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mercredi 19 septembre 2018

Souvenirs perdus

J'ai trouvé une petite boîte en carton. Dans cette boîte, quelques plaques photographiques en verre et des négatifs de film 127. Avec quel appareil ces photos sur film ont-elles été faites ? Je l'ignore. Qui a fait ces photos ? Je l'ignore également. J'ai tout de même une petite idée à ce dernier sujet. Si je vois juste, ces images ne sont plus les souvenirs de personne. De ce que je sais, il n'y a plus aucun descendant de cette famille.
C'est curieux de regarder ces images qui ont dû permettre de conserver le souvenir d'instants et de lieux qui évoquaient quelque chose chez certaines personnes et qui, aujourd'hui, ne veulent plus dire grand chose. Il y a une trentaine d'images imprimées sur la pellicule. Les plaques en verre ne sont malheureusement pas utilisables.
Ce ne sont pas des photos artistiques même si certaines sont bien cadrées et pas trop mal exposées. J'en ai numérisé deux. Sur la première, on peut penser que nous sommes dans la port de Saint-Brieuc. Pour supposer cela, je m'appuie sur l'immatriculation du bateau de pêche apparemment basé dans cette ville des Côtes d'Armor (Côtes du Nord à l'époque). Je pense que cette image a été prise dans les années 1930. Le film utilisé, le 127, date de ces années là. Cependant, il n'est pas impossible que l'image date des années 40. Je ne sais pas pourquoi mais les chaussures de la dame me font penser à ces années 40.

A Saint-Brieuc ?
La deuxième photo pourrait avoir été faite elle aussi en Bretagne. Où ? Le mystère est épais. La plaque de l'automobile semble nous indiquer une immatriculation parisienne pour l'année 1931. Mais quelle est la marque de cette automobile ? Encore un mystère. Peut-être voit-on ici la mère et la fille ? L'habillement de la plus jeune des deux personnes semble moins luxueux, toutefois. La plus âgée prend la pose pour le photographe, la plus jeune paraît s'apprêter à ouvrir la porte. Je voir un air un peu espiègle dans l'allure de cette personne. Elle ne semble pas vouloir se plier au jeu du photographe. Néanmoins, on note un sourire amusé.
Mais qui saura identifier l'automobile ?

Qui, quoi et où ?


Une recherche sur Internet me permet de découvrir l'existence d'un autre bateau, le Maria René basé, lui aussi, à Saint-Brieuc.

samedi 7 juillet 2018

Ilford à l'épreuve du temps

J'étais descendu dans le garage pour y chasser le mammouth. Il n'y en avait pas, sans doute n'avait-il pas assez plu. Le mammouth ne sort de son terrier qu'après de violentes pluies, c'est bien connu des chasseurs de mammouth. D'ailleurs, cette condition vaut aussi pour le brontosaure[1] sauf que le brontosaure vivait en Amérique et qu'Azerat ne s'y trouve pas. Comme il n'y avait pas de mammouth dans le garage, j'ai posé l'arc et les flèches pour me consacrer à une autre activité.
J'étais en train de faire le compte des câbles pour imprimante à la norme parallèle[2] lorsque j'ai aperçu une charmante souris qui me regardait de ses petits yeux brillants tout en remuant les moustaches. Ça m'a étonné parce que je n'avais encore jamais vu de souris chez moi. Je me doutais bien que, sauf à penser que ma maison fût bâtie sur un ancien cimetière indien, bien sûr, il n'y avait pas de raison valable pour que les souris désertent les lieux. Lorsqu'elle fut lassée d'observer mes agissements, elle s'en alla à vive allure suivie de sa longue queue.
J'en avais assez de compter ces câbles dont je n'ai pas l'usage, dont je n'ai jamais eu l'utilité, que j'avais récupérés à l'occasion du déménagement d'un magasin informatique à Périgueux auquel j'avais participé. Ces câbles devaient partir à la déchetterie et j'avais jugé que cela était dommage. On me proposa de les prendre. Quelques jours plus tard, j'essayai de les donner en passant un site de petites annonces. Je n'eus pas le moindre retour, la plus petite demande. Je me retrouvai avec une cargaison de câbles pour imprimante et voilà comment, pour partie, j'ai un garage particulièrement encombré.
En bougeant un carton, j'aperçois un négatif traînant à même le sol. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Comment était-il arrivé là ? Je ne le sais pas. Il n'était pas beau à voir. Je le ramassai et, heureux de ma trouvaille, je remontai pour le nettoyer et l'observer plus en détail. Dans un premier temps, je ne comprenais pas ce que représentaient les images. J'apercevais des voitures de voyageurs, je reconnaissais la gare de Terrasson-Lavilledieu mais pour le reste, je ne voyais pas bien. Il a fallu que je procède à une numérisation pour qu'enfin je comprenne et me souvienne de ces images enregistrées sur la pellicule.
Déjà, je suis quasi certain que ces images ne sont pas de moi. Il me semble même savoir qui les a faites. Elles sont toutes faites dans la gare de Terrasson ou à ses abords proches. Il y a un casier avec des documents, un système que j'identifie comme un poste de contrôle des aiguillages ou, tout du moins, de surveillance de ceux-ci. Une image est particulièrement dégradée, comme bouffée par l'humidité. Pour être honnête, aucun cliché n'est bien intéressant. Certaines photos sont floues, d'autres mal exposées.
Ces photos datent des années 90. A l'époque, je fréquentais le club photo de Terrasson et il me souvient que nous avions eu l'idée de monter une exposition sur le thème du chemin de fer. Le président du club était un ancien de la SNCF. Pour cette exposition, je me souviens de deux photos faites au Leica M4 et au Summicron 50. L'une d'elles représentait un morceau de wagon à marchandise. L'autre était une borne kilométrique en fonte prise vers Cublac sur la ligne Brive-Périgueux. Je n'ai aucun souvenir des autres photos qui avaient été exposées. Ça date d'entre 20 et 25 ans.
Ce bout de négatif n'a aucun intérêt mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser que cette pellicule a passé une quinzaine d'années au fond de mon garage, qu'il a traîné par terre, qu'il s'est retrouvé sous un carton et qu'aujourd'hui je peux encore voir les images et, si besoin, les tirer sur papier. La trace a survécu. D'un autre côté, à la faveur de disques durs qui ont rendu l'âme, de CD et de DVD qui sont devenus illisibles, combien d'images numériques ai-je pu perdre ? Bien sûr, l'image imprimée sur la pellicule ne résisterait pas à un incendie ou à des mauvais traitements trop extrêmes mais tout de même. Comme une feuille de papier peut encore porter son message après un incendie, un fichier texte corrompu ne peut plus livrer grand chose[3].
La conservation des données numériques est un sacré problème auquel nous sommes tous plus ou moins confrontés. Il s'agit de la mémoire que nous pourrons transmettre aux générations futures. Pour limiter les pertes, on fait des copies et des copies de disques durs, on archive sur des bandes magnétiques, on compte sur la redondance en se disant que de tout ça il restera bien quelque chose. Et puis, on n'a jamais autant produit que de nos jours. La masse d'écrits, d'images, de sons est colossale et elle ne fait que grossir un peu plus tous les jours. Il y a tant de données nouvelles à s'ajouter à celles existantes que l'on ne peut sans doute même plus faire un tri entre ce qui mérite d'être conservé et le reste.
Bon. Une fois de plus, je n'amène pas de solution, je n'avance pas d'idée neuve. C'est juste l'histoire d'un type qui a trouvé un bout de négatif dans son garage, qui en a oublié ce qu'il y était venu faire et qui a perdu du temps à se poser des questions sur ces images exposées sur la pellicule. Il est incorrigible.

Zenit E et Ilford HP5 Plus

Notes

[1] n'écoutons pas ceux qui, par amour de la polémique stérile, prétendent que le brontosaure n'existe pas et qu'il convient de parler d'apatosaure.

[2] d'ailleurs si quelqu'un en cherche, j'en ai tout un stock

[3] sauf dans certains cas

lundi 29 août 2016

BAL

C'est une photo déjà ancienne. C'est une diapositive, peut-être sur un film Kodachrome et elle a vingtaine d'années. Je ne me souviens plus du matériel utilisé pour la faire. Il est possible que ce soit avec un Leica mais ce peut aussi être avec un Canon. Peu importe. Elle représente une boîte à lettres ancienne que l'on pouvait voir au moulin de Ladoux sur la commune de la Cassagne.
Le moulin de Ladoux est construit juste à côté de la source du Coly, petit affluent de la Vézère. Cette source est réputée par sa nature. C'est une résurgence qui pourrait cacher à neuf mètres de profondeur ce qui serait le plus long siphon du monde. Plusieurs équipes de plongeurs ont tenté d'explorer les lieux. Parmi ceux-ci, il en est même un qui est bien connu puisqu'il s'agit de Nicolas Hulot.
J'avais rencontré le propriétaire de ce moulin. Une personne très sympathique qui mettait un point d'honneur à entretenir le moulin qui était son habitation. Depuis, il est mort, les lieux sont plus ou moins à l'abandon, la boîte à lettres a disparu. Il reste cette photo et comme je n'ai pas prévu grand chose pour le blog aujourd'hui, ce sera elle qui sera à l'honneur.

Moulin de Ladoux - La Cassagne

mercredi 3 août 2016

Un, deux, trois, nous allons au bois

Dans les bois

mardi 19 juillet 2016

Nos lecteurs mènent l'enquête

Aucun souci pour identifier les personnes présentes sur la photo. Nous sommes au début des années 60 et, par simple déduction, ce doit être mon grand-père maternel qui est derrière l'appareil photo. Le jeu consiste à réussir à découvrir où cette photo a été prise.

Quelque part en famille

dimanche 17 juillet 2016

Que peut-on en déduire ?

Une photo au format 6x6, en noir et blanc. Elle n'est pas de moi. Je ne sais pas qui l'a faite. Peut-être ma grand-mère maternelle. Où a-t-elle été prise ? Carcassonne ? En quelle année ? On aperçoit une Panhard PL17, une SIMCA 1000. Probablement dans les années 60.
Je cherchais une autre photo et j'ai vu celle-ci. Je l'ai numérisée et j'ai essayé de l'améliorer un peu.

Négatif après numérisation

Possiblement Carcassonne

dimanche 28 février 2016

Objectivité

Hier, j'ai eu l'envie de photographier des objectifs. Il y avait le 58mm Helios livrée avec mon premier appareil reflex, un Zenit E et le 50mm Super-Macro-Takumar de chez Asahi Pentax de mon petit-frère. Tant que j'y étais, j'ai ajouté les bagues-allonge Vivitar qui permettent de faire de la photographie macro en grossissant encore plus. Il me faudra d'ailleurs tester cela.
Après avoir fait une première photo du Helios avec le Canon 100mm macro, j'ai constaté qu'il était tout de même très sale. Alors, j'ai tenté de le nettoyer un peu et je l'ai photographié de nouveau. On sent qu'il a bien bourlingué, cet objectif ! A l'origine, il était couvert d'une belle peinture noire brillante et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a perdu de sa superbe. Cet objectif a la particularité de ne pas avoir de dispositif de présélection du diaphragme. C'est logique dans la mesure où le Zenit E n'en a pas non plus. Concrètement, cela signifie qu'il faut, après avoir procédé à la mise au point en pleine ouverture, penser à fermer le diaphragme manuellement en tournant la bague idoine. Qu'est-ce que j'ai pu rater comme photos avant de comprendre cette astuce ! Et même après avoir saisi cette singularité, il m'est arrivé plus d'une fois de simplement oublier de fermer le diaphragme. Ou de ne pas le fermer à fond. Enfin bref, sans me vanter, je peux affirmer avoir rater une belle quantité de photographies dans ma carrière. Ça forge le caractère.
Je m'en veux un peu, aujourd'hui, de ne pas réussir à me décider à refaire de la photo argentique. Le numérique est tellement pratique, tellement facile ! C'est comme à l'époque où j'ai abandonné la mise au point manuelle pour adopter l'autofocus. Il n'y a qu'un Leica M qui pourrait me faire pousser à abandonner l'autofocus. Quel plaisir que de faire une mise au point avec ce télémètre précis et lumineux. Ah ! Ce viseur avec les deux images qu'il convient de superposer parfaitement ! Un vrai moment de bonheur. L'autofocus c'est pratique, rapide, précis, je ne dis pas le contraire. C'est autre chose. Les premiers système autofocus que j'ai pu essayer étaient patauds, lents, bruyants. Il leur arrivait bien trop souvent de ne pas parvenir à se dépatouiller de leur mission. On entendait le moteur tourner dans un sens et puis dans l'autre avant de repartir pour un tour gratuit. Ça pompait, ça hésitait et on abandonnait. Ce que j'ai longtemps regretté, c'est que les constructeurs n'aient pas conservé un système de stigmomètre pour aider à la mise au point manuelle. Ainsi, on aurait pu utiliser l'autofocus ou pas. En leur temps, il y a eu des personnes pour pester contre tous les systèmes d'aide qui sont apparus sur les boîtiers et objectifs au fil du temps. On a refusé la mesure de la lumière TTL et la motorisation et l'autofocus et le numérique. Depuis quelque temps déjà, on tente de tuer le reflex pour lui substituer les systèmes à viseur numérique. J'ai essayé. Il y a de bons côtés et d'autres qui le sont moins. D'ici quelques années, ce sera sans doute tout à fait au point. L'idée forte est de voir dans le viseur parfaitement ce que donnera l'image. Ainsi, on a une vraie idée de l'exposition, de la mise au point, de la profondeur de champ, de la température de couleur en plus de toutes les informations qui peuvent s'afficher en superposition. On en n'a sans doute pas fini avec le progrès.

Helios 58mm f:2

Helios 58mm f:2

Takumar macro et bagues allonge

macro takumar et bagues allonge

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