vendredi 1 septembre 2017

Un compliment, ça fait tout de même plaisir

On aura beau dire, on pourra bien s'en défendre, recevoir un compliment en récompense de son travail, et même si ça ne vaut pas une bonne rémunération, ça fait plaisir. Hier, j'ai reçu deux de ces compliments, pour deux travaux différents. Alors, c'est vrai, ça ne fait pas bouillir la marmite. Tiens, d'ailleurs, en parlant de faire bouillir la marmite. Hier soir est arrivée l'heure à laquelle je me suis dit qu'il serait bien que je bouffe quelque chose. Il était déjà un peu tard, je n'avais pas beaucoup d'idée de plat à faire et j'ai opté pour la solution de facilité ultime : les pâtes. Il n'y a pas beaucoup plus bêtes que les nouilles mais ça a le mérite de remplir l'estomac d'une manière satisfaisante. Depuis le temps que je pratique, je commence à avoir une certaine maîtrise de la technique de la cuisson de ces pâtes. Je remplis une casserole d'eau, j'allume le feu et pose un couvercle sur la casserole. Je vaque à diverses occupations et j'en arrive à m'étonner de ne pas entendre le son de ce couvercle taper contre la casserole. Plusieurs minutes étaient passées et ce petit bruit aurait déjà dû me titiller l'oreille. Je vais voir. Le gaz est éteint. Pas de doute, la bouteille est vide. C'est une rare malchance. Si l'eau avait commencé à frémir, j'aurais encore pu me débrouiller mais là, non, juste tiède. Tant pis, je vais manger du pain déjà un peu dur avec du beurre et du chocolat.
Et donc, la marmite n'avait pas bouilli. Ce n'étais pas la faute des compliments qui ne font pas bouillir. Juste que je me suis laissé avoir une fois de plus. C'est d'autant plus ballot qu'une bouteille de réserve, j'en ai potentiellement une, vide elle aussi. Tout à l'heure, j'irai acheter du gaz. Une seule bouteille ! On ne se refait pas.
Alors, les compliments, malgré tout, j'aime bien, surtout lorsque je les sens sincères. Ceux reçus là l'étaient, je pense. J'espère en recevoir aussi pour les photos faites hier, des œuvres d'art, que je pense avoir réussies. On verra bien. Il est aussi possible qu'elles ne soient pas du goût de l'artiste. Avec ces gens là, vous savez...

Mais ce matin, alors que je me demandais ce que j'allais vous donner, je me suis replongé une fois encore dans les photos récentes faites à Sarlat pour en extirper une petite motocyclette britannique, un bitza, construite avec un cadre Norton et un moteur Triumph. C'est assez joli, je trouve.

Triton

lundi 17 juillet 2017

En mode Commando

Pas forcément simple d'organiser une exposition de véhicules anciens. Pendant quelques années, à Fossemagne, les voitures et motos anciennes répondaient présent. Alors, certes, d'une année sur l'autre on avait un peu trop tendance à revoir les mêmes véhicules.
L'année dernière, pas d'exposition de véhicules anciens. On pouvait penser l'opération terminée à tout jamais. Eh non ! Pour 2017, des panneaux sont apparus sur le bord de la route et dans les villages pour annoncer la reprise.
Donc, hier, je suis allé à Fossemagne. Il n'y avait pas grand chose à enregistrer sur la carte-mémoire et, en plus, les quelques véhicules présents n'étaient pas particulièrement mis en valeur. Mis à part une R5 bien restaurée, une AMI 8, une 2cv, une Traction Avant, une R15 et une Jeep (à l'heure où je suis passé) qui trônaient devant ou à proximité de l'église, il fallait aller tout au bout du village, après le vide-grenier, pour voir une Renault 12 dans son jus, une Estafette, une 203, une R8 et quelques autres voitures dont une Cobra déjà vue lors d'une édition précédente.

Norton 850 Commando 1977
D'après ce que j'ai compris, l'équipe organisatrice a changé et la nouvelle ne doit pas encore pouvoir compter sur un réseau bien structuré. Si le plateau des automobiles était un peu maigre, c'était encore bien pire pour les motos. Quelques "custom" japonais sans grand intérêt, quelques autres motos de la même origine géographique qui ne méritaient pas forcément d'être exposées et, tout de même, une Norton Commando. Une Norton qui, d'ailleurs, n'est pas restée. J'en faisais quelques images après avoir visité l'exposition de photos installée dans la salle des fêtes lorsque son propriétaire et sa compagne sont arrivés et se sont préparés pour reprendre la route. Il n'était pas encore midi. Nous avons échangé quelques mots à propos de cette machine et voilà.

Norton 850 Commando 1977

vendredi 16 septembre 2016

Bidasses en folie

Une sélection de véhicules militaires aujourd'hui. Parmi ceux-ci, deux raretés avec la présence d'un Cushman américain et d'un NSU chenillé allemand. Curieusement, le Kettenkrad allemand affichait un drapeau américain en plus d'étoiles sur les ailes. Allez savoir ! Peut-être que les GI ont utilisé ces engins lors de leur avancée à travers les lignes ennemies ? Bon, je n'en sais rien et ça me semble curieux et puis ça permet de voir ce véhicule étonnant. Ce n'est pas si courant.

Harley Davidson WL et NSU Kettenkrad, les ennemis d'hier réconciliés

NSU kettenkrad

NSU US ?

Cushman et Norton 16H

Norton 16H

mercredi 29 juillet 2015

Les anglaises d'Agris

Je racle les fonds du disque dur. Lors de l'exposition de motos d'Agris, en Charente, quelques belles anglaises étaient présentes parmi toutes les superbes machines proposées aux regards curieux des visiteurs. La moto anglaise, dans l'imaginaire motard, c'est ce qu'il y a de mieux. Et il faut reconnaître que la production des constructeurs de chez les bouffeurs de viande bouillie couverte de sauce à la menthe n'est pas sans intérêt.
Le Royaume-Uni a été un important pourvoyeur de marques de légende. Dans le milieu de la motocyclette, dans celui de la moto ancienne aujourd'hui, personne ne peut ignorer les BSA, les Velocette, les Norton, les Triumph, les Vincent, les Royal Enfield, les Scott, les Matchless, les AJS, les Ariel, les Brough Superior ou les Sunbeam pour ne citer qu'elles. Si la moto anglaise a su se forger une notoriété méritée et enviable, c'est d'une part par sa présence remarquée en compétition mais aussi par son inscription profondément marquée dans la mémoire collective du petit monde motard. Si l'on met de côté l'allemande BMW qui a pu et su compter sur les marchés d'état pour perdurer, la moto anglaise a été, un temps, la seule représentante encore en vie de la moto européenne à une époque où cette industrie périclitait. Alors que la moto était morte en France, elle était en plein déclin en Italie, autre grand pays de la moto s'il en est. C'est le conservatisme si bien ancré dans l'esprit anglais qui a permis à son industrie de survivre encore bien des années et qui, finalement, a causé sa mort. A trop tirer sur de vieilles ficelles, elles finissent par rompre.
Ce conservatisme a conduit les marques anglaises à ne pas sortir d'un schéma qui, s'il avait fait ses preuves avant guerre, commençait à montrer des marques de faiblesse et ses limites dès le début des années 60. On a tenté des augmentations de cylindrée, souvent au détriment de la fiabilité, on a amélioré des détails sans jamais se remettre vraiment en question et les marques se sont effondrées, ne pouvant plus rivaliser avec la production nippone qui déferlait, s'inspirant parfois, sans vergogne, des productions anglaises mais en les améliorant au passage.
Aujourd'hui encore, une vingtaine d'années après la résurrection de Triumph, la moto anglaise vit beaucoup sur son illustre passé et sur un honneur d'un autre temps. Si l'on peut en dire et en redire sur la qualité des motos anglaises, sur leur réputation à perdre leur huile constamment, sur leur propension à se mettre en panne au moindre changement de temps, il faut reconnaître que certaines d'entre elles sont peut-être bien les plus belles motos du monde. C'est que ça peut être vachement beau, une moto de la perfide Albion ! Ah nom de dieu ! Oui alors ! Pas toujours, mais souvent tout de même, c'est un monocylindre ou un bicylindre vertical superbement bien dessiné, avec des carters qui épousent au plus près les organes qu'ils protègent, avec un splendide carburateur et tout ce qu'il faut là où il faut. C'est fin, c'est délicat, c'est de la belle ouvrage. Et visez-moi ces conduites de graissage ! Et matez-moi cette distribution parfaite, ces petits compteurs Smith ! Que c'est beau, une moto anglaise ! Et attendez un peu. Ecoutez ce son rageur, cette musique qui s'échappe de cette tuyauterie qui se termine par un pot saucisson. Ah que c'est beau ! J'en ai les larmes aux yeux. Vous prenez un mono BSA ou Norton, vous le mettez sous vitrine dans votre salon et vous comblerez vos amis amateurs d'art. Je vous le donne en mille.

Norton, AJS et Triton

Triton

Moteur Norton

réservoir Norton

réservoir Triton

Une belle petite Norton

Triton et Norton

AJS et Triton

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