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mardi 13 décembre 2016

Artiste

Gérard Bouvier est un artiste de réputation internationale. Sculpteur et peintre, il vit à la Bachellerie, dans sa maison et son atelier entourés de prés et de bois. Je l'ai rencontré il n'y a pas très longtemps. Il m'a demandé de faire la mise en pages de deux livres présentant ses œuvres et de faire des photographies de celles-ci.

Gérard Bouvier
Ça m'a pris hier en début d'après-midi. J'étais en train de travailler à la réalisation d'un site Internet un peu compliqué et j'ai éternué. Et pas qu'une fois ! Et très fort, en plus. Et avec épanchement de morve et éclaboussures conséquentes. Nul besoin d'être grand sorcier pour comprendre qu'une saloperie de rhume saisonnier avait réussi à poser ses valises en moi. Saloperie ! Il manquait plus que ça.
Vers 15h30, le téléphone a sonné. C'était Madame Bouvier qui m'appelait pour me demander de l'aide dans la mise en ligne de photos sur une galerie d'art en ligne. Parce que j'ai compris que l'on ne parviendrait pas à grand chose par téléphone, je lui ai proposé de venir voir ça sur place. Ça allait aussi me permettre de lever le nez de ce site Internet et de prendre l'air. Je prends la voiture et je file sur les hauteurs de la Bachellerie.
Je passe quelques dizaines de minutes à expliquer la procédure de mise en ligne des photographies et on discute de choses et d'autres avec Gérard Bouvier. Il me propose de venir faire des photos aujourd'hui, en début d'après-midi, de ses sculptures que l'on placerait dans la nature. Il faut qu'il fasse beau comme hier, bien sûr.
Hier soir, la tête comme engoncée dans un serre-tête trop serré, je commence à me préparer quelque chose à manger. Avant que ce soit bien cuit comme il faut, je tombe en panne de gaz. Il est trop tard pour aller acheter une bouteille. Tant pis, je mange comme ça. Et puis, comme décidément ça ne va pas très fort, je file me coucher. Il est environ 20h30, je m'endors rapidement.
Je me réveille et il est un peu après minuit. Plus sommeil du tout. Un mal de tête fortement désagréable, le nez bouché, la bouche sèche. Je me lève et vais boire un verre d'eau. Je prends un cachet d'aspirine et retourne me coucher. Je lis quelques pages d'une BD qui traîne là. Je parviens à me rendormir vers 2 heures.
Il est 5h14 à l'horloge du radio-réveil lorsque je le regarde, réveillé. Bon. Je me lève, je me fais du café, je prends une autre aspirine. Tout à l'heure, je vais aller chercher du gaz et puis je vais essayer de travailler un peu. Parce que ça ne peut pas faire de mal, je vais bouffer un maximum d'agrumes, aussi. Cet après-midi, s'il fait raisonnablement beau, j'irai faire des photos.

samedi 3 décembre 2016

Atmosphère

Ambiance matinale

mercredi 2 novembre 2016

Ciel bleu

Ce matin, je ne pensais pas voir de ciel bleu aujourd'hui. Et c'est cet après-midi qu'il est apparu. Alors que ce n'était absolument pas mon idée première, je me suis arrêté en lisière d'un bois, histoire de voir si oui ou non il pouvait se trouver quelque champignon qui auraient pu agrémenter mon repas de ce soir. En fait de champignons, il n'y en avait pas tripette. Toutefois, il convient de modérer ce propos à la lumière de ce que je vais m'empresser de vous dévoiler dès à présent et sans plus attendre : je ne sais pas chercher les champignons et, subséquemment, je ne sais pas les trouver. En effet, une idée couramment partagée veut que l'on ne trouve que ce que l'on cherche. Un bon trouveur se doit donc avant tout d'être un bon chercheur.
Evidemment, on ne manquera pas de me reprocher l'emploi du barbarisme "trouveur" qui n'est dans aucun dictionnaire connu. Je ne les connais pas tous et permettez-moi de vous dire que ce manque est regrettable. Par quel mot "officiel" remplacer "trouveur" ? J'ai cherché et n'ai pas trouvé. Donc, j'ai pris la liberté en accord avec ma conscience de me permettre l'emploi de ce néologisme dont je fais don à l'Humanité. C'est un mot libre de droit, "open source", gratuit. J'aime parfois à me montrer généreux avec mes contemporains.
Et s'il n'y avait pas de champignons, il y avait du ciel bleu et des arbres. J'ai bien vu les arbres et cela m'amène à me demander si, en fin de compte, ce n'est pas juste un problème de verres de lunettes qui m'empêche de voir les champignons. D'ordinaire, on distingue le champignon de l'arbre par le fait que ce dernier est plus grand. Beaucoup plus, même. On me suggère que si je ne vois pas les petits arbres de la taille des champignons, cela peut-être dû au même problème de correction optique. Je n'y avais pas pensé.

arbres

mercredi 5 octobre 2016

Soleil et noyers

Lumière dans les noyers

Lumière à la noix

jeudi 29 septembre 2016

Une 4cv Renault

4cv d'époque épique

lundi 19 septembre 2016

L'homme de paille des agriculteurs

Durant quelques jours, à La Bachellerie, les Jeunes Agriculteurs ont installé un personnage pour exprimer leur colère. Et puis, il a disparu. Il est possible que ce soit les forts vents qui l'ont renversé, je ne sais pas vraiment. C'est une supposition.
Quoi qu'il en soit, les Jeunes Agriculteurs sont en colère. J'aurais aimé en savoir plus, connaître les raisons de cette colère. J'en connais quelques unes, bien sûr, un peu comme tout le monde. Sans doute considèrent-ils qu'ils ne gagnent pas assez. Je doute qu'ils aient voulu pester contre les conditions météorologiques que l'on a connu durant l'été. Je doute aussi qu'ils aient cherché à alerter la population de l'augmentation des prix du matériel agricole ou de la hausse du tarif horaire des mécaniciens. Je suis presque certain que l'idée est de dire qu'ils ne gagnent pas assez en vendant le fruit de leur travail, que la grande distribution se sucre sur leur dos. Et je pense que dans une certaine mesure, c'est la vérité.

Agriculteurs en colère

bachellerie-saint-rabier.jpg

dimanche 7 août 2016

Evolution de la ruine

Le feuilleton continue. Depuis quelques années, lorsque l'idée me vient, je passe devant cette maison qui doucement s'effondre sur elle-même. L'autre jour, je suis passé par là et me suis arrêté le temps d'une photo. Je n'ai pas remarqué de changement frappant. Peut-être la maison s'est-elle un peu affaissée, je n'en suis pas certain.
Je me suis demandé ce qui avait poussé quelqu'un à construire cette maison là, à l'écart de la petite route qui conduit de ce que l'on appelle ici la route des coteaux vers le petit bourg de la Madeleine, à la Bachellerie. Et puis, je me suis souvenu que la route nationale 89 n'avait pas toujours existé et qu'aux débuts du XIXe siècle, Azerat restait un bourg isolé. Si l'on souhaitait s'y rendre depuis Thenon, par exemple, on devait emprunter cette route des coteaux et redescendre par la route du Labouret, premier bourg juste après Azerat. Dès lors, la route des coteaux se poursuivait jusqu'au croisement qui permet soit d'aller sur Auriac-du-Périgord, soit la Bachellerie, soit, encore, les Farges. Et d'ailleurs, en parlant des Farges, je vous avais parlé du petit village du Cheylard et de l'abandon de son église au profit de celle des Farges.
Mais pour aller à la Bachellerie depuis Thenon, le plus simple devait certainement être de passer par la Madeleine. Et alors, on passait devant cette maison qui, à l'époque, devait être neuve ou presque. D'ailleurs, dans les bois environnants, on trouve trace de maisons encore plus en ruine. Parfois, on n'aperçoit plus que le bas de quelques murs. Je ne sais pas comment l'on faisait alors pour se rendre à Terrasson si l'on habitait la Bachellerie. De toute évidence, la route nationale 89 (aujourd'hui départementale) n'existait pas. Le train arrive à la Bachellerie en 1860. Il est possible que la voie ferrée ait été doublée d'une route. De la Bachellerie, on devait vraisemblablement pouvoir gagner Saint-Rabier et par là le nord du département voire Limoges, Paris, les mondes lointains et inconnus. L'aventure, quoi. Peut-être, mais ce n'est pas sûr du tout, devait-on emprunter la petite route de terre qui va de la Bachellerie au Chastel avant de redescendre sur Condat et de prendre la route qui passe par Bouillac si l'on souhaitait atteindre Terrasson pour, par exemple, l'une ou l'autre des deux foires annuelles. Enfin moi, je vois ça comme ça en faisant appel à ce qu'il me reste de logique.
De la Bachellerie, on pouvait aller à Azerat en passant par Rastignac. Depuis Azerat, si l'on voulait aller à Thenon, je suppose que l'on avait la possibilité de remonter par le Labouret mais qu'il était plus intéressant de passer par le Puy et la Servolle. Quoi qu'il en soit, je suppose que l'on devait bien moins circuler hier qu'aujourd'hui. Laissons-nous aller à des calculs pifométriques. Une heure pour aller de Azerat à la Bachellerie ? Deux pour aller de Azerat à Thenon ? Une bonne grosse demi-journée si l'on marchait jusqu'à Terrasson ? La deuxième moitié du XIXe siècle a sans doute été un immense progrès pour le brassage des populations et a peut-être aussi été la cause d'un début de désertification des campagnes et de l'abandon de certaines habitations qui ne se trouvaient plus sur aucun passage emprunté, se trouvant du coup isolées de tout et tous.
La maison que je suis depuis quelques années a dû être "restaurée" au cours du XXe siècle. Si l'on en croit les poutres métalliques, on a certainement au moins dû utiliser ce bâtiment à des fins agricoles. Je ne sais pas qui ont été les derniers occupants. Un jour, j'irai enquêter pour tenter de fournir une réponse à cette question.

Ruine dans un écrin de verdure

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