mercredi 12 octobre 2016

Drogué contre drogué

La première salle de shoot va ouvrir à Paris. A Paris et toujours rien à Azerat ! C'est toujours les mêmes qui ont tout et les autres qui n'ont rien. C'est dégueulasse. A Azerat aussi on veut notre salle de shoot. Il n'y a pas de raison. Les toxicomanes d'ici valent bien ceux de là-bas. Pas de raison pour que les héroïnomanes azeracois soient ostracisés de la sorte, carrément ignorés par les pouvoirs publics.
Et vous, où que vous habitiez, réclamez-vous vous aussi une salle de shoot à proximité ?

Les sportifs sont des cons

mercredi 9 mars 2016

Sans transition

Ça chie du côté des relations avec nos voisins et néanmoins amis Allemands. Ils ne veulent plus de centrale nucléaire française à proximité de leurs frontières. Notons que les Suisses non plus n'en veulent plus. Et j'apprends qu'il y aurait des soucis avec de vieilles centrales nucléaires en Belgique. Ça doit être la loi des séries, on nous dit aussi que Areva et EDF seraient dans une belle merde à cause des EPR, ces centrales de nouvelle génération qui coûtent bien plus cher à construire que prévu. Alors, on se demande si le nucléaire était une si bonne idée que ça. Il y a le problème lié à la gestion des déchets et celui du démantèlement des unités parvenues en fin de course. C'est que l'on avait peut-être un peu mal calculé le coût, à l'époque. Si ça se trouve, on l'avait calculé en francs sans se douter que l'on allait un jour passer à l'euro. Les comptables doivent se casser les dents sur leurs règles à calcul. Heureusement, les mouvements écologistes sont là pour réveiller l'opinion publique et pousser au passage à des énergies renouvelables, propres, responsables et qui parfument l'air ambiant d'une douce flaveur vanillée.
Moi, je ne suis pas technicien, je ne suis pas ingénieur ou chercheur. Je n'y connais que dalle. Je sais juste payer mes factures EDF et enfoncer une rallonge dans une prise. Faut pas compter sur moi pour avoir des conseils avisés en matière de production d'électricité. Je ne suis pas compétent et je n'ai pas l'intention de m'exprimer sur ce sujet que je ne maîtrise pas du tout. Toutefois, comme pour la bagnole, j'ai pris goût à cette source d'énergie pratique, facile à utiliser, qui ne fait pas de bruit et qui ne sent rien. J'aurais du mal à m'en passer et mes ordinateurs, cafetière électrique, réfrigérateur et chaîne stéréo aussi, je gage.
J'en arrive à me dire que nous sommes tous faciles à pousser dans les affres de l'addiction. Je suis persuadé que la meilleure solution pour lutter contre le tabagisme, l'alcoolisme, les drogues illégales, la bagnole et le nucléaire, c'est de ne pas les proposer du tout, jamais. Une fois que l'on a commencé, c'est trop tard. Il faudra sans doute des générations et des générations pour que l'humanité se débarrasse enfin de cette fringale délétère.
Si l'on se montre optimiste, on peut imaginer que l'on trouvera moyen de produire de l'énergie à bas coût et en plein respect de la planète. On pense à toute cette énergie que l'on pourrait produire à partir du rayonnement solaire. Une entreprise française a développé un système de stockage d'énergie sous la forme d'un gros volant d'inertie en béton (pour simplifier) qui permettrait de restituer l'énergie au moment où le soleil ne brille pas et que l'on a tout de même besoin d'électricité ou d'autre chose. Après tout, on pourrait revenir à la bonne vieille mécanique avec des poulies, des courroies, des engrenages et des embrayages. L'éolien n'est pas sans provoquer son lot de critiques de la part des personnes habitant à leur proximité. Il paraît que ça empêcherait de dormir, que ça produirait des infra-sons capables de perturber l'organisme au point de ressentir des malaises. Nous n'avons probablement jamais eu besoin de tant d'énergie depuis les débuts de l'humanité. On pourrait s'amuser à se faire peur avec ce constat. Nous sommes devenus tellement dépendants de l'électricité, de la voiture, des réseaux qu'il serait amusant d'étudier nos attitudes en cas de colossale panne générale. Et le pire, si nous n'avions plus d'électricité pour une durée importante, c'est bien que nous ne connaîtrions pas la suite du feuilleton en bédé !

Transition énergétique en coup de vent

mercredi 2 septembre 2015

Graal mycologique

J'aime les cèpes, j'aime les morilles, les giroles, les lactaires délicieux, les rosés des prés, les truffes, bien sûr. Lorsque j'ai goûté l'oronge pour la première fois, il n'y a pas si longtemps, ça a été une révélation gustative. Champignons thermophile, l'amanite des Césars se trouve dans le sud-est de la France et aussi dans notre Périgord où il pousse sous les feuillus de chênes et de châtaigniers dès la fin août. Enfin, bien sûr, il faut savoir chercher les champignons. Ceux-ci ont été trouvés par un collègue de mon frère. Une belle récolte, semble-t-il, puisqu'une partie de celle-ci a été distribuée et redistribuée. C'est ainsi que je suis devenu propriétaire de quelques uns de ces champignons et que je me fais une fête de les déguster dès dans pas longtemps.
Comment expliquer le goût si fin de ce champignon ? Il est suave, doux, légèrement sucré. Un petit goût de noisette, possible. Il peut se manger cru. Pour ma part, je le fais revenir à tout petit feu dans un peu de beurre avec juste une pincée de sel gris écrasé. Pas d'ail, pas d'artifice ! C'est vraiment le roi des champignons, pire que délicieux, mieux que bon. J'en salive déjà.

Amanites des Césars

Idée de recette

500 g d‘amanites des Césars
50 g de lard maigre
1 litre de bouillon de viande
1 cuillerée à soupe de crème fraîche
1 jaune d’œuf
1 gousse d’ail
1 oignon
1 cuillerée à soupe de persil haché
20 g de beurre
Sel et poivre

1 - Laver et sécher les champignons, puis les couper en fines lamelles.

2 - Faire chauffer le beurre dans un grand faitout et y ajouter le lard maigre coupé en petits dés.

3 - Lorsque le lard est cuit, ajouter les oronges et les faire revenir à feu doux pendant 20 minutes environ, accompagnées de l’ail haché, du persil et de l’oignon coupé en fins morceaux.

4 - Verser ensuite le bouillon de viande sur la préparation. Saler si besoin (le bouillon peut être suffisamment salé), poivrer et laisser mijoter durant 1h30 environ.

5 - Après ce laps de temps, passer le potage au mixeur.

6 - verser le potage dans un soupière.

7 - mélanger le jaune d’œuf avec la crème fraîche dans un bol.

8 - Verser le mélange dans la soupière et remuer délicatement.

vendredi 14 août 2015

Opium du peuple

Et ce n'est pas une apologie de la drogue et ce n'est pas non plus un dessin où il faut trouver un sens caché ou je ne sais quoi. C'est juste que je ne savais pas quoi dessiner et que ça a donné ça.

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mardi 28 avril 2015

A dose homéopathique

Le miracle homéopathique

vendredi 6 février 2015

Blanc comme White

Enfin ! Ce n'est pas trop tôt Enfin ! Il est tombé de la neige. Pas beaucoup mais c'est de la neige tout de même. Enfin, on se sent en hiver.

Neige dans la ville
Ça a commencé hier après-midi. De la toute petite neige de rien du tout, presque ridicule. Des flocons tout petits, éparpillés. Le soir, je suis sorti pour aller manger des pizzas. Je ne m'attendais pas à ce que la neige tombe et recouvre d'un mince manteau les routes et les voitures, les prés et les toitures. Ça a été une bonne surprise. Je suis rentré prudemment mais sans difficulté et je suis allé me coucher.
Hier, je suis donc allé manger des pizzas et, surtout, j'ai fini de voir Breaking Bad, l'une des meilleures séries télé de ces dernières années. Je m'étais arrêté à antépénultième épisode et ne pouvais me résoudre à en terminer avec les aventures de Walter White et Jesse Pinkman. Faire durer, refuser de terminer. Un comportement idiot auquel je suis souvent confronté. Vous savez ? Cette crainte d'en terminer avec quelque chose de bon. Ça doit avoir un nom en psychiatrie, ce truc là. Je ne le connais pas.
Donc, pour celles et ceux qui ne savent pas, Breaking Bad est une série américaine diffusée en France sur Arte en cinq saisons. Walter White est un prof de chimie, un représentant de la classe moyenne américaine, assez falot et insignifiant. Il est marié, à un enfant adolescent handicapé, une voiture moche. Pour compléter ses revenus, il travaille dans une station de lavage de voitures. Son beau-frère, le mari de la sœur de sa femme, Skyler, est agent à la brigade des stups d'Albuquerque, au Nouveau Mexique. Ce beau-frère, Hank Schrader, tient Walter pour un brave type un peu trop calme et rangé.
Il se trouve que Walter White, 50 ans, vient d'apprendre qu'il a développé un cancer des poumons. Ses revenus ne lui permettent pas d'entreprendre une traitement efficace. Il déprime d'autant plus que Skyler vient de lui apprendre qu'elle est enceinte. C'est ballot. Hank, l'agent de la DEA, raconte au cours d'une soirée les sommes colossales générées par la production et la vente de drogue et, en particulier, de méthamphétamine (appelée meth). Ting ! Une idée germe dans l'esprit de Walt le jour où, par amusement, Hank lui propose de le suivre dans une opération policière visant à débusquer des producteurs de meth. Walt reconnaît un ancien élève, Jesse Pinkman, et conçoit un plan. Il va s'associer à Jesse, produire une meth de qualité supérieure, la vendre, gagner plein de brouzoufs, pouvoir se soigner et vivre sa petite vie pépère. Un plan bien bancal.
Dans les premiers épisodes de la série, on navigue dans la comédie humoristique. On voit l'équipe de bras cassés formée par Walter et Jesse. Le prof et le toxico produise leur meth dans le désert et dans un vieux camping-car, d'une manière artisanale. Ils écoulent la drogue à petite échelle. Tout cela est, je le répète, distillé sur le ton de la douce comédie.
Mais ça change. La meth de Walter est d'une rare qualité et elle trouve son marché. On se l'arrache. La petite entreprise artisanale prend de l'ampleur, l'argent commence à entrer et le petit professeur de chimie se prend au jeu. Evidemment, l'arrivée de cette meth exceptionnelle ne passe pas inaperçue et les équipes de la DEA commence à s'y intéresser sérieusement. Hank va enquêter. Et c'est un bon flic, Hank ! Mais comment voudriez-vous qu'il puisse suspecter son effacé de beau-frère d'être derrière tout ça, vous ? De la comédie, on passe au drame et les aventures de Walter et Jesse deviennent carrément addictives. Je ne vais pas tout vous raconter parce que ça serait long et qu'il vaut mieux que vous vous plongiez dans l'affaire par vous-même. Ça vaut le coup !
Et alors voilà l'affaire. J'ai arrêté de regarder la série à l'avant avant dernier épisode. Aucune envie de terminer ça. Un comportement ridicule, je le reconnais. Et mon frère et ma mère ont fait comme moi. Ceci laisse penser que ce désordre psychiatrique est congénital. Hier, ça avait été décidé, il fallait que ça cesse. Nous avons mangé des pizzas et nous avons regarder les trois derniers épisodes à la suite. Oh putain ! Je ne m'attendais pas à cette fin. Je me doutais bien que ça ne pouvait pas se terminer sur un happy end mais j'étais loin de m'imaginer tout ça. Génial. Et je pèse le mot. Génial. Vraiment. Il faut voir ! Moi, c'est sûr, je vais tout regarder de nouveau depuis le premier épisode.

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