile Duflot. Pour dire la vérité, je n'ai aucun avis à propos de cet aéroport en particulier. Parce que je ne voyage pas en avion, je suis d'accord pour que l'on supprime tous les aéroports. Je n'ai aucune passion pour le transport aérien. Pour la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ma position est des plus claires : je m'en bats les couilles. Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire !
Du moins, c'était ma position jusqu'à ce matin. Je me suis réveillé de méchante humeur d'une nuit difficile. Ceci peut avoir eu un effet sur ma réaction à l'écoute de cette écolo matinale. Elle ne semblait pas apprécier la manière dont Patrick Cohen menait son émission et son attitude envers elle. D'après ce que j'ai compris, le journaliste demandait à l'ex-ministre ce qu'elle pensait des résultats du referendum qui donnent à penser que les habitants de Loire-Atlantique sont partisans de la création de ce nouvel aéroport. Il était accusé d'être pour cet aéroport et d'avoir une attitude méprisante à son égard. Possible, je n'en sais rien. Et je m'en fous.
Mais là où mon avis a basculé, c'est lorsque Cécile Duflot (c'était bien elle, j'ai vérifié) a déclaré que l'on pourrait donner du pain bio à l'ensemble des habitants de la région parisienne. Je venais de finir de boire un nouveau grand bol de café et je commençais à me réveiller vraiment. Je me suis demandé d'une part quel rapport il peut bien exister entre l'aéroport et le pain bio et, d'autre part, quel pouvait bien être l'intelligence du propos. Pourquoi faudrait-il donner du pain bio aux Franciliens et pas aux autres Français ? Que Cécile Duflot soit mécontente du résultat de ce referendum, je veux bien le comprendre. Qu'elle soit malheureuse du fait que la France n'est pas pris le virage écologique qu'elle appelle de ses vœux, je le comprends. Qu'elle peste contre l'abandon de la taxe poids-lourd ou contre l'abandon du boycott de l'huile de palme, elle est dans son rôle de militante écologiste politique. Il y a juste que la justification de sa présence à la matinale de France Inter était liée au referendum sur l'aéroport.
De ce que j'ai compris de cette affaire, le referendum était réclamé par les écolos. Le referendum n'était peut-être pas bon mais un referendum peut-il seulement l'être ? Demander son avis au peuple n'est peut-être simplement pas une bonne idée, après tout. Le problème, selon moi, c'est que le peuple n'est pas forcément intelligent et honnête. Sans doute existe-t-il autant de personnes qui ne veulent pas de l'aéroport par crainte de nuisances qu'il y en a qui le veulent bien parce qu'il ne sera pas à côté de chez elles. Combien de personnes qui veulent bien prendre l'avion mais ne veulent pas d'aéroport à proximité parmi celles qui ont voté non à cet aéroport ? Combien de personnes qui veulent bien de cet aéroport juste pour faire chier le monde ?
Je suis contre l'avion. Je veux bien reconnaître son utilité pour les longues distances mais je ne vais pas loin. Si j'étais écolo, par souci de cohérence je serais contre l'avion et ne le prendrais pas. J'ai toujours eu de gros problèmes avec ces écolos qui voudraient interdire les véhicules anciens, les cheminées ouvertes, les pesticides et tout un tas de trucs mais qui acceptent de faire des écarts lorsque la cause est bonne à leurs yeux. J'ai l'exemple du (très bon) photographe Yann Arthus-Bertrand qui ose prendre l'avion et donc de polluer mais qui se justifie en nous racontant qu'il le fait pour montrer la beauté de la planète et éveiller les esprits à la problématique de la préservation de cette planète. C'est du foutage de gueule et je n'aime pas ça.
Cécile Duflot est contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, elle n'est pas contente des résultats du referendum et elle dit en substance que la lutte continue et que l'on ne tiendra pas compte de ce referendum. On parie combien que si la majorité s'était prononcée contre l'aéroport elle l'aurait tout à fait accepté ? Je m'étais promis de ne pas en parler mais ça me fait penser à cette histoire de referendum au Royaume-Uni et à ces personnes qui l'ont accepté, y ont participé et voudraient que l'on revote.
Que la question écologiste soit d'importance, je n'en disconviens pas. A ma manière, je suis écolo. J'accepte de ne pas avoir assez chaud en hiver, j'évite de créer trop de déchets, je consomme relativement peu, je participe à la collecte de matériaux recyclables. Par contre, c'est vrai, je ne roule pas en Velib et je n'achète pas de pain bio à la boulangerie à la mode. J'ai fréquenté les milieux écolos dans les années 80. J'ai été sensibilisé à l'écologie dans les années 70, dans la vague qui a suivi mai 68. J'ai lu Reiser, j'ai lu des bouquins sur la question. J'ai réfléchi, j'ai compris deux ou trois bricoles. Il m'est même arrivé de voter écolo ! A mon avis, le problème de l'écologie politique française, c'est qu'elle est devenue une caricature outrée de l'écologie. J'ai souvent le sentiment que c'est devenu une idéologie de citadins donneurs de leçons corsetés dans leurs certitudes et dans leurs discours et surtout bien éloignés des réalités de la vie de tous les jours. Alors que je vois dans l'écologie une nécessité de décroissance, ces discours officiels des mouvements écologistes politiques français impliquent la croissance. A mon avis, il y a un réel problème dans la cohérence des propos écolos en France. A partir de là, lorsque le discours est inaudible, il ne faut pas s'étonner des scores obtenus lors des élections par Europe Ecologie Les Verts ou du résultat au referendum pour l'aéroport. Plutôt que de vouloir permettre aux Franciliens de manger du pain bio, il serait sans doute intéressant d'expliquer, d'enseigner, de faire preuve de pédagogie sans accuser, sans interdire. L'exemple de l'interdiction de circulation des véhicules anciens dans certaines villes n'est pas mauvais en soi. Réduire la circulation pour faire baisser la pollution, c'est logique. Préférer interdire la circulation des véhicules "anciens" plutôt que selon des données de consommation de carburant, c'est idiot. Une petite moto qui va pétarader pendant une vingtaine de minutes chaque jour dans la ville sera interdite lorsqu'une grosse voiture qui va peut-être tourner dans les bouchons pendant deux heures sera autorisée.
Mais dans toute cette affaire, c'est bien que le résultat de ce referendum et le mécontentement des "perdants" qui montrent combien il faut haïr et mépriser les tenants de la démocratie participative et les partisans du referendum. Le problème de la démocratie, c'est que l'on se plie à la volonté du plus grand nombre. Dans un sens, ça permet d'éviter le pire. Dans l'autre, ça assure de ne jamais arriver au meilleur. Faites aujourd'hui un referendum pour le retour au franc d'autrefois et je suis presque sûr qu'il se trouvera une majorité de personnes (ou du moins un nombre important) pour le vouloir et pour croire que les prix qui se serait envolés depuis 2002 reviendraient à leur niveau d'avant le passage à l'Euro. Pour la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, je n'ai pas d'avis clair. Je l'ai déjà dit. Tout de même, d'après ce que j'ai cru comprendre, c'est qu'il s'agit d'un projet datant d'une cinquantaine d'années. Il est possible que l'on ait calculé au début des années 2000 que le trafic aérien allait croître et qu'il fallait construire des aéroports. Je n'ose pas penser qu'il y ait derrière tout cela des raisons moins avouables voire carrément malhonnêtes. Mais qui sait ?

Le Rat est pour l'aéroport

mercredi 3 février 2016

Vide dans la tête

J'étais prêt à ne pas publier de billet. Heureusement, quelqu'un m'a suggéré de faire un dessin de merde, un vrai bon dessin pourri. C'était une riche idée et je me suis exécuté illico. C'est venu tout seul. Je garde cette idée, elle pourrait bien me resservir. N'essayez surtout pas de comprendre quelque chose à ce dessin, il n'y a rien à comprendre.

rat-rien.jpg

samedi 23 janvier 2016

Il le reconnaît, il a fait des conneries

Notre bien aimé ancien président s'explique dans un livre. Ce livre, je ne l'ai pas lu et je ne le lirai pas. J'éviterai même d'en lire les "meilleures feuilles" et me contenterai donc de le juger en toute partialité à la lumière de ce que j'en aurai entendu dire à la radio. Et donc, Sarkozy fait son mea culpa et admet quelques erreurs et maladresses. Le Fouquet's, le yacht de Bolloré, le "casse-toi pôv'con", il le regrette, il ne pensait pas que ce serait mal perçu. Et non, il le jure, ce livre n'est pas un préambule à sa candidature pour les prochaines élections présidentielles et il considère qu'il est trop tôt pour se prononcer sur sa présence ou non à la course à l'Elysée. Sarkozy trace néanmoins les grandes lignes de ce qu'il appelle de ses vœux pour la France. La France qui est le sujet de son bouquin si l'on en croit le titre. S'il ne compte pas revenir sur le mariage pour tous, il souhaite toujours poser la question des 35 heures et de l'âge de départ à la retraite. Bref, si ce n'est pas une annonce de sa prochaine possible candidature, ça y ressemble.
Le problème, c'est que des enquêtes d'opinion semblent indiquer que les Français ne veulent plus de lui. Au sein même des "Les Républicains", l'idée de son grand retour ne fait pas l'unanimité. Si je ne sais pas ce qu'il en est réellement de son désir ou de ses projets, je pense qu'il a une envie de revanche et qu'il se verrait bien de nouveau aux affaires. Je doute que ce livre puisse convaincre les Français qu'il est le meilleur candidat pour la France. Je n'ai pas lu ce livre, je ne le lirai pas. Je ne voterai jamais pour Sarkozy. Je ne suis pas représentatif des Français. J'ai comme le sentiment que ce livre est le SOS d'un homme qui ne sait pas comment revenir au devant de la scène politique. Reconnaître ses erreurs, c'est peut-être méritoire. Politiquement, ce n'est peut-être pas très judicieux. Et puis, de ce que j'ai entendu, il ne reconnaît pas toutes ses erreurs. Son livre aurait sans doute nécessité d'être édité en plusieurs épais volumes ! Parte-t-il seulement des affaires qui lui collent au cul ? Oui. Il évoque Bygmalion qu'il affirme ne pas connaître à l'époque mais non, il ne pipe mot de Kadhafi et de tant d'autres points désagréables. Il dit ne pas comprendre comment il a pu se laisser convaincre par Buisson mais il n'explique pas pourquoi il persiste dans la voie de la "droitisation" de sa pensée politique. Alors, il a changé, Sarkozy ? Je n'en sais rien et je m'en fous.

Les bétises de Sarkozy

jeudi 15 octobre 2015

Rapprochement contre nature

A quelques jours d'intervalle, deux livres opèrent leur entrée dans l'actualité. Si l'un a provoqué l'autre et si l'un est bien la conséquence de l'autre, j'ai trouvé pour le moins étonnant et maladroit cette collision de l'information.

Il paraît que l'on trouve 53% de Français prêts à reconnaître ne plus lire du tout de livres. Dans le même temps, cette information entendue hier ne dit rien. C'est Frédéric Beigbeder qui la donnait. Admettons qu'elle soit vraie ou qu'elle se rapproche d'une certaine vérité. Ne pas lire de livres n'est pas en soi d'une folle gravité. On peut lire tout un tas d'autres choses, des journaux, des revues, des pages Internet, des prospectus ou je ne sais pas quoi. Et puis tous les livres ne se valent pas. Et justement, ce sont deux livres qui ne se valent probablement pas qui inspirent ce billet. J'ai lu l'un d'eux. L'autre, je n'ai pas envie de le découvrir.
Ces deux livres ne sont pas nouveaux. Il y a "le Journal d'Anne Frank" et "Mein Kampf". Ce qui vaut au premier d'être dans l'actualité, c'est une affaire de droits d'auteur. Certains pensaient qu'il tomberait dans le domaine public en 2016 mais il n'en sera probablement rien. Pour l'autre, par contre, il sera bien dans le domaine public l'an prochain puisque le Land de Bavière perdra ses droits sur ce livre en janvier 2016. Fayard annonce déjà son édition de cet ouvrage, une édition augmentée d'un appareil critique conséquent, nous assure-t-on.
Si j'ai lu "le Journal d'Anne Frank" il y a bien des années de cela, je n'ai pas lu "Mein Kampf". Je n'en ai pas l'envie. Même pas pour "voir" ou pour "me faire mon avis personnel à moi". Si j'avais eu le désir de lire ça, j'aurais pu aller le chercher sur Internet où l'on doit le trouver in extenso sans trop de problème. Ce qui me choque, ce n'est pas vraiment qu'un éditeur comme Fayard se jette sur l'opportunité pour proposer une réédition. J'accorde ma confiance pour que l'appareil critique soit présent et qu'il mette bien en garde le lecteur. Ce qui me choque, c'est que ça risque fort d'être un best seller et que l'on achète ce livre par défi, pour passer outre le tabou, par bravade, pour braver l'interdit.
D'ailleurs, cet interdit n'est pas si certain que cela. J'avais entendu dire qu'il était impossible d'éditer ou de publier ce manifeste nazi mais il semble qu'il n'en est rien. Je suis opposé à la censure et considère qu'il est illusoire de penser que l'on empêche la propagation des idées (aussi nauséabondes soient-elles) en interdisant. Pour autant, je n'aime pas l'idée que l'on pusse faire la promotion de ces idées et pas beaucoup plus que l'on puisse chercher à faire un bon coup commercial avec elles. Même si l'idée n'est pas éclatante, je pense qu'il conviendrait que les bénéfices éventuels de la réédition de ce bouquin aille abonder un fonds d'aide aux victimes ou descendants de victimes du nazisme. Ou du moins à quelque chose du genre.
Pour lutter contre les idées mises en avant par les nazis, justement, il y a ce journal d'Anne Frank. Là, je vais peut-être de mauvaise foi mais je pense que si ce livre était dans le domaine public, on pourrait peut-être l'éditer et le distribuer dans toutes les écoles. On pourrait même obliger la maison Fayard à éditer à tant pout tant les deux livres. Les bénéfices de l'un venant payer l'édition de l'autre. Ah tiens ! C'est une bonne idée, ça ! Non ?
Et maintenant, une question que je vous pose : serez-vous un lecteur potentiel de Mein Kampf dans les années à venir ?

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vendredi 14 août 2015

Opium du peuple

Et ce n'est pas une apologie de la drogue et ce n'est pas non plus un dessin où il faut trouver un sens caché ou je ne sais quoi. C'est juste que je ne savais pas quoi dessiner et que ça a donné ça.

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mercredi 24 juin 2015

Le Rat, il veut pas mourir de soif

Le Rat, il a soif

lundi 22 juin 2015

La peine de mort pour tous

Le Rat, il milite pour le retour de la peine de mort

samedi 28 mars 2015

Le Rat enquête sur l'affaire de l'A320

Les mots sont lâchés. Je lis ce matin sur le site du journal Sud Ouest que Andreas Lubitz, co-pilote vraisemblablement responsable du crash de l'Airbus A320, était fou. Si c'est écrit dans le journal, c'est que c'est vrai. Fou. C'est un drôle de mot que celui-là. Il me semble sorti de l'univers de Gogol, du XIXe siècle. Combien de fois ai-je pu entendre dire que l'on ne devait pas parler de "folie" en matière psychiatrique ! Que ce Andreas là ait été déséquilibré, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Tellement déséquilibré qu'il a fini par choir, du reste. Enfin bon, il y a eu accident, sans doute criminel, c'est triste et con. S'il avait des idées suicidaires, il n'était pas obligé d'en faire profiter tout ce monde là. Quoi que ça me fait penser à un livre de Arto Paasilinna, "Petits suicides entre amis", dans lequel un groupe de candidats au suicide décident de partir ensemble à bord d'un car pour aller mettre fin à leur vie au soleil. Ensemble, ils se pensent plus fort pour passer à l'acte, ils s'entraident. Et si ça se trouve ? Ce serait une chouette histoire que de s'apercevoir que tous étaient réunis pour un suicide collectif. Non ? En attendant, le Rat mène l'enquête.

A320, le Rat mène l'enquête

mercredi 25 février 2015

Rat au nez rouge

Le rat a le nez rouge

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