mercredi 26 avril 2017

Les photographiés nous interrogent

C'était au musée d'art contemporain de Rochechouart et c'est une œuvre de Thomas Ruff datée de 1984. Deux personnes photographiées avec les codes de la photo d'identité au format de 210x165 cm. Posée à côté, une autre œuvre d'une jeune fille qui semble regarder, indécise, sans affect, ces deux photographies.
J'ai été attiré par cet ensemble et surtout par les deux portraits.

Photographies de Thomas Ruff au musée d'art contemportain de Rochechouart

vendredi 21 avril 2017

Insoumis mais poivrot tout de même !

Hips !

mercredi 19 avril 2017

Profusion

Petites fleurs

dimanche 16 avril 2017

On n'est pas aux pièces

Unis pour la vie

samedi 15 avril 2017

L'anglaise à contre-jour

Elle va voter Mélenchon. La quarantaine, divorcée, mère de deux enfants, elle est au chômage depuis plus de trois ans. Elle dit que l'Europe l'empêche de trouver du travail et que la faute incombe aussi aux patrons. Elle pense qu'il faut arrêter les centrales nucléaires et qu'il y en a marre de cette cinquième République, qu'il est urgent de passer la sixième.
Je lui ai demandé ce qu'elle appelle de ses vœux pour cette sixième République. Elle ne le sait pas. Pour autant, elle est impatiente que l'on en appelle au peuple pour la mettre en place, cette nouvelle constitution. Elle dit que le peuple sait ce qu'il lui faut, que la classe dirigeante est trop déconnectée de la base. Perfidement, je lui dis que ce peuple est peut-être prêt à placer le F-Haine au pouvoir.
Elle dit ses craintes pour l'avenir, sa peur de voir arriver la guerre. Elle pense qu'il faut accueillir les migrants. Elle a peur de l'avenir et de Trump. Elle s'étonne de voir combien les révélations de Nostradamus se révèlent justes. Il avait prévu l'arrivée d'un fou qui déclencherait la guerre. Elle ne sait pas si ce fou est Trump ou Bachar el-Assad. Elle n'a pas de solution pour éviter la catastrophe en gestation mais son domicile est bien rempli en représentations du Bouddha et la bibliothèque regorge de manuels permettant d'atteindre la plénitude de l'esprit. Elle boit du thé parce que le café l'empêche de garder son calme.
Elle va revendre sa voiture Diesel pour acheter une voiture essence, plus propre. Elle est inquiète aussi pour la planète et Jean-Luc Mélenchon a les bonnes solutions. Et puis, il parle bien, il est philosophe. Elle n'a pas pu aller le voir à Périgueux lorsqu'il a tenu son meeting. Elle a acheté l'un de ses livres, elle a commencé à le lire et à surligner les passages qui l'intéressent. Elle votera Mélenchon et elle pense que Hamon aurait dû se désister en sa faveur. Elle espère qu'il sera au deuxième tour. S'il n'y est pas, elle ne sait pas ce qu'elle fera au deuxième tour. Sûrement, il faut contrer le F-Haine. Elle est face à un cas de conscience difficile.
Moi, je suis là pour réparer son PC. Il est lent, il se déconnecte de l'Internet, il y a des fenêtres qui s'ouvrent toutes seules. Quelques passages d'utilitaires permettent de nettoyer le PC. Je lui recommande de faire attention aux sites où elle va. Presque offusquée, elle affirme n'aller nulle part où l'on peut chopper des saloperies. Bon, moi je m'en fous. Je vois bien que son PC est plein de films téléchargés mais elle fait ce qu'elle veut. Elle me donnera peut-être quelque chose plus tard, elle n'a plus de sous. Ok.


En revenant vers Azerat, je m'arrête pour acheter le dernier Fluide Glacial chez le marchand de journaux où j'ai mes habitudes. En face, le garage Marty avec une Austin Healey 3000 Mk III. J'ai pris un appareil avec moi, je vais faire une photo.

Austin Healey 3000 Mk III

vendredi 14 avril 2017

Pas loin de chez moi

Glycine

lundi 10 avril 2017

Photo à intérêt limité

Grande Eclaire

vendredi 7 avril 2017

Printemps

Par delà les contingences de la chose politique qui poussent certains à tenter de revêtir le costume de la Pythie de Delphes ou d'ailleurs, à jouer l'augure éclairé, à deviner qui entrera au son de la fanfare républicaine au palais de l'Elysée, je choisis ce jour de ne pas entrer dans considérations ennuyeuses volant au ras des pâquerettes et de prendre de la hauteur afin de photographier ces pâquerettes, justement.
Ces petites fleurs rustiques sont finalement plus intéressantes et moins décevantes que tous les discours politiques. Elles ne cherchent pas plus à nous convaincre de quoi que ce soit qu'à se faire élire. Elles sont, tout simplement. Elles sont comme elles sont et c'est très bien ainsi. Ce sont des petites fleurs modestes. On n'en fait pas beaucoup d'hautains bouquets à offrir, on ne les cultive même pas vraiment. On les aime bien mais sans intérêt excessif. J'aime bien les pâquerettes. Et puis, j'aime bien leur nom, aussi. Les anglophones les appellent "daisy" et ça ne peut que nous faire penser à un Donald ou à un autre. Si les germanophones parlent, eux, de "gänseblümchen" c'est finalement bien fait pour eux. Normalement, ça ne doit nous faire penser à rien.

Printemps

lundi 3 avril 2017

L'art et la prison

Quel rapport entre une prison bâtie au sud de Ryad, capitale de l'Arabie Saoudite et le Musée départemental d'art contemporain de Rochechouart en Haute-Vienne ? A priori aucun et pourtant !
Pourtant, lors d'une récente visite de ce musée, j'ai pu voir une peinture murale très graphique, raisonnablement jolie à voir, agréable à l'œil. J'aurais pu en rester là, me dire que oui, le graphisme de la peinture est intéressant, et passer à autre chose. Mais voilà que l'on m'explique en quelques mots la signification cachée de la peinture.

Art carcéral à Rochechouart - Haute-Vienne
On ne m'aurait pas donné l'embryon de piste, je n'aurais certainement pas cherché à en savoir plus. Une fois que l'on m'a dit que la peinture représente une vue aérienne stylisée d'un centre de détention, cela m'a semblé évident. Bien sûr ! Encore fallait-il le savoir.
Donc, il s'agit d'une prison. Ah ! Nous voilà bien avancés. C'est que des prisons, et on le regrette, ce n'est pas ce qui manque de par le vaste monde. Maintenant, il s'agissait de trouver quelle prison était représentée là, dans la salle du musée de Rochechouart. J'ai enquêté. Ça n'a pas été très difficile mais j'ai été content de trouver le bâtiment sur Google Maps.

Prison Al Haeer Arabie Saoudite

jeudi 30 mars 2017

Vente et réparation

Atelier motocyclettiste d'époque épique à Pâques

samedi 25 mars 2017

Pour passer dans la trappe

Westvleteren

jeudi 23 mars 2017

On n'a pas tous les jours vingt ans

C'est pas de chance, il pleuvait. Et aussi, il ne faisait pas très chaud. Et puis, il y avait du vent, aussi. Un vent désagréable, froid, qui agissait par bourrasques soudaines et malvenues. C'est dommage parce que la fête promettait d'être belle. On avait bien fait les choses. Il était prévu des spectacles, Alain Baraton était présent, l'entrée était libre et gratuite.
Non vraiment, c'est pas de chance. Le 21 mars, les Jardins de Marqueyssac, à Vézac, dans le sud de la Dordogne, fêtaient leur vingtième anniversaire et tout aurait dû se présenter sous les meilleurs auspices possibles. Alors, oui, évidemment, on notera que malgré les conditions météorologiques, les visiteurs se pressaient en masse. Les parkings étaient pleins à craquer et les véhicules formaient une longue file le long de la route qui descend des jardins jusqu'à la route départementale.

Les buis de Marqueyssac
J'ai déjà dit ici le bien que je pensais de ces jardins, les plus intéressants, à mon avis, de tous ceux que l'on peut visiter en Dordogne. Ce que j'apprécie particulièrement à Marqueyssac, c'est la liberté qui est offerte aux visiteurs. S'il est possible de choisir la visite guidée, tout semble être mis en place pour que vous préfériez partir à la découverte des jardins par vous même. A vous de jouer les explorateurs et de compter sur votre curiosité et votre chance pour trouver le maximum de petits lieux cachés parmi les arbres ou au détour d'un petit chemin discret.

Jardins suspendus de Marqueyssac
L'une des nouvelles attractions des Jardins de Marqueyssac, celle qui va attirer bien des visiteurs, c'est le fossile d'allosaure qui, la presse nous l'a appris, a été acheté un million d'euros. Dans un premier temps, j'ai regretté la présence de ce fossile. Il me semblait que cela faisait trop "piège à touristes", qu'il était un peu trop simple d'utiliser la grosse ficelle de l'animal préhistorique pour attirer le touriste pour qui la Dordogne, le Périgord, est avant tout lié à la préhistoire et donc aux dinosaures. Trop simple et surtout faux. Enfin je veux dire qu'il y a quelques années entre la présence de ces animaux et celle des hommes qui ont peint ou gravé les parois des grottes et abris sous roche.

Allo ? Saurus ?
Je continue à penser cela mais je note tout de même que l'arrivée de l'allosaure ne remet pas en question l'idée selon laquelle le visiteur est invité à découvrir les jardins par lui-même, avec curiosité. Ainsi, placé au bord de la falaise au fond d'un cul-de-sac, le fossile sera vu par celles et ceux qui auront eu l'idée d'aller par là. Parce que la nouvelle a été largement relayée par la presse, beaucoup étaient là aussi pour voir l'animal fossile.
Le problème est bien que la pluie et le froid n'incitaient pas trop à aller baguenauder dans les sous-bois, à prendre les chemins de traverse et à laisser libre cours à son imagination. Les plus prévoyants étaient venus avec leur parapluie. Hélas, certains de ces parapluies n'auront pas résisté à la violence des éléments et on pouvait voir des baleines comme échouées sur un fond de tissu battant au vent. Les autres avaient préféré capuches ou bonnets. Le point commun à tous, c'était d'être chaudement emmitouflés dans de lourds vêtements plus ou moins étanches. Les pieds mouillés et le nez bleui par la froidure, le visiteur restait souvent comme hagard et c'est bien un triste spectacle que de voir le touriste perdu dans les affres de la désolation.

Les buis de Marqueyssac
Le spectacle au demeurant fort poétique qui était donné devant le château couvert de lauzes du début du XIXe siècle avait de la peine à retenir les spectateurs qui parfois préféraient jeter l'éponge et soit regagner leur voiture soit entrer dans le salon de thé pour se mettre un instant à l'abri. De là à dire que les animations prévues tombaient à l'eau, il n'y a qu'un pas. C'est vraiment pas de chance.
Quelques visiteurs, tout de même, jouaient la carte du fatalisme et feignaient de ne pas être affectés par les événements cataclysmaux. Le nez au vent, ils allaient à l'assaut des merveilles de ces jardins suspendus, tentaient d'admirer le panorama depuis le belvédère bien que le paysage ait été noyé derrière un rideau de pluie. Dans les allées, on pouvait croiser Alain Bernard, ci-devant ancien journaliste du journal Sud-Ouest, superbement déguisé pour la circonstance.

Un journaliste en goguette


Mais tout cela n'est que partie remise. Je retournerai visiter ces magnifiques Jardins Suspendus de Marqueyssac et j'espère juste que ce jour, il fera beau... mais pas trop chaud non plus.

mercredi 22 mars 2017

Encore Ulysse

Chut !

vendredi 17 mars 2017

Ondes de choc

Pour un projet que je préfère garder secret pour le moment, j'ai besoin d'un poste de radio ancien. Et ça tombe bien puisque j'en ai un. Ce matin, je vais le quérir au garage. Il est raisonnablement poussiéreux. Je le monte à l'étage et commence à l'inspecter. Il n'y a pas de prise et le câble d'alimentation est en bien piteux état. Je vais chercher quelques outils afin de poursuivre l'inspection plus intimement. Je vois les lampes, le haut-parleur, un gros bloc qui doit être un transformateur. Le câble arrive à ce bloc auquel il est soudé sur des pattes de cuivre. Que fais-je ? Change-je le fil entièrement ou me contente-je de visser une prise au câble présent ?
On va faire simple, je me contente de placer une prise. On va jouer la sécurité. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance mais il convient de se montrer prudent. Je branche la prise sur une multiprise équipée d'un interrupteur. Je bascule ce dernier et ça déclenche le disjoncteur différentiel. Ce n'est pas bon signe. J'arrête là. Je doute que le souci vienne simplement de ce fil en mauvais état.
Après tout, il n'est pas absolument nécessaire que le poste de radio fonctionne pour mon projet. Ce qui serait bien, en contrepartie, c'est qu'il produise un peu de lumière. Alors, j'ai une idée, je bricole un bazar et la lumière apparaît. Il va me falloir peaufiner la chose et je pourrai faire les premiers essais. Pour mener à bien ce projet, il va me falloir faire preuve d'ingéniosité et me pencher sur quelque outil informatique. Si le résultat est à la hauteur de mes espérances, ce sera parfait.

Radio actif

- page 1 de 67

Haut de page