lundi 20 février 2017

De belles motocyclettes à Marsac-sur-l'Isle

Il n'y avait pas que des automobiles anciennes à avoir les faveurs du public lors de l'exposition de Marsac-sur-l'Isle. On pouvait aussi voir de belles motocyclettes avec, entre autres, une Indian attelée, des Terrot, Peugeot et Motobécane en plus d'une Gnome-Rhone et de quelques anciennes anglaises et allemandes. Les amateurs de Honda étaient venus en force présenter leurs belles machines dont cette magnifique 1000 CBX à l'imposant moteur 6 cylindres en ligne.

Un moteur impressionnant
Du côté des anciennes, une Peugeot P108 se montrait sous ses plus beaux atours aux côtés d'une René Gillet bien intéressante également. Cette petite 250cc ne devait pas être un foudre de guerre mais elle était bien conçue et sa finition était de haut niveau.

Peugeot P108 ou René Gillet
Mythique et légendaire, la Honda 750 Four est en quelque sorte ce qui s'est fait de tout meilleur en matière de motocyclettes à son époque. Si elle fait aujourd'hui figure de "classique", il ne faut pas oublier qu'elle a incarné le modernisme en son temps. C'est toujours un plaisir d'en croiser une, surtout lorsqu'elle semble rouler au quotidien et qu'elle est en ce superbe état de restauration.

Une mythique Honda 750 Four
Exposée dans le bâtiment accueillant la vente aux enchères, une populaire et mal aimée 125 CZ de type 476. D'origine tchèque, cette petite moto a parfois été comparée aux MZ d'Allemagne de l'Est. La comparaison peut se concevoir pour la cylindrée ou la relative simplicité technique mise en œuvre mais l'Allemande lui était très nettement supérieure. Toutefois, il est amusant de savoir que cette CZ en bien piteux état que rien ne permet de penser qu'elle soit en état de prendre la route rapidement s'affichait avec une mise à prix de 1000 euros. Je suis curieux de savoir si elle a trouvé acheteur et à quel prix elle est partie.

125 CZ 476

samedi 10 septembre 2016

Du seul œil, le vent

Un peu par esprit de provocation, un peu pour emmerder le monde, beaucoup parce que je ne vois pas une seule raison qui m'obligerait à les passer sous silence, je vous ai préparé une sélection des véhicules japonais pour aujourd'hui.
Parce que je n'aime pas tous les véhicules français ou européens, parce que je n'aime pas tous ceux des Etats-Unis d'Amérique, je peux apprécier les automobiles et motocyclettes japonaises. Je vous assure, certaines sont réellement intéressantes. Pour commencer, une petite et très rigolote Nissan Figaro. De ce que j'en sais, elle n'a jamais été importée ou vendue en France d'une manière officielle. C'est là une petite voiture à la bouille sympathique qui se présente comme précurseur du courant "néo rétro" qui nous a donné les nouvelles Fiat 500 ou PT Cruiser. Ce n'est que mon avis mais la Nissan est bien plus intéressante que ces productions citées plus haut. Ce que j'aime bien dans cette petite Figaro, c'est que ses concepteurs ont digéré des influences européennes pour créer quelque chose de tout à fait nouveau.

Amusante Nissan Figaro
Nous parlions il y a peu de la "customisation" des Harley Davidson. Il n'y a pas que les propriétaires de moto américaine qui sont attirés par la personnalisation et j'ai croisé une Yamaha que je pense être une XV 950 sur le stand de Liberty Yam. On aime ou pas mais on peut au moins reconnaître que le travail semble bien fait et le résultat convainquant. Comme toute personnalisation, bien entendu, celle-ci est appréciée ou pas. C'est une question de goût... personnel. Pour ma part, je ne me verrais pas chevaucher pareille machine. Cela ne m'empêche pas de faire preuve d'une certaine ouverture d'esprit et d'esprit de tolérance et d'apprécier.

Yamaha XV 950 - pas certain

Plus ancienne, une petite Honda S800 coupé. Doté d'un petit moteur rageur qui grimpe aux alentours des 10000 tours, cette petite auto sportive est aujourd'hui bien moins courante qu'une Triumph Spitfire ou qu'une MG. Son unique défaut pour certains est d'être née au Japon. C'est un argument qui tient bien moins la route que le véhicule lui-même. Evidemment, si l'on me donnait le choix entre une S800 et, par hasard, une berlinette Alpine, je n'hésiterais pas un instant mais il faut reconnaître que l'Alpine fait partie de mes voitures préférées.

Honda S800 Coupé

On reste chez Honda avec une petite 125 SL très bien restaurée. Alors là, nous sommes en présence de ce que les Japonais savent faire. Ils excellent dans l'écoute des attentes et des modes pour proposer des véhicules récréatifs bien conçus et agréable à l'œil. Le fait qu'ils sachent comprendre et entendre le marché n'est pas à mes yeux un défaut.

Honda 125 SL

Avant d'être connues sous la marque Nissan, Nissan vendait ses automobiles sous la marque Datsun, en France. Une belle et rare Datsun Fairlady était présente lors des Vintage Days de Périgueux. Ce joli petit cabriolet venait marcher sur les plates-bandes de leurs homologues d'outre-Manche. Il ne déméritait pas sur le plan esthétique ou pour les qualités mécaniques.

Datsun Fairlady

lundi 4 avril 2016

Salon de la moto de la FFMC de Limoges

Ça valait le coup d'aller à Limoges, ce week-end ! Le thème de l'exposition principale était celui de la moto française. Nous y reviendrons. Plusieurs clubs de marque étaient présents dont celui qui s'intéresse aux Japauto. Japauto ? Oui ! Grand distributeur des motos Honda pour la France, ce concessionnaire s'est rapidement fait connaître pour ses préparations et accessoires, principalement pour la 750 Four. Quelques très belles restaurations étaient présentées et permettaient de redécouvrir ces motos qui ont marqué quelques générations d'amateurs de motos sportives.

Japauto à bloc JPX

L'appel du circuit

Japauto 1000 VX - notez le bloc cylindre

La bécane à Dédé et Gégé

De la belle mécanique

mercredi 24 février 2016

Un, deux, trois et quatre

250cc DKW

750 Terrot VA

Un peut comme un tripot, en somme

Honda 750 CB Four

samedi 1 août 2015

Une turbo à Agris

Ça ne plaira pas à tout le monde. J'espère même que ça ne plaira à personne. Mon avis sur cette moto, c'est que nous sommes en présence de l'une des plus laides produites par Honda. Tout est raté. Le moteur est moche, la décoration inepte, le style à chier. Comment décrire cette horreur à deux roues ? Du blanc, du bleu, du rouge, du doré pour les jantes, du plastique à tous les niveaux et, le pire de tout, ce "Turbo" répété jusqu'à la nausée. A l'avant ou sur les côtés et jusqu'au carter moteur, on veut que cela se sache. C'est une moto "turbo".
Nous sommes dans les années 80 et le turbo a le vent en poupe. Un peu comme une poule qui semblerait découvrir l'œuf, les constructeurs automobiles et poids-lourds redécouvrent le turbo compresseur. Ce n'est pourtant pas une nouveauté. L'intérêt est que, pour une cylindrée donnée, on a plus de puissance disponible. Le principe est relativement simple. Pour qu'un moteur à combustion interne fonctionne au mieux, il faut remplir le plus possible les chambres de combustion. Il y a eu le compresseur volumétrique, il y a eu le turbo compresseur. Si dans le premier cas, le compresseur est entraîné mécaniquement par le moteur, pour le second, le compresseur est entraîné par une turbine mise en rotation par les gaz d'échappement. L'intérêt est que ce système est indépendant pour partie du régime de rotation du moteur et fait tourner le compresseur plus rapidement.
Après les poids-lourds, le turbo est exploité en compétition avec bonheur, notamment par Renault. Que ce soit en Formule 1 ou en rallye, Renault montre ce que l'on peut tirer de cet accessoire. Nous rentrerons dans l'époque du turbo et des voitures rapides. L'industrie motocycliste se laisse avoir par cette mode et on connaîtra quelques essais plus ou moins heureux. Disons-le, le turbo et la moto, ce n'est pas ce que l'on a fait de mieux. D'ailleurs, si le turbo est aujourd'hui présent sur la majeure partie des Diesel en circulation ainsi que, depuis quelque temps, sur les petits moteurs essence, la moto l'a délaissé. Les constructeurs ont revu le fonctionnement du turbo pour en faire quelque chose de bien moins délicat à utiliser et, du coup, il n'est pas dit que la moto s'y intéresse de nouveau un jour.
La 650cc présentée ici est assez rare. Moins de 2000 exemplaires ont vu le jour. Elle vient remplacer la CX 500 Turbo qui développait déjà 82cv. La 650 dépasse les 100cv et permet de franchir la barre des 200 km/h. Hormis cela, cette moto ne présente pas vraiment d'intérêt. J'ai dit ce que je pense de son esthétique tape-à-l'œil. Il faut reconnaître que, à l'époque, cela pouvait sembler normal et respectueux des canons. Je me souviens que, en ces débuts d'années 80, on trouvait des autocollants "Turbo" à apposer sur son véhicule et qui, certainement, faisaient gagner quelques chevaux. Peu courante à l'époque, elle est d'une rareté certaine aujourd'hui. Et cela suffit-il à en faire un véhicule digne d'intérêt ? Non, certainement pas. Qu'elle soit une machine "collectionnable" ne fait pas de doute. Si elle n'est pas assez connue pour en faire une icône de la moto, elle rappellera au moins une époque à celles et ceux qui l'ont connue.

Honda CX 650 Turbo

Honda CX 650 Turbo

mercredi 20 mai 2015

La soupape rencontre le piston

J'entends déjà les ricanements perfides. On m'a transmis hier la photo présentée ici. Elle retrace bien la mésaventure survenue à un petit monocylindre Honda. Une soupape est tombée dans le cylindre et elle n'a pas survécu à l'accident. Je n'ai jamais vu une soupape tordue de cette manière. C'est somme toute assez extraordinaire et cela a donné lieu à une très belle image à mon sens très graphique. Il va de soi qu'il va être obligé de procéder au remplacement de quelques pièces pour que le petit 50cc reprenne la route.

Elle va marcher beaucoup moins bien forcément

mercredi 6 mai 2015

Bourse d'échanges de Brive-la-Gaillarde

Dimanche dernier, il y avait la bourse d'échanges de Brive. C'était l'occasion pour les collectionneurs et restaurateurs de véhicules anciens de trouver la perle rare, c'était aussi, pour les badauds, d'admirer les quelques véhicules exposés. Cette foire se tenait sur la place de la Guierle et dans la salle Georges Brassens qui, comme c'est étrange, est aussi l'endroit où se tient l'un des plus courus des marchés de la ville. Je reviendrai peut-être sur les véhicules exposés mais, pour aujourd'hui, je vous propose quelques images de la bourse d'échanges proprement dire.
Pour commencer et pour faire râler Liaan, une Honda 750 Four bien restaurée qui n'était pas vraiment exposée. Elle se trouvait en bout de la bourse, légèrement en retrait. Pour moi et par-delà les vaines querelles, cette moto a marqué son époque et est devenue une vraie "classique". Alors, oui, on ne peut pas le nier, c'est une moto japonaise. Et alors ? Elle a une bonne gueule et ça me fait plaisir d'en voir une dans ce bel état.

Honda 750 Four
L'humour s'était invité à cette bourse d'échange corrézienne. En guise de rappel de l'étonnante vente Artcurial de la collection Baillon qui a vu partir à des prix totalement déraisonnables des épaves qui ne seront probablement jamais restaurées, étaient exposées deux "machines" décrépies en un état de délabrement bien avancé. Des affichettes annonçaient qu'il s'agissait d'une vente "Artfinal" et proposaient la vente à des prix cocasses. Cela rappelait au passage que le petit monde du véhicule de collection est aussi sinon avant tout une grosse affaire de fric.

Vente Artfinal-Baillon
Humour encore avec un joli petit Kombi VolksWagen décoré avec goût aux couleurs d'une célèbre marque de boisson sucrée bien connue. J'aime beaucoup ce genre de traitement qui cherche à vieillir la carrosserie et à laisser la rouille apparaître tout en la contrôlant attentivement. J'aime aussi le contraste entre les jantes bien propres et brillantes avec le reste du véhicule.

Volkswagen
Pour finir, un aperçu de ce que l'on pouvait trouver comme deux roues à restaurer. Il s'agit de ce que l'on appelle du matériel "sorti de grange". Il n'est pas impossible qu'un jour quelqu'un se prenne de passion pour ces cyclos et vélomoteurs populaires délaissés et abandonnés à leur triste sort et qu'ils sillonnent de nouveau les petites routes prochainement. Au passage, il est amusant de se dire qu'il sera aussi difficile et onéreux de restaurer à la perfection l'un de ces pétochons insignifiants qu'une moto d'une grande marque célébrée. A l'heure où je suis parti de la bourse, ces machines étaient toujours là et n'avaient visiblement pas trouvé acquéreur. Une prochaine fois peut-être ?

Sortie de grange

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