Mot-clé - Harley Davidson

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jeudi 6 septembre 2018

VéloSoleX, Indian, Harley Davidson, Moto Guzzi, Norton et ces sortes de choses aux Vintage Days

Les premiers VéloSoleX font leur apparition en 1946. Noir, discret, pratique, il saura se faire une place de choix dans la culture populaire française. Il a été tellement banal que l'on ne le remarquait même plus. Il était utilisé par toutes et tous, principalement en ville. Si ses performances étaient plus que modestes il permettait aux budgets les plus serrés d'accéder à la motorisation. Au guidon du VéloSoleX, on avait moins besoin de pédaler, on se fatiguait moins. Dans sa livrée classique, il a deux sacoches et, comble du raffinement, son pare-choc chromé. Il se doit d'être d'un noir uniforme juste souligné d'un liseré doré. Le modèle attelé à un side-car présenté ici n'est jamais sorti officiellement des usines Solex. C'est une réalisation artisanale et humoristique que j'avais déjà croisée dans Périgueux. Le panier en pur contreplaqué de récupération arbore une somptueuse décoration vantant un produit du Tennessee bien connu des mauvais garçons d'opérette. Mais à quoi peut bien servir un VéloSoleX attelé ? Sans doute à rien.

side-car Solex
Plus évolué que le VéloSoleX, plus récent aussi dans sa conception, le Rallye Peugeot était un cyclomoteur chargé d'attirer l'impétueuse jeunesse avide de vitesse et d'évasion. Il y en avait trois aux Vintage Days. Chez Peugeot, on a voulu faire une petite "moto" pour les jeunes. Comme sur une grande, on peut passer (avec quelques difficultés cependant) les vitesses et dépasser la vitesse autorisée pour les cyclomoteurs. Malgré son nom aguicheur et sa décoration suggestive, cette petite machine peine à donner de vraies sensations aux pilotes amateurs qui se voudraient champions de courses de vitesse. La tenue de route est une notion difficile à accoler au petit Peugeot tout comme celle de performance, pour tout dire. Mais pour autant, le Peugeot n'a-t-il que des défauts ? Certainement pas ! Sa principale qualité est bien de plaire à quelques inconditionnels. Ce n'est pas tout à fait rien.

Brochette de Peugeot Rallye
A propos de plumage et de ramage. Etait présente aussi une machine bricolée avec goût et détermination. Pour ce qui est de la marque, j'ai un doute. Disons, pour faire dans l'euphémisme de bon aloi, qu'il ne doit pas s'agir d'une marque bien prestigieuse et qu'il n'est pas impossible que ça ait été manufacturé dans quelque usine asiatique obscure avant que d'avoir été transporté à fond de cale jusqu'en nos contrées pour satisfaire l'appétit des bikers désargentés qui ne se sont pas encore remis de la disparition de leur idole, de leur quasi dieu chantant. Acheter de l'Harley, faut avoir les moyens en plus d'un permis de conduire officiel. Là, pas besoin. Un blouson en cuir pur skaï avec des franges et roulez jeunesse ! Si, en plus d'avoir les finances, le biker débutant démuni du permis de conduire les motocycles a une bonne dose de très mauvais goût, il peut se rabattre sur ces horribles trikes qui nous polluent l'environnement visuel avec leurs peintures "aigleuses" ou "loupeuses" représentant leur Amérique à eux. Ces personnes, j'estime que l'on est en droit de les mépriser copieusement. Mais pour ce petit 125cc, je reconnais le travail effectué et le souci du détail. Pour tout dire, j'aime bien.

Jolie petite moto
Si l'on souhaite se faire moins remarquer et baguenauder le nez au vent dans un sympathique sillage de "poum-poum" calme et enjôleur, pourquoi ne pas aller voir du côté de la production de chez Motoconfort ? Celle présentée ici est un peu l'archétype de la populaire française des années 50 du siècle dernier. Ne parlez pas performance ou confort ! C'est du calme utilitaire chargé de vous amener d'un point à l'autre sans trop de soucis, tout simplement. Rien de plus. Du coup, on n'a pas cherché la carte de l'esbroufe. Pas beaucoup de chromes mais un porte-bagages, pas de freins très efficaces mais un moteur avec ce qu'il faut de couple. C'est fait pour rouler à 60 km/h et ça le fait bien. Là encore, nous sommes en présence d'une modeste machine qui ne faisait pas tourner les têtes à son époque. C'était du banal, on en voyait partout, ça ne faisait pas rêver. Aujourd'hui, elle sait faire naître un sourire sur son passage et, même, un peu d'envie.

Moto avec confort
Elle, elle n'aura pas brillé au Tourist Trophy comme tant de ses sœurs. C'est bien une anglaise Norton mais elle est pour les bidasses. Les performances ne sont pas folles, l'équipement est sommaire, les solutions techniques utilisées éprouvées et rustiques. Avec ses presque 500cc et ses soupapes latérales, le moteur parvient à entraîner pilote et bagages à près de 100 km/h. Ce n'est pas si mal et même, c'est nettement suffisant pour se promener sur les petites routes. Par contre, on n'a pas jugé bon, les militaires n'aiment pas ça, agrémenter la Norton de pièces nickelées et de couleurs chatoyantes.

Norton 16H
En France, on n'a pas toujours eu à rougir des productions étrangères. On a même eu des marques vachement fameuses comme, parmi tant, les Terrot. Et justement, en voilà une, de Terrot ! La vie est bien faite. Comme on peut le constater sur l'image présentée, cette vénérable motocyclette est tout à fait appropriée pour convoyer deux passagers dont un muni de fort jolies gambettes. Voyez comme il a l'air fier, le fier pilote ! Ah ! Qu'il lève haut le menton ! Heureux homme.

Terrot fertile de nos rêves motocyclistes
Peut-être serait-il aussi fier au guidon d'une belle italienne comme cette Moto Guzzi California II. La Calif', c'est une énième itération du célèbre V-Twin de chez Guzzi né en 1967 avec la V7. Ce moteur était auparavant installé dans un assez improbable véhicule à trois roues comme seuls les Italiens savent les faire, le 3x3. Cette Calif' voulait s'attaquer au marché américain et concurrencer les Harley-Davidson. Plutôt confortable et relativement fiable, elle connut un certain succès. En France, elle concurrençait plutôt les BMW dans la gamme des motos de tourisme et représentait une alternative crédible aux productions japonaises dont certains ne voulaient pas.

Moto Guzzi California II
Des marques de motocyclettes américaines, on ne retient guère plus que quelques unes et, le plus souvent, Harley-Davidson et Indian. Ces deux marques aujourd'hui plus que centenaires étaient représentées à Périgueux durant ce week-end avec deux motos des années 30. Si j'ai du mal à identifier avec exactitude l'Indian, je n'ai aucun mal à reconnaître l'Harley-Davidson, une belle Knucklehead comme on aimerait en voir plus souvent. Alors, la question qui ne cesse de turlupiner le motard depuis des lustres : Indian ou Harley ? Il est bien difficile de trancher. Aujourd'hui, il est bien plus rare de voir une Indian "authentique" qu'une Harley Davidson un peu ancienne. Du coup, on peut être plus enthousiaste à la rencontre d'une moto de Springfield. D'un point de vue technique, on pourra reprocher à Indian d'être resté accroché à son idée et de refuser de troquer les soupapes latérales contre des tiges de culbuteurs quand Harley Davidson aura compris depuis longtemps l'avantage d'une distribution plus moderne. La seconde guerre mondiale sera certainement à l'origine de la fin de la marque Indian au début des années 50. L'armée voulait une moto robuste. Indian et Harley Davidson ont sorti leurs planches à dessin. A Milwaukee, on proposa un prototype de bicylindre à plat (comme les allemandes Zündapp ou BMW), la XA, et un modèle conçu sur une base existante, la WL à moteur bicylindre en V à soupapes latérales de 45ci (750 cc). Chez Indian, on se lança dans l'élaboration d'un V Twin face à la route, la 841, qui connut bien des misères de mise au point. L'armée choisit en grand nombre le modèle WL de chez Harley Davidson, Indian resta avec des stocks invendables de motos et de pièces détachées pour leur 841. La messe était dite.

Indian
Belle Harley-Davidson

mercredi 28 mars 2018

Quelques motocyclettes

Triumph Rocket III

Suzuki et Harley Davidson

lundi 26 mars 2018

Harley Davidson mythique

C'est une moto que l'on ne voit pas tous les jours. Pour beaucoup, ce moteur est le plus beau de tous ceux conçus par Harley Davidson. Je partage cet avis. Chaque moteur a son petit surnom. Il y a les Shovelhead, les Panhead, celui-ci est le Knucklehead. Il date des années 30 et a existé en 1000 et 1200cc (61 et 74ci). Sa carrière prend fin en 1947. C'est un moteur à soupapes culbutées assez puissant pour l'époque. Ces motos ont durablement marqué l'imaginaire lié au petit monde qui gravite autour de cette marque américaine et marquent clairement la fin de la lutte entre Harley Davidson et Indian.
Cette moto est photographiée à Boulazac lors des rencontres des "Cabossés". En arrière plan, on voit une moto équipée du moteur Panhead qui succèdera à ce Knucklehead. D'autres images sont à venir.

Harley Davidson Knucklehead

vendredi 1 décembre 2017

Tiens justement

Mobylette

vendredi 23 septembre 2016

Ah mais ! Ricaine !

SOFTAIL SLIM® S

vendredi 16 septembre 2016

Bidasses en folie

Une sélection de véhicules militaires aujourd'hui. Parmi ceux-ci, deux raretés avec la présence d'un Cushman américain et d'un NSU chenillé allemand. Curieusement, le Kettenkrad allemand affichait un drapeau américain en plus d'étoiles sur les ailes. Allez savoir ! Peut-être que les GI ont utilisé ces engins lors de leur avancée à travers les lignes ennemies ? Bon, je n'en sais rien et ça me semble curieux et puis ça permet de voir ce véhicule étonnant. Ce n'est pas si courant.

Harley Davidson WL et NSU Kettenkrad, les ennemis d'hier réconciliés

NSU kettenkrad

NSU US ?

Cushman et Norton 16H

Norton 16H

jeudi 25 août 2016

Harley des champs

C'était à la Cassagne et ce n'était pas une mobylette. Cela ne m'a pas empêché de faire une photo, déjà parce que ça ne coûtait pas bien cher de faire une photo de plus. Il n'est pas tout à fait inconcevable que le propriétaire de cette moto américaine ait eu un cyclomoteur dans sa jeunesse. Alors, on supposera qu'arrivé à un âge avancé il ait désiré renouer avec le temps passé, celui de l'insouciance, des premières balades, des premiers baisers, des sorties entre copains.
Le temps a passé. Une vie professionnelle satisfaisante a permis l'achat d'une première moto, d'une seconde et puis, enfin, celle des rêves adolescents, la moto américaine, celle qui sent bon le barbecue texan, la country à chapeau, la Route 66, Easy Rider. Ça y est, on peut l'acheter, l'Harley ! Et comme on ne retrouve pas ce que l'on a perdu, on tente d'aller le retrouver en revenant du côté des Mobylettes. L'homme est un éternel insatisfait. Pouah !

Une Harley Davidson dans un champ

dimanche 10 avril 2016

Des italiennes au salon de la moto de Limoges

En attendant d'en arriver un jour aux vraies machines intéressantes du salon de la moto organisé par la FFMC de Limoges, continuons la visite avec une sélection d'italiennes plus ou moins récentes et débutons avec une Moto Guzzi V7 II Special sans grand charme.

Moto Guzzi V7 II Special
D'une manière générale, je ne suis pas amateur des productions de la firme de Mandello del Lario tombée dans le giron de Piaggio en 2004. Pour autant, ces motos ont leur place dans la culture motocyclettiste où elles sont principalement connues pour leur V-Twin reconnaissables.
La marque Laverda est bien connue également et si elle bénéficie d'un certain prestige respectueux elle a la réputation de produire des motos à la fiabilité quelque peu hasardeuse. Aujourd'hui, la marque appartient au groupe Piaggio.

Laverda
De son côté, Ducati ne se porte pas trop mal, auréolée par les résultats en compétition. Aujourd'hui propriété du groupe Volkswagen, la marque a ses adeptes fidèles qui ne jurent que par elle. Là aussi et bien que ces fidèles jurent que non, les Ducati ont la réputation de nécessiter un entretien suivi et constant. Dans l'imaginaire collectif, elles sont plutôt connues pour leur bicylindre en V mais il ne faut pas oublier les jolis monocylindres fragiles et attachants.

Ducati 900SS Martin

Ducati 250 Scrambler

Aujourd'hui propriété chinoise, la marque Benelli a été réputée et synonyme de moto sportive. Au détour des allées, on pouvait voir une 4 cylindres restaurée et à vendre.

Benelli 4

Agostini est étroitement attaché à la marque MV Agusta et les résultats en compétition ont apporté un prestige qui brille encore aujourd'hui. Un temps, la marque a appartenu à Harley Davidson. Aujourd'hui, la marque produit des machines qui n'ont peut-être pas grand chose à voir avec celles d'autrefois.

MV Agusta

MV Agusta Brutale

Puisque je parlais de Harley Davidson, restons-y avec une machine de course, une officielle de Michel Rougerie au début des années 70, de l'époque ou la marque de Milwaukee, propriété de AMF, avait racheté Aermacchi depuis déjà quelques années. Ces Aermacchi affichaient donc la marque Harley Davidson bien qu'elles n'avaient rien d'autre d'américain. Cette période AMF aura été néfaste pour Aermacchi qui disparut et pour Harley Davidson tant les motos produites à l'époque ont la réputation d'être les pires de toutes.

Aermacchi Rougerie

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