dimanche 25 septembre 2016

Ecolo à la sauce nucléaire

Récemment, j'ai pu voir un peu le panorama de ce qu'il existe en matière de voiture électrique et hybride. C'était à Périgueux et c'était une étape du "Nouvelle-Aquitaine Electrique Tour". Des Renault, Peugeot, Volkswagen, BMW, Tesla, des propriétaires d'automobile électrique, le SDE24, des bornes de recharge partout et même un tapis rouge. Bien, bien, bien.

Renault Twizy
Il y avait aussi deux bicyclettes à aide électrique que l'on pouvait essayer. Je ne l'ai pas fait. Tout cela est très bien et très propre. Très "écolo". Très dans l'air du temps. Très anti Diesel, surtout. Et franchement, c'est bien, la voiture électrique. Ce n'est pas bruyant, c'est nerveux, c'est simple à conduire, ça ne demande pas trop d'entretien. Il n'y a que la question de l'autonomie mais on ne peut pas tout avoir et c'est surtout une question de déploiement de bornes de recharge. On a enlevé tous les parcmètres au profit des horodateurs, ils vont peut-être revenir sous la forme de bornes de recharge. On paiera son stationnement en rechargeant ses batteries. Pourquoi pas ?

Renault ZOE
La question de l'écologie est mise en avant et là on peut se permettre de tiquer un peu. Certes, la voiture électrique ne pollue pas (ou pollue moins). Ça, c'est une certitude. Moins de pollution par les gaz d'échappement, moins de pollution sonore aussi ! Et c'est important. Mais la production de l'électricité et des batteries (ainsi que leur inévitable recyclage) peut faire dire que le bilan écologique n'est pas si positif que ça. On le sait, la France est très dépendante de son parc de réacteurs nucléaires. On peut voir la production électrique par filière sur le site de RTE en temps réel. 76% au moment où j'écris ces lignes. Mon ordinateur est donc alimenté pour les ¾ en électricité nucléaire.
Je ne suis pas contre l'électricité nucléaire parce que je suis bien content d'avoir de l'électricité. Je ne suis pas non plus un défenseur de cette production électrique et pense qu'il est sans doute bon de pousser les énergies renouvelables. Le nucléaire pose tout un tas de problèmes que nous connaissons tous. Les déchets, les coûts cachés, la sécurité. A côté, une éolienne est moins problématique. Elle produit moins aussi. Bref.

ZOE nucléaire
Le problème de la voiture électrique, c'est que ça ne résout rien à la problématique de la voiture. La vraie question, en matière d'environnement, c'est de savoir si l'on peut se passer de nos véhicules, accepter de moins se déplacer, de se déplacer plus intelligemment, plus propre, plus écologique, plus économique, aussi. Ce n'est pas sûr mais on sera sans doute obligés d'y arriver. On nous a poussé à avoir notre véhicule personnel, on a poussé l'industrie automobile et nous nous y sommes bien habitués.
Il se trouve que, aujourd'hui, les automobiles n'ont pas le droit de rouler dans Paris. Sans doute est-ce la voie à suivre. Sans aller dans les extrêmes et parce qu'il y aura toujours des personnes pour soulever des particularités, il faudra éduquer les gens à mieux réfléchir à leurs déplacements. J'aime bien pouvoir prendre la bagnole pour aller où bon me semble lorsque j'en ai envie mais des fois je me demande tout de même si ça pourra durer longtemps.

Peugeot ION Mitsubishi
Parmi les véhicules présents, il y avait beaucoup de "citadines". Ce sont elles que je vous présente aujourd'hui. Il y avait aussi des Tesla, une BMW i8, une Volkswagen XL1. J'aime bien la BMW, je la trouve aguicheuse avec ses airs de voiture sportive bien agressive. J'aime aussi la XL1. Les Tesla sont plus classiques. Quoi qu'il en soit, on ne me fera pas croire que l'on roule avec ces autos pour des raisons de préservations de la bonne santé de la planète. N'empêche que la BMW me plairait bien.

Renault ZOE
Si je ne laisse pas tomber la 405 Diesel que j'aime d'amour pour passer à une voiture électrique, vous me croirez si vous le voulez, c'est pour une question financière et aussi parce que ça serait tout un pataquès pour installer le dispositif de recharge dans mon garage où je ne pourrais de toute manière pas faire entrer la voiture. Avec une ZOE, je pourrais faire l'aller-retour Périgueux. Il serait plus délicat d'aller me promener sur les bords de la Dordogne ou partir à l'aventure sur les petites routes du département. Le truc aussi, c'est le temps de recharge. Je ne sais pas si l'automobile électrique a vraiment un avenir pour les peuplades des campagnes. Je ne pense pas que ce soit très bien adapté.
Il y a quelques années, on parlait de stations-service où l'on pourrait procéder à un remplacement des batteries. Ce serait une bonne idée. Bien sûr, il faudrait passer par une unification des batteries pour toutes les marques. Déjà que j'ai vu que toutes les prises n'étaient pas standardisées (et c'est scandaleux)...
Ou alors, un jour, peut-être, on arrivera à faire de l'électricité liquide et on pourra faire le plein comme avec du vulgaire gazole ?

Electricité liquide

lundi 2 mai 2016

Torpédo-Club Corrézien

Premier mai. Muguet, repos, jour férié, Jehanne d'Arc, défilés syndicaux. Mais aussi bourse du Torpédo-Club Corrézien à Brive. J'ai choisi cette dernière et fait l'impasse sur le reste. En comparaison avec l'édition précédente, celle-ci m'a semblé moins riche en exposants. Je suis passé rapidement sur les allées de la bourse d'échange pour m'intéresser aux véhicules exposés et je vous propose une première sélection rapide de photographies.

Tout à l'arrière et tout à l'avant

Volkswagen Karmann-Ghia et Renault 4cv

SIMCA 1200S

Les Américains de Corrèze

Est-ce ta fête ? Buvons une bière !

vendredi 2 octobre 2015

Les Fridolins nous pompent l'air

Bosch et VW nous enfument

lundi 21 septembre 2015

VAG à l'âme

Premier groupe automobile européen, deuxième à l'échelle mondiale, Volkswagen crée le scandale aux Etats-Unis d'Amérique sur fond de tromperie. Le groupe aurait réussi à installer un logiciel dans ses voitures qui réussirait à tromper les contrôles de pollution. Pour faire simple, ce programme informatique serait en mesure de détecter un contrôle et calculerait l'injection de carburant de manière à faire passer pour plus propre qu'elle l'est l'automobile testée. Les ingénieurs de chez Volkswagen sont loin d'être sots.
Que cette marque aux origines plus que douteuses[1] ait réussi, avec ses Kombis et "coccinelles", à se donner une image de marque hyper cool auprès des jeunes de plusieurs générations d'automobilistes, c'est déjà un beau tour de force qu'il convient de saluer[2]. On voit que l'action du groupe VAG chute sur les places boursières. Dame ! Faut dire que, rien que pour les USA, l'amende pourrait atteindre les 18 milliards de dollars. Ce n'est pas rien. Attendons un peu que l'Europe se penche sur la question, qu'on rigole un brin.
Martin Winterkorn, patron de VAG, déclare : «Je regrette personnellement, et profondément, que nous ayons déçu la confiance de nos clients et du public». Bon. Ça va pour cette fois et que l'on ne vous y reprenne pas. Maintenant, on peut se demander si les autres constructeurs n'auraient pas, eux aussi, leur petite astuce pour passer les tests. Disons que je m'étonne un peu. Si les voitures du groupe VAG affichaient réellement des émissions de polluants moitié moindres que les autres constructeurs, je voudrais bien croire que la tromperie ne concerne que les automobiles de chez VAG. Si je m'appuie sur le palmarès du Particulier[3], Volkswagen n'arrive jamais en première position, ni pour les moteurs essence ni pour les moteurs à gas-oil. Mais peut-être bien que, tout simplement, le groupe PSA ou Renault vendent moins de voitures aux USA que VAG.
Quoi qu'il en soit, nous sommes là encore en présence de l'une de ces merveilleuses manifestations de ce que le libéralisme-capitalisme est capable. Quelqu'un, quelque part, a dû calculer qu'il était plus directement rentable de développer un bout de logiciel informatique que de chercher réellement à produire des moteurs moins polluants. C'est merveilleux !

Volkswagen nous enfume

Notes

[1] C'est Adolf Hitler le papa de la VW, tout de même !

[2] Non, non, on n'est pas obligé de tendre le bras, non !

[3] Il doit exister mieux quelque part mais j'ai la flemme de chercher

mercredi 6 mai 2015

Bourse d'échanges de Brive-la-Gaillarde

Dimanche dernier, il y avait la bourse d'échanges de Brive. C'était l'occasion pour les collectionneurs et restaurateurs de véhicules anciens de trouver la perle rare, c'était aussi, pour les badauds, d'admirer les quelques véhicules exposés. Cette foire se tenait sur la place de la Guierle et dans la salle Georges Brassens qui, comme c'est étrange, est aussi l'endroit où se tient l'un des plus courus des marchés de la ville. Je reviendrai peut-être sur les véhicules exposés mais, pour aujourd'hui, je vous propose quelques images de la bourse d'échanges proprement dire.
Pour commencer et pour faire râler Liaan, une Honda 750 Four bien restaurée qui n'était pas vraiment exposée. Elle se trouvait en bout de la bourse, légèrement en retrait. Pour moi et par-delà les vaines querelles, cette moto a marqué son époque et est devenue une vraie "classique". Alors, oui, on ne peut pas le nier, c'est une moto japonaise. Et alors ? Elle a une bonne gueule et ça me fait plaisir d'en voir une dans ce bel état.

Honda 750 Four
L'humour s'était invité à cette bourse d'échange corrézienne. En guise de rappel de l'étonnante vente Artcurial de la collection Baillon qui a vu partir à des prix totalement déraisonnables des épaves qui ne seront probablement jamais restaurées, étaient exposées deux "machines" décrépies en un état de délabrement bien avancé. Des affichettes annonçaient qu'il s'agissait d'une vente "Artfinal" et proposaient la vente à des prix cocasses. Cela rappelait au passage que le petit monde du véhicule de collection est aussi sinon avant tout une grosse affaire de fric.

Vente Artfinal-Baillon
Humour encore avec un joli petit Kombi VolksWagen décoré avec goût aux couleurs d'une célèbre marque de boisson sucrée bien connue. J'aime beaucoup ce genre de traitement qui cherche à vieillir la carrosserie et à laisser la rouille apparaître tout en la contrôlant attentivement. J'aime aussi le contraste entre les jantes bien propres et brillantes avec le reste du véhicule.

Volkswagen
Pour finir, un aperçu de ce que l'on pouvait trouver comme deux roues à restaurer. Il s'agit de ce que l'on appelle du matériel "sorti de grange". Il n'est pas impossible qu'un jour quelqu'un se prenne de passion pour ces cyclos et vélomoteurs populaires délaissés et abandonnés à leur triste sort et qu'ils sillonnent de nouveau les petites routes prochainement. Au passage, il est amusant de se dire qu'il sera aussi difficile et onéreux de restaurer à la perfection l'un de ces pétochons insignifiants qu'une moto d'une grande marque célébrée. A l'heure où je suis parti de la bourse, ces machines étaient toujours là et n'avaient visiblement pas trouvé acquéreur. Une prochaine fois peut-être ?

Sortie de grange

mardi 14 avril 2015

Les cabossés de Trélissac

Renault AlpineIl y a quelques années de cela, une collègue me parle du rassemblement des cabossés qui se tient chaque deuxième dimanche du mois sur le parking du centre commercial "la feuilleraie" à Trélissac. Parce que je n'y pensais pas, parce que je n'avais pas envie de me déplacer, je n'y étais jamais allé jusqu'à ce dimanche dernier.

Qui est derrière cette manifestation ? Qui est l'organisateur ? Je n'en sais rien. A première vue, il n'y a pas de réelle organisation. C'est ouvert à tous les véhicules qui sortent de l'ordinaire, qu'ils soient anciens ou récents. Ce dimanche, parce que je devais passer par Périgueux, je suis passé voir ce qu'était cette réunion informelle. Je n'ai pas été déçu.
Des autos et des motos. Peu d'utilitaires, juste représentés par quelques pick-up d'origine américaine. Beaucoup d'américaines aussi du côté des motos avec des Harley Davidson personnalisées mais aussi des sportives japonaises et quelques motos plus ou moins anciennes dont une 125 SL Honda magnifiquement restaurée.

Thomann
La plus ancienne des motos était cette Thomann entretubes "dans son jus". Je ne connais ni son année de production ni le modèle. Elle est équipée d'un moteur culbuté. De quelle cylindrée ?

moteur culbuté Thomann
Des américaines aussi du côté des voitures. Une Chevrolet Bel Air de 1957, une splendide Auburn, des AC Cobra, Ford Mustang, Lincoln. Des machines au gros cœur de V8. Pas mal de Porsche et de Volkswagen (notamment des Kombi), quelques représentantes de l'industrie automobile française des années 50 à 80, des italiennes et des anglaises, aussi, pour ce plateau très éclectique.

Renault Alpine

Parmi les voitures qu'il me plairait d'essayer, cette Alpine. J'ai toujours eu un faible pour cette voiture. Elle n'était pas la plus puissante mais elle savait se montrer agile face à ses concurrentes de l'époque dans les rallyes où on la trouvait en nombre. Sa robe jaune nous change un peu de celle bleue par laquelle elle est plus connue.

Alpine Renault

Pour rester en France et dans la teinte, j'ai aussi été attiré par une Simca Rallye 2 qui m'amuserait sans doute aussi. Arrivée après la R8 Gordini mais reprenant grosso modo le même principe avec sa caisse trois volumes et son moteur arrière, la Simca 1000 a été la bagnole du kéké qui se prenait pour un pilote. Par la suite, le même kéké s'est rabattu sur les Golf et autres 205 GTI ou 104 ZS ou encore Ford XR3 ou XR2 quand ce n'était pas sur une R5 Alpine ou une Autobianchi Abarth. De Simca 1000 à vocation sportive, il y a eu la Rallye 1, la Rallye 2 et la Rallye 3. Ça s'est arrêté là. Dans cette période de fin des années 70 et début des années 80, on pouvait encore s'amuser sur les routes. On pouvait aussi s'y tuer en toute sérénité, c'est vrai, mais bon. Au moins, avec ces petites bombes qui freinaient comme elles le pouvaient, on pouvait s'amuser à piloter en roulant à des vitesses qui, aujourd'hui, feraient rigoler la plus abominable des bagnoles actuelles. Cela prouve que la vitesse n'est pas ce qui importe le plus dans le plaisir que l'on peut prendre à conduire "sportivement" une voiture. Pour tout vous dire, je me suis beaucoup amusé avec ma coccinelle qui ne devait pas atteindre les 120 km/h réels ou avec la Fiat 126 qui, elle, devait taper un bon 110 km/h en descente. Aujourd'hui, tout cela est impossible à comprendre si l'on est au volant d'une voiture moderne.

Simca Rallye 2

Pour le plaisir des yeux, certains propriétaires levaient le capot de leur belle auto. C'est le cas pour la Jaguar présentée ci-après. Ça vous avait tout de même une autre gueule que ces moulins encapsulés que l'on vous sert aujourd'hui. On ne voit plus rien qu'une sorte de couvercle en plastique d'où émergent la jauge à huile, le bouchon de remplissage de liquide de refroidissement et celui de remplissage d'huile. A cette époque, Jaguar était encore une marque qui faisait rêver.

Jaguar
Il y avait ces deux pick-up américains qui ont su me faire de l'œil. J'ai un très net penchant pour tout ce qui est utilitaire. C'est une sorte de perversion mentale. Je suis plus sûrement attiré par un gros Berliet que par une saloperie de Ferrari. Et donc, il y avait un pick-up laisse faussement (mais bien fait) dans son jus et un autre esthétiquement moins intéressant à mes yeux bien que non dénué d'intérêt en plus d'être de la même marque que le précédent et plus rouge.

Pick-up Chevrolet
Pick-up Chevrolet
Et puis, tenez, pour terminer, une belle VW Karmann qui masque une AC Cobra.

AC Cobra et VW Karmann
S'il fait beau le 10 mai prochain, en plus de fêter l'élection de Mitterrand, j'irai peut-être bien y refaire un tour, au rassemblement des Cabossés.

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