jeudi 4 février 2016

Sarko nous brouille l'écoute

Il paraît que Sarkozy aurait créé sa web radio. Je ne l'écouterai pas et je ne vais pas vous donner de lien pour y accéder. Je ne connais pas l'adresse et n'ai pas l'intention d'aller la chercher. J'imagine qu'entre deux séances de propagande à sa gloire, il doit faire de la pub pour son bouquin et je ne doute pas un instant qu'il fait appel à la douce voix de sa chère et tendre pour distiller un peu de poésie musicale dans ses programmes.

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samedi 21 juin 2014

Hébergement rural

Les joies du camping rural

Camping rural

vendredi 20 juin 2014

Fanfare périgourdine

Hier soir, à Périgueux, l'Echappée Belle fêtait son dix-huitième anniversaire. Pour l'occasion, Le Grand Ordinaire, fanfare périgourdine, avait sorti saxophones, percussions et bonne humeur.

A la tête de L'Echappée Belle, Jean-Charles Pouyot diffuse à 250 000 exemplaires, en Dordogne et dans de nombreux offices du tourisme en France, le très beau guide touristique Périgord Découverte riche d'une multitude de magnifiques photos de Bernard Dupuy, artiste photographe qui, mieux que personne, parvient à magnifier les paysages de Dordogne.
Ce guide distribué gratuitement est financé par des dons de partenaires, par la publicité. Depuis sa création, une indépendance totale est de mise et on a refusé de présenter le département selon un découpage administratif ou trop artificiel comme l'est celui par couleurs[1].

Le Grand Ordinaire
Ici, on a préféré opter pour des territoires, des pays. Celui de Périgueux, celui de Brantôme, de Sarlat, de l'Auvézère ou de la vallée de la Vézère pour n'en citer que quelques uns. Rédigé en anglais et en français, le guide est une invitation à découvrir ce pays merveilleux si riche en paysages sublimes et en châteaux majestueux. Un patrimoine tellement riche que j'en viens à penser qu'il est impossible de le connaître complètement.

Le Grand Ordinaire
Et donc, pour ces dix-huit ans d'existence, âge de la majorité, l'Echappée Belle faisait la fête dans la vieille ville de la capitale périgourdine, dans les ruelles Renaissance où elle a son siège. Les vins de Bergerac étaient de la partie, on avait bien fait les choses. Des petits fours, des toasts, une exposition d'œuvres du peintre José Corréa et du photographe Bernard Dupuy et, surtout, pour créer une ambiance festive et joyeuse, Le Grand Ordinaire ! Des saxophones de toutes sortes, un répertoire très Nouvelle Orléans, beaucoup d'humour et de générosité. Du bonheur tout simplement.

José Corréa croque le Grand Ordinaire
De nombreuses personnes s'étaient donné rendez-vous pour l'occasion. Comme il faisait vraiment très beau, on s'arrêtait pour profiter de l'instant, pour se retrouver, pour parler, pour rire, boire et manger. L'anniversaire était une réussite totale.

Michel Labussière du Grand Ordinaire
Cette fête était aussi sans doute l'occasion de marquer la réussite de l'entreprise un peu folle de Jean-Charles Pouyot. Comment, durant 18 ans, parler du Périgord, des Périgords, des terres et territoires, des villages et des sites, de l'histoire et de la gastronomie, de l'économie et des paysages sans épuiser son sujet ? Le dernier numéro en date de Périgord Découverte est dédié à Michel Grégoire qui donnait sa plume pour enchanter un peu plus encore ce pays.

Le Grand Ordinaire vous salue bien
Moi, j'étais là parce que l'on m'avait vivement incité à y être. Habituellement, on ne me trouve pas beaucoup dans ce genre de fête où je ne connais pas grand monde et où j'ai le sentiment de jouer le pique-assiette. Je ne suis pas resté trop longtemps, j'ai été bien sobre, aussi. Il n'empêche que j'ai découvert avec plaisir cette fanfare dont j'avais maintes fois entendu parler sans jamais avoir eu l'occasion de l'écouter.

Demain, peut-être, je reprends la série sur les Deux Chevaux.

Note

[1] Périgords vert, pourpre, blanc et noir.

mardi 27 mai 2014

Death Metal de la mort en métal

Allez, je m'y suis mis. J'ai des putains de dessins de merde à mettre en couleur. Ça m'emmerde à un point que vous pouvez pas savoir. En plus, je sais pas ce qu'il se passe, mais j'ai l'impression que je ne trouve plus mes couleurs. Peut-être qu'il faudrait que je lave l'écran au jet d'eau ou que j'essuie les traces de ravioli ? J'en sais rien. Ou alors l'ampoule qui est en train de lâcher et qui me donne une lumière louche, allez savoir. Enfin voilà, j'ai des dessins à finir et je ne suis pas couché. Je vous en montre un histoire de me débarrasser de la corvée du billet quotidien et je file réfléchir à la manière dont à laquelle que je vais faire cuire mes nouilles.

Death Metal

vendredi 21 juin 2013

Should I stay or should I go

Ça y est ! Youpi ! C'est l'été ! Il fait beau, il fait chaud et c'est la Fête de la Musique !

J'y vais ou j'y vais pas ? Fête de la Musique. D'habitude, je ne sors pas pour cette fête. Au mieux, je passe quelques disques. Il faut dire que, du moins pour moi qui habite la cambrousse, en Dordogne, il faut commencer à faire quelques kilomètres pour participer à la fête. Et encore, ça laisse assez rarement des souvenirs inoubliables. Ecouter des musiciens jouer approximativement des reprises à la terrasse d'un bistro ou encourager des musiciens débutants, ça va bien un moment mais j'ai autre chose à faire.
Je n'ai jamais beaucoup aimé cette fête. Je suppose que c'est parce que je n'aime pas assez la musique. Cette année, j'ai plus ou moins l'intention d'aller voir ce qu'il se passe quelque part. Le problème, c'est que je sens qu'il va pleuvoir. Déjà, il ne fait pas chaud. J'ai remis un pull. Drôle de début d'été. Aujourd'hui, c'est le jour le plus long de l'année. C'est aussi la nuit la plus courte, sachant que l'on ne dépassera pas les vingt-quatre heures.
Ce que je vais faire, c'est que je ne vais rien prévoir du tout et que je vais aviser en fonction de mon envie du moment. Je vais me faire à manger, je vais manger et je verrai après.

Fête de la musique 2013

samedi 3 novembre 2012

La machine à faire de la musique

Aujourd'hui, juste un petit dessin dont j'ai eu l'idée ce matin au réveil et que j'ai dessiné par bribes au long de la matinée et en début d'après-midi. Après, j'ai fait d'autres choses et j'ai eu la flemme de l'encrer (mais je le ferai peut-être).

Machine à musique

Pour ce qui est de l'idée, je ne cache pas qu'elle vient en partie du concert de GY!BE et du gaffophone de Gaston Lagaffe. Je suis bien conscient de ne pas même m'approcher du génie de Franquin, dans cette affaire.

vendredi 2 novembre 2012

GY!BE

Amateurs de tranquilles ballades champêtres, écouteurs de ritournelles charmantes, laudateurs de jolies petites mélodies gracieuses, passez votre chemin ! Aujourd'hui, je vais vous parler de GY!BE.

Hier soir, événement, GY!BE se produisait en concert en banlieue bordelaise, au Rocher de Palmer, à Cenon. J'y étais. Vous ne connaissez pas GY!BE ? Ce n'est pas grave, je ne connaissais pas moi même il n'y a pas si longtemps. Je m'en vais vous expliquer tout ça dans la seule limite de ce que j'ai pu comprendre. Je vous souhaite bon courage.
GY!BE. Sous ce nom pour le moins bizarre se cache "Godspeed You ! Black Emperor". Comme vous, je ne suis pas loin de penser que cela n'explique rien et que l'on a cherché à jeter un gros soupçon de mystère sur cette formation musicale peu banale. GY!BE vient du Canada et serait basé au Québec. Pour autant, GY!BE ne semble pas être particulièrement francophone ou, tout du moins, ne fait rien pour le laisser penser. Ce n'est pas bien important dans la mesure où le groupe est très instrumental. Pas de chanteur mais quelques samples seulement. Par contre, le concert se déroule sur fond de projection vidéo qui laisse une grande place au texte, texte en langue anglaise. Rien de rédhibitoire pour autant.
Comme je vous le disais, je ne connaissais pas vraiment ce groupe. J'avais entendu quelques albums, j'avais lu ce que l'on en disait sur wikipedia et j'allais à ce concert "événement"[1] sans a priori notoire, avec une envie de découvrir et sans bien savoir à quoi m'attendre. Le peu que j'avais appris ne m'aidait pas beaucoup. Savoir que GY!BE est classé dans le mouvement post-rock[2] lorsque je suis incapable de comprendre ce qu'est le post-rock et que j'ai une nette tendance à le confondre, avec allégresse, avec le rock bruitiste, avec le rock industriel, avec le rock expérimental et avec le "n'importe quoi qui fait beaucoup de bruit" est forcément intéressant mais me laisse dans l'ignorance. Parce que j'avais tout de même entendu quelques morceaux de ce groupe, je ne m'attendais pas à de la musique calme et mélodique. J'étais ouvert à tout ou presque.

En première partie de GY!BE, Dead Rat Orchestra était une excellente et bonne découverte. Une musique teintée de folk anglais puisant à la source des traditionnels celtiques, irlandais ou écossais pour recomposer un imaginaire fort plaisant. Les deux musiciens[3] sont très sympathiques et souriants. Je vous enjoins vraiment à les traquer dans la programmation des festivals divers et à acheter leurs disques. Une très plaisante découverte d'une musique qui me touche bien[4].

Une courte pause pour finir d'installer les instruments et peaufiner les derniers réglages et voilà enfin les membres de GY!BE qui font leur apparition sur la scène sous un tonnerre d'aplaudissements. Nous allons voir ce que nous allons entendre ! Les musiciens se mettent en place, les amplis sont branchés et le son arrive. On m'a raconté n'importe quoi. Ce n'est pas du "post-rock", cette affaire ! C'est du rock gromeleux[5]. Ça commence par un salmigondis de sons qui monte peu à peu crescendo en restant dans l'esprit minimaliste du bruitisme de bon aloi. C'est un peu comme un bourdon imparfait, vous voyez le genre ? Comme une onde de choc en préparation, si vous aimez mieux. Il y a comme un truc qui est en train de se préparer et, on le sent, ça va aboutir à du lourd. Il ne nous faut pas nous attendre à de la finesse. Le ton est donné dès ces premières "notes". C'est une atmosphère[6] opressante, lourde, pesante qui est en train de se constituer. Ça monte, ça monte ! Le volume sonore, les enchevêtrements musicaux, les dissonances, les distorsions sonores. Les percussions pètent et on ressent la puissance jusqu'à son cœur intime qui bénéficie, au passage, d'un "message" cardiaque gratos. De dieu ! Il y a des Watt dans la sono ! La salle est comme pétrifiée. Nous sommes tous là[7].
Sur une toile tendue en fond de scène, des séquences vidéo sont projetées. De la vidéo remplie de chaos, des scènes choc, noires, tristes, propices à vous détériorer le moral d'une manière durable et prolongée. La problématique de GY!BE n'est pas de provoquer le rire, la bonne humeur et l'envie de vivre. Ou alors, si jamais telles étaient leurs intentions, c'est raté. Pour dire les choses telles que je les ai pu ressentir, la musique de GY!BE est flippante. D'une façon assez confuse, on comprend qu'il y a un désir de dénoncer. C'est certainement un discours politique qui se cache derrière tout cela. Une critique de nos sociétés ? Un pamphlet, me disait hier soir, à l'issu du concert, un très cher ami. Soit. Utiliser la violence pour lutter contre la violence. Le concept est séduisant faute d'être très explicite. Au risque de passer pour un parfait idiot, je reconnais ne pas avoir totalement saisi le discours. On me dit que ce concert et les morceaux joués hier soir tirent leur raison d'être dans les récentes manifestations qui ont secoué le Québec. Possible. J'imagine aisément que l'on peut aussi aller chercher dans une dénonciation du monde capitaliste[8], des malheurs de la planète, des outrages faits à la planète et toutes ces sortes de choses. Si le challenge est de nous faire ressentir la gravité du moment physiquement, c'est parfaitement réussi. On ne sort pas d'un concert de GY!BE avec un grand sourire et avec la conscience que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Ceci étant, on ne ressort pas non plus avec l'espoir d'avoir enfin trouvé la solution à toute cette merde et on ne peut s'empêcher de penser que c'est justement parce que des solutions, il n'y en a pas. C'est déprimant. Toutefois, vu de ma petite vie, depuis Azerat, aujourd'hui, avec un beau petit soleil qui apparaît et fait briller les belles couleurs des pierres du Périgord ainsi que les arbres qui se parent de leurs teintes automnales, j'ai la faiblesse de me laisser aller à un sursaut d'optimisme. Est-ce à dire que le discours de GY!BE est vain ?

Je ne suis pas musicologue. La musique est un art qui m'intéresse sans excès. Je ne la pratique pas et me contente d'une approche simpliste de la chose. J'aime écouter les musiques qui me plaisent et pour que les musiques me plaisent, j'aime qu'elles ne me demandent pas trop d'effort. Alors, aujourd'hui, j'ai un peu de difficulté à dire que j'aime vraiment la musique de GY!BE. Disons que je ne suis pas sûr de prendre plaisir à écouter leur musique. Selon moi, rien n'est fait pour rendre cette musique "plaisante". Elle est âpre, rugueuse, bruyante, explosante, détonante, vrillante, percutante, cacophonique, discordante, dissonante ; elle serait presque plus à subir qu'à écouter. Dans le domaine, GY!BE n'a rien inventé mais l'on peut dire qu'ils excellent à provoquer un, comme on le pourrait dire, état de choc chez l'auditeur. On connaît cela dans d'autres formes d'art. Dans la peinture, dans le cinéma, dans la littérature. Cette capacité à créer une sensation d'oppression et d'angoisse chez la "victime" consentante. L'art n'a pas pour fonction de ne proposer que du beau. L'art peut avoir le but de susciter l'émotion négative, de choquer, de terrifier. GY!BE est un maître de l'art en la matière, c'est indéniable.
Pour conclure ce long billet qui n'intéressera sans doute pas grand monde[9] je dirais donc que je ne suis pas certain de passer les quelques années qu'il me reste à vivre à écouter béatement les albums de GY!BE. Je suppose que, par étroitesse d'esprit et par facilité et par (mauvais) goût personnel, je vais continuer à privilégier les musiques que j'aime écouter habituellement, rester dans mes petites habitudes auditives bien faciles et confortables. Mais, si je dois crever idiot, je crèverai idiot avec la conscience tranquille. Je sais ce dont sont capables ces monstres de GY!BE, je sais ce qu'est un concert de GY!BE, je sais ce que c'est que la puissance à l'état brut d'un concert de GY!BE, je sais ce qu'est la tétanisation du public d'un concert de GY!BE. Et pour tout cela, je tiens à remercier GY!BE pour ce moment extraordinaire. Si jamais vous n'avez rien de mieux à faire, si jamais vous avez décidé d'en finir une bonne fois pour toute avec votre audition, si jamais vous voulez découvrir une "chose" étonnante et détonante. Renseignez-vous et ne ratez sous aucun prétexte le prochain concert de GY!BE ! Et pour finir, une dernière chose. Jamais vous n'écouterez GY!BE sur votre chaîne HI-FI à la mesure de ce que vous entendrez en concert. Ce n'est même pas la peine d'y penser.
"Dieu vitesse vous ! Empereur noir", qu'ils disent. C'est comme ils veulent, quand ils veulent.

Enfin de enfin, signalé par Boumbah! l'Unique, un article passionant sur le site du journal Libération à découvrir : lien vers l'article en question.

Notes

[1] GY!BE à Bordeaux ! C'est énorme ! Il ne faut pas rater ça !

[2] Qu'il conviendra de ne pas confondre avec le fox-trot.

[3] En prime, les deux musiciens présents hier soir auxquels s'ajoute un troisième, d'après ce que j'ai compris de leur anglais qui ne ressemble pas du tout au mien.

[4] Mais il est notoirement connu que je n'ai que faire de la musique et que je n'y connais rien. D'ailleurs, je hais la musique.

[5] Et je n'ai pas peur de le dire.

[6] "Atmosphère ? Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?", s'exclamait la ionosphère que l'on avait confondu avec...

[7] Et nous sommes nombreux ! J'ai arrêté de compter à dix mais il y en avait plein d'autres, des dizaines de gens.

[8] Puisque GY!BE se déclarerait anti-capitaliste.

[9] Mais ça n'a aucune importance.

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