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lundi 4 mai 2015

À Limeyrat, les vieilles se dégourdissent les gambettes

Je suis sincèrement désolé de ce qu'il va se passer sur le blog pour aujourd'hui et les jours à venir. Désolé pour celles et ceux qui n'aiment pas les motos anciennes, qui s'en foutent, qui n'en ont rien à battre, que ça emmerde, que ça ennuie, que ça dérange. Désolé pour celles et ceux qui n'aiment pas les photos. Désolé mais, parce que c'est moi le chef, je fais bien ce que je veux et comme je l'entends.
Je comprends tout à fait que l'on ne comprenne pas l'intérêt suscité par ces vieilles mécaniques, ces gros jouets qui ne servent même plus à se véhiculer d'un endroit à un autre dans un but pratique et utilitaire. Toutes ces motos qui ont au minimum 86 ans ne doivent plus être considérées comme de vrais véhicules. Bien sûr, elles roulent et elles l'ont démontré lors de la promenade d'une cinquantaine de kilomètres qui les a menées vers Bars et Fanlac. Elles roulent mais il serait illusoire de prétendre les utiliser au quotidien comme on le fait d'une moto plus ou moins récente. Et de fait, on peut légitimement se demander à quoi ça peut bien servir de préserver ces vieilles pétoires. On peut même estimer qu'il serait plus productif d'utiliser son temps à autre chose. Mais bon, c'est comme ça. Il y a des personnes qui sont prêtes à laisser couler une larme d'émotion à la première rencontre avec une moto ou une auto ancienne à restaurer. Et ceci même si ça n'éveille pas de souvenir particulier, s'il n'y a pas derrière un grand-père voire un arrière grand-père qui aurait eu un véhicule semblable dans le temps. C'est une perversion bizarre et étrange et ça ne se discute pas.
Et comment ça fonctionne, tout ça ? C'est ma foi assez simple. La première étape, pour faire une moto de collection, c'est de trouver une personne qui l'achète neuve à sa sortie. Ça semble idiot mais c'est pourtant vrai. Bien vite, de neuve la moto entre dans le domaine de la moto d'occasion. A cette étape, normalement, elle n'intéresse pas grand monde. D'occasion récente, la moto entre alors dans une sorte de purgatoire. Il s'agit de cette période noire durant laquelle elle fait figure de vieillerie dépassée. On la regarde avec un sourire moqueur et on ne lui trouve aucune qualité. C'est après, une fois que nombre de ses semblables aura fini sous le pilon du casseur et qu'elle aura été recyclée, que l'on commencera à s'intéresser aux représentantes restantes. Elle sera alors auréolée du prestige plus ou moins marqué de l'appellation "véhicule de collection" ou, du moins et comme on le dit aujourd'hui, de "moto classique". Clairement, entrent aujourd'hui dans ces catégories des motos nées dans les années 80. Le temps passe !
Venue en voisine comme une petite fille viendrait rendre visite à ses grand-mères, une belle BSA était présente à Limeyrat, un peu à l'écart, toutefois.

Birmingham Petits Bras
Si cela fait bien plaisir de voir cette belle anglaise, le sujet était la moto bien plus ancienne. Parmi les plus âgées du jour, il y avait une belle Peugeot qui exposait un ingénieux système de suspension avant par lames de ressort disposées verticalement le long de sa fourche. On notera que le principe n'a pas fait école.

Visez-moi cet éclairage ! Visez-moi cette suspension !
Pour la sélection de photos d'aujourd'hui, je me suis concentré sur quelques détails amusants ou simplement intéressants. Par exemple, nous avons le cas de ce bicylindre en V (qui trouvera la marque ?). Bicylindre mais quatre bougies d'allumage !

Bicylindre en V mais quatre bougies
Je n'ai jamais eu la chance et l'occasion de conduire des motos vraiment anciennes, des années 30 ou antérieures. Ce devait tout de même être quelque chose de gérer les commandes au guidon, de ne pas oublier de donner un coup de pompe pour le graissage de temps en temps, de chercher à éviter les nids de poule sur ses routes qui n'étaient pas revêtues. La quantité de manettes et leviers à sa disposition est de nature à provoquer comme un certain désarroi chez les non initiés.

Essaie de te débrouiller avec toutes ces manettes !
Pour accélérer, c'est où qu'on freine ?
Ce qui me surprend toujours, c'est de trouver des dispositifs d'éclairage sur les motos les plus anciennes. Ici, pas d'ampoule électrique ! On éclaire la route avec du gaz enflammé ! J'ai comme une sorte de doute quant à l'efficacité de la chose. Il semble que l'éclairage n'était pas obligatoire en ces temps anciens. Bon nombre de motos ne propose aucun accessoire de ce genre si ce n'est, dans le meilleur des cas, un discret catadioptre à l'arrière. Mais franchement, est-ce que l'on avait réellement l'idée de filer dans la nuit au guidon de ces machines ?

C'est comme les pieds, bien nickelé !

mercredi 7 mai 2014

Limeyrat 2014, la fin

En marge du rassemblement qui ne comporte, normalement, que des machines d'avant les années 30, on pouvait voir quelques véhicules relativement plus modernes. Aujourd'hui, pour terminer la visite, je racle les fonds de tiroir et vous propose les dernières images.

Ce que je regrette, c'est de n'avoir pas été prévenu de la manifestation à temps. Plus tôt dans la journée, l'association des vieilles motos du Périgord enjoignait les participants au rassemblement à aller faire une promenade pétaradante sur les petites routes avec, au programme, une halte au chai de Lardimalie, musée du vin et de la fabrication du vin à Saint-Pierre-de-Chignac. J'aurais vraiment aimé suivre la promenade et faire des photos des motos en action. Je vous propose aujourd'hui de terminer cette série de billets sur le rassemblement avec quelques images.

Motoconfort
Motobécane
La plus belle des motocyclettes
Motobécane
Armor
Magnat Debon
Qui sait ce que c'est ?

lundi 5 mai 2014

Limeyrat 2014, première suite

Qu'y a-t-il au menu, aujourd'hui ? Encore de la vieille motocyclette d'avant 1930.

Motosacoche
Peugeot
Duo de vieilleries
Terrot
Motobécane
Motoconfort et BSA avec une Ford Mustang au fond
Peugeot
Poste de pilotage
Birmingham Small Arms
Magnat Debon

dimanche 4 mai 2014

Limeyrat 2014

Mes amies, mes amis, mes chères lectrices, mes chers lecteurs, j'espère que vous aimez la moto ancienne parce que là, pour le coup, je peux vous assurer que vous allez en bouffer pendant quelques jours. Aujourd'hui avait lieu le rassemblement annuel des vieilles motos du Périgord à Limeyrat.

Cette année, j'ai failli rater le rendez-vous. Il faut dire que l'on ne m'avait pas prévenu. Heureusement, un copain m'appelle en début d'après-midi pour me dire que c'est aujourd'hui. Moi, c'est pas ce que j'avais prévu mais bon, vous me connaissez, quand il est question de vieilles motos vraiment vieilles et de photos à faire, j'accours. Et donc, j'attrape le sac photo, le pied photo, les clés de la voiture et je file pour Limeyrat.
Cette année, je me suis amusé avec le 8mm Samyang mais je n'ai pas tout fait avec. Par contre, je n'ai pas été mécontent d'avoir pensé à prendre le flash et des piles de rechange. Parce que la plupart des motos étaient à l'abri sous une bâche. Et donc, je vous propose une visite de la manifestation en photos à raison d'une dizaine par jour. On commence.

Douglas
Peugeot Frères
René Gillet
'Armor
Terrot
Magnat Debon
Ravat
Ravat avec une Motosacoche derrière
Indian Power Plus 1920
Indian Power Plus 1920
La suite demain !

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