jeudi 16 novembre 2017

Bières d'Auvergne

Je ne sais plus trop qui ici déblatérait récemment sur la prolifération de brasseries artisanales, micro-brasseries, apprentis brasseurs et toutes ces choses. Et c'est vrai que depuis plusieurs années, la bière à le vent en poupe et revient sur le devant de la scène. Est-ce une simple mode ? Difficile à dire.
J'ai découvert une micro-brasserie pour la première fois en 1987 ou 1988 en Charente, à Aubeterre-sur-Dronne. Elle avait pour nom « Brasserie du Bobtail » et était tenue par Bruce (je ne me souviens plus du nom), personnage haut en couleur venu du Canada pour brasser en France en plus de tenir une forme d'agence immobilière à destination du monde anglophone. C'est le frère d'un copain de l'époque qui nous avait présentés. Je me souviens particulièrement d'une de ses bières, la Silex, bière noire au goût bien minéral. Je l'aimais bien.
Bruce brassait d'une manière très artisanale. A l'époque, on ne trouvait pas aussi facilement qu'aujourd'hui tout l'attirail de chimiste nécessaire à la pratique de cet art. Il se débrouillait. Parfois, ça foirait bien. Tout un brassin mis en bouteille pouvait exploser dans la nuit à cause de levures mal maîtrisées. Il récupérait des bouteilles qu'il laissait à baigner dans le courant d'un petit ruisseau pour les laver. Il cuisinait dans son grenier, essayait des recettes comme cette bière à la carotte qui n'a peut-être pas eu de suite.
A l'époque, si l'on voulait boire de la bière, il y avait le choix entre les grandes marques bien connues, Kronenbourg, Kanterbräu, Heineken, Leffe, Chimay... Guinness et quelques autres mais le choix était relativement pauvre. Il me semble qu'à l'époque, la bière n'avait pas les titres de noblesse qu'elle a gagné aujourd'hui.
Dans les années 90, sous l'impulsion de ce qui se passait aux Etats-Unis d'Amérique, des petites brasseries ont commencé à pousser un peu partout en France. Des brasseries ont commencé à brasser et à vendre leurs bières sur place, souvent dans un décor très "authentique". Il y en a eu une à Limoges, par exemple. Le concept a plu et les établissements du genre sont nés un peu partout. Parfois, des chaînes ou des franchises ont permis cette multiplication de petites brasseries.
Au début des années 2000, des brasseries artisanales de taille plus importantes sont apparues avec le souci de produire des bières différentes et de qualité. La bière était de nouveau considérée à sa juste valeur et on a commencé à choisir les meilleures, à chercher les bières trappistes belges, à redécouvrir cette boisson.
C'est encore des USA qu'est née l'envie de créer sa propre micro-brasserie ou de brasser pour soi à la maison. Aujourd'hui, on ne compte plus ces petites brasseries. Rien qu'en Dordogne, elles sont de plus en plus nombreuses, chacune avec leur tipicité, leur caractère. Depuis quelques années, la folie IPA a gagné et c'est à qui saura faire la bière la plus parfumée, la plus amère. Tout cela a fait naître une saine émulation, une houblonesque concurrence de bon aloi.

Et donc, il n'y avait aucune raison valable pour que l'Auvergne soit épargnée par ce phénomène. Un ami m'a récemment ramené quatre bières du pays des volcans et de Giscard d'Estaing. En vérité, trois bières et une cervoise. Moi, je ne suis pas bégueule. J'accepte toujours de lever la glotte pour la science. Alors pour le moment, je ne les ai pas toutes goûtées. Je me suis contenté de tester la cervoise et la bière blondes. Puisque c'est auvergnat, il faut qu'il y ait une particularité. Il y en a même plusieurs. Pour la bière blonde, elle est brassée avec des lentilles d'Auvergne. Curieux. On sent bien les lentilles, c'est un fait, mais ça s'arrête un peu là. Légèrement sucrée, assez plate, cette bière ne laisse pas un souvenir impérissable. Quant à la cervoise, blonde également, elle est aromatisée au miel d'Auvergne. Là aussi, c'est assez plat. Il manque l'amertume que l'on connaît chez les bières.
Ce sont les bières de la Maison Desprat installée à Aurillac dans le Cantal. D'après ce que j'ai compris, la maison a commencé par faire du vin d'Auvergne avant de se tourner vers la bière. On sait que l'orge employé pousse dans la région à plus de 1200 mètres d'altitude. Il me reste deux bières à découvrir. Peut-être me paraîtront-t-elles plus intéressantes ?

Bières et cervoise d'Auvergne

dimanche 22 octobre 2017

La Peste elle se lance dans l'industrie brassicole

A la bonne vôtre

lundi 19 juin 2017

Bière en boîte

C'est pas de la p'tite bière

samedi 25 mars 2017

Pour passer dans la trappe

Westvleteren

vendredi 10 mars 2017

Société Secrète des Adorateurs de la Bière

Aujourd'hui est un grand jour parce que naît la Société Secrète des Adorateurs de la Bière, société tellement secrète que nul ne saura jamais comment la rejoindre ou la contacter. Absente sur la toile du ouèbe du n'internette, muette dans la vie de tous les jours, cette société secrète des réunions qui le sont tout autant à des dates inconnues en des lieux tenus secrets. Lors de la grande réunion annuelle, ses membres se recueillent anonymement et individuellement en un endroit qui leur est propre. Ce peut-être depuis sa cuisine, le bistro du coin, un square ou la grande salle des antiquités égyptiennes du musée de Périgueux. A l'heure dite ou un peu avant ou un peu après, à quelques jours près, chacun boit une ou deux bières en parfaite communion avec l'ensemble des membres dispersés à travers le monde et cela jusqu'en Belgique. Cette société est tellement secrète que je ne peux pas vous dire que j'en suis membre et d'ailleurs, ce n'est pas le cas du tout.
Et maintenant, je vais travailler un peu.

Bières à boire


All You Need is Beer

Pour que plus jamais on prétende qu'importe le flacon

lundi 16 janvier 2017

Mousse blanche pour bière noire

Guinness is good for me

dimanche 15 janvier 2017

Marcel Proust (1871-1922)

Marcel Proust naît le 10 juillet 1871 à Auteuil. Son père est un professeur de médecine réputé (ses travaux ont permis de vaincre le choléra), sa mère est la fille d'un agent de change. Deux ans plus tard naîtra Robert, qui sera un gynécologue éminent. Marcel a une enfance heureuse, même si, très tôt, il se montre d'une sensibilité maladive. Il a 9 ans quand, lors d'une promenade familiale au Bois de Boulogne, il est pris d'une crise de suffocation telle que son père croit qu'il va mourir : la première manifestation de l'asthme dont il souffrira toute sa vie. Bavard, charmeur, il serait un excellent élève du lycée Condorcet s'il n'était nul en mathématiques. En français, ce passionné de George Sand et de Musset déconcerte ses professeurs par ses audaces de style. Les critiques de ses pédagogues sur la longueur de ses phrases — parfois des centaines de mots — qui sur sa prose enchevêtrée le mortifient.

J'ai sorti le premier tome de "À la recherche du temps perdu", Du côté de chez Swann, d'un carton oublié au fond du garage sous d'autres cartons, une pile de revues et une vieille couverture. C'est un livre important pour la littérature française et son histoire. Par trois fois, j'ai tenté d'entreprendre sa lecture et d'atteindre la fin du premier chapitre. J'ai remonté ce livre au format poche du garage et je l'ai là, à mes côtés, sur la table, posé à l'envers. C'est un gros livre de plus de quatre-cent-quarante pages et trois gros chapitres. Les premières pages que je retranscris en début de billet sont les premières pages de cette édition, les premières pages que j'ai lues et aussi les pages qui ne sont pas de Proust.
"À la recherche du temps perdu" est un monument de la littérature. Il est réputé difficile à appréhender, à lire, à suivre. Je vais essayer une fois encore de m'y plonger et de m'y tenir. Je vous tiendrai au courant.

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Hier soir, j'ai lu une bonne quarantaine de pages. C'est extraordinaire et inespéré, il semble que je sois enfin à un point de ma vie qui me permet d'apprécier et sourire de ce roman. J'ai réellement pris du plaisir à lire ces pages. J'espère que cela va continuer.
Autrement et sans aucun rapport, une photo récupérée de dedans le disque dur.

1798

jeudi 3 novembre 2016

Haillepi Haiye

Entre deux occupations d'importance visant à contribuer à l'ébullition de la marmite et tant que j'en étais à faire des photos, je me suis intéressé au cas de cette bière IPA de la maison Goudale. Je vous ai déjà entretenu ici-même de cette mode des bières IPA[1] venue des Etats-Unis d'Amérique avec la vague hipsters. Du coup, tout un tas de brasseurs s'enfilent dans la brèche et sortent leur IPA.
Brassée par les Brasseurs de Gayant, la Goudale est apparue au début des années 90 du siècle dernier. C'est une bière qui est bien à mon goût, agréable à boire avec juste ce qu'il faut de caractère. Ce n'est pas mal du tout. La gamme de bière s'est étoffée au fil des ans avec de nouvelles marques et de nouvelles bières dont cette IPA que je boirai sans doute un jour ou l'autre si j'ai le temps.

Goût d'ale

Note

[1] India Pale Ale

jeudi 1 septembre 2016

Reims Cauchon

En hommage à Pierre Cauchon né en 1371 à Reims connu principalement pour avoir initié le procès de Jeanne d'Arc. Il est à noter que je n'ai rien contre Jeanne d'Arc, que cette photo ne concerne pas directement icelle, qu'elle ne concerne pas plus l'évêque de Beauvais et que la consommation d'alcool est néfaste à la santé. D'autre part, je m'excuse par avance aux personnes que la vue d'un cochon pourrait choquer. Je signale que nul animal a été blessé ou maltraité durant la séance photographique. Je précise enfin que le visuel représenté sur cette image appartient aux détenteurs des droits et que je m'engage à retirer ma photographie si jamais elle est considérée comme pouvant porter atteinte à l'image de marque des ayants-droits. Enfin, je confirme que tout cela n'est écrit que pour remplir un peu la page. Bonne journée à toutes et tous.

Cochon d'ivrogne

mercredi 13 juillet 2016

Proboscidé rose

Je n'ai jamais assez bu pour avoir ces visions. Je le regrette parce que ça doit valoir le coup, mine de rien. Sur les bouteilles de Delirium Tremens et de Delirium Nocturnum de la brasserie Huygue on peut voir ces animaux fabuleux et bien sympathiques. Après une rapide compulsion de ma documentation encyclopédique, je suis en mesure de vous assurer que ces animaux n'existent pas et n'ont jamais existé sur notre bonne vieille planète. Toutefois, le doute peut subsister pour les plus anciens ancêtres des éléphants que nous connaissons aujourd'hui. Si nous pouvons écarter le cas du mammouth dont on n'a retrouvé des spécimens conservés dans le pergélisol russe et qui ne sont pas de la bonne couleur, nous ne savons rien ou pas grand chose du teint des mastodontes et autres bestioles du genre. Cependant, nous pouvons légitimement douter que des mammifères aient pu afficher cette couleur bien que l'on prétende ici et là que si les éléphants sont parfois roses c'est par souci de mimétisme ou de camouflage et afin de pouvoir se cacher parmi les fraises des bois. Cette hypothèse est à prendre avec des pincettes.
Le dessin que je vous propose aujourd'hui est une version modifiée d'un dessin plus ancien. Il a tapé dans l'œil de la responsable d'une brasserie de Montparnasse qui m'a demandé quelques arrangements pour qu'elle puisse en faire son enseigne, son logo. Vous pensez si j'ai accepté !

elephant-after.jpg

dimanche 26 juin 2016

Exercice avec de la bière dedans

Bière

jeudi 9 juin 2016

Le bien est à l'est

Westmalle

jeudi 2 juin 2016

Kro

Retour aux fondamentaux. Une petite bière sans prétention qui a été injustement moquée par Cabu et qui n'est pas si mauvaise que l'on veut bien le dire.

Kronenbourg

lundi 30 mai 2016

Sous toute réserve

Grande Réserve - Chimay

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