mercredi 8 août 2018

Transport écologique

A fond la caisse

samedi 28 juillet 2018

Mec amer, Ikea Guy Degrenne

Et si le président Trump avait raison ? Et si les États-Unis d'Amérique étaient, de droit, le maître du monde ? En d'autres termes, et si les USA avaient reçu pour mission divine de conduire la marche du monde et, au-delà, de l'Univers avec un "U" majuscule ? Si l'on accepte cette proposition, si l'on admet que les États-Unis d'Amérique ne constituent pas un pays tout à fait comme les autres, alors, oui, sans doute faudrait-il que ce pays élu redevienne le phare dispensant sa lumière, sa pensée, de par les continents et les mers.
Quel pays mieux que les USA a su faire rêver la planète entière ? La vieille Europe semble figée dans ses traditions, ses habitudes, ses vieilles pierres, ses vieilles guerres, ses vieilles cultures. Plus à l'est, l'empire russe fait peine à voir. La Chine, le Japon, le sud-est asiatique, le sous-continent indien, l'Australie, la Polynésie ? Ne parlons pas du cas de l'Afrique, la grande oubliée et passons sur le cas des Amériques centrale et du sud. Que reste-t-il ? Les États-Unis d'Amérique.
Les rêves viennent des USA. La culture est américaine. Le cinéma, la littérature, la musique et les moyens de diffusion de tout cela sont américains. Internet, les GAFAM sont américains. Coca-Cola, Mc Donald, Marlboro ? Américains aussi ! La NASA, la CIA, le FBI ? Américains ! L'expansionnisme américain a façonné les esprits à un point tel que partout sur la planète (ou presque) on pense américain, on rêve américain, on consomme américain. On peut bien s'en inquiéter ou le regretter, c'est un fait. Qui a marché sur la Lune et qui a osé faire exploser des bombes atomiques sur des populations civiles ? Qui se donne tous les droits ? Qui pense détenir ses droits directement de dieu ? Les Américains.
Donald Trump gesticule et déblatère tant qu'il peut. Il veut que les USA redeviennent ce qu'ils, à son avis, n'auraient jamais dû cesser d'être : la première puissance mondiale. On le dit idiot mais peut-être est-il très lucide et apeuré. Peut-être voit-il les menaces qui pèsent sur son pays, l'effondrement du modèle patiemment mis en place tout au long du XXesiècle. Parce que oui, il est possible que l'on assiste à la fin de l'hégémonie des USA, à sa chute inexorable. Il n'est peut-être pas stupide de penser que le rêve américain a vécu, que les derniers soubresauts viennent signifier l'agonie amorcée.
Ce que l'on a appelé "le bloc occidental" après la deuxième guerre mondiale est en réalité complètement inféodé à la pensée américaine. Ce conflit qui, dans le fond, n'aurait dû concerner que l'Europe a été "récupéré" par les USA. Je suppose qu'il faut se réjouir de l'aide des Américains et de ne pas être aujourd'hui dans un pays sous la botte des Nazis, hein ! Je suppose que sans les Américains l'issue de cette guerre aurait été tout autre. Je reconnais cela. Ce que je pense cependant, c'est que les USA ont imaginé que leur implication dans le conflit allait leur permettre de faire main basse sur tout un marché qui leur échappait. Il allait falloir reconstruire, équiper.
De 1917, date de l'implication des USA dans le premier conflit mondial, à aujourd'hui, ça fait un siècle que la vieille Europe a commencé à baisser la tête face aux États-Unis d'Amérique. Parce que les pays d'Europe n'ont pas su et pas voulu s'unir, parce que l'on a exacerbé les nationalismes, les USA ont pu agir sans trop d'entraves. Aujourd'hui, le maître du monde pourrait bien être la Chine qui avale les matières premières, qui construit pour le reste du monde, qui gagne en puissance. La Chine va pouvoir faire la pluie et le beau temps et imposer ses règles du jeu. Les USA ne vont pas accepter cela mais oseront-ils faire la guerre à une puissance telle que la Chine ?
On nous dit qu'il nous faut changer de mode de vie. Abandonner l'automobile (et la moto, bien sûr) pour le vélo, manger moins de viande, privilégier les productions locales, respectueuses de l'environnement. De toutes façons, nous n'aurons plus le choix. Le monde aura vécu son siècle d'excès en tous genres, il aura épuisé une bonne part des ressources et il va se retrouver le cul par terre. C'est bien fait pour sa gueule. Qu'il crève.

A Fossemagne, il y avait une exposition de véhicules de collection. Devant l'église, une Citroën (D quelque chose), une Alpine Renault, une R5, une Peugeot 202 et une Chevrolet Corvette de 1978. Normalement, ça aurait dû être cette dernière qui aurait su attirer les regards. Eh bien non, les gens s'en foutaient un peu de cette pompeuse américaine. Si c'est pas un signe, ça !

Chevrolet Corvette


Mec amerri cas gris de gaine

mercredi 18 juillet 2018

Nouvelle livraison depuis Fossemagne

Il n'empêche que ça fait drôle d'endosser le costume de l'envoyé spécial, du grand reporter qui part sur le terrain pour rapporter sa vision des événements. C'est d'abnégation dont il est question là. D'impérieux besoin de dire et colporter la vérité. Quasi une mission, quoi, en somme.
Elle est jaune, je la préfèrerais bleue, et je la reconnais. Je l'ai déjà aperçue lors de manifestations périgordines cette Alpine. Elle est là, sur la petite place de l'église aux côtés d'une Renault 5, d'une Citroën D Super, d'une Chevrolet Corvette et d'une Peugeot 202. Je porte l'œilleton de l'appareil photo à mon œil directeur, je cadre et déclenche.

Alpine Renault
Elle est jaune aussi bien que tirant sur le bleu. Elle est arrêtée à côté d'une Moto Guzzi. C'est une Suzuki GT500, un bicylindre deux temps né en 1976 ou 1977. Il ne faut pas la confondre avec la GT550 qui avait trois cylindres. Son propriétaire ne s'oppose pas à ce que je la photographie mais me conseille tout de même de passer de l'autre côté, à son goût plus intéressant. Bon. Il ne va pas m'apprendre mon métier. On cause un peu de sa machine. Je suis plus intéressé par l'italienne d'à-côté mais je sais par expérience qu'il convient de ménager les susceptibilités.
Par exemple, j'ai appris que si vous dîtes au propriétaire d'un véhicule ancien que son véhicule est laid et sans intérêt, il aura tendance à le mal prendre, ceci même si c'est la vérité vraie. Ce n'est pas le cas pour la Suzuki ici présente. Du moins pas à mon avis. D'abord, elle n'est pas laide.

Suzuki GT500
Un peu plus loin, c'est une Jaguar XJ-S qui s'expose aux regards envieux du public. La XJ-S, ce n'est sans doute pas la plus jolie des Jaguar. Elle a été lancée pour remplacer la Type E. C'est un coupé sportif à la ligne qui a fait jaser. L'automobile est puissante et efficace mais elle n'a jamais réussi à faire oublier cette Type E mythique. A ses côtés, une étrange Lincoln Continental pick-up savait mieux étonner le badaud. Quelle idée a pu présider à la conception de ce véhicule ? Mystère ! Un mystère que seuls les constructeurs américains réussissent à maîtriser. A quoi ça peut servir ? On ne le sait pas bien.

Jaguar XJ-S
Alors que j'avais fait le tour de l'exposition, je repars vers ma voiture et je repasse devant cette MG Midget que j'avais ignorée dans un premier temps. Bon, allez, je la photographie tout de même. Ce n'est pas que je ne le trouve pas intéressant, ce petit cabriolet. Au contraire ! C'est même un véhicule qu'il me plairait d'utiliser. Alors quoi ? Je ne sais pas. Peut-être la couleur qui me paraît un peu triste ? Enfin cette fois, elle est dans la boîte, je peux rentrer.

MG Midget et Fiat 500

mardi 17 juillet 2018

Ce dimanche à Fossemagne

L'exposition de véhicules anciens de Fossemagne repose sur la bonne volonté des propriétaires et collectionneurs locaux. Ceci explique pourquoi, année après année, ce sont peu ou prou les mêmes machines qui sont exposées. Le GMC de M. Girodolle est de chaque édition, toujours placé au même endroit.

Camion militaire
A proximité de l'église s'affichait une belle Juvaquatre bicolore. Cette voiture née dans les années trente a été accusée d'avoir été copiée sur l'Opel Kadett allemande. Conçue alors que Louis Renault était encore aux affaires, elle connaîtra une seconde vie après guerre jusqu'en 1960 avec le moteur de la 4cv puis de la Dauphine.

Juvaquatre
Plus rare chez nous, une ALVIS (peut-être une 12/50) était amenée par un couple néerlandais. On la date aisément des années 30 et on note qu'elle doit être assez agréable à conduire, décapotée, sous le beau soleil de l'été périgordin.

ALVIS 12/50

mardi 3 juillet 2018

Quelque chose de Michèle

Morgan Plus 4

jeudi 7 juin 2018

Retour des corbillards hippomobiles

La lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la planète aussi, sont dans l'air du temps. Les injonctions à faire attention à nos actes et à changer nos habitudes néfastes pour d'autres plus respectueuses de l'environnement et des écosystèmes sont nombreuses. Le Blog qui nuit (très) grave ! s'inscrit dans cette démarche citoyenne et réfléchit à des solutions à apporter à ces graves problèmes de la vie quotidienne.
Autrefois, c'était un cortège de marcheurs qui accompagnait le défunt en sa dernière demeure. Aujourd'hui, ce ne sont qu'automobiles malodorantes et bruyantes qui encombrent la voie publique pour, le plus rapidement possible, conduire le trépassé en son trou. On dirait que l'on souhaite que ce corps privé de vie, de souffle vital, disparaisse le plus vite possible de la surface de la Terre pour ses profondeurs. Encore y aurait-il un bus pour conduire les veuf et veuve, les parents et amis. Mais non, chacun et chacune monte dans son automobile et suit le corbillard. Est-ce bien raisonnable ? Bien sûr que non.
C'est pourquoi il nous faut revenir au corbillard hippomobile de toute urgence. A la voiture hippomobile et au cortège de personnes à pied, la mine grave, la figure affligée, le pas traînant, la larme à l'œil. Réhabilitons le glas et les tentures noires, faisons en sorte que mourir redevienne un honneur que l'on mérite. Cessons de crever dans la précipitation et redécouvrons les valeurs vraies, nom d'une pipe qu'on casse !

2cv Corbillard

mercredi 23 mai 2018

Et pendant ce temps, à Thenon…

Je m'étais rendu à Thenon pour faire le plein de carburant. Aux pompes, deux véhicules attendaient du côté droit tandis que, du côté gauche, celui qui, parce que l'orifice de remplissage de mon véhicule s'ouvre du côté droit, a ma préférence, se trouvait une automobile immatriculée en Bretagne arrêtée dans le sens contraire de la marche. Ce n'est pas que j'aie quoi que ce soit contre les Bretons et j'ai bien conscience qu'il convient de ne pas, d'un cas particulier, faire de généralité mais je n'ai pas pu m'empêcher de qualifier l'automobiliste présent là d'abruti fini. D'accord, je le comprends, en se présentant ainsi à contresens il avait l'ouverture de son réservoir du bon côté et, j'en conviens, cela était plus pratique. Cependant, l'automobiliste ne semblait pas avoir pensé un instant qu'en agissant de la sorte il empêchait un autre automobiliste d'attendre son tour de ce côté des pompes à carburant. Je me rangeais donc, sans rien dire, derrière les deux véhicules de droite et patientait.
Arrivant dans la direction de Périgueux, trois automobiles s'engagent sur le parking du supermarché. Trois automobiles américaines. Je me murmure à l'oreille que j'ai été bien avisé de prendre un appareil photographique avec moi et cela me met de bonne humeur.
La première voiture a fini de faire le plein de carburant, la deuxième se met en position. Le temps qu'elle en ait fini, le Breton idiot en arrive tout juste à raccrocher son pistolet. Alors, il commence une danse rituelle assez amusante bien qu'un peu déconcertante. Dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, il fait le tour des pompes (en passant derrière la voiture qui me précède) à deux reprises en lançant des regards appuyés de haut en bas et de droite à gauche. Je finis par comprendre que le Breton débile cherche du papier pour essuyer ses mimines. N'en trouvant pas, dépité, il se résout, la mort dans l'âme pense-je, à s'installer au volant de sa petite auto. Alors, ce qui devait arriver arriva. Une autre auto arrive et se place face au capot du breton véhicule. Le Breton mou du bulbe agite alors frénétiquement les bras derrière son pare-brise pour faire comprendre que l'arrivant le gène beaucoup. Pendant ce temps, je prends position pour à mon tour remplir mon réservoir.
Une courte engueulade survient au terme de laquelle notre Breton demeuré est contraint de repartir en marche arrière. Je ris sous cape. Je repose le pistolet, visse le bouchon de réservoir et monte dans la voiture. Je décide d'aller vérifier s'il n'y aurait pas moyen de faire des images des américaines entrevues. Quelle chance ! Elles sont là, bien garées, s'offrant en spectacle. Je me gare, prends l'appareil et vais faire des images. J'en profite pour discuter avec le propriétaire de la Dodge. Il m'apprend qu'elle arrive de l'Arizona où elle était plus ou moins abandonnée. Il y a eu du boulot pour la rendre roulante, il a fallu changer le radiateur et le carburateur, par exemple. Par contre, nulle question de restauration pour le moment, elle va rester dans son jus, dans l'état où elle a été trouvée. C'est un choix, j'aime bien aussi.
Il s'agit donc d'une Dodge de 1948 équipée de son six cylindres à soupapes latérales. A ses côtés, une Cadillac de 1958 et, un peu plus loin, une Plymouth de 1953, toutes deux munies de V8 culbutés. Je refais quelques photos, finis de causer avec le propriétaire de la Dodge et repars chez moi.

Dodge Coupé 1948
Cadillac Coupe DeVille 1958
Buick Special 1953


dimanche 15 avril 2018

La rouille n'a pas dit son dernier mot

Tiens ? Ai-je bien lu ou me suis-je trompé ? N'aurait-on pas parlé de Rustol ici, récemment ? Eh bien continuons à en parler un instant si vous le voulez bien. Aux Cabossés de Boulazac, il y avait une Ford Fiesta bien rouillée et recouverte de ce produit protecteur. J'ai eu l'heur de discuter un peu avec le créateur-concepteur-utilisateur du véhicule. Je n'ai pas manqué de le féliciter vivement pour son travail et sa vision d'artiste. Il m'a expliqué sa démarche et le cheminement de création qui ont conduit à ce résultat fort convainquant.
Tout est travaillé dans les moindres détails avec un constant souci de faire entrer de l'humour dans la problématique de la présence de l'automobile au sein de nos sociétés citadines. La sociologie de l'art peut se résumer en une seule phrase : le bréviaire de la causalité organise les rôles. Si l'on sait depuis Rainer Scholblitz que le paradigme de la tendance questionne les codes, il s'ensuit que l'acte manqué du phantasme balaye les valeurs. Dès la Renaissance, et Léonard de Vinci a émis l'idée de manière visionnaire, l'héritage de la cohérence gère la facilité.
Or, de facilité, ici, en l'occurrence, il n'en est point question. Cette apparente facilité est trompeuse, la rouille n'est pas naturelle mais provoquée, la simplification est calculée, l'absence est révélée, l'ajout assumé. Élevée au rang d'œuvre d'art, l'automobile gagne sa place au cœur de la cité, devient art ambulant ou déambulatoire tout en préservant le caractère utilitaire — se déplacer/transporter — pour lequel le véhicule a été conçu. Lorsque le fonctionnel se marie ainsi avec l'esthétique artistique, on ne peut qu'applaudir.

Une automobile pour aller faire la Fiesta

samedi 7 avril 2018

Ne pas passer inaperçu

Automobile Honda
Simca 1000 Rallye 2
Moto Honda

samedi 31 mars 2018

Bagnoles de France

Deux Chevaux

Renault de quatre chevaux fiscaux

Quatrelle Gordini

vendredi 30 mars 2018

Quatre roues motrices

Defender et Jeep

Jeep et Land Rover

Dodge

jeudi 29 mars 2018

Rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

mardi 27 mars 2018

Djipe Hotchkiss

Que l'on ne souhaite pas glorifier l'armée française, je le comprends, je peux le comprendre. Si l'on est un tant soit peu antimilitariste, on peut avoir le désir de posséder et conduire un véhicule conçu pour l'armée et ne pas avoir l'envie d'afficher une peinture kaki et des inscriptions militaires. Ainsi, j'aime bien ce véhicule qu'est la Jeep mais il me semble que si j'en possédais une, elle serait jaune ou bleue ou rose.
S'il se trouve que l'on aime l'esthétique militaire, que l'on ait un goût certain pour l'armée, on peut désirer glorifier tout ça, perpétuer la mémoire ou je ne sais quoi. Ainsi, on se dirigera vers ce que l'on nomme "militaria". On participera à des reconstitutions de camps militaires, on répondra présent pour les défilés commémoratifs. Bon. Pourquoi pas ?
Ce dimanche, à Boulazac, était présente une Jeep aux couleurs de l'armée américaine. On voulait nous faire croire que le véhicule avait participé à la Libération, qu'il avait contribué à la chûte du nazisme. Mais ça ne collait pas trop. D'abord, la jeep en question était équipée d'un moteur Diesel et, en plus, elle ne cachait pas son origine bien française. Cette Jeep a été fabriquée sous licence Willys par Hotchkiss et bon, forcément, elle n'a jamais servi sous les couleurs de l'armée américaine. Plus probablement, elle a œuvré au sein d'une quelconque caserne bien française sans jamais aller au combat.
Si l'américanisation systématique de ces Hotchkiss m'agace un peu, je pense comprendre la démarche qui conduit à ce comportement. D'ailleurs, je reconnais que le propriétaire de la Jeep en question ne cherchait pas à cacher l'origine de son véhicule. Alors, on parlera d'une évocation, d'une réplique. Ce n'est pas très grave.

Bien française, cette Jeep Hotchkiss

vendredi 23 mars 2018

Petite et grande Renault

Des Renault

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