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mardi 6 décembre 2016

Faisons le tri

Tri Peugeot Limoges

lundi 14 novembre 2016

Hippophagie

Liaan, gentil lecteur de ce blog qui nuit (très) grave, nous fait part dès potron-minet ce matin du fait qu'une revue bien connue des amateurs de 2cv Citroën fait de la pub pour ce blog qui nuit (très) grave dans un encart diffusé sous la forme d'un fichier pdf.
Toujours soucieux de capitaliser mon pouvoir de nuisance, je n'hésite pas à vous faire subir la vision d'une photo déjà publiée ici mais traitée, pour l'occasion, en noir et blanc.
La question est de savoir si François Brun, boucher-charcutier à Limoges (Haute-Vienne) se sert de sa 2cv pour transporter de la viande chevaline, bien entendu.

2cv à Brive

jeudi 15 septembre 2016

Photos vaporisées

Parce que je me suis occupé à autre chose, je n'ai rien fait pour le blog. J'extirpe de mes réserves deux images faites lors de la promenade à toute vapeur dont je vous parlais il y a peu. Il faudra bien vous en contenter.

L'un des bouts du tunnel

Mécanicien de la machine

mercredi 17 août 2016

Locomotive

Un panache sombre grimpe à l'assaut du ciel

jeudi 4 août 2016

A toute vapeur

Les amateurs de voitures ou de motocyclettes anciennes font figure de petits joueurs, du coup. L'association Chemin de Fer Touristique Limousin-Périgord est née Chemin de Fer Touristique Périgord-Quercy en 1981 dans le Sarladais. En 1991 elle prend armes et bagages et migre vers Limoges. Une ancienne locomotive à vapeur acquise à l'état d'épave, quelques voitures à restaurer et des premières virées entre Périgord et Quercy.
A partir de 1991 et après le déménagement à Limoges, l'association continue son œuvre de sauvegarde du patrimoine en restaurant dans les règles de l'art son matériel. Ce parc matériel s'étoffe et comprend aujourd'hui deux locomotives à vapeur, une locomotive Diesel, une dizaine de voitures et un locotracteur Moyse de 1934 utilisé pour les manœuvres au dépôt.
La première locomotive à vapeur, la 141.TD.740, a été construite par la Société Française de Construction Mécanique de Denain en 1932 et a été affectée à la ligne Conflans-Sainte-Honorine - Paris Saint-Lazare jusqu'en 1966, année de l'électrification de la ligne. Anecdote qui revêt une certaine importance pour moi puisque ma mère était alors employée de la SNCF à la gare Saint-Lazare et habitait Conflans-Sainte-Honorine. Il existe probablement quelques chances pour qu'elle ait été conduite à son lieu de travail par cette locomotive ! Aujourd'hui, cette locomotive fait l'objet d'une nouvelle restauration après déjà près de trente-quatre années passées au sein de l'association. Notons que cette machine est classée monuments historiques au titre de la préservation du patrimoine industriel par décret ministériel en date du 30 octobre 1987.
La locomotive qui nous intéresse aujourd'hui est presque centenaire. Commandée par le ministère des armées durant le premier conflit mondial à la société Vulcan Foundry basée en Grande-Bretagne, elle sera livrée après la signature de l'armistice. L'armée française n'a plus besoin d'elle et, logiquement, elle est affectée au Chemins de Fer de l'Etat avant de rejoindre la société Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) en 1924. Lors de la seconde guerre mondiale, elle est volée réquisitionnée par les boches forces allemandes. C'est en 1950 que la France retrouve sa trace du côté de Bonn. Notons que nos amis allemands n'ont pas fait diligence pour la restituer, cette locomotive ! Bref, elle rejoint la SNCF et elle effectue son dernier voyage commercial en 1975. Il s'agit de la toute dernière locomotive à vapeur en circulation commerciale.
Cette locomotive est immatriculée 140-C-38. Une anecdote ? C'est elle que l'on voit dans le film de Robert Lamoureux On a retrouvé la septième compagnie en 1975. Après avoir été confiée à une association de modélistes de Caen elle est acquise par l'association limousine en 1996. Elle sera entièrement démontée, vérifiée, contrôlée et remontée avant de recevoir l'autorisation de rouler à nouveau. Depuis 2014 elle tire un chapelet de voitures pour des circulations touristiques sur le réseau ferré du limousin... et ailleurs à l'occasion.
Lors des sorties, par sécurité et aussi pour des raisons techniques (impossibilité de faire faire demi-tour à la locomotive à vapeur sur le tronçon Limoges-Eymoutiers Lac de Vassivière) la locomotive à vapeur est épaulée par une locomotive Diesel 040-DE-895 équipée d'un moteur 12 cylindres développant 825cv. Elle aussi a été restaurée et remise dans sa livrée d'origine par les membres de l'association.
Ces passionnés sont à saluer pour le cœur qu'ils mettent dans la préservation de ce patrimoine ainsi que par l'accessibilité dont ils font preuve dès que l'on les presse de questions de néophyte primaire. Et place à quelques photos.

Quasi centenaire
On grimpe à bord
On fait le plein d'eau
Sois bielle et tais-toi
Love me tender
Belle mécanique
Aller au charbon

dimanche 22 mai 2016

Quand la France voulait des motocyclettes pour ses administrations

Fin 1944, la France presque libérée cherche à remettre son administration sur les routes. L'occupation allemande a laissé des ateliers relevant diverses pièces permettant dans un premier temps de monter des BMW et autres machines. Le CMR est créée pour s'occuper de ce stock et reconstruire des motos. Le CMR, c'est le Centre de Montage et de Réparation. Il remonte des R12, des R71 et quelques R75 de chez BMW jusqu'au moment où les pièces viennent à manquer pour monter des motos selon les types officiels de chez BMW. Qu'à cela ne tienne, on adapte et on crée une BMW qui n'a jamais existé, la R73, un bricolage de pièces hétéroclites qui affichera un écusson BMW modifié, respectant l'hélice mais plaçant du bleu et du rouge et sur lequel s'inscrit le nom du CMR en plus de celui de BMW.
Cette moto, j'en avais entendu parler mais ne l'avais jamais vue. C'est désormais chose faite puisqu'il s'en trouvait une à Limoges, au salon de la moto organisé par la FFMC locale.

BMW R73 CMR
Parce que la pénurie de pièces menace, le CMR n'a bientôt plus raison d'être et en 1945 c'est la création du CEMEC, le Centre d'Étude des Moteurs à Explosion et à Combustion. Ses ingénieurs s'inspirent des BMW et autres Zündapp pour imaginer une nouvelle moto mais tout est de l'ordre de la création originale. C'est à dire qu'il n'y a aucune pièce interchangeable avec une moto allemande de l'époque. La première moto sera la L7 pour Latérales et 750cc. Le moteur est donc un 750cc à soupapes latérales délivrant ses bons et loyaux 18cv. C'est peu sur le papier mais ces chevaux sont de braves percherons qui sont endurants. Dans la première version, il n'y a qu'un carburateur réchauffé par deux tubulures conduisant de l'air chaud capté directement en sortie d'échappement. La L7 connaîtra quelques améliorations au long de sa carrière. Celle présente à Limoges n'est pas une CEMEC mais une Ratier. Le réservoir n'est pas le même et cette Ratier est équipée de deux carburateurs.

Ratier L7
Ratier L7 et C6S
En 1954, Ratier rachète les activités de CEMEC, l'entreprise spécialisée dans la production d'hélices pour l'aviation conçoit une version largement améliorée de la L7 en rendant le moteur culbuté, ce sera la C8. Est-ce que cette moto a existé en dehors de quelques modèles de pré-série, je l'ignore. Je n'en ai jamais vu. Mais Ratier a de l'ambition et planche sur un modèle plus moderne. On abandonne le moteur à soupapes latérales et la suspension coulissante pour une distribution culbutée et un bras oscillant. La moto est donnée pour 35cv et 160km/h. Mais il semble qu'il faille attendre le rachat de Ratier par Thomson CSF pour que la production débute réellement en 1960. Ces motos ont équipé les CRS et la garde républicaine qui, paraît-il, étaient satisfaits.

Ratier C6S
Micro Ratier C6S
Pour conclure, on notera que ni les motos du CMR ni celles du CEMEC ou de Ratier n'ont été pensées pour le grand public. Toutes celles qui ont connu une seconde vie dans le "civil" ont été achetées au domaines. C'est dommage que ni CEMEC ni Ratier n'aient fait l'effort de s'intéresser à cette clientèle potentielle. La Ratier C6S avait bien des atouts à faire valoir face à son principal concurrent qu'était BMW à l'époque. Cela aura été une occasion ratée de plus dans l'histoire de la moto française. Avec la disparition des 600cc Ratier en 1962 débutera une très longue période de vaches maigres pour la production de moto française de grosse cylindrée.

samedi 30 avril 2016

Limoges, c'est pas Capri

Eh non ! Je n'en ai pas fini avec Limoges. Une nouvelle rafale de photos de motocyclettes pour ce dernier samedi d'avril 2016. C'est qu'il y avait de la belle pièce à cette exposition consacrée à la moto française initiée par la FFMC limougeaude. Aujourd'hui, nous allons nous attarder un peu sur le cas de quelques machines d'exception et, pour commencer, nous allons nous intéresser au cas d'une marque des Bouches du Rhône crées par deux frères à qui ils donnèrent leur nom. Nous parlons ici des Nougier, Jean et Henri. Jean est un génie de la mécanique. Il réussit l'exploit de produire des motos de courses qui tiendront la dragée haute à la puissance des usines plus importantes. Je n'en avais jamais vu pour de vrai mais ce n'était pas une marque qui m'était inconnue. J'avais lu pas mal de choses à leur propos. La plus célèbre est certainement la 500cc quatre cylindres. Elle était là. C'est le moteur qui fait la beauté de cette moto avec cette imposante culasse accueillant les deux arbres à cames.

500cc Nougier 4
La 250cc "tournevis" a également largement contribué à la renommée du sorcier de la mécanique qu'était Jean Nougier. Le palmarès de ses motos, Henri au guidon bien souvent, est important. A une époque où les marques françaises ne savaient plus ou ne voulaient plus produire de moto sportive, ces deux là relevaient le défi avec succès. Gloire leur soit rendue !

Nougier 250cc 1946

Restons dans la moto de compétition française avec cette Jonghi 125 ACT "ex Beltoise". Alors, oui, à l'origine de la marque, nous trouvons un ingénieur italien et un dentiste argentin mais la marque est bien française. L'histoire de la marque est assez mouvementée et elle connaîtra plusieurs propriétaires. Si cette marque a produit des machines populaires, elle a aussi eu sa place sur les podium à l'exemple de cette belle représentante de ce qui se faisait de mieux à la fin des années 50.

Jonghi 125 ACT ex Beltoise

Pour moi, c'est la marque française qui a fabriqué les plus belles motos du monde en France. Ce qui est particulièrement remarquable, c'est cette belle pièce de fonderie qui regroupe la colonne de direction, le réservoir et, finalement, la majeure partie du cadre. Je parle là des MGC de Marcel Guiguet. C'est certainement une question de goût mais, vraiment, je les trouve belles. Deux modèles pour aujourd'hui, toutes deux des années 30, une "de course" et une "de route".

MGC de course
Peut-être la plus belle des motos françaises

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