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vendredi 23 novembre 2018

Palombes d'un doute

S'ils sont majoritaires, il n'y a pas que des salopards dans le genre humain. Quoi de mieux pour contrer les misanthropes et les fâcheux que de vous narrer un cas exemplaire ? Car oui, ne vous en déplaise, j'ai la chance de connaître de bonnes gens, des êtres humains pour qui les termes de gentillesse, de bonté, d'altruisme, ne sont pas galvaudés.
Récemment, je m'ouvrais à ces personnes des difficultés rencontrées pour se nourrir lorsque l'on a un maigre budget grandement amoindri par les nécessaires acquisitions de whiskies écossais hors de prix, de grands crus bordelais et de conséquents cigares de la Havane. Sans trop me plaindre, je disais ce quotidien constitué de pâtes et d'eau du robinet, je disais l'évitement des devantures trop alléchantes des pâtisseries, boucheries et charcuteries, des épiceries et marchands de fruits et légumes, sources de dépit et d'envies insatisfaites, je disais ce refus des livres de cuisine aux textes et illustrations insupportables pour qui s'en va au lit la queue basse et le ventre vide trop souvent. Les temps sont durs pour un pauvre hère tel que vous me voyez.
Ces personnes avaient par devant elles deux oiseaux chassés par une de leurs connaissances, des palombes. Les palombes, j'en avais entendu parler, comme les poulets ou le saucisson à l'ail, et je pensais que cela tenait de la légende, que cela ne pouvait exister ailleurs qu'au paradis qui accueillera les bons et les miséreux pour une vie meilleure faite de prière et de dévotion dans l'amour de dieu. Et ces personnes, bénies soient-elles, émues par mon malheur, touchées par ma triste condition, dans un geste gratuit (je n'aurais pas eu les moyens sinon) m'offrent deux palombes. Plumées et vidées. Charge à moi de les préparer.

Je me retrouve en mon étroit logis avec ces deux oiseaux et je me gratte le sommet de la tête. Que vais-je en faire ? Comment les préparer ? Quelle recette ? Je demande et me renseigne par-ci par-là et ça m'ennuie. On me conseille ceci, on me dit que c'est mieux comme ça. Non mais oh ! Après tout, j'ai le droit de donner mon point de vue sur la question, non ? Je vais faire à mon idée. Et voilà ce que cela donne.
J'ai d'abord coupé les oiseaux en deux dans le sens de la longueur avec un bon gros couteau bien solide. Ça a fait tchak ! et tchak ! et j'avais quatre morceaux. Dans une cocotte en fonte, j'ai fait fondre de la graisse de canard et j'ai fait revenir ces moitiés de palombe jusqu'à ce qu'elles soient bien colorés. J'ai fait flamber avec un peu d'alcool de prune. J'aurais voulu de l'armagnac mais je n'ai pas retrouvé la bouteille.
J'ai enlevé les palombes et j'ai mis à blondir deux échalotes et un oignon auxquels j'ai ajouté deux gousses d'ail écrasées et détaillées en éclats. J'ai coupé une belle tranche de jambon de cul noir du Périgord et en ai tiré des dés pas trop petits. Je les ai glissés dans la cocotte et ai remué. Un peu de sel, beaucoup de poivre et une légère pluie de farine de froment est venue recouvrir le contenu. J'ai mélangé l'ensemble d'une cuillère de bois bien vive. Les palombes sont revenues dans la cocotte et j'ai couvert à moitié de vin de Bergerac. J'ai attendu un instant que les vapeurs d'alcool s'échappent en remuant souvent et j'ai couvert, baissé le feu et laissé mijoter pour un peu plus d'une heure. Une demi-heure avant de déguster, j'ai ajouté des pommes de terre de belle qualité coupées en deux.
A l'heure de me mettre à table après le bénédicité, je peux vous assurer que je me suis bien régalé. J'ai bu un peu de ce même vin de Bergerac pour accompagner le plat.

Palombe à ma manière


PS J'avais oublié de préciser que j'ai aussi mis une belle carotte et du vert de poireau coupé très fin. Un délice, je vous dis !

dimanche 4 novembre 2018

Quarts de rouge quart de siècle

C'est un mystère. Une bouteille pleine chez moi ? Normalement, ça ne dure jamais très longtemps. Souvent, j'ai soif, j'ai le gosier avide. Comment cette bouteille a-t-elle pu rester intacte si longtemps ? Je ne me l'explique pas. Vingt cinq ans que le raisin a été cueilli, qu'il a été foulé et pressé, que son jus a commencé à fermenter. Vingt cinq ans ! Un quart de siècle. 1993 !
1993, c'est une année qui m'a marqué pour plusieurs raisons et pas que des bonnes. J'ai plein de souvenirs dans la tête de cette année là mais aucun de cette bouteille. Ce vin a vingt cinq ans et maintenant il est temps de se demander si c'est encore buvable. La meilleure méthode pour s'en assurer, c'est de trouver un tire-bouchon et d'ouvrir puis de goûter. Je vais pas le faire ce matin. Déjà, ça pourrait laisser penser que je suis un buveur invétéré. Et puis, honnêtement, j'ai plutôt envie de me refaire du café, pour tout dire.
C'est du Madiran. Il y a des vins qui vieillissent plus mal que ça. Peut-être il y a une chance pour que ce soit encore du domaine du buvable. Je connais un type, à Périgueux, qui se fait une spécialité de rachat de caves. Il achète des lots de bouteilles et après, avec des amis, il les boit. Il m'a raconté avoir bu un Graves de 1913 et qu'il était bon. Admettons. Connaissant le bonhomme et quelques uns de ses amis, je doute un peu qu'il soit en mesure de goûter les qualités d'un vin.
L'affaire, avec une bouteille de vin un peu vieille, c'est qu'il n'y a aucune certitude. Moi, je ne sais pas dire, comme ça, en regardant la bouteille, si ce qu'elle contient est bon ou mauvais. Bien sûr, si le vin est décomposé, je ne me fais pas d'illusion. Là, il y a quelques signes qui laissent penser que ça peut valoir le coup de tenter l'aventure. Le niveau n'a pas trop baissé, l'aspect semble "normal". Au pire, ça finira dans l'évier.
Pour voir, j'ai recherché ce que l'on dit de ce domaine Mouréou. Apparemment, ce n'est pas de la piquette. Ce que je pense faire, c'est de trouver du confit de canard. J'éplucherai quelques pommes de terre que je ferai cuire dans de la graisse de canard et que je parfumerai avec un peu de persil et d'ail. Alors, j'essaierai ce vin. Deux cas : ou il est buvable et ça ne gâchera rien ou il est mauvais et il restera le canard et les pommes de terre. Je vous raconterai sans doute dans les prochains jours.

madiran-moureon.jpg

mardi 30 octobre 2018

Pour le Québec

Hier, je n'ai pas franchement réussi à dessiner. C'est qu'il faisait un peu trop froid, je dois dire. Aujourd'hui, ça va mieux. J'utilise une bonne partie de la matinée à répondre à la demande d'un client qui voulait une nouvelle fonctionnalité sur son site Internet. Il espérait que ça allait être une intervention gratuite, je lui ai fait comprendre qu'il n'allait pas en être question. Après tout, faut bien aussi que je pense de temps à autres à me faire payer.
Avec Ha! Ha! Ha! Éditions, nous avons vendu deux des derniers exemplaires de la "Serpette", un petit livre formidable. Il nous a été demandé de les dédicacer. J'aime bien faire des petits dessins de dédicace. Il faut d'abord trouver un semblant d'idée et ce n'est pas toujours simple. Des deux livres commandés, l'un est pour un couple québécois. C'est facile de trouver des idées en lien avec le Québec. Surtout si, comme moi, on n'hésite pas un instant à tutoyer les poncifs et les idées reçues. Et donc, un bûcheron québécois, un !

samedi 27 octobre 2018

Espérance de vie

Le pinceau que j'utilise en ce moment est en fin de vie. Les pinceaux n'aiment pas l'encre de chine. Pourtant, je l'entretiens bien, je le nettoie soigneusement. C'est d'ailleurs curieux, le pinceau semble perdre ses qualités presque d'un seul coup. Pour un dessin, il a bien sa souplesse et sa nervosité, on finit l'encrage, on nettoie le pinceau comme d'habitude, on le reprend un peu plus tard pour un nouveau dessin et là, plus rien. Les poils sont en vrac, tout mous, ne tenant plus la charge. C'est mystérieux.
J'utilise le même type de pinceaux depuis plus de quinze ans, du beau pinceau en poils de martre, du pinceau relativement cher, et c'est chaque fois la même chose. Une ou deux fois, j'ai tenté l'expérience du pinceau en poils synthétiques. Je ne m'y suis pas retrouvé du tout. Je ne m'y suis pas fait. Hier, j'ai fait un encrage et j'ai senti que le pinceau merdait. Ce matin, j'en ai fait un dernier avec ce pinceau. Ce n'est plus possible. Bon, j'en ai en réserve. Il n'y a pas péril en la demeure.
Ce qui est dommage, c'est que ce qui ne va plus sur ces pinceaux, c'est toujours les poils. Le manche, lui, n'a aucun problème. C'est pourquoi je ne jette pas mes vieux pinceaux. Je me dis que c'est dommage de mettre à la poubelle ces beaux manches en parfait état. Pourtant, je sais bien que je n'en ferai plus jamais rien. A la limite, je les utilise encore pour des boulots grossiers.

On a appris que l'on avait moins de risques de développer un cancer en mangeant de la nourriture "bio". Je suis d'accord pour penser que les produits "sains" sont moins nocifs que les produits transformés par l'industrie agro-alimentaire. Je suis d'avis que le pire est dans beaucoup de produits industriels massivement transformés, triturés, mélangés, cuits et riches en excipients, exhausteurs de goût, colorants, conservateurs, blanchisseurs et autres joyeusetés.
Or, je me refuse à manger ou boire avec l'idée que je suis en train de me soigner ou que je prends soin de ma santé. Je suis contre les "alicaments". Et il se trouve qu'il me semble avoir remarqué qu'une partie de celles et ceux qui privilégient les produits "bio" le font avec cette peur de la maladie ou du problème de santé. Ils ne consomment plus pour le goût, pour le plaisir, mais pour lutter contre le risque.
Moi, j'aime bien le gras et le sucre et ce qui a du goût. J'aime avoir plaisir à picoler ou bouffer. L'argument du "bio" ne me touche pas et en aucun cas n'est un argument recevable. Ce n'est pas une opposition viscérale. Je ne refuse pas de manger "bio" tant que je trouve ce que je cherche en matière de plaisir. Ce n'est seulement pas un argument suffisant pour me faire acheter un produit par rapport à un autre qui ne serait pas "bio". Je suis bien plus attaché à la qualité du produit.
Le marketing n'a pas mis longtemps à comprendre que les gens aiment cultiver leur peur et à saisir que le "bio" devenait un argument fort au moment de faire un choix. Alors, on a vu des étiquettes "bio" fleurir sur tout et n'importe quoi. On a vu aussi de savoureuses dérives. Parmi celles-ci, il y a ces beaux fruits "bio" bien emballés dans une barquette en matière plastique avec un beau film plastique. Ça m'amuse à chaque fois. En plus, le "bio" mérite d'être plus cher même si, dans le fond, il n'y a guère de raison. Certains produits demandent sans doute que l'on travaille plus si l'on choisit de les produire en "bio" plutôt qu'en usant de pesticides et autres joyeusetés mais pour d'autres, on se demande un peu. Un exemple ? Le miel. La production de miel "bio" consiste à placer les ruches à proximité de cultures ne faisant pas appel à des intrants chimiques non compatibles. Bon, déjà, faut croire au fait que les abeilles n'iront pas butiner tout et n'importe quoi mais admettons. En quoi cela revient-il plus cher pour l'apiculteur ? Ah oui, il devra aller plus loin ? Peut-être, peut-être…
Un autre biais, c'est de penser qu'il n'y aurait rien de chimique dans le "bio". La vie est très étroitement liée à la chimie. Nous sommes le résultat de chimies diverses, nous produisons, consommons et relâchons des produits chimiques. Tout ce qui est vivant a une part sombre de chimie en lui. C'est comme ça. On peut le regretter. Le bio ne signifie pas nécessairement "plus propre" ou "plus sain". On trouve du vin ou de la bière "bio". Pense-t-on sérieusement que ces produits évitent l'alcoolisme ou qu'ils ne nous tueront pas ?

dimanche 14 octobre 2018

La charentaise foulée au pied

Les Charentaises ont attrapé le scorbut

lundi 8 octobre 2018

Poubelle la vie

J'étais dans l'un de ces hypermarchés de la périphérie de Périgueux une liste de courses à la main. A cet instant, je cherchais très précisément des sacs poubelle de 30 litres. J'ai calculé que j'avais besoin d'un de ces sacs pour une semaine d'ordures et de déchets. Je ne sais pas où l'on a mis ces sacs poubelle. Avant, ils étaient du côté des lessives et produits ménagers mais ces crétins ont tout changé. Bon. Ils sont où, ces sacs poubelle ? Je prends toujours les moins chers. C'est vrai que ça fait un peu miséreux d'agir ainsi, je sais que je risque le quolibet, mais je me dis qu'au vu de la destination finale de ces contenants, il n'y a pas de raison valable, selon moi, d'en choisir des plus luxueux ou des plus évolués d'un point de vue technique. Il y en a de plusieurs couleurs mais il y en a aussi qui ont un lien qui coulisse et qui forme une poignée que l'on prétend très pratique. Ceux que j'achète sont de ceux qui n'ont qu'un misérable petit lien à arracher et à tenter de nouer autour de l'entrée du sac. C'est moins pratique et moins beau, je le reconnais.
Je passe par le rayon des casseroles, poêles, couvercles, ustensiles divers et couscoussières familiales. En face, le rayon des produits ménagers. Il y a une certaine logique à trouver le produit à vaisselle à la suite des casseroles. Par contre, pas de sacs poubelle ici. Je vais voir dans le rayon d'à-côté de ce pas. Le rayon suivant est celui des seaux, balais, serpillères et poubelles. C'est aussi dans ce rayon que j'aperçois C. et son sourire. C., je ne l'ai pas vue depuis bien cinq ans. Nous allons à sa rencontre, ma liste de course et moi. Je range la liste dans une poche. C. et moi nous faisons la bise.

— Salut Michel ! Qu'est-ce que tu fais là ? Depuis le temps… Tu n'as pas changé !
— Je cherche des sacs poubelle. Et toi, qu'est-ce que tu fous là au lieu d'être au travail ?
— Je cherche une poubelle. La mienne s'est envolée avec la tempête.

Nous nous racontons nos vies. Ce qu'a été la sienne, ce qu'est la mienne. Elle a été licenciée, elle a retrouvé un boulot, son employeur est fou. Ah, aussi, elle a quitté son copain. Moi, je continue à dessiner, à faire des photos. Tout va bien pour nous deux, quoi.

La première fois que j'ai rencontré C., il doit y avoir une quinzaine d'années, je suis immédiatement tombé amoureux. D'abord, elle est jolie et, en plus, elle a de l'humour assez rock n' roll ! Et puis son sourire, bien entendu. Par contre, elle était déjà bien plus jeune que moi. J'ai préféré taire mes sentiments, il était bien certain que je n'avais pas la moindre chance. Pendant une dizaine d'années, nous nous sommes croisés régulièrement. Un jour, elle a eu un nouveau copain ; quelque temps après, ils avaient un petit garçon. J'avais enfin deux bonnes raisons de les taire définitivement, mes sentiments.

C. hésite entre deux poubelles. Je lui conseille de laisser de côté ces modèles en plastique chinois et de préférer cette jolie poubelle en acier inoxydable (sans doute tout autant chinois). Elle me fait remarquer que le prix n'est pas le même. Je m'étonne de la savoir si pauvre qu'elle en est réduite à devoir se satisfaire du moche et vulgaire. Elle rit. Rire et sourire, elle sait bien faire, C. .

— Tu ne changes pas, c'est fou ça, qu'elle me dit, C.
— Toi non plus, tente-je pitoyablement.

Nous discutons encore quelques minutes. C. ne sait pas où sont les sacs poubelle. Elle hésite toujours entre deux modèles. Je ne comprends pas bien le dilemme. Une grise ou une marron ? Aussi moche l'un que l'autre, sinon. Un modèle plus rond que l'autre mais bon, ça se vaut. On est pas loin du niveau zéro en matière de design. C. rit encore une ou deux fois de mes conneries. Je ne vois plus grand chose à lui dire, je prends congé et commence à m'éloigner.

— Tu es fidèle à toi-même, ne change rien ! Toujours aussi beau…
— …

Moi qui n'en ai déjà pas beaucoup je perds complètement mes moyens. Ai-je bien entendu ce que je crois avoir entendu ? Il y a dû y avoir un bug dans la transmission. Je vais prendre rendez-vous chez un ORL, courir m'acheter des appareils auditifs, me voilà victime d'hallucinations auditives, c'est la fin ou du moins le début de. Il y a forcément une explication rationnelle.
Je ne sais pas si un jour vous avez entendu quelqu'un vous dire que vous étiez belle ou beau. J'en doute un peu. Peut-être votre maman lorsque vous étiez jeune enfant baveux et babillant mais ça ne compte pas. Ou alors, c'était de l'ironie, de la moquerie. Limite de la méchanceté gratuite. Si jamais cela vous est malgré tout arrivé, avouez que vous avez cru avoir mal entendu. Sans doute avait-on voulu dire quelque chose comme "T'as vraiment une gueule d'escabeau" ou "Tu ressembles à un vieux rabot". Enfin rien à voir avec ce que les oreilles auront perçu malencontreusement.
Et puis, il faut en convenir, la beauté, ce n'est pas donné à tout le monde. C'est réservé à l'élite. Pour autant, je vous le concède, vous n'êtes pas tou·te·s laid·e·s et moches. La plupart d'entre-nous sommes dans une juste moyenne. Pas assez hideux pour être remarquables. Ce qui nous sauve tous, dans le fond, c'est cette beauté intérieure qui fait notre charme. C'est moins directement perceptible, comme beauté, mais c'est mieux que rien. Et puis il ne faut pas se mettre martel en tête, on peut ne pas être très beau et être intéressant tout de même.


Je me retourne, je m'attends à voir quelqu'un de nouveau à qui se seraient adressés ces propos. Il n'y a que C. et son sourire. Ben merde alors !

— De quoi ? Tu as dit quoi ?
— Hein ? Euh… Tu es fidèle à toi-même…
— Ah d'accord ! Allez, à une prochaine !

Ouf. Je m'en sors bien. Je retourne à la chasse aux sacs poubelle avec un sourire piqué à C.

mercredi 27 juin 2018

Médecine dure

mercredi 6 juin 2018

Clafoutis

Clafoutis Ingrédients

  • 500g de cerises
  • 3 œufs
  • 120g de sucre en poudre
  • 60g de beurre fondu
  • sel
  • 100g de farine
  • 30cl de lait




Équeutez et lavez les cerises. Placez-les dans un saladier et versez dessus la moitié du sucre (60g).
Laissez reposer une demi-heure.
Faites fondre le beurre et laissez-le refroidir.

Dans un saladier, cassez les trois œufs et ajoutez le reste de sucre. Au fouet, mélangez vivement pour faire blanchir et mousser.
Ajoutez une pincée de sel et le beurre fondu. Continuez à mélanger.
Ajoutez la farine en un seul coup et mélangez avec ardeur.
Détendez cette pâte avec le lait.

Beurrez et farinez un moule à manquéer.
Disposez les cerises au fond du moule.
Versez la pâte par-dessus.

Faites cuire à four chaud (180°) pendant 40 minutes.

Saupoudrez de sucre en poudre à la sortie du four et laissez refroidir.

mardi 29 mai 2018

Temps des cerises

Il n'est pas si loin le temps des cerises
Sinon, un son piqué à France Bleu Périgord ce matin dans lequel le président de Ha!Ha!Ha! Éditions évoque la rencontre avec Pierre Bellemare à l'occasion du film réalisé pour raconter de manière humoristique l'Histoire d'Escoire.

vendredi 11 mai 2018

Gagavulin qprès quleques evrres

C'est bon tou t de mame ! J'avias aller faire la sieste.

Le rhum, poison fruit de l'esclavage

tandis que mon œil torve[1] quittait la bouteille de rhum photographiée et présentée ici hier, j'en vins à me questionner sur l'histoire de cet alcool. Il ne me fallut pas longtemps pour réaliser l'évidence : le rhum n'aurait jamais existé sans l'esclavage.
Et de fait, le rhum est issu en droite ligne de la culture de la canne à sucre. La culture de la canne à sucre est intimement liée à l'esclavage. Une recherche sur Internet m'informait de l'origine sud-asiatique de cette plante. Une recherche plus poussée m'apprenait que la canne à sucre avait alors été implantée sur les côtes africaines et que sa culture était assurée par des esclaves.
Christophe Colomb découvre le continent américain. On comprend que le climat des îles des Caraïbes pourrait être favorable à cette culture. Seulement, pour cultiver cette canne d'où l'on tire le sucre dont l'Europe s'est entiché, il faut de la main d'œuvre. Le génie humain n'étant jamais en reste pour inventer une nouvelle saloperie, on organise le transport d'esclaves de l'Afrique vers l'Amérique.
Il y a une forte demande de sucre, on l'a vu, il faut de la main d'œuvre pour cultiver la canne à sucre, on l'a dit. L'offre doit répondre à la demande. Nous sommes en présence des merveilles de l'économie capitaliste avant qu'elle ait été théorisée. Il s'agit d'un capitalisme bien décomplexé. Si l'on peut ne pas payer la main d'œuvre, pourquoi s'en priver ? Rapidement, les femmes et hommes transportés dans des conditions épouvantables à travers l'Atlantique ne sont plus considérés comme des êtres humains mais comme des marchandises. On les vend, on les achète, on en dispose. Dans les plantations, l'espérance de survie est d'une dizaine d'années. Entre la fin du XVe siècle et l'abolition de l'esclavage, on estime à plus de trente millions de femmes et hommes à avoir été vendus et achetés. On estime à plus de 10% les "pertes" durant les traversées.
Avec la canne à sucre, on produisait du sucre. Si on a du sucre, on le sait bien, on peut produire de l'alcool. On eut l'idée de distiller la canne à sucre et on inventa le rhum. Ce rhum devint l'alcool exotique par excellence, celui des marins, des pirates. C'était surtout le fruit du sang des esclaves exploités au sens propre par des propriétaires avides et cupides.

C'est pour ces raisons qu'il faut refuser le rhum et lui préférer le whisky écossais qui, lui, n'a pas de sang sur les mains et donne de la classe et de la distinction vraie à celui qui sait s'en délecter, assis dans un moelleux fauteuil près d'un flamboyant feu de cheminée.

Note

[1] le plus torve des deux, je veux dire

jeudi 10 mai 2018

Comment lutter efficacement contre ce poison appelé Neg'ita en buvant avec distinction un bon rhum authentique

Glou !

lundi 7 mai 2018

Y en a qui mériteraient une bonne tarte

Dans une jatte, dans une jatte plate, versez de la farine, un peu de sucre et une pincée de sel ainsi que la moitié de beurre qu'il y a de farine. Pétrissez le sourire au lèvres et du bout des doigts de la main qui vous convient le mieux. Ajoutez suffisamment d'eau de telle manière que vous parveniez à confectionner une boule souple mais ferme de pâte. Farinez-la et laissez-la reposer de profundis une heure ou, si vous êtes pressé, cinquante neuf minutes. Vous venez de réaliser la pâte brisée qui vous sera bien utile pour la suite.
Épluchez et détaillez quelques pommes (de préférence pas trop véreuses si vous êtes vegan). Il vaut mieux prévoir un peu trop de pommes que pas tout à fait assez. S'il en reste, vous pourrez toujours les manger étant entendu que ce fruit se déguste aussi cru.

Si, à cet instant de la recette vous changez d'avis et décidez de concocter une tarte aux oignons, remplacez les pommes par les oignons et prenez soin d'enlever le sucre de la boule de pâte brisée réalisée auparavant.

Sur un plan fariné, étalez la pâte en un disque d'une épaisseur n'excédant pas les trois millimètres au plus et d'un diamètre au moins égal à celui du moule à tarte que vous prévoyez d'utiliser augmenté de trois à quatre centimètres. A l'aide d'un mètre de couturière ou de maçon, assurez-vous d'être dans ces limites.

Beurrez le moule à tarte et déposez-y le cercle de pâte. Tentez, dans la mesure du possible, de lui faire épouser au mieux les contours du moule et garnissez bien les bords de celui-ci.

Piquez ce fond de tarte à l'aide d'une fourchette ou d'un couteau. Vous pouvez alors déposer vos pommes directement ou, si vous le préférez, étaler à votre convenance une couche de compote de pomme ou de confiture avant d'agencer les tranches de pomme de la plus belle manière qui soit.
déposez quelques petits morceaux de beurre par dessus les pommes et saupoudrez-les légèrement de sucre vanillé ou, si vous n'en disposez pas, de sucre pas vanillé.

Placez votre tarte dans un four chaud pour une demi-heure ou un peu plus ou un peu moins selon votre four et le temps qu'il fait.

Ce serait dommage de l'aplatir sur une gueule

lundi 9 avril 2018

Glou

Islay

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