Mot-clé - Macintosh

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 13 août 2018

Mettre un peu d'imprévu dans nos vies pour rompre la monotonie responsable de ce sentiment d'ennui qui trop souvent nous accable d'un lourd voile noir

Il fonctionnait pourtant très bien, cet ordinateur. Huit ans qu'il me rendait de bons et loyaux services sans jamais faiblir, fidèle et toujours disponible. Au long de toutes ces années, il m'a accompagné pour bien des travaux et aussi pour des activités plus récréatives. C'est grâce à lui que je pouvais voir des films enregistrés sur des DVD, que j'allais dire des bêtises sur Internet. Il n'a jamais eu la moindre panne, son disque dur est celui d'origine et il en a vu passer, des dizaines de milliards d'octets ! Sans dire que je le pensais immortel ou infaillible, j'en étais pleinement satisfait et espérais bien qu'il allait me rendre service durant encore bien des années.
Samedi[1], en fin d'après-midi, il y a eu une première alerte que j'ai traitée par dessus la jambe, sans trop y faire attention. J'avais beaucoup de fichiers ouverts, j'étais en train de le faire travailler fort, il a planté. Ça m'a bien un peu agacé parce que j'ai rapidement compris que j'avais perdu mon travail non enregistré. Mais, confiant malgré tout, j'ai accusé le surcroît de ressources demandé à la machine. Je suis allé me faire du café et ai abandonné ce travail en cours. Il était temps de penser à réfléchir à me faire à manger, je reprendrai ça le lendemain.
Le soir venu, j'ai redémarré le iMac pour regarder la deuxième partie d'un DVD retraçant l'apparition et l'évolution d'Homo Sapiens. Je glisse le DVD dans la fente du lecteur et m'installe confortablement dans le lit. Automatiquement, le film reprend là où je l'avais arrêté la veille. Ce film ne parvient pas à me satisfaire totalement. Il cherche à montrer l'évolution de l'Homme depuis Habilis et Erectus pour arriver à Neanderthal et Sapiens. Tout cela est traité comme une gentille fiction qui prétend expliquer la vie de nos ancêtres, le chemin vers la découverte et la maîtrise du feu, la création des premiers outils, la naissance de l'art et de l'agriculture, la sédentarisation, la domestication du loup et l'élevage.
Ce récit fictionnel est entrecoupé d'interventions de scientifiques qui donnent des précisions, explicitent plusieurs points, donnent leur avis. Et finalement, c'est peut-être ce qui constitue les meilleures parties de ce film. Je pense que j'aurais préféré un long documentaire plutôt qu'une fiction. Je ne suis absolument pas sûr que le fait de voir des act·eurs·rices grimés en humains préhistoriques apporte quoi que ce soit à une bonne compréhension de cette longue histoire débutée il y a plus de deux millions d'années quelque part en Afrique. Par exemple, on voit à un moment ces acteurs affichant des maquillages, des scarifications, des ornements qui ne se sont pas conservés dans le temps et qui ne sont donc que des "visions d'artistes", des extrapolations sans doute bien cavalières des us et coutumes de nos ancêtres basées plus ou moins sur ce que l'on a pu voir chez des groupes humains bien moins anciens, beaucoup plus proches de nous et de notre époque.
Mais bon, j'en étais justement au moment où Sapiens commence à décorer les parois des grottes et à domestiquer le loup. Ça m'agaçait un tout petit peu parce que, peu avant, on essayait de nous faire croire que l'Homme a eu l'idée de semer du blé parce que l'un d'eux, parti voler des œufs pour sa belle qui en rafole, tombe d'une paroi rocheuse et meurt alors qu'il avait la besace pleine de graminées sauvages. Il est tombé de haut, il est mort, le groupe n'a pas que ça à faire que d'aller le chercher. On comprend bien, ces gens-là ne sont tout de même pas encore tout à fait comme nous. Ce sont encore des sauvages sur bien des aspects, disons-le clairement[2].
Les mois passent et il est de nouveau temps d'aller récolter le blé sauvage là où il pousse, au même endroit que l'été passé. Et là, mince ! Voilà ti pas que, par le plus grand des hasards, on tombe sur le squelette du voleur d'œuf de l'an dernier. C'est bien lui puisque l'on trouve son collier. Sauvages mais perspicaces ces populations d'antan. Et là, on s'aperçoit aussi d'un truc incroyable auquel on n'aurait pas pensé. Les épis de blé sauvage que le malheureux avait avec lui au moment de sa chute ont germé et crû. Là où, tout de même, faut pas avoir que du fromage blanc dans la boîte crânienne, c'est que l'on fait le rapport de cause à effet entre le grain apporté par le camarade et les épis nouveaux ! Excusez mais tout de même, quoi ! Personnellement, et bien que je sois vachement plus évolué, je ne suis pas sûr que je comprendrais aujourd'hui que le blé que Marcel (appelons-le Marcel) avait dans ses poches au moment de son trépas est à l'origine des gerbes de blé qui à présent l'entourent. Mais passons.

Où en étais-je, moi ? Ah oui, ça me revient. L'invention de l'agriculture et paf ! Le film s'arrête là et le iMac commence à émettre une série assez exaspérante de sons ressemblant un peu — mais il est difficile de retranscrire la chose à l'aide de mots — à des "plops"[3]. Une série de "plops" bien réguliers. Manquait plus que ça.
Je suppose un problème de lecture du DVD. Normalement, l'image se fige ou tressaute, toutefois. Là, non, pas d'image qui tremble ou boucle. Tout simplement plus d'image. Que ces "plops" qui vous tapent sur le système. Bon. Je me lève et appuie sur les touches "command" et "q" pour quitter l'application de lecture de DVD. L'ordinateur s'éteint.
Qui c'est qui lui a demandé de s'éteindre, lui ? Bon. Je presse d'un index décidé sur le bouton de démarrage. Le iMac laisse exploser un beau et réjouissant "boing" de démarrage. J'entends le lecteur de DVD qui entre en rotation, le disque optique qui prend de la vitesse et s'arrête. L'écran, lui, reste noir. Je me dis aussitôt que le problème doit venir de ce satané DVD qui doit foutre un gros bordel dans la machine. J'éteins et redémarre aussitôt en tenant appuyée le bouton de la souris. Le disque je s'éjecte pas. Mince. Ça aurait dû, pourtant. Nouvelle tentative. Cette fois, je redémarre en tenant la touche d'éjection du clavier. Ce n'est pas beaucoup plus probant. Diable ! Cette fois-ci, il faut sortir les grands moyens. Je m'équipe d'une fine carte en carton rigide et l'introduit dans la fente du lecteur de DVD pour bloquer le disque le temps du démarrage. Normalement, l'ordinateur doit comprendre que ce disque pose problème et va l'éjecter de son dedans sans attendre. Ça marche ! Youpi ! Joie ! Champagne !
Euh… Non. Pas Champagne. Le DVD est bien sorti mais le iMac ne se décide pas pour autant à démarrer. L'écran reste noir. Oh que je commence à m'énerver là ! Je le laisse faire et vais vérifier depuis un autre ordinateur si je trouve ce iMac horripilant sur le réseau. Oui parce que, à ce moment, je me dis qu'il est possible que ce soit l'écran qui soit en panne. Mais non, il n'apparaît pas sur le réseau. C'est au moins le signe qu'il ne démarre effectivement pas.
J'essaie de démarrer en mode "single user" sans trop y croire. Evidemment, ça ne donne rien de plus mais, néanmoins, ça me permet de remarquer quelque chose de bien étrange à mes yeux ébahis et assez incrédules. Si la souris est bien alimentée par le port USB — elle s'éclaire — le clavier, lui, ne semble pas alimenté. Ce pourrait-ce ? Je me mets en quête d'un autre clavier et le branche à la place de celui déjà en place. Et rien. Enfin, rien de mieux. Le clavier n'est pas alimenté. Un port USB défaillant ? Je les teste tous, rien à faire.


A ce moment très précisément, je décide qu'il est déjà fort tard et que, la nuit portant conseil, je verrai tout ça le lendemain matin[4]. Ce matin, je bois mes cafés et je repousse le moment de m'occuper de cet ordinateur récalcitrant. De cette nuit, nulle idée nouvelle est née. Par acquis de conscience, j'essaie de trouver une solution à un problème semblable sur Internet. Bien entendu, rien de bien réjouissant. Ou c'est la carte-mère ou c'est autre chose mais pas de solution miracle à me mettre sous la dent.
Il faudrait que je démonte, que j'essaie de trouver l'origine du mal. Seulement, je n'ai pas envie de m'atteler à ce démontage tout de suite. Je réfléchis à ce que je pourrais faire en attendant. Des ordinateurs, ce n'est pas vraiment ce qui manque. J'hésite entre deux possibilités. Soit j'utilise le portable soit j'installe le gros Mac Pro. Finalement, je privilégie cette deuxième solution. D'abord, il est dommage de ne pas l'utiliser plus, ensuite il a plein de mémoire et de disques durs. Il sera mieux tailler pour travailler. Mais d'abord, faire de la place !
Je débranche tout, le iMac, le scanner, l'imprimante, les disques durs externes, le clavier, la tablette graphique. Le bureau est vide. Bien. J'en profite pour nettoyer. Après, je choisis la meilleure place pour ce Mac Pro, je place l'écran Apple 20"[5], le clavier, la tablette, le scanner, le hub USB, les disques durs externes. Je branche tout ça et je démarre l'ordinateur. Bon, ça fonctionne. Il me faut encore récupérer le pilote pour le scanner et une sauvegarde de mon profil Firefox. Ça commence à prendre tournure. Pour tester, je fais un dessin rapide et je le numérise avant de le mettre en couleurs.
Pour ce qui est du iMac, je ne suis pas très optimiste. Je doute que ça ne puisse être "que" le disque dur qui soit à l'origine de ce blocage. Ce n'est pas impossible mais je ne suis pas très confiant. Je m'occuperai de ça plus tard. Mes finances ne me permettent pas vraiment d'envisager l'achat d'une machine de remplacement. Ceci dit, ce n'est pas comme si j'étais totalement dépourvu d'ordinateur. Ce qui m'ennuie, c'est que je vais sans doute avoir perdu quelques trucs, les derniers boulots qui n'ont pas été sauvegardés principalement. Bon. Il y a bien plus grave que ça.

Notes

[1] Ce billet est écrit dimanche

[2] On n'ose plus trop traiter des groupes humains de sauvages, de nos jours

[3] Ou peut-être des "pops"

[4] Donc, dimanche matin

[5] Acheté en 2005, je crois me souvenir

samedi 2 juin 2018

Macintosh-livres-chat

C'est un ordinateur qui ne fonctionnait plus. Je m'étais passé de lui parce que j'en avais d'autres. Récemment, j'ai eu à récupérer un fichier qui se trouvait sur cet ordinateur en panne. Alors, je me suis décidé à le réparer. Ça n'a été ni trop difficile ni trop long.
Il s'agit d'un Mac Pro de 2007 et cette machine est, de l'avis de Apple, trop ancienne pour accueillir un système récent. Or, j'avais l'intention de l'utiliser pour des opérations gourmandes en puissance avec des logiciels qui nécessitent du système plus récent que celui autorisé par le constructeur.
Sur Internet, j'avais trouvé une technique pour s'affranchir de cette limitation et tout fonctionnait parfaitement. Enfin jusqu'à ce jour où il y a eu une mise à jour proposée. Je ne me suis pas méfié et j'ai accepté l'installation de la mise à jour. Je n'aurais pas dû, l'ordinateur refusait de démarrer après son application. Parce que j'avais terminé le boulot que j'étais en train de faire, je ne m'en suis pas occupé tout de suite.
Récemment, donc, j'ai dû récupérer un fichier et là, je n'avais pas d'autre solution que de me décider enfin à remettre ce Mac Pro en route. Je l'ai dit, ça a été assez simple, je n'ai pas rencontré de problème. Je n'ai perdu aucune donnée et c'est bien le principal. Lorsque j'ai vérifié que tout allait bien, j'ai trouvé une photo d'Ulysse. Je suis presque certain d'avoir déjà publié cette photo sur ce blog. Ce n'est pas bien grave.
Aujourd'hui et demain, à Azerat, se tiennent des rencontres littéraires organisées par Françoise Rivière, auteure, en collaboration avec la municipalité. J'y suis convié en tant qu'auteur. Je n'ai pas absolument compris le programme de ces rencontres littéraires. J'ai cru comprendre que nous ne serons que trois "auteurs". Il me semble, si c'est bien le cas, qu'il est un poil ambitieux de tenir ces rencontres sur deux jours. Il n'est pas impossible que je m'y ennuie beaucoup. Je vous dirai.

Ulysse encore


Et ce fut donc une excellente journée qui m'a permis de rencontrer plein de personnes et de faire pas mal de dessins de dédicace dans une ambiance très agréable et dans la belle salle du cuvier d'Azerat. Ça m'apprendra à être pessimiste à mauvais escient, tiens.

lundi 5 février 2018

Fatal dessin

J'étais en train d'encrer le dessin du jour. Devant moi, l'ordinateur était allumé et j'ai eu l'idée d'aller sur un site Internet. Le navigateur s'est mis à patauger dans la semoule sans parvenir à ouvrir la page demandée. Je décide d'aller voir un autre site mais le navigateur donnait tous les signes d'un beau plantage. Je cherche à quitter l'application et celle-ci semble bien bloquée. Bon. Je retourne sur le Finder et le moins que l'on puisse dire c'est que ça ne marche pas très bien.
Je décide de redémarrer cet ordinateur qui tourne depuis plus de quinze jours. Hum… La barre de progression se bloque vers la fin du démarrage. Je vais chercher une clé USB sur laquelle se trouve l'installateur du système. Je pense à un disque dur en train de lâcher. L'ordinateur démarre depuis la clé. C'est bon signe. Je me dis que je vais devoir ouvrir la machine pour changer le disque dur. J'ai un SSD dont je ne fais rien, ça va être l'occasion de donner un petit coup de fouet à cet ordinateur âgé de plus de dix ans. Avant, pour m'assurer que le problème vient bien du disque dur, je lance l'utilitaire permettant de contrôler l'état de ce dernier. Ça prend son temps et ça me sort un message d'erreur un peu étrange. Je relance une vérification et cette fois on me dit que le disque est en bon état. Bizarre.
Toujours depuis cette clé USB, je tente de définir le disque de démarrage pour redémarrer depuis le disque dur. Le système se bloque. Je procède à un redémarrage forcé en appuyant longuement sur le bouton de démarrage et en relançant l'ordinateur. La barre de progression avance et se bloque de nouveau mais, en plus, l'ordinateur s'éteint de lui-même. Je n'aime pas ça du tout. Nouvelle tentative, même résultat. L'ordinateur amorce un démarrage et s'éteint. Bon. Il est en panne.
Il est trop tôt pour poser un diagnostic. Ce peut être le disque qui fout la merde mais j'ai le sentiment désagréable que c'est plus profond. Ça ne m'arrange pas parce que je vais avoir besoin d'un Mac portable rapidement. Je vais tenter d'en trouver un d'occasion à distance raisonnable. Je sens que la journée d'aujourd'hui va être consacrée à ça alors que j'ai du boulot en retard. C'est la vie hein…
Ce qui est amusant, c'est le rapprochement que je fais avec le dessin que j'étais en train d'encrer. Prémonition ? Simple hasard ? Coïncidence ? Peu importe. J'ai fini d'encrer le dessin et c'est déjà une bonne chose de faite.

Trois roues de pro

mardi 10 octobre 2017

Les tripes à l'air

C'est un iMac de 2010 qui a un souci de disque dur. Bien entendu, ce qui sur ce disque dur malade est très important et ce serait extrêmement dommageable que ces données soient perdues. Bien entendu aussi, on n'a pas jugé bon faire des sauvegardes régulières parce que, entre autres raisons, un disque dur externe, c'est pas donné.
On me demande de remplacer le disque dur et, si possible, de récupérer les données sur le disque en panne. Moi, je dis que je vais essayer de faire tout ça. Ouvrir un iMac, ça ne m'amuse jamais beaucoup. C'est que c'est un peu délicat. Vaut mieux savoir ce qu'on fait, quoi. J'ai commandé un nouveau disque dur et l'accessoire nécessaire pour y connecter le capteur de température utilisé par le système. Ça devrait arriver dans les jours à venir.
En attendant, donc, j'ai ouvert la bête et prélevé le disque dur. Ce disque, je l'ai connecté à mon ordinateur et je suis en train de transférer à petite vitesse son contenu vers un autre disque. On m'annonce qu'il y en a encore pour une quinzaine d'heures. Un dixième du volume des données est déjà sur le disque réseau. Faut être patient. Dans le même temps, ça travaille tout seul, je ne suis pas obligé de surveiller de trop près.


Vous aurez noté l'absence de billet pour la journée d'hier. C'est juste parce que j'étais parti travailler à Périgueux et que je suis rentré un peu tard mais aussi et surtout parce que j'étais invité à manger un pot au feu et que, entre le blog et un pot au feu, je n'hésite pas l'ombre d'un instant. Voilà.

lundi 2 novembre 2015

Cacophonie du monde du silence

Trial sous-marin

jeudi 11 décembre 2014

Pas très propre

Nettoyage de clavier

samedi 15 novembre 2014

Sur la touche

Une guêpe mise sur la touche

vendredi 24 janvier 2014

128 ko et toutes ses dents

Aujourd'hui, le Macintosh souffle ses trente bougies.

Chose peu courante chez Apple, on a décidé de fêter cet anniversaire. On peut voir une vidéo, on peut aussi déclarer son premier Macintosh (Classic II pour moi) ou bien encore voir toutes les versions de Macintosh ayant existé avec de très belles photographies de ces machines exceptionnelles. Oui, je suis partisan.

Apple Macintosh 128 ko

mardi 26 novembre 2013

Je vous rassure

Toute la soirée d'hier, toute la nuit dernière, j'ai été la proie du remord et de la culpabilité. J'ai mal dormi, me suis réveillé plusieurs fois en sueur, à la limite du cauchemar. Je me suis retrouvé dans la peau de quelque Raskolnikov de pacotille à ressasser mon crime ineffable et impardonnable. Oui, je vous l'avoue, j'ai eu honte. Une grande honte ! Celle de vous avoir empêché de dormir du sommeil du juste.

Que n'y a-t-il donc pas une loi pour punir les empêcheurs de dormir sur ses deux oreilles ! Je n'avais pas conscience de l'horrible forfait que je commettais et cela ne peut pas être une excuse valable qui me fera pardonner et éviter votre légitime courroux. Mais que m'a-t-il donc pris de vous entretenir de mes petits soucis de tâche cron qui refusait de fonctionner ? Faut-il donc que j'ai le cerveau en capilotade ! Faut-il que je sois habité par le démon qui pervertit mon esprit et me fait commettre des actes criminels, perfides et pervers ! Pourquoi vous faire subir pareille insanité ? Pourquoi vous mêler à une affaire que j'aurais dû taire ? Aurais-je eu une parcelle d'humanité en moi que j'aurais compris l'ampleur de ma bêtise et de ma méchanceté. Je suis un être mauvais et je bats ma coulpe. Je m'incline humblement face à vous et implore ce pardon que je ne mérite nullement. Je me hais, je suis haïssable, je suis un pourri, un néfaste, une engeance pire que tout.
D'autant plus que, aujourd'hui, sans bien comprendre le pourquoi et le comment, cette tâche cron qui m'ennuyait s'est mise à fonctionner comme aux plus beaux jours. J'ai dû corriger une erreur sans la comprendre et c'est quelque peu angoissant. Non ? Vous ne trouvez pas un peu ?
J'ai aussi réparer un Mac Mini qui refusait de démarrer tout à fait. Une panne étrange là aussi. Il démarrait et se bloquait sur la pomme de démarrage. Normalement, après que la pomme s'affiche, il doit y avoir une petite roue qui tourne qui apparaît et qui signifie que le système se charge. Là, ça se bloquait sur la pomme. Une pomme grise sur un fond gris et rien de plus.
J'ai amené mes outils, un disque dur externe pour contrôler le disque dur interne, un DVD avec un système pour le cas où il serait nécessaire de réinstaller et j'ai commencé à démonter. Le démontage des MacMini G4 n'est pas une mince affaire. C'est assez brutal et, la première fois que l'on procède à l'opération, on ne peut réprimer les gouttes de sueur qui perlent au front. Il s'agit de faire glisser une lame entre le corps en aluminium du boîtier et les entrailles de l'ordinateur pour lui faire lâcher prise. Alors, on fait levier, on maintient la partie qui a commencé à sortir un peu levée et on passe à l'autre côté. Après, les deux parties se séparent aisément.
J'ai commencé par vouloir extirper le disque dur. Je l'ai testé dans le boîtier que j'avais amené et il fonctionnait à la perfection. J'ai soufflé la poussière, j'ai remué les divers composants qui pouvaient perturber le fonctionnement et j'ai démarrer le MacMini sans le remonter. Il est allé au bout de son processus de démarrage sans mollir. J'ai pensé un instant que ce pouvait être le lecteur optique qui posait problème. J'ai déjà vu ça. J'ai arrêté le MacMini, j'ai installé le lecteur optique et ça marchait toujours. Alors, j'ai tout remonté, j'ai contrôlé de nouveau et ça fonctionnait toujours et encore. Bon.
Demain, je vais essayer d'aller faire des photos que j'ai en tête.

mercredi 23 octobre 2013

Gratuit, c'est pas trop cher

Hier, Apple a annoncé la mise à disposition du tout nouveau système d'exploitation "gratuite".

Apple n'est pas une firme philanthropique qui œuvre pour le mieux être de l'humanité. Son but, c'est de faire du dollar à tire-larigot en vendant un maximum de iPhone, iPad, iMac et autres iBidules. Lors de la keynote d'hier, on a appris que la dernière version du système d'exploitation pour Macintosh était mise à disposition gratuitement pour toutes celles et tous ceux qui la veulent et qui disposent d'une machine compatible. Peut-être que ça cache quelque chose ?
Je me suis dit qu'à ce prix là, ce serait peut-être idiot de laisser passer l'opportunité de migrer de 10.6 à 10.9 et j'ai commencé à télécharger le nouveau système, Mavericks. Le téléchargement a commencé vers 14 heures, je dois en être à peu près à la moitié et il est bientôt 19 heures. Pour le moment j'envisage juste d'installer ce système sur une machine que je n'utilise pas vraiment pour des choses sérieuses et qui ne contient pas beaucoup de données qu'il serait rageant de perdre. Si jamais l'installation se passe bien, si jamais ce système me convient, j'espère simplement que je n'aurais pas à télécharger de nouveau pour l'installer sur d'autres machines.
Je ne sais pas s'il y a anguille sous roche dans cet élan de générosité. Au pire certaines anciennes versions de logiciels de chez Apple ne fonctionneront plus avec cette nouvelle version du système et il nous sera conseillé d'acheter de nouvelles versions de ces logiciels. Je pense aux logiciels des suites iWork et iLife, principalement. Je ne les utilise pour ainsi dire pas. Franchement, si piège il y a, je ne le vois pas venir.
Au passage, je note une belle idée de chez Apple qui autorise l'installation de ce système sur des machines âgées de plus de six ans. Dans les promesses, hormis les améliorations logicielles qui sont en bon nombre, il y a une meilleure gestion de la batterie pour les portables. Apparemment et d'après les derniers tests, on gagnerait environ 30% d'autonomie. Ce n'est pas rien. Je testerai.

Sinon, on nous a montré les nouveaux MacBook et le nouveau Mac Pro qui ne sera disponible que d'ici un peu plus d'un mois pour un prix moins élevé que prévu. Bien assez chère cependant pour qu'elle ne devienne pas la machine de tout le monde. Elle sera très puissante et très modulable puisque prévu pour tirer le meilleur parti des périphériques divers et variés que l'on peut lui accoler.

Quoi d'autre ? De nouveaux iPad, de nouveaux logiciels. Plein de belles choses. Il y a longtemps qu'une keynote ne m'avait pas donné autant envie d'acheter.

jeudi 3 octobre 2013

J'explique

Les esprits les plus éveillés l'auront noté. Il n'y a pas eu de billet hier. Je peux vous expliquer pourquoi. Je ne suis pas certain que cela vous intéressera mais ça vaut le coup de le tenter.
Hier, je suis allé faire du petit dépannage informatique chez des amis-copains-connaissances-relations. Au départ, un petit souci sans gravité. Le copain n'arrivait plus à imprimer sur sa belle imprimante grand format. C'était d'autant plus regrettable qu'il avait justement des photos à imprimer. Il travaille sur un Apple Macintosh et je me suis dit que je n'allais pas mettre bien longtemps à régler le problème. Et en effet, ça n'a pas pris bien longtemps. On a pu faire un premier test d'impression et mon copain a pu imprimer sa photo.
Puisque j'étais là, on m'a sollicité pour un autre petit problème d'impression. Cette fois, c'est la compagne de mon copain qui ne parvenait pas à lancer une impression en wifi sur sa petite imprimante "tout en un" depuis son portable de chez Apple. Parce que j'ai une imprimante assez semblable chez moi et que je n'ai pas rencontré de problème particulier pour imprimer sans être relié physiquement sur l'imprimante depuis mes ordinateurs, j'ai proposé d'aller régler ça. En fait, je n'ai pas eu à faire grand chose. Dès le premier essai et sans avoir rien fait d'autre que de débrancher le câble USB pour tenter une impression, ça a fonctionné. En fait, il fallait juste penser à sélectionner la file d'impression attachée à une connexion wifi pour que ça marche.
Parce que j'étais là, on m'a aussi demandé de régler un léger problème de configuration d'un logiciel de courrier électronique. Ça a été promptement réglé. Et enfin, j'ai magiquement fait réapparaître un dossier qui avait été malencontreusement déplacé et que l'on ne parvenait pas à retrouver. Que des petites choses.
Parce que tout cela avait été rondement mené et que l'on était bien content que tout fonctionne correctement, on est allé boire une petite bière dans le jardin. Et puis, on m'a invité à rester manger. Tomates du jardin, confit de canard et pommes de terre "sarladaises", fromage et salade de fruits, le tout accompagné d'un excellent Médoc 1989. J'ai accepté de bon cœur l'invitation. Et puis, on a discuté de choses et d'autres pendant des heures.
Alors, je suis rentré tard dans la nuit et je me suis couché. Je me suis endormi assez rapidement et je ne me suis pas levé avant 10 heures passées.
C'est pour cela qu'il n'y a pas eu de billet hier.

jeudi 31 janvier 2013

La pomme de discorde

J'ai vu et touché le nouvel iMac "2012". Incroyablement fin (surtout sur les bords), tellement "design", magnifiquement beau (selon Apple). Incontestablement le meilleur du monde informatique actuel (selon Apple). Mon avis est bien moins enthousiaste.

Des bouleversements, il y en a eu, chez Apple. Il y en a eu des bons et des moins bons. Il y a eu l'arrivée du SCSI, l'arrivée des cartes ethernet, le système Mac OS X, l'adoption du USB et du FireWire, le premier iMac... Il y a aussi eu l'abandon des processeurs PowerPC et le choix des processeurs Intel, l'abandon du SCSI et du FireWire, l'abandon des XServe, des machines de plus en plus difficiles à faire évoluer, l'abandon de Mac OS X pour OS X qui nous promet un rapprochement avec iOS, le débarquement de l'App Store et l'obligation à passer par cette plate-forme pour obtenir des logiciels à plus ou moins longue échéance. Aujourd'hui, la gamme d'ordinateurs Apple se compose de MacMini, de iMac, de MacPro et de MacBook Pro ou de MacBook Air. Toutes ces machines vendues avec la dernière version du système Apple, Mountain Lion (10.8).

C'est en prévision de l'arrivée d'une nouvelle personne au boulot que mon employeur m'a demandé d'acheter une nouvelle machine. J'ai choisi un iMac de dernière génération avec 8Go de RAM. Les MacPro sont bien trop chers. Nous avons reçu cette machine et je l'ai installée. Parce que Apple a décidé de ne plus installer de lecteur optique avec ces machines, j'ai acheté le lecteur/graveur de CD/DVD Apple. Parce que Apple ne livre plus de DVD d'installation du système, j'ai acheté un disque dur externe qui m'a permis de sauvegarder le contenu du disque dur en vue d'une future possible réinstallation du système. Cela fait gonfler le prix.
Dès le démarrage, Apple cherche à vous inciter à vous connecter à votre compte Apple ou à en créer un. Pour faire les mises à jour, il vous est demandé de vous identifier. S'il est possible de passer outre cette identification pour les mises à jour du système, il n'en va pas de même pour les mises à jour des logiciels livrés avec la machine (iPhoto, GarageBand...). Là, il vous faut absolument utiliser votre compte ou en créer un qui va vous permettre de télécharger les nouvelles versions à partir de l'App Store. C'est un peu agaçant d'autant plus que rien ne semble être prévu pour les entreprises.
Je démarre la machine, je configure le système pour qu'il entre sur notre réseau et qu'il s'authentifie à notre serveur Apple et je fais les mises à jour. Je sauvegarde l'intégralité du disque sur le disque externe avec Time Machine et je cherche à connecter une tablette graphique Wacom Intuos 2. Déconvenue, Wacom ne développe plus de pilote pour ses tablettes anciennes. Apple n'y est certes pour rien mais ça m'agace tout de même. La machine est silencieuse et réactive. Il semble que ça marche plutôt bien. Je déteste Mountain Lion comme je déteste Lion, la version précédente du système.

Le iMac d'une collègue ne parvenant pas à lire un DVD un peu endommagé, j'ai l'idée de connecter le lecteur/graveur acheté avec le nouvel iMac. J'insère le DVD et il ne se passe rien. Le DVD ne monte pas. J'essaie d'éjecter le DVD sans succès. Je pense à un problème du système et redémarre le iMac en tenant le bouton de la souris appuyé. Le DVD s'éjecte et le système redémarre. J'essaie de nouveau d'insérer le DVD. Même résultat. Je teste sur un MacPro sans plus de résultat. Là, je lis un peu ce qui est dit de ce lecteur/graveur Apple et je vois que cet appareil ne fonctionne qu'avec des ordinateurs dépourvus de lecteur/graveur interne. C'est à dire que chez Apple, on a décidé sciemment que ce machin ne fonctionnera que sur les MacMini, iMac et MacBook récents. Admettons qu'il soit envisageable qu'il faille un bout de logiciel ou un pilote pour faire fonctionne le bouzin sur des macs vieux de deux mois. Admettons que ce logiciel ou pilote ne soit pas livré avec la merde Apple mais qu'il soit nécessaire de la télécharger. Mais non. Tant pis.
Un autre truc qui m'agace vraiment, c'est le fait que le iMac ne soit visiblement pas livré avec une image disque du système que l'on pourrait graver ou enregistrer sur une clé USB ou un disque dur. Apparemment, la seule solution envisagée est de télécharger (et acheter) le système sur le App Store. On peut, comme je l'ai fait, faire une sauvegarde du disque avec Time Machine mais le problème est que ce système est prévu pour effacer les sauvegardes les plus anciennes si jamais le disque externe vient à manquer de place. Bien sûr, on peut faire une première sauvegarde sur un disque dur externe que l'on range et conserve pour "le cas où" mais je n'y avais pas pensé.
Les nouveaux iMac ne permettent pas un remplacement du disque dur ou de la RAM aisé. Au nom du design (nous dit-on) Apple réinvente l'ordinateur jetable. Bien entendu, il est possible de faire appel à un service après vente pour effectuer la réparation. Tant que la machine n'est pas trop vieille. L'idée est tout de même bien d'inciter grandement le cochon de client à changer de machine au premier pet de travers. On me dira que l'on peut toujours ouvrir le iMac soi-même et bricoler ce que l'on veut dedans (et même remplacer le processeur). Oui, on trouve les explications pour le faire sur Internet. Je gage que la majeure partie des possesseurs de iMac ne s'y essaiera pas. Je ne sais pas si j'oserais m'essayer à l'opération.

Pour le moment, tout cela ne me concerne que très indirectement. Je n'ai pas l'intention de changer de machine, je reste avec mon Snow Leopard sur les machines qui l'acceptent. Qu'en sera-t-il dans quelques années ? Plus ça va, moins j'accepte les idées de chez Apple. La seule alternative à brève échéance est de passer à Windows ou à Linux. Acheter un PC ne me réjouit pas. Utiliser Windows encore moins. Un PC avec Linux. Oui. A condition de se passer de certains logiciels dont certains de chez Adobe (Photoshop, Illustrator et InDesign). Je peux imaginer que Gimp peut éventuellement remplacer Photoshop. Pour les autres, je ne vois pas de remplaçants crédibles. Le plus sage serait d'accepter Windows pour pouvoir utiliser ces logiciels et ouvrir les documents déjà réalisés avec eux. A moins que je décide tout simplement de laisser tomber les ordinateurs et que je passe à autre chose. Chez Apple, il semble assez clair que l'on veuille imposer les iBidules (iPhone et iPad). Pour aller sur Internet et faire ce que je fais le plus souvent, ça peut suffire. Sauf que je ne me vois pas continuer à tenir un blog en devant tapoter sur un clavier virtuel (je sais que l'on peut connecter un clavier Bluetooth).

Cela fait une vingtaine d'années que je bricole sur des machines Apple. En ces quelques vingt ans, j'ai vu et accepté des évolutions mais, dans le fond, il est toujours question d'un clavier, d'une souris (ou équivalent) et d'un écran. Je n'ai aucune idée de ce que sera l'informatique personnelle l'an prochain. J'ai l'impression que l'on voudrait conduire la grande majorité des utilisateurs à ne plus être que des consommateurs de données numériques. Les ordinateurs seront peut-être bientôt réservés aux informaticiens qui concevront ces contenus et les gèreront à notre place, sur le "cloud". Ainsi, les appareils numériques seraient tous connectés à un super-Internet et à un compte numérique attribué à chacun. Les photos seront directement envoyées sur des serveurs et on pourra les voir en étant "connecté". La fracture numérique a encore de beaux jours devant elle.

lundi 28 janvier 2013

La bonne excuse

Il y a quelques années, on m'a acheté une imprimante multi-usages en contrepartie de quelques travaux qui nécessitaient que je possède une imprimante. J'en avais choisi une pas chère, en promotion, de chez Canon. Une MP 540.

Des imprimantes, j'en ai eu quelques unes. Ma première était une Apple StyleWriter 2500 achetée neuve auprès d'un revendeur de matériel Apple. Cela se passait en 1993 et j'avais un Macintosh Classic II. Le Macintosh tournait sous Mac OS 7.0.1 et le vendeur m'avait assuré que l'imprimante pouvait fonctionner sous ce système. J'avais acheté cette imprimante parce que, d'une manière assez incompréhensible, elle était presque au même prix que celle que je souhaitais acquérir, la StyleWriter 1200, qui ne faisait "que" des impressions en noir. La 2500 imprimait en couleurs mais il faut reconnaître que cela n'avait qu'un intérêt assez modeste lorsqu'elle se trouvait être connectée à un ordinateur qui affichait seulement du noir et du blanc. J'ai vécu avec cette imprimante jusqu'en 1998 ou 1999. Elle était passée du Classic II au 7100 puis au G3 sans broncher. J'en était globalement plutôt satisfait mais il me fallait trouver une imprimante plus "professionnelle" et j'ai acheté une Epson 1520 (format A2 !) avec un RIP logiciel pour pouvoir imprimer les données PostScript® depuis QuarkXPress® ou Illustrator®. Cette imprimante n'a jamais vraiment fonctionné et, finalement, le vendeur me l'a offerte. Je n'ai pas bien compris son attitude. Visiblement, il savait son imprimante défaillante et n'a fait aucune difficulté pour me rembourser. Bref. J'ai donc acheté, encore d'occasion, une Epson StylusPhoto EX qui imprimait en couleurs, en qualité photo et en A3. Je l'ai utilisée et conservée quelques années jusqu'à ce qu'elle tombe en panne à son tour. De plus, elle n'était plus compatible avec le nouveau système des Macintosh. Le fait qu'elle accepte de fonctionner avec un RIP logiciel faisait que je pouvais tout de même l'utiliser en la connectant à un Macintosh plus vieux qui faisait office de serveur d'impression. Il fallait juste démarrer deux machines pour imprimer. Ce n'était pas pratique.
Après sa mort, je suis resté quelque temps sans imprimante. Et un jour, un copain me donne une Epson. Elle n'était pas très vieille mais n'avait jamais très bien fonctionné. De fait, elle était assez amusante. On ne savait jamais si elle allait accepter ou non de travailler. Tantôt c'était la connexion USB qui ne se faisait pas, tantôt elle décidait de commencer l'impression avant de l'arrêter avant la fin. Je ne l'utilisais pas beaucoup. Après les Epson qui m'avait un peu déçu, j'ai donc choisi de prendre une Canon. Il faut dire que les Apple StyleWriter n'étaient rien d'autre que des Canon habillées par Apple. Je prends donc cette MP 540 qui n'était pas chère en me disant que ça allait me permettre d'avoir un petit scanner USB. Les seuls scanners que j'avais jusque là était en SCSI. Je les ai toujours mais le SCSI n'existe plus sur les Macintosh depuis belle lurette.
Et donc, au départ, je suis plutôt satisfait de cette petite imprimante-scanner. Je n'imprime pas beaucoup et utilise avec entrain la partie numériseur pour mes dessins. Un jour, une cartouche d'encre arrive à se vider et je me rends compte que l'appareil, non content de bloquer l'impression interdit aussi de numériser quoi que ce soit. Je commençais déjà à l'aimer beaucoup moins, l'imprimante Canon. En plus, mais c'est de bonne guerre, elle n'accepte que des cartouches de la marque (sauf bidouille probable) et on sait à quel prix les fabricants d'imprimantes vendent l'encre !
Elle me fait le coup des cartouches à quelques reprises mais là, je prévois plus ou moins et ai quelques cartouches d'avance. Et puis, il y a quelques mois de cela, alors que la numérisation fonctionnait toujours très bien, il me prend l'idée d'imprimer quelque chose. Et là, un beau code erreur bien bloquant. Rien à faire. J'éteins la machine, la démarre, l'arrête, la relance. Toujours le code 6C10. Je farfouille sur Internet et trouve un moyen de faire une remise à zéro du bazar. L'imprimante repart et je peux de nouveau scanner mes dessins. Bien.
Et puis, l'autre soir, on me demande de numériser et imprimer des documents. Je les scanne, les mets un peu en forme et me risque à vouloir les imprimer. Et voilà le code erreur 6C10 qui revient ! Chouette ! Sauf que là, toutes les tentatives pour la remettre en route ont échoué. J'ai essayé un nettoyage, j'ai essayé des rites vaudous, j'ai testé des combines imparables. Rien de rien, ça reste bloqué sur l'erreur 6C10. Pour moi, c'est fini. Je n'ai plus envie de m'emmerder avec ce truc. Obsolescence programmée, qu'on va dire. Si ça se trouve, c'est trois fois rien. Peut-être qu'en démontant une petite pièce et qu'en la nettoyant ou en la remplaçant, l'imprimante repartirait. Peut-être est-ce une panne programmée ? Je n'en sais rien. Il y a un bruit qui court depuis des années à propos des imprimantes Epson qui seraient programmées en usine pour ne pas dépasser un certain nombre d'impressions. Je ne sais pas si c'est une réalité.
Et donc, je me dis deux choses. La première, c'est qu'il ne faut pas acheter d'appareil combiné. Il faut un scanner et, le cas échéant, une imprimante. Je vais commencer à me chercher un petit scanner. Je n'ai pas besoin de quelque chose de sophistiqué, je ne fais presque que numériser du dessin au trait ou au crayon. Pour l'imprimante, on verra plus tard, si le besoin se fait sentir. La deuxième, c'est que je ne vois pas comment on peut faire pour éviter de se faire avoir. Je suppose que tous les industriels fonctionnent un peu de la même manière. Je me demande jusqu'où ce système fonctionnera. Il y aura bien un moment où on refusera d'acheter des produits qui tombent en panne pour un oui pour un non, non ?

Enfin tout ce bavardage pour vous expliquer qu'il n'y a pas de dessin. C'est une bonne excuse. Un peu bidon, comme excuse, dans la mesure où je n'ai pas fait de dessin.
Demain, c'est jour de feuilleton !

vendredi 5 octobre 2012

Un an sans nouvelles de Steve

Steve a un nouveau job

- page 1 de 2

Haut de page