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mercredi 15 février 2017

Anglaise au garage

Au garage

mardi 30 août 2016

Un 103, deux 103, trois 103, quatre 103, cinq 103, six 103, sept 103 et huit 103 Peugeot

Est-ce que l'art sert à quelque chose ? Est-ce que l'art doit être utile ? Est-ce qu'une peinture, une sculpture, une poésie, doivent réellement avoir une fonction ? Et puis c'est quoi, l'art ? Faut-il s'arrêter à la peinture, la sculpture, l'architecture et ces formes d'arts "officiels" ? C'est pas simple, tout ça. Si l'on accepte que l'art ne doit pas obligatoirement avoir d'utilité, alors cet engin vu à la Cassagne lors de la fête des Pétaroux à la Noix est une œuvre d'art. Si l'art doit avoir été réalisé par une personne qui maîtrise sa technique, alors oui, il s'agit bien d'une œuvre d'art. Et peu importe que le tour à métaux ait remplacé le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre. Il y a eu une vision, il y a eu un besoin viscéral de réaliser, il y a eu le désir de mener son projet au bout. Et c'est là, à mon avis, ce qui constitue l'essence même de l'artiste. Cette irrépressible envie de produire quelque chose qui ne sera ni un outil ni un objet utile ni quoi que ce soit qui ne se se suffira pas à elle-même.

8 moteurs de 103 Peugeot
Le déclic a été provoqué par la vision d'un engin pourvu de deux moteurs de cyclomoteur placés l'un derrière l'autre. Il a été question de faire mieux, de faire plus. Trois moteurs alignés ! Oui mais c'est que ça commençait à faire long. Le cerveau se met à bouillir et l'idée jaillit. Ce sera huit moteurs en V. Eh ouais ! Huit moteurs de 103 Peugeot en deux sous ensemble de quatre.

Une réalisation proche de la perfection
Le huit cylindres en V, ça fait tout de suite penser à l'Amérique. Là, c'est du pur franchouillard. Du moteur qui n'a rien de noble, du vulgaire moteur de cyclo, du deux temps commun, du moteur de traîne-cul de base. Et pour rester au plus proche de l'idée, on va faire en sorte qu'il reste le maximum de pièces d'origine. On conservera les pots d'échappement, on conservera la selle et le réservoir, les cylindres et les culasses. Tant que l'idée est dans la tête, c'est assez simple. Après, il faut passer à la réalisation et là, il faut avoir de solides connaissances en mécanique et en utilisation de machines-outils, en tour et en fraiseuse. Et une fois que le tout est conçu, réfléchi, il faut régler. Arrive le jour où l'on presse le bouton de démarrage et que les moteurs entre en action ! J'imagine la fierté de l'artiste lorsque son œuvre prend vie.

L'œuvre du diable ? Vraiment ?
"Mais au fond, ça sert à quoi ?" demandait une personne présente. C'était l'incompréhension totale. Cette personne n'avait visiblement pas conscience du fait que, justement, ce qui fait la beauté de l'œuvre c'est bien qu'il s'agit en quelque sorte d'un acte gratuit. Il est bien évidemment exclu de rouler légalement sur route avec cette machine. Il y a peu de chances pour qu'elle puisse recevoir une homologation. De toutes façons, la machine n'est pas prévue pour rouler longtemps. Elle n'est pas confortable, elle n'est pas facile à conduire. Non, c'est juste un délire d'artiste.

400cc d'art mécanique

vendredi 18 mars 2016

Conseil d'ami

Il est tôt, ou il est tard, mais nous sommes bien vendredi.

Fiche pratique

dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

vendredi 10 juillet 2015

Hercules Wankel 2000

Il existe des objets qui s'élèvent au rang de légende. On peut en avoir entendu parler, on peut avoir lu à leur sujet, avoir vu des images, on n'en a jamais croisé pour de vrai. Pèle-mêle, je peux citer le cas du Apple I, du Canon F1 équipé d'une grande partie des options d'époque, de la Bugatti Royale ou celui du sceptre d'Ottokar.
La Hercules W2000 fait partie de ce petit monde des objets quasi légendaires. J'en avais entendu parler, j'avais vu des images. Ce n'est sans doute pas la moto la plus belle du monde. Loin de là, même. Ne serait-ce l'apparence du moteur qui ne manque pas d'interpeler quelque peu, cette motocyclette passerait, au mieux, inaperçu. Clairement, ce n'est pas le style qui a le plus occupé les équipes en charge de développer la machine.
Quelle idée a pu présider à ce développement, d'ailleurs ? Vraisemblablement a-t-on voulu utiliser le moteur Sachs. Pourquoi ? Impossible de répondre à cette question. Le moteur rotatif a déjà à l'époque tout de la fausse bonne idée. Sur le papier, la technique est pleine de promesses. Moins de pièces en mouvement, meilleur rendement, souplesse. Tout est beau dans le monde du moteur rotatif. Citroën s'y est essayé et s'y est cassé les dents. NSU s'en est sorti honorablement. Suzuki aussi. Aujourd'hui, il ne reste plus guère que Mazda a porter le flambeau.
Le gros problème du moteur à piston rotatif est sa consommation importante. Il y a aussi une usure prématurée des segments qui entraîne une sur-consommation de lubrifiant. Ceci dit, ce type de moteur a aussi quelques points intéressants. Moins de vibrations, plus de souplesse, moins de pièces en mouvement, réponse à l'accélération plus vive.

Hercules W2000
Hercules W2000
Hercules W2000
Hercules W2000

jeudi 18 juin 2015

La mort du communisme est effective

Cette fois, c'est certain, l'esprit même du communisme est mort. Le libéralisme a gagné, le capitalisme a vaincu. C'est une remarque pertinente d'un gentil participant aux discussions de comptoir que l'on peut lire sur ce blog même qui m'a mis la puce à l'oreille. En substance, on pouvait lire les regrets de la chute du Mur de Berlin et de l'Allemagne de l'est, tout à la fois républicaine et démocratique. Si la RDA était restée en place, nous aurions peut-être toujours de belles MZ a acheter chez nous autres, capitalistes occidentaux.
Et nous pleurerions les belles américaines, Harley-Davidson ou Rokon, si les rouges communistes étaient parvenus à placer toute la planète sous leur joug ! Enfin sans doute ? Je le suppose.
Enfin bref et quoi qu'il en soit, sans chercher plus longtemps à discourir sur la pertinence réelle de ces propos, il appert que le capitalisme a remporté une bataille importante sur le communisme avec l'agonie annoncée de la 125 ETS dont je suis, pour quelque temps, le dépositaire. Aujourd'hui, je navigue entre désespoir et hébétude, entre fatalisme et abattement. Le bas moteur n'est plus étanche, il avale l'huile de la boîte de vitesses. C'est grave. C'est peut-être réparable. Pour le savoir, il faut démonter et analyser les entrailles. Je n'ai pas l'outillage nécessaire ni pour sortir l'embrayage ni pour extraire la dynamo. Je ne suis même pas certain de pouvoir déposer la collerette qui maintient le pot d'échappement au cylindre, c'est vous dire !
Pour ce qui est des pièces nécessaires à la remise en état, par contre, bonne nouvelle, c'est simple à trouver. Ce n'est même pas si cher. Sans doute serait-ce intéressant d'en profiter pour remplacer quelques roulements dont ceux de vilebrequin. Pour l'heure, je vais commencer par m'essayer à la dépose du moteur du cadre. Et pour cela, il faut virer le pot d'échappement.
Sinon, il existe une autre option à laquelle je réfléchis. Il s'agirait de passer une annonce pour vendre cet engin de malheur et de pouvoir, l'esprit libre, passer à autre chose. Ça mérite réflexion, non ?

Le libéralisme a gagné

mercredi 17 juin 2015

Le jour du grand départ

Est-ce aujourd'hui que je meurs ? Nous le saurons sous peu. Aujourd'hui (roulements de tambour) je vais essayer la MZ sur un plus long trajet. Je suis allé acheter de l'essence, j'ai fait mon mélange que j'ai transvasé dans le réservoir. La MZ démarre bien. Enfin presque bien. Elle accélère, j'ai peaufiné quelques réglages, vérifié le serrage de quelques trucs et bidules. J'ai retrouvé un casque, je vais m'aventurer sur les petites routes du coin. Je vous tiens au courant... ou pas.

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