jeudi 19 septembre 2019

Du récent aux Remparts d'Angoulême

Les vieux tromblons, ça va bien un moment. On vit une époque formidable et on peut juger des progrès réalisés par le génie humain en s'extasiant devant les véhicules plus ou moins récents qui étaient présentés en plusieurs endroits de la ville.
Sur une petite place du vieux Angoulême, les militaires faisaient l'animation avec deux véhicules. Ainsi, étaient exposés un Technamm Masstech T4, un 4x4 Toyota mis en conformité avec le cahier des charges militaire français, et un déjà un peu ancien véhicule léger blindé Panhard. Je n'ai pas photographié le Technamm pour me consacrer au Panhard qui est tout de même une marque française historique.

Panhard GD Véhicule blindé léger
Lorsque l'on cause véhicule militaire, on pense à la guerre et lorsque l'on pense à la guerre, l'Allemagne n'est jamais loin. Avec l'Allemagne, on pense à un moment ou à un autre à Porsche et justement, il y avait des Porsche. La première, ne me demandez pas le modèle exact, je m'y perds, devait être exposée par un concessionnaire. Je me suis demandé un instant si une telle voiture pouvait me faire envie. Je n'en suis pas certain. Notez que ça tombe bien. Je ne pense pas avoir les moyens d'en posséder une. Je suppose que ça peut rouler vite, je suppose que ça peut être plaisant à conduire, je suppose aussi que ça vous classe un mec mais je ne parviens pas à tomber sous le charme.

Porsche
Cette seconde Porsche a été saisie à proximité de la cathédrale de la ville. Je ne suis pas resté pour assister à toute la scène mais j'ai cru comprendre que le conducteur s'était arrêté là pour que sa compagne, copine, femme (rayez les mentions inutiles) immortalise le moment. Une Porsche sur la ligne du départ ! Du coup, je me suis demandé à nouveau si je pouvais avoir envie d'une Porsche et non, toujours pas.

Oh Lord, won't you buy me a Mercedes Benz?
My friends all drive Porsches, I must make amends.

Janis Joplin

Sur la ligne de départ
De la France, enfin, deux véhicules à mes yeux intéressants. La nouvelle Alpine qui évoque à mon avis très bien son ancêtre et une Midual, motocyclette fabriquée à Angers et qui n'est pas à la portée de toutes les bourses puisqu'il faut disposer de la somme de près de 150000 euros pour pouvoir la chevaucher. Ça peut paraître un prix quelque peu exagéré mais après tout, hein ? Evidemment, on met en avant le niveau de finition exceptionnel et la possibilité de personnaliser la machine à l'infini. Reste la question de l'esthétique de l'ensemble. C'est très subjectif et je peux comprendre que l'on ne fasse pas bien la différence entre cette Midual et la première moto japonaise venue vendue au vingtième du prix.

Alpine Renault
Renouveau de la moto française

vendredi 8 avril 2016

Quelques motos françaises neuves à Limoges

Françaises ou presque mais françaises tout de même. On dit qu'il n'y a plus de moto française. Ce n'est pas tout à fait vrai. La preuve avec ces quelques bécanes aperçues au Salon de la Moto de la FFMC de Limoges. Evidemment, ces motos ne sont pas à la portée de toutes les bourses. On n'hésitera même pas à dire qu'elles sont chères, ces motocyclettes. Il faut avoir des moyens pour acheter du beau, de l'exceptionnel, du prestigieux. Et merde aux pauvres !
Pour commencer, il vous faudra sortir un peu plus de 140000 euros (cent quarante mille euros, oui) de votre compte anonyme ouvert dans quelque paradis fiscal si vous voulez circuler au guidon de cette machine exceptionnelle. La Midual n'est un monstre ni de puissance ni de cylindrée. Avec ses 1000 cc et ses 106 chevaux, elle ne semble pas impressionnante. Son moteur est un flat-twin placé transversalement dans le cadre et incliné vers le bas à l'avant selon un angle de 25°. Ce moteur est une création maison mais ce qui fait tout l'intérêt de cette motocyclette, c'est le niveau de finition vraiment au plus haut de ce que l'on peut offrir. Du cuir, du bois, de l'aluminium massif, des accessoires choisis avec soin, rien qui ne dépasse. Chaque machine est numérotée et personnalisée. Il faut juste espérer que pour le prix elle soit agréable à conduire !

Midual
Midual

Bien qu'anglaise, cette deuxième moto a un rapport certain avec la France puisqu'elle a été développée en collaboration avec l'entreprise Boxer Design de Toulouse. Elle marque la renaissance d'une marque des plus prestigieuses qu'a connu l'industrie motocyclettiste mondiale. Brough Superior, oui, la moto de Lawrence d'Arabie, celle qui était surnommée "la Rolls-Royce de la moto". Celle qui était chère dans les années 1920 et 1930 et qui est hors de prix aujourd'hui (339290 euros pour une SS100 de 1929 vendue aux enchères le 22 octobre 2010 à Sparkford). La nouvelle SS100 semble presque bradée puisque l'on peut l'acquérir pour juste 50000 euros. Je l'avais vue en photo, je l'ai vue en vrai, à côté d'une rare SS100 originale. Je n'hésite pas, je préfère l'ancêtre. Evidemment, la nouvelle doit être dans les normes de conduite que l'on attend d'une moto aujourd'hui. Hormis la forme du réservoir et l'esprit du phare, je ne m'y retrouve pas vraiment avec cette nouvelle Brough Superior.

Brough Superior

La troisième moto qui nous occupe aujourd'hui est le fruit d'un étrange mariage entre la Grande Bretagne, la Suisse et la France. La marque Vincent HRD cesse la production de motos en 1955 mais existe toujours et produit encore des pièces. Ces pièces, ce sont celles utilisées par Patrick Godet qui fabrique les carters, toutefois, pour construire des motos neuves. Fritz Egli est le concepteur de parties-cycles réputées dans les années 60 et 70. Il a autorisé Patrick Godet à les construire de nouveau. Du coup, vous pouvez aujourd'hui, contre environ 60000 euros, vous faire plaisir au guidon de la plus belle moto du monde selon moi. C'est surtout le moteur que j'ai toujours trouvé vraiment superbe.

Egli-Vincent Godet

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