mercredi 23 mai 2018

Et pendant ce temps, à Thenon…

Je m'étais rendu à Thenon pour faire le plein de carburant. Aux pompes, deux véhicules attendaient du côté droit tandis que, du côté gauche, celui qui, parce que l'orifice de remplissage de mon véhicule s'ouvre du côté droit, a ma préférence, se trouvait une automobile immatriculée en Bretagne arrêtée dans le sens contraire de la marche. Ce n'est pas que j'aie quoi que ce soit contre les Bretons et j'ai bien conscience qu'il convient de ne pas, d'un cas particulier, faire de généralité mais je n'ai pas pu m'empêcher de qualifier l'automobiliste présent là d'abruti fini. D'accord, je le comprends, en se présentant ainsi à contresens il avait l'ouverture de son réservoir du bon côté et, j'en conviens, cela était plus pratique. Cependant, l'automobiliste ne semblait pas avoir pensé un instant qu'en agissant de la sorte il empêchait un autre automobiliste d'attendre son tour de ce côté des pompes à carburant. Je me rangeais donc, sans rien dire, derrière les deux véhicules de droite et patientait.
Arrivant dans la direction de Périgueux, trois automobiles s'engagent sur le parking du supermarché. Trois automobiles américaines. Je me murmure à l'oreille que j'ai été bien avisé de prendre un appareil photographique avec moi et cela me met de bonne humeur.
La première voiture a fini de faire le plein de carburant, la deuxième se met en position. Le temps qu'elle en ait fini, le Breton idiot en arrive tout juste à raccrocher son pistolet. Alors, il commence une danse rituelle assez amusante bien qu'un peu déconcertante. Dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, il fait le tour des pompes (en passant derrière la voiture qui me précède) à deux reprises en lançant des regards appuyés de haut en bas et de droite à gauche. Je finis par comprendre que le Breton débile cherche du papier pour essuyer ses mimines. N'en trouvant pas, dépité, il se résout, la mort dans l'âme pense-je, à s'installer au volant de sa petite auto. Alors, ce qui devait arriver arriva. Une autre auto arrive et se place face au capot du breton véhicule. Le Breton mou du bulbe agite alors frénétiquement les bras derrière son pare-brise pour faire comprendre que l'arrivant le gène beaucoup. Pendant ce temps, je prends position pour à mon tour remplir mon réservoir.
Une courte engueulade survient au terme de laquelle notre Breton demeuré est contraint de repartir en marche arrière. Je ris sous cape. Je repose le pistolet, visse le bouchon de réservoir et monte dans la voiture. Je décide d'aller vérifier s'il n'y aurait pas moyen de faire des images des américaines entrevues. Quelle chance ! Elles sont là, bien garées, s'offrant en spectacle. Je me gare, prends l'appareil et vais faire des images. J'en profite pour discuter avec le propriétaire de la Dodge. Il m'apprend qu'elle arrive de l'Arizona où elle était plus ou moins abandonnée. Il y a eu du boulot pour la rendre roulante, il a fallu changer le radiateur et le carburateur, par exemple. Par contre, nulle question de restauration pour le moment, elle va rester dans son jus, dans l'état où elle a été trouvée. C'est un choix, j'aime bien aussi.
Il s'agit donc d'une Dodge de 1948 équipée de son six cylindres à soupapes latérales. A ses côtés, une Cadillac de 1958 et, un peu plus loin, une Plymouth de 1953, toutes deux munies de V8 culbutés. Je refais quelques photos, finis de causer avec le propriétaire de la Dodge et repars chez moi.

Dodge Coupé 1948
Cadillac Coupe DeVille 1958
Buick Special 1953


dimanche 15 avril 2018

La rouille n'a pas dit son dernier mot

Tiens ? Ai-je bien lu ou me suis-je trompé ? N'aurait-on pas parlé de Rustol ici, récemment ? Eh bien continuons à en parler un instant si vous le voulez bien. Aux Cabossés de Boulazac, il y avait une Ford Fiesta bien rouillée et recouverte de ce produit protecteur. J'ai eu l'heur de discuter un peu avec le créateur-concepteur-utilisateur du véhicule. Je n'ai pas manqué de le féliciter vivement pour son travail et sa vision d'artiste. Il m'a expliqué sa démarche et le cheminement de création qui ont conduit à ce résultat fort convainquant.
Tout est travaillé dans les moindres détails avec un constant souci de faire entrer de l'humour dans la problématique de la présence de l'automobile au sein de nos sociétés citadines. La sociologie de l'art peut se résumer en une seule phrase : le bréviaire de la causalité organise les rôles. Si l'on sait depuis Rainer Scholblitz que le paradigme de la tendance questionne les codes, il s'ensuit que l'acte manqué du phantasme balaye les valeurs. Dès la Renaissance, et Léonard de Vinci a émis l'idée de manière visionnaire, l'héritage de la cohérence gère la facilité.
Or, de facilité, ici, en l'occurrence, il n'en est point question. Cette apparente facilité est trompeuse, la rouille n'est pas naturelle mais provoquée, la simplification est calculée, l'absence est révélée, l'ajout assumé. Élevée au rang d'œuvre d'art, l'automobile gagne sa place au cœur de la cité, devient art ambulant ou déambulatoire tout en préservant le caractère utilitaire — se déplacer/transporter — pour lequel le véhicule a été conçu. Lorsque le fonctionnel se marie ainsi avec l'esthétique artistique, on ne peut qu'applaudir.

Une automobile pour aller faire la Fiesta

samedi 7 avril 2018

Ne pas passer inaperçu

Automobile Honda
Simca 1000 Rallye 2
Moto Honda

samedi 31 mars 2018

Bagnoles de France

Deux Chevaux

Renault de quatre chevaux fiscaux

Quatrelle Gordini

vendredi 30 mars 2018

Quatre roues motrices

Defender et Jeep

Jeep et Land Rover

Dodge

jeudi 29 mars 2018

Rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

Une automobile rouge

mardi 27 mars 2018

Djipe Hotchkiss

Que l'on ne souhaite pas glorifier l'armée française, je le comprends, je peux le comprendre. Si l'on est un tant soit peu antimilitariste, on peut avoir le désir de posséder et conduire un véhicule conçu pour l'armée et ne pas avoir l'envie d'afficher une peinture kaki et des inscriptions militaires. Ainsi, j'aime bien ce véhicule qu'est la Jeep mais il me semble que si j'en possédais une, elle serait jaune ou bleue ou rose.
S'il se trouve que l'on aime l'esthétique militaire, que l'on ait un goût certain pour l'armée, on peut désirer glorifier tout ça, perpétuer la mémoire ou je ne sais quoi. Ainsi, on se dirigera vers ce que l'on nomme "militaria". On participera à des reconstitutions de camps militaires, on répondra présent pour les défilés commémoratifs. Bon. Pourquoi pas ?
Ce dimanche, à Boulazac, était présente une Jeep aux couleurs de l'armée américaine. On voulait nous faire croire que le véhicule avait participé à la Libération, qu'il avait contribué à la chûte du nazisme. Mais ça ne collait pas trop. D'abord, la jeep en question était équipée d'un moteur Diesel et, en plus, elle ne cachait pas son origine bien française. Cette Jeep a été fabriquée sous licence Willys par Hotchkiss et bon, forcément, elle n'a jamais servi sous les couleurs de l'armée américaine. Plus probablement, elle a œuvré au sein d'une quelconque caserne bien française sans jamais aller au combat.
Si l'américanisation systématique de ces Hotchkiss m'agace un peu, je pense comprendre la démarche qui conduit à ce comportement. D'ailleurs, je reconnais que le propriétaire de la Jeep en question ne cherchait pas à cacher l'origine de son véhicule. Alors, on parlera d'une évocation, d'une réplique. Ce n'est pas très grave.

Bien française, cette Jeep Hotchkiss

vendredi 23 mars 2018

Petite et grande Renault

Des Renault

dimanche 18 mars 2018

Le retour de l'horreur

Vieille bagnole insignifiante

lundi 12 mars 2018

Auto d'antan

Vaguement, j'avais l'intention de vous parler de quelque chose. J'avais même commencé à rédiger à ce propos mais ça n'est pas allé comme je le souhaitais, je ne suis pas parvenu à exprimer convenablement ce que je voulais dire. Ça n'avait pas non plus un caractère si important qu'il me fallait faire bouillir les neurones pour arriver à mes fins. Parce que cela avait un certain rapport avec l'actualité, il est probable que je n'y reviendrai pas. Passons.
J'ai aussi commencé à dessiner une moto farfelue, une de plus. Je ne l'ai pas finie. Le brouillon est toujours là et puisque, cette fois, l'actualité n'est pas convoquée, il se pourrait que je vous la montre un jour prochain. J'ai aussi continué ma réflexion sur la coccinelle, j'ai un croquis qu'il me faut poursuivre un peu avant de finaliser le dessin.
Alors, parce qu'il faut bien que je nourrisse ce blog, je vais vous proposer un truc que j'ai bidouiller hier. Je me souviens bien, très exactement, de ce que je voulais faire. C'est parti en vrille et me suis bien écarté de ma volonté première. A un moment, j'ai eu conscience que je faisais fausse route mais je n'ai pas eu la patience de repartir à zéro et de reprendre l'idée du départ. Je conserve l'idée et parce que j'ai les éléments à ma disposition, j'y reviendrai peut-être une autre fois.

SIMCA Plein Ciel

jeudi 8 mars 2018

Ouvrons l'œil

2cv-panneau.jpg

mercredi 7 mars 2018

La décroissance dans l'industrie automobile


Petits tracas de la vie ordinaire

Je reviens de Périgueux. J'avais rendez-vous avec un client. Le 7 mars à 10 heures. J'arrive chez lui, je sonne, il ne vient pas m'ouvrir. Sa voiture est bien là, il doit être présent. Je l'appelle sur son téléphone, il ne répond pas. Bon. Je lui laisse un message et je m'en retourne à Azerat.
Ce qui est agaçant, c'est que ce n'est pas la première fois qu'il me fait le coup. Il aura sans doute une fois de plus fait la fête durant une bonne partie de la nuit et sera allé se coucher en se bourrant les oreilles de bouchons anti-bruit. Tout à l'heure, en début d'après-midi, il m'enverra un courrier électronique pour s'excuser.
Moi, j'ai perdu une partie de ma matinée, j'ai dépensé quelques litres de carburant et j'en suis agacé. Je suis revenu chez moi et je vais me préparer du café avant de me consacrer à d'autres boulots en cours.

lundi 5 mars 2018

Ça frise l'Excellence

Facel Vega Excellence


Le dessin n'est pas terminé, ça prend du temps, c't'affaire. Il y a l'idée et c'est déjà pas si mal pour ce blog qui ne mérite aucunement l'excellence.
Pour le grincheux de service, tout est fait à l'ordinateur, le dessin, la mise en couleurs et le bois.

dimanche 4 mars 2018

Les gonflés sont gonflants

Ce n'est pas la première fois que ça arrive mais là, je ne suis pas content. On a utilisé un de mes dessins, on l'a modifié, on a pris soin d'enlever ma signature, on l'a badigeonné et cela sans me contacter, sans chercher à le faire. Je suis, disons-le, mécontent. J'ai, pour ma part, contacté les organisateurs en leur disant bien ma colère. Nous verrons leur réaction mais s'il n'y en a pas, je pense que je n'en resterai pas là parce que, cette fois-ci, ça m'agace.

P.S. Le dessin original a été fait en septembre 2014, c'était une commande. Je vous mets le lien vers le dessin.

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