dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

mardi 19 mai 2015

Fête des plantes de l'Abbaye Nouvelle

Ancienne commune lotoise indépendante, l'Abbaye Nouvelle est désormais rattachée à celle de Léobard, à quelque distance à l'ouest de Gourdon. Le site vaut surtout pour son ancienne abbaye cistercienne du XIIIe siècle active jusqu'en 1650. Après la Révolution française, l'abbaye a commencé à tomber en ruines et a servi de carrière de pierres. Aujourd'hui, ces ruines de l'abbaye surplombent le petit village et accueillent diverses manifestations dont la Fête des plantes qui se tient autour de la mi mai depuis un quart de siècle.

C'est la deuxième fois que je me rends à l'Abbaye Nouvelle pour la Fête des plantes. La première fois, c'était en 2010. Si l'on ne peut pas dire que je sois particulièrement intéressé par l'horticulture et les plantes, je reconnais que la manifestation est agréable. D'abord, il y a la majesté de cette ancienne abbaye gothique qui en impose. C'est indéniable. Si l'on aime les vieilles pierres, on ne peut pas rester totalement insensible.
Autour de l'abbaye et à l'intérieur de celle-ci, on trouve un grand nombre d'exposants qui proposent soit des plantes soit des ouvrages en lien avec elles, soit, encore, des épices ou des œuvres d'art. Des stands en relation avec l'écologie dans une large acception du terme tentent de faire prendre conscience de l'importance de l'eau ou de la préservation de la diversité des espèces végétales.
Dans les jardins entourant les ruines de l'abbaye, les fleurs et les arbres sont à l'honneur et plusieurs milliers de personnes passent ici pour faire provision de plantes d'agrément ou potagères. Le tout se déroule dans une réelle bonne humeur, ça c'est certain. Bien que ça ne soit absolument pas comparable, je peux dire que je préfère aller passer quelques heures à l'Abbaye Nouvelle plutôt que d'aller à la Foire de la Latière dont je parlais il y a quelque temps.
Je suis allé à l'Abbaye Nouvelle avec l'idée de faire des photos. La fois précédente, je n'en avais ramené aucune d'intéressante. Cette fois encore, je ne peux pas dire que les images glanées brillent par leur intérêt. Ainsi, il n'est clairement pas envisageable de faire des photos intéressantes de l'abbaye lors de cette fête. Il y a trop de monde, trop d'éléments parasites. Il faudra que je pense à y retourner en dehors de cette manifestation.

Abbaye Nouvelle - fleurs

Fête des plantes - l'heure du choix

Abbaye Nouvelle - site classé

Abbaye Nouvelle - cactées

lundi 9 mars 2015

Pauvre Citroën

C'est dans le Lot. Des causses avoisinants, plusieurs sources ont été canalisées et donnent naissance à un petit cours d'eau qui cascade entre les arbres. Là, presque au bord du chemin, il y a cette épave. Je l'ai reconnue de loin et pourtant, ce n'était pas si simple. En examinant de plus près l'épave, on ne peut plus douter qu'il s'agit là d'une Citroën ID. Il y a des signes qui ne trompent pas. Elle a été coupée dans la longueur et la hauteur, il ne reste plus rien du moteur, plus rien de l'aménagement intérieur. Le tableau de bord a disparu mais pas la commande qui permet de lever ou baisser la voiture. Autant le dire tout de suite, elle n'est pas récupérable ou restaurable. Depuis combien de temps est-elle là ? On ne le sait pas. Un arbre a poussé dans le berceau moteur, un arbre déjà haut d'une dizaine de mètres et de trente centimètres de circonférence. La nature la ramène doucement à elle, elle est en train de réintégrer la terre, elle sera bientôt totalement mangée. Il restera sans doute quelques fragments de matière plastique, plus longs à digérer. Ce n'est qu'une question de temps.

Citroën vue dans les bois dans le Lot

mardi 3 septembre 2013

Martel encore

Promis, j'en termine aujourd'hui avec les photos de Martel.

Prison de Martel
Martel
Séchage du maïs dans le Quercy
Halle de Martel
Martel

lundi 2 septembre 2013

Martel en tête

D'autres cartes postales de Martel au programme du jour.

Charpente de la halle de Martel
Ruelle de Martel
Une des tours de Martel
Martel

dimanche 1 septembre 2013

Escapade dans le Quercy

Je reviens d'un séjour chez des amis du Lot. J'y étais pour les voir mais aussi pour travailler un peu. Nous sommes allés visiter Martel. Il faudra que j'y retourne.

La Dordogne, le département de la Dordogne, est en Aquitaine. La Dordogne est limitrophe avec deux départements d'Aquitaine, la Gironde et le Lot-et-Garonne. Mais elle est également limitrophe avec des départements d'autres région. La région Poitou-Charentes avec les Charente et Charente-Maritime, le Limousin avec la Haute-Vienne et la Corrèze, la région Midi-Pyrénées avec le Lot. C'est donc en Midi-Pyrénées que je viens de passer quelques jours. Il y a une ville du Lot que je connaissais de nom, que j'avais rapidement traversée sans m'y arrêter, c'est Martel, la ville aux sept tours. Je regrette de ne pas m'y être aventuré plus tôt. C'est vraiment très joli. Nous y sommes allés un soir pour y aller manger. J'avais pris mon appareil photo mais, malheureusement, j'avais oublié de prendre le pied. Cela m'a obligé à travailler en haute sensibilité. La qualité des photos s'en ressent mais c'est tout de même, à mon avis, acceptable. Je vais vous montrer cela en plusieurs fois.

Maison de Martel
Ruelle de Martel
Ruelles de Martel
Charpente de la halle de Martel

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