samedi 30 septembre 2017

C'est pas trop net

Il y en a qui disent qu'une photo floue, c'est une photo ratée. Pour faire une bonne photo floue, y a pas à tortiller, faut soit oublier de faire la mise au point soit avoir la tremblotte du genre qu'on a pas eu son petit verre de blanc le matin. Moi, je suis de ceux qui prétendent qu'une photo floue peut être une photo réussie et je tente de le prouver avec l'image suivante.

Le flou c'est beau
Pour faire ça, j'ai utilisé un boîtier avec un 8mm Samyang fish eye et j'ai tourné l'appareil en déclenchant. Je trouve que le résultat est assez amusant et intéressant, pas mal du tout. Evidemment, c'est pas très net

mercredi 27 septembre 2017

Quelle perte de temps

Comme il est de coutume assez rarement, je me réveille ce matin à 5 heures et 37 minutes (si j'en crois le réveil présent à ce moment précis et à portée d'œil). Je vais me préparer du café et je trépigne fiévreusement dans l'attente qu'il passe comme les minutes le font de leur côté. Un premier grand bol me remet les idées au clair, le deuxième finira par me faire reprendre les esprits tout à fait. Le troisième ne sera là que pour dire que je bois un litre de café.
J'écoute les nouvelles de la nuit à la radio et j'allume l'ordinateur aux alentours proches de 7 heures. La journée commence. Peu après, je suis au travail. Je suis en train de mettre en place un site Internet un peu compliqué et ça prend tournure. Là, à l'heure où je vous cause, je me rends compte que je n'ai pratiquement pas quitté l'écran de toute la journée. Si mon travail a bien avancé, j'ai comme l'idée que j'ai comme raté une journée, que j'ai perdu du temps, que les heures passées ne repasseront plus par là. Au moins, je ne me suis pas ennuyé. Je déteste l'ennui, d'une certaine manière. Si je l'accepte et en jouis lorsqu'il est recherché, je ne le supporte pas lorsqu'il est subi. En fait, il me semble qu'il est assez rare que je m'ennuie complètement. C'est presque à chaque fois une porte grande ouverte sur une occupation nouvelle. Il m'arrive de ne pas m'apercevoir que la journée est passée avec l'étrange sentiment de n'avoir rien fait des minutes écoulées. Lorsque je travaille réellement à quelque chose, le temps passe aussi mais pas de la même manière. Il apparaît comme plus pesant.
Avec tout ça, je n'ai rien imaginé pour le blog et je me contente de choisir une photo inédite vieille de déjà plusieurs semaines.

La large toile mondiale

lundi 25 septembre 2017

Un peu à cheval sur hier et aujourd'hui

Château de Peyrignac

Ch^teau de la Chapoulie - Peyrignac

jeudi 21 septembre 2017

Depuis la vitre ouverte

Vu ce que je suis payé pour, je vais pas me casser le cul à descendre de mon véhicule pour faire une photo, faut pas pousser. Alors je vous explique le contexte. J'étais dans mon fourgon et je faisais un crochet par la Bachellerie avant d'aller à Montignac, en Dordogne les deux patelins. J'avais pris la route qui passe par Rastignac parce que c'est là mon habitude lorsque je vais à la Bachellerie. Il y en a qui font autrement mais moi c'est comme ça et je n'ai pas à me justifier de mon choix.
Là, au détour d'un virage, voilà que je vois la lumière qui baigne le village, son clocher, ses champs, juste le temps qu'un trou se fasse sa place dans l'ammoncellement de nuages lourds. Je m'arrête un peu en vrac à la limite d'un fossé, je sors l'appareil photo du sac et je déclenche deux fois depuis la portière, la vitre baissée. Je n'aurai pas eu le temps de faire une troisième image ou de descendre que, déjà, les nuages replongeaient tout dans une ombre un poil menaçante.

La Bachellerie

mardi 19 septembre 2017

Architecture ferroviaire

Gare de campagne

lundi 18 septembre 2017

Perte de temps et photos d'hier

Ce matin, j'ai remplacé le disque dur d'un vieux iBook Apple de 2004. A présent et depuis déjà trop longtemps, je cherche à réinstaller un système. Or, voilà que le lecteur de DVD de l'iBook en question défaille quelque peu et que le DVD d'installation n'est pas au mieux de sa forme non plus.
Que faire en ce cas ? Utiliser un lecteur externe. Ça tombe bien parce que j'en ai un. Ça tombe mal parce qu'il est vieillissant lui aussi. Pour le DVD lui-même, il faut compter sur la chance et sur la tolérance du lecteur à lire les données et ça, c'est pas garanti. J'ai une autre solution, ce serait d'installer d'abord un système plus ancien,Tiger en l'occurence (10.4) et de mettre à jour avec un autre DVD vers Leopard (10.5). Enfin, il me resterait à faire la grosse mise à jour vers l'ultime version de ce système et de réinstaller quelques logiciels. Ça me fatigue, vous pouvez pas savoir combien.


Sinon, hier il pleuvait un peu et le ciel était bas mais comme il y avait des automobiles exposées à la Foire de Périgueux où je me suis rendu pour la première (et sans doute la dernière) fois de ma vie, j'ai fait des images. Pas beaucoup et pas très bonnes mais bon, il faudra vous en contenter.
D'abord, une belle Alpine déjà croisée plusieurs fois dans des manifestations dont les Vintage Days récentes.

Alpine Renault

Et maintenant, une presque plus rare Daf 33. Alors nous sommes bien d'accord, ce n'est pas une automobile prestigieuse et pas plus une automobile très jolie. Non plus que particulièrement notable, je suis bien d'accord. Il n'empêche que je l'aime bien, la petite Daf.

Daf 33 et Simca 1000

vendredi 15 septembre 2017

Toile de carotte

Perles d'eau

jeudi 14 septembre 2017

A l'insu de mon plein gré ou presque

J'étais allé faire des photographies chez l'artiste Jean-François Noble. C'était il y a plusieurs semaines. L'autre mardi, j'étais à Périgueux pour le vernissage de son exposition à la galerie "L'app'Art" de Périgueux, rue Arago, au 10 de la rue.
C'est une belle exposition, je vous encourage à aller la voir. Moi, on m'avait demandé de faire quelques photos et puis il y avait la promesse de retrouver là quelques artistes que j'aime bien et d'autres personnes qui ne me sont pas antipathiques. Ce que je ne savais pas, c'est que j'allai être crédité.
J'étais en train d'embêter mon monde à faire des photos. C'est, me semble-t-il, désagréable de se faire prendre en photo sans que l'on vous demande l'autorisation de le faire. On m'avait demandé des photos, je photographiais.

Face à l'art

L'art sur les murs

même les plus jeunes

de passage

Le public était venu assez nombreux et Jean-François Noble prenait la parole pour sinon expliquer du moins parler de sa démarche artistique. Jean-François Noble est un artiste avec ses obsessions, ses thèmes qu'il décline sous toutes les formes qui lui sont accessibles. A mi chemin entre la peinture et la sculpture, il n'hésite pas à employer des techniques comme l'inclusion dans de la résine nourrie de pigments ou des moulages, des collages, des insertions de matières.

Le public écoute

Les intentions explicitées

L'artiste à l'honneur

L'artiste en extase

L'artiste explique l'inexplicable

Et alors, j'avais fait des photos avec Jean-François Noble. Il m'avait expliqué ce qu'il voulait et j'avais déclenché. Plusieurs fois. On avait souvent recommencé pour que je sois un peu satisfait. Il s'en est d'ailleurs plaint, prenant le public à témoin. Il a prétendu que je l'avais pratiquement torturé, l'obligeant à souffler des bougies jusqu'à ce qu'il n'ait plus de souffle. Ceci est très exagéré et assez mensongé. Le résultat, vous l'apercevez un peu sur la photo du dessus. Les deux images accrochées au pilier sont le fruit de ce travail.
Alors qu'il parlait au public et que je faisais mes photos, voilà qu'il me désigne comme co-auteur de ces photos. Alors du coup, tout le monde se tourne vers moi alors que je n'avais rien demandé à personne. Bon, du coup je peux dire que j'ai exposé à l'App'Art. C'est mieux que de se casser une jambe.

Corbeaux tête en bas

Corbeaux

Les corbeaux


L'exposition continue jusqu'au 30 septembre du lundi au samedi de 14 heures à 18h30.


Et si vous êtes curieux et êtes d'accord pour en apprendre plus sur Jean-François Noble, je vous invite à découvrir sur le site de l'INA le film qui a été réalisé sur lui (1976)

mardi 12 septembre 2017

Classe & distinction

En route !

vendredi 8 septembre 2017

Invasion britannique

La mécanique anglaise, c'est pas rien. Face à ses représentantes sur roues, on comprend mieux l'origine du flegme britannique. Il faut une certaine dose de résilience pour faire bon ménage avec elles, c'est une chose certaine. Les citoyens anglais sont des personnages que nous autres Français avons du mal à comprendre tout à fait. Tandis que nous serions prompts, en bons latins, à sortir la clé à molette pour faire comprendre à cette saloperie de mécanique qui c'est qu'est le chef, l'Anglais se lisse la moustache en laissant échapper un "well" qui en dit long sur son intention de retrouver son calme avec un doigt de sherry et une tasse de thé accompagnée de scones fumants.
Toutefois, ne médisons pas. Il peut arriver que le véhicule d'Angleterre puisse accepter de fonctionner presque convenablement et nous avons pu le constater lors des récents Vintage Days. Les Jaguar et Triumph étaient dignement représentées et leurs charmes ne laissaient pas indifférent l'homme de goût, l'esthète que je suis. Pour commencer, quelques Jaguar dont une SS100.

Jaguar SS100 et Triumph TR5

Austin et Jaguar XK120

Jaguar XK 150

Triumph TR3

Triumph Vitesse

MG

Jaguar Type E

jeudi 7 septembre 2017

Des populaires aux Vintage Days

Lorsque l'on est écœuré de trop de luxe tapageur, que les Jaguar ou autres Bentley vous sortent par les trous de nez, quoi de mieux que de diriger son regard vers les véhicules populaires ? Et il se trouve que de ces modestes véhicules, il y en avait aussi à Périgueux.
Après sa nationalisation, Renault se dirige vers l'automobile destinée aux masses laborieuses. On a un truc conçu pendant les années de guerre, un machin propulsé par un moteur à quatre cylindres placé à l'arrière. Parce que l'on ne manque pas d'imagination, à la RNUR, on l'appelle "4cv". Elle est produite jusqu'en 1961 sans grands changements.

Comme un canari

Renault 4cv

Le grand luxe en petit

On le constate sur la dernière image, le luxe (et même le grand luxe) n'est pas oublié chez Renault. Il s'agit là d'un luxe modeste. Point de cuir Connoly, de ronce de noyer, d'aluminium bouchonné mais quelques accessoires supplémentaires et un gain de quelques chevaux. De cette 4cv, on cherche à concevoir un nouveau modèle. Ce sera la Dauphine.

Renault Dauphine

Le plein de phares

Sur la deuxième image, on est épaté par le nombre de dispositifs d'éclairage en présence. Je me suis renseigné auprès de son propriétaire qui m'a appris qu'il avait réalisé lui-même (et en tôle s'il vous plaît !) ce capot qui donne un aspect bien sportif à cette modeste Dauphine.

Motoconfort et Motobécane sont au rendez-vous pour illustrer la mobilité mécanique du petit peuple, de la France d'en-bas, du gagne-petit, du laborieux.

Motoconfort et Motobécane pour une équipée sauvage

Il n'en reste pas moins vrai que l'on n'a pas besoin d'engin d'exception pour afficher un grand sourire et tutoyer le bonheur simple. La preuve ces deux jeunes gens chevauchant un GT10 et un TSA Peugeot, deux sympathiques cyclomoteurs que l'on prend plaisir à revoir.

Petites Peugeot

mercredi 6 septembre 2017

Locomotion en mode vintage

Et on continue notre petit tour d'horizon des forces en présence lors des Vintage Days 2017. Cette manifestation courrait sur trois jours, du vendredi au dimanche. Je me suis contenté d'y être présent le samedi, jour où il me semblait être le plus certain de voir la plus grande quantité de véhicules. J'ai largement fait l'impasse sur les défilés de mode, le concours d'élégance et les divers jeux pour me consacrer à ce qu'il y avait de moins vivant, les mécaniques.
Certainement la plus ancienne des automobiles présentées ce samedi sur l'esplanade Robert Badinter, cette de Dion-Bouton du début du 20esiècle. Elle pourrait dater des années 1910 ou de la toute fin de la première décennie de ce siècle mais j'avoue ne pas connaître parfaitement la production de la marque et ne pas posséder un savoir encyclopédique à ce sujet. Je vous prie de me pardonner.

de Dion Bouton

La matinée de ce samedi, les cours Montaigne et Fénelon étaient réservés à la parade motorisée et aux spectateurs qui étaient bien nombreux. Il est amusant de constater combien tous sont conciliants avec l'automobile pourvu qu'elle soit un tantinet ancienne à l'heure où l'on "réfléchit" à interdire les centre-villes aux véhicules à moteur et à commencer par les plus vieilles d'entre-elles.

Des voitures dans la ville

Pas jeune non plus, une Citroën B10 des années 1920. On note que cette automobile ne possède pas de freins à l'avant et qu'elle est directement dérivée de la B2 dont elle utilise le moteur. Il s'agissait d'une version améliorée de la B2, notamment parce qu'elle avait une caisse "tout acier", et ne remplaçait pas cette B2 qui fut construite jusqu'à l'apparition de la B12 en 1926.

Citroën B10

Un peu plus de trente ans après, les choses ont évolué et chez Citroën c'est l'époque de la DS et de la déjà ancienne 2CV dont on voit là l'un des derniers modèles à capot en tôle ondulée agrémenté d'une baguette en aluminium. Les études de la 2cv Citroën avaient débuté plus de vingt ans auparavant et avaient été arrêtées en raison de la seconde guerre mondiale.

Négociation de virage

La 2cv Citroën a su inspirer des hurluberlus anglais qui s'en sont donné à cœur joie avec cette plate-forme et cette motorisation. Les transformations sont assez nombreuses un peu partout, au Royaume-Uni mais aussi en Allemagne ou aux Pays-Bas. En France, notre administration interdit toute tentative d'imagination non autorisée depuis longtemps et c'est ma foi bien dommage.

Deux chevaux et trois roues

2cv Burton

samedi 2 septembre 2017

Le plus sûr chemin vers la mort

La vie à belles dents

vendredi 1 septembre 2017

Un compliment, ça fait tout de même plaisir

On aura beau dire, on pourra bien s'en défendre, recevoir un compliment en récompense de son travail, et même si ça ne vaut pas une bonne rémunération, ça fait plaisir. Hier, j'ai reçu deux de ces compliments, pour deux travaux différents. Alors, c'est vrai, ça ne fait pas bouillir la marmite. Tiens, d'ailleurs, en parlant de faire bouillir la marmite. Hier soir est arrivée l'heure à laquelle je me suis dit qu'il serait bien que je bouffe quelque chose. Il était déjà un peu tard, je n'avais pas beaucoup d'idée de plat à faire et j'ai opté pour la solution de facilité ultime : les pâtes. Il n'y a pas beaucoup plus bêtes que les nouilles mais ça a le mérite de remplir l'estomac d'une manière satisfaisante. Depuis le temps que je pratique, je commence à avoir une certaine maîtrise de la technique de la cuisson de ces pâtes. Je remplis une casserole d'eau, j'allume le feu et pose un couvercle sur la casserole. Je vaque à diverses occupations et j'en arrive à m'étonner de ne pas entendre le son de ce couvercle taper contre la casserole. Plusieurs minutes étaient passées et ce petit bruit aurait déjà dû me titiller l'oreille. Je vais voir. Le gaz est éteint. Pas de doute, la bouteille est vide. C'est une rare malchance. Si l'eau avait commencé à frémir, j'aurais encore pu me débrouiller mais là, non, juste tiède. Tant pis, je vais manger du pain déjà un peu dur avec du beurre et du chocolat.
Et donc, la marmite n'avait pas bouilli. Ce n'étais pas la faute des compliments qui ne font pas bouillir. Juste que je me suis laissé avoir une fois de plus. C'est d'autant plus ballot qu'une bouteille de réserve, j'en ai potentiellement une, vide elle aussi. Tout à l'heure, j'irai acheter du gaz. Une seule bouteille ! On ne se refait pas.
Alors, les compliments, malgré tout, j'aime bien, surtout lorsque je les sens sincères. Ceux reçus là l'étaient, je pense. J'espère en recevoir aussi pour les photos faites hier, des œuvres d'art, que je pense avoir réussies. On verra bien. Il est aussi possible qu'elles ne soient pas du goût de l'artiste. Avec ces gens là, vous savez...

Mais ce matin, alors que je me demandais ce que j'allais vous donner, je me suis replongé une fois encore dans les photos récentes faites à Sarlat pour en extirper une petite motocyclette britannique, un bitza, construite avec un cadre Norton et un moteur Triumph. C'est assez joli, je trouve.

Triton

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