Mot-clé - moteur à piston rotatif

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vendredi 10 juillet 2015

Hercules Wankel 2000

Il existe des objets qui s'élèvent au rang de légende. On peut en avoir entendu parler, on peut avoir lu à leur sujet, avoir vu des images, on n'en a jamais croisé pour de vrai. Pèle-mêle, je peux citer le cas du Apple I, du Canon F1 équipé d'une grande partie des options d'époque, de la Bugatti Royale ou celui du sceptre d'Ottokar.
La Hercules W2000 fait partie de ce petit monde des objets quasi légendaires. J'en avais entendu parler, j'avais vu des images. Ce n'est sans doute pas la moto la plus belle du monde. Loin de là, même. Ne serait-ce l'apparence du moteur qui ne manque pas d'interpeler quelque peu, cette motocyclette passerait, au mieux, inaperçu. Clairement, ce n'est pas le style qui a le plus occupé les équipes en charge de développer la machine.
Quelle idée a pu présider à ce développement, d'ailleurs ? Vraisemblablement a-t-on voulu utiliser le moteur Sachs. Pourquoi ? Impossible de répondre à cette question. Le moteur rotatif a déjà à l'époque tout de la fausse bonne idée. Sur le papier, la technique est pleine de promesses. Moins de pièces en mouvement, meilleur rendement, souplesse. Tout est beau dans le monde du moteur rotatif. Citroën s'y est essayé et s'y est cassé les dents. NSU s'en est sorti honorablement. Suzuki aussi. Aujourd'hui, il ne reste plus guère que Mazda a porter le flambeau.
Le gros problème du moteur à piston rotatif est sa consommation importante. Il y a aussi une usure prématurée des segments qui entraîne une sur-consommation de lubrifiant. Ceci dit, ce type de moteur a aussi quelques points intéressants. Moins de vibrations, plus de souplesse, moins de pièces en mouvement, réponse à l'accélération plus vive.

Hercules W2000
Hercules W2000
Hercules W2000
Hercules W2000

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