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dimanche 8 octobre 2017

Et qui c'est qu'est pas mort cette nuit ?

Hier, le voisin — un saint homme — arrive tandis que je remplace une ampoule sur mon automobile. De sa promenade pré-vespérale, il a ramené un cèpe. Il m'avise et vient à ma rencontre tout sourire, me tend le champignon, m'invitant à l'accompagner de deux œufs. Ne m'attendant nullement à cette délicate attention, j'avais prévu tout autre chose pour mon repas du soir. Comme je ne souffre pas d'une rigidité psychologique par trop prononcée, je change illico de projet et imagine déjà le festin annoncé tout en prévoyant d'éplucher quelques pommes de terre qui seront cuites dans de la graisse de canard.
A l'heure dite, je nettoie le cèpe et le détaille en morceaux pas trop petits. Dans la poêle de compétition utilisée de préférence dès lors qu'il s'agit de préparer un bon plat, je verse un peu d'une huile assez neutre au goût. Sur la cuisinière, je fais chauffer cela avant d'ajouter le champignon que je mélange à l'aide d'une noble spatule de bois. Je baisse la flamme et laisse réduire doucement.
Alors, je m'occupe des pommes de terre. Une fois débarrassées de leur peau et essuyées, je les tranches en rondelles honnêtement épaisses. Dans la sauteuse, la graisse de palmipède fond tranquillement. Elle est bientôt rejointe par les pommes de terre qui rapidement prennent une belle couleur dorée. Avec la spatule, je les retourne souvent avant de les saler d'une belle pincée de sel fin et d'un soupçon de gros sel gris. Je touille une fois encore et couvre après avoir baissé le feu pour une cuisson douce qui rendra les pommes de terre fondantes sous leur croustillante pellicule.
Le cèpe a bien fondu et les œufs ont déjà été mélangés à la fourchette dans un bol. Le sel et le poivre ont été ajoutés et j'ai aussi émincé deux gousses d'ail qui sont en train de transmettre leur saveur au champignon. Alors, après m'être assuré que les pommes de terre sont cuites, j'augmente la flamme sous la poêle et attends que la chaleur me paraisse bien vive. Dès lors, il ne me reste plus qu'à ajouter les œufs et à les agacer du plat de la spatule jusqu'à ce qu'ils prennent une consistance baveuse à souhait.
Dans l'assiette prévue à cet effet, je roule l'omelette et les pommes de terre avant de, vite, filer dévorer avec plaisir ce plat simple mais ô combien réjouissant.
Ce matin, c'est avec un petit plaisir que je constate que le champignon devait être comestible.

Cèpe

samedi 12 août 2017

Soupe populaire à Périgueux

A la soupe !

voir là aussi

vendredi 21 juillet 2017

Ça se broute

Bourrache

mercredi 19 juillet 2017

Ben mon cochon

Elles étaient demandées et attendues, les voilà les vedettes de la caravane du Tour de France, les 2cv cochonnes bien connues de toutes et tous.

Cochonnerie

Cochonnerie

Cochonnerie

Cochonnerie

Cochonnerie

Cochonnerie et poulet

jeudi 13 juillet 2017

Hey ! On est intelligents ou pas ?

La nuit a été courte et n'ayant rien de mieux à faire, je me suis laissé aller à réfléchir pour passer le temps. Ce n'est pas venu tout seul, je vous rassure. Il a fallu une sollicitation extérieure, en l'occurence une réflexion entendue à la radio, pour que la machine se mette en branle. En substance, il était question d'une personne qui détourne des choses récupérées pour créer d'autres choses avec un minimum d'outils et, dans l'idéal, sans recours à une source d'énergie autre que la sienne propre, de la 100% musculaire garantie sans OGM[1].
Ce type a l'air de s'amuser comme un petit fou avec ses bouts de palettes, ses vieux chauffe-eau, l'argile récupérée sur son terrain et les trésors récupérés dans les déchetteries. Bien sûr, il s'éclate encore plus avec son jardin, son verger, ses poules. Dans l'idée, il cherche à tendre vers une certaine autonomie alimentaire et énergétique. A tous les coups, il doit avoir une certaine appétence pour la cause écologique. Il vit à la campagne, est propriétaire de sa maison et de son terrain et, apparemment, a un emploi dans la vraie vie. Il a une automobile, ne refuse pas le "progrès"[2]. Bref, rien ne permet de le soupçonner d'être un illuminé, un jeune drogué inadapté, un punk à chien, un rastaquouère.
La récupération de ce qui est jeté, de ce qui est réputé ne plus avoir la moindre valeur, et l'utilisation de tout ce qui n'a a priori aucune chance de pouvoir être monnayé est devenu un jeu obsessionnel. Et le plus rigolo, c'est que ça marche ! Notre bonhomme ne se ment pas, il ne cache pas qu'il faut parfois se tuer un peu (mais pas trop) à la tâche pour parvenir à ses fins. Mieux, il reconnaît avoir parfois la flemme ou un désir d'efficacité et préférer la perceuse électrique ou la tronçonneuse au vilebrequin et la hache. C'est un pragmatique plus qu'un idéologue et c'est à mettre à son crédit.

Il faut cultiver notre jardin

Il y a deux conditions impératives qui s'imposent à qui veut entreprendre un potager. D'abord, bien entendu, avoir un bout de terrain à disposition. Ensuite, et c'est encore plus important, avoir l'envie et accepter de se fatiguer. En gros, faut qu'ça plaise. Sans plaisir, c'est peine perdue, c'est même pas la peine d'entreprendre. Si jamais vous vous décidez à faire pousser des trucs et des machins dans une terre qui est basse et qui colle aux bottes, si jamais vous y allez en vous disant que vous seriez mieux à boire une bière en regardant Derrick sur l'écran de votre téléviseur 4K, il vaux mieux que vous oubliiez. Vous avez beau cultiver des belles idées écologistes, il faut voir la réalité en face, vous êtes plus un théoricien qu'un praticien. Et puis en plus il pleut et vous avez mal au dos alors…
Par contre, si vous réussissez à prendre tout ça comme un jeu, là c'est autre chose ! Tous les jardiniers en herbe vous le diront, une tomate mûrie au soleil naturel sur un pied planté dans de la vraie terre, ça a un peu plus le goût de tomate que de la boule rouge boosté au substrat hydroponique. D'ailleurs, ce jardinier, en toute honnêteté, reconnaît humblement produire les meilleures tomates du monde connu.
Faire son jardin, c'est apprendre, écouter les conseils, connaître des doutes et des déceptions mais aussi des joies et des bonnes surprises. On commence à faire son compost, on trace ses sillons en estimant ce que l'on pourra récolter. On ajuste d'une année sur l'autre, on teste des légumes ou des tubercules exotiques, pour voir. En ce moment, plusieurs personnes m'en ont parlé, la mode est à la cacahuète qui, je ne l'aurais pas cru, pousse très bien sous nos latitudes.
Si on a suffisamment la main verte et assez de terrain, on peut envisager les conserves, le séchage. Et puis, peut-être, commencerez-vous à produire par vous-même les graines et les plants de l'année suivante. Alors là, c'est quasi le nirvana. Avec une légitime fierté, vous faites un beau bras d'honneur au système et à tous les Monsanto et autres Bayer du monde ! Bravo !
Le top, c'est — nul besoin de le préciser[3] — de produire des pommes de terre, de l'ail et du persil. Les pommes de terre à la sarladaise n'en seront qu'encore plus succulentes, c'est du garanti sur facture. Et puis, si vous êtes assez fou, pourquoi ne pas faire pousser du blé que vous récolterez à la main et que vous moudrez avec un moulin à pierre à manivelle pour produire une farine qui vous donnera le pain à cuire dans un four construit de vos mains alimenté au bois coupé par vous ? Je n'ai aucune idée de la surface nécessaire à la production de blé suffisante pour une année. Ça doit pouvoir se calculer.

Récupérer, construire et bâtir

Pour bien réussir, il faut être imaginatif, avoir une âme d'inventeur. Ce n'est pas donné à tous. Moi, pour ne citer que la personne la plus intelligente connue de moi, je n'ai pas la chance d'être assez imaginatif pour voir comment détourner un machin pour faire une machine. Heureusement, il y en a pour venir en aide aux handicapés tels que moi. Par exemple, j'ai vu ça sur Internet, un type[4] explique comment bricoler un "poêle dragon" à partir d'une bouteille de gaz, d'une vieille cocotte et de bouts de ferraille récupérés. Et le truc, c'est que ça marche. Alors bon, d'accord, il convient de relativiser. C'est un peu moins beau qu'un Godin ou un Jøtul, c'est visiblement du "fait maison" avec tout ce que cela implique comme concessions en termes d'esthétique très personnelle et de finitions encore à finir. Mais bon, ça marche, ça produit de la chaleur, ça permet de cuisiner et de chauffer une pièce. En plus, ça fonctionne avec des bouts de bois glanés dans les bois, des petites branches et même des feuilles mortes. La limite, mais on doit pouvoir améliorer le système, c'est qu'il faut recharger le poêle tous les quart d'heure. C'est un peu contraignant, ça oblige à rester à moins de quinze minutes de la pièce où est placé le dispositif et à faire des quarts pour la nuit. On a rien sans rien.
Construire plus grand comme une "habitation" ? Il y en a qui font. Je vous avais montré une cabane en branches et en torchis perdue dans les bois il y a quelque temps. Les moins aventureux choisiront une vieille caravane ou une carcasse de fourgon, les plus riches acquerront une yourte et les plus créatifs feront avec ce qu'ils trouveront et quelques outils sommaires. On pourra pousser l'idée jusqu'à vouloir produire de l'électricité avec des panneaux solaires ou une éolienne. On réfléchira à avoir une réserve d'eau et on rendra son petit chez-soi agréable et confortable sans se préoccuper des réglementations diverses et variées. On tutoiera gentiment l'illégalité et ça n'en sera que plus savoureux.
Ceci dit, rien ne vous empêche de bâtir encore plus grand et en toute légalité avec un vrai permis de construire et un raccordement aux réseaux d'adduction d'eau et d'électricité. Une maison en bois ou en terre voire en pierres. En fait, ça dépendra beaucoup de vos compétences et de votre détermination.

À la recherche de l'intelligence perdue

Je ne suis tout de même pas si bête que ça ! Je sais faire des trucs. Je sais lire, écrire, un peu compter. Je ne suis tout de même pas idiot ? Si ? C'est pas impossible, finalement.
Comme pas mal de mes semblables d'aujourd'hui, je suis un utilisateur, pas un constructeur. Je sais utiliser une machine à café, un ordinateur, une automobile, un appareil photo, un ouvre-boîte, un robinet d'eau chaude et froide, un téléphone, une chaîne Hi-Fi. La plupart du temps, je ne comprends même pas comment tout cela fonctionne. J'ai une vague idée des techniques mises en œuvre dans la production électrique et me contente de brancher une prise dans une autre, mâle dans femelle, en respectant ce que d'autres personnes ont conçu pour les idiots de mon genre afin qu'ils ne s'électrocutent pas trop. Du coup, on ne cherche même plus à comprendre tellement on nous mâche le boulot. On nous débarrasse du besoin de réfléchir. On devient bête par confort et fainéantise. C'est pile-poil ce que je me suis dit ce matin après avoir bu mon café à l'issue d'une courte nuit.
Le confort moderne nous propose un marché de dupe auquel nous adhérons tous ou presque. Tenez, rien que pour dire, à quoi bon apprendre à écrire ? A quoi bon acquérir quelques notions d'orthographe ? Aujourd'hui, on peut parler à son téléphone pour écrire un courrier électronique. Si on est encore adepte du clavier, on fait confiance au correcteur orthographique. Quant à écrire avec un stylo sur du papier, pfiou ! C'est un truc de vieux chnoque, plus personne fait ça de nos jours !
Il paraît qu'il y a des personnes qui reconnaissent ne plus savoir écrire. Ça ne m'étonne pas tant que ça. Parmi toutes les critiques que l'on peut faire à l'encontre de la photo numérique, il y a sans doute celle de la trop grande facilité d'exécution apportée par les dispositifs à notre disposition. D'un côté, c'est un réel progrès de ne plus rater ses photos, c'est certain. Mais d'un autre côté, il y a ce petit truc qui faisait qu'il fallait être un peu initié pour comprendre comment faire une photo bien exposée. Je ne parle pas ici du cadrage ou de la qualité "artistique" d'une image, je ne vous entretient que de l'aspect technique. Certains appareils photo réfléchissent à ce qu'ils ont devant leur "œil". Ils comprennent s'il s'agit d'une personne ou d'un paysage et adaptent les réglages en fonction. A quoi bon apprendre le rapport qu'il existe entre la sensibilité, l'ouverture du diaphragme et la vitesse d'obturation ? Moi qui suis déjà vieux, je peux vous dire qu'il valait mieux comprendre ça avec un Zenit E !
On ne peut pas tout savoir sur tout. Ce n'est pas nouveau. Peut-être, mais c'est pas sûr, fut un temps où l'érudition était de ce monde. Peut-être a-t-il été possible d'embrasser la totalité des savoirs disponibles et connus dans une même cervelle. Aujourd'hui, ce n'est pas envisageable. Nous sommes entrés dans l'ère des experts. Il n'y a pas si longtemps, peut-être un siècle en arrière, une personne pouvait sans doute posséder le savoir nécessaire à sa survie. Le monde était majoritairement à la campagne et mangeait ce qu'il produisait grâce à son travail. On savait couper son bois et coudre ses habits, équeuter les haricots et tuer le poulet. Pour pas mal de personnes de notre monde gagné à la cause moderniste, les légumes connus sont les frites surgelées, les brocolis surgelés, les salades sous atmosphère contrôlé et les tomates en flacon. Donnez-leur des salsifis, des épinards ou des poireaux et vous verrez leur attitude se changer pour celle d'une poule découvrant un couteau.
Autrefois, quand on savait pas on consultait son dictionnaire. Aujourd'hui, on cherche sur Internet. Je suis un vrai défenseur du projet wikipedia qui, malgré tout ce que l'on peut raconter, est un projet ambitieux et généreux. Il y a une vraie belle idée derrière, je vous l'assure ! Un contenu toujours à jour, toujours (ou presque) corrigé, globalement fiable et disponible partout et à tous. Enfin pourvu que l'on ait un ordinateur et l'électricité en plus d'Internet, bien sûr. Avec Internet, plus besoin de savoir, il est préférable de savoir chercher, de savoir questionner. La date de la naissance de Erik Satie ? A quoi bon mémoriser ça quand on a la réponse à portée de quelques tapotements de touches ?
Le problème, c'est que la culture, ce n'est pas que le savoir. wikipedia ou plus généralement Internet et l'ordinateur, fait l'impasse sur le contexte général. On a accès à l'œuvre de Verlaine mais on ne sait rien du mouvement dans lequel il s'inscrit, son époque, sa vie. On peut profiter d'une visite virtuelle du Louvre mais ne rien connaître de l'histoire des lieux, de Paris, de l'architecture du bâtiment. On trouve la recette de cuisine que l'on veut mais l'on a pas celle qui est transmise de génération en génération dans une famille.
Quelque part, l'intelligence est liée à la culture et la culture à la civilisation. Une civilisation, c'est avant toute chose une histoire collective. Pour prétendre à la civilisation, il faut au minimum être deux. Ça, j'en ai la certitude. A partir de trois, ça commence à merder mais il faut faire avec. Si nous sommes ce que nous sommes, c'est dû à l'amoncellement de strates superposées les unes sur les autres depuis l'apparition de l'Homme d'une part mais aussi depuis l'apparition du premier mammifère et de la première amibe avant lui. La civilisation, c'est un long cheminement.
Les choses vont trop vite. Si l'on ne veut pas être largué, on est obligé de suivre le mouvement. Tant pis pour les fondamentaux, on fait du passé table rase. On se dirige vers ce que l'on appelle le trans-humanisme. Est en train de naître un état de symbiose entre l'organique et la machine. L'idée de l'Homme augmenté fait son chemin. L'Homme équipé n'est pas nouveau, les prothèses ont déjà une longue histoire. Les jambes de bois, les crochets, les lunettes, les hanches en titane ou le cœur artificiel sont déjà des visions du passé. On nous parle de rétine connectée permettant de recevoir des informations de ce que nos yeux voient, on parle d'implants neuronaux permettant de générer des sensations à la demande. L'ordinateur gagnera peut-être dans un futur proche sa place en chacun d'entre-nous pour notre plus grand bonheur.
Franchement, si un jour on arrive à concevoir un dispositif qui permet la transmission de pensée et l'accès à toutes les ressources du monde entier, un dispositif qui nous permettrait de voir un film directement "dans notre tête", à converser avec n'importe qui à l'autre bout de la planète[5] sans nous préoccuper d'une langue différente ou d'un accent à couper au couteau, à transférer des images captées par notre œil bionique à la vitesse de la lumière, hein ? Franchement, ça fait rêver, non ? Tiens, faire l'amour avec son fantasme de la perfection absolue quand bon me semble ou créer la sensation de déguster le plus grand vin du monde ou le plus délicieux de tous les plats juste en imaginant la chose mais en ressentant "pour de vrai" ces sensations, hein ? Ça donne pas un peu envie, ça ? Et peu importe de savoir si la personne avec qui vous discutez de la dernière coupe du monde de football existe en chair et en os ou en puces et connexions. Rien à foutre ! L'important c'est l'échange et la sensation retirée de cela, non ?

Faut vivre avec son temps

On peut regretter le passé. On peut idéaliser ce passé et cultiver un penchant certain pour la nostalgie. Il y a encore quelques années, pour peu que l'on ne soit pas manchot on pouvait réparer plein de trucs soi-même. La bagnole qui refusait de démarrer était rendue à la raison d'un bon coup de clé à molette bien placé. On savait gratter les platinées, nettoyer les bougies, régler son ralenti, faire sa vidange, corriger une bielle défaillante avec un bout de fil de fer, détordre un piston fondu avec sa bite et son couteau. Maintenant que les temps ont changé, si on sait lever le capot de sa voiture on s'empresse de le refermer tellement rien ne semble accessible. Réparer le pneu crevé de sa motocyclette sur un bord de route n'est plus à la portée de tout un chacun. D'abord, il n'y a plus d'outillage de bord. Et puis, avec une bécane de 350 kg, si on a pas une grue d'atelier dans sa sacoche, on n'arrive à rien.
Autrefois, le mécanicien vous escroquait avec le mégot rivé au coin des lèvres mais il réparait. Aujourd'hui, il ne fume plus mais ne répare plus non plus. Il change, il remplace. Il branche la valise, il dit que c'est "ça" qui déconne et qu'il faut changer tout "ça" avec et que ça va coûter chérot. On le voit, il escroque toujours mais d'une manière plus électronique, plus sophistiquée, plus moderne, quoi !
Nous, pauvres cons qu'on est, on nous a pas trop demandé notre avis. On nous a pas demandé si on préférait du réparable ou du jetable. On aurait pu résister, certains l'ont fait, mais il est un fait immuable dans la nature humaine, c'est que c'est toujours la modernité qui gagne à la fin. Le bronze a gagné face à la pierre polie, le fer face au bronze. C'est comme ça. Il y avait un truc qui marchait super bien, jamais en panne. Un jour, un mec arrive avec un nouveau truc plus moderne qui fait la même chose mais en mieux, en plus rapide ou en plus fort ou en moins fatiguant, peu importe. Par contre, ce nouveau truc peut tomber en panne. Bon, braves cons que nous sommes, on accepte le risque pour pas passer pour des vieux cons.
Un exemple qui vaut ce qu'il vaut. La machine à écrire. On prend une bonne vieille Underwood. Ça tombe jamais en panne ce truc. Même pas la peine de la graisser, rien. Paf ! La machine à écrire électrique débarque. Moins besoin de se muscler digitalement, frappe plus rapide. Oui, mais le jour de panne de secteur, le troupeau de dactylo est à l'arrêt. Et voilà que l'ordinateur débarque avec son logiciel de traitement de texte. Oh ! On peut même enregistrer son courrier pour plus tard. Ouais mais pas d'électricité, pas d'ordinateur. Et en plus, les bugs incompréhensibles, les mises à niveau du système qui fait que le logiciel ne marche plus, l'imprimante qui n'est plus compatible avec le nouveau système ou qui a les buses qui se bouchent ou qui chie du toner partout. Du coup, on vire tout et on rachète du plus récent en faisant mine de ne pas savoir qu'il faudra tout refaire dans deux ou trois ans. Le truc, c'est que le stylo Bic©, lui, il est toujours là prêt à reprendre le service.
Collectivement, l'humanité est capable de beaucoup plus aujourd'hui qu'hier. Pour le meilleur comme pour le pire. Individuellement, c'est autre chose. Vivre indépendamment des autres en visant une certaine autarcie est de plus en plus difficile. Chacun de nous, un peu plus certains que d'autres toutefois, détenons une partie du savoir global et on comprend donc pourquoi les techniques de communications sont devenues si importantes que l'on ne peut plus s'en passer. Ce que l'on appelle le "Big Data" et l'intrication serrée de la globalité colossale de données fait que rien n'est plus et ne sera jamais plus arrêté. Le savoir de l'humanité qui a pu avoir l'apparence d'un bloc monolithique est devenu changeant, polymorphe, mouvant. Dans tous les domaines, les croyances explosent et sont remises en question au profit des dernières découvertes. L'esprit humain à lui même n'est plus en mesure de suivre le rythme effréné auquel il est soumis et doit se replier vers la machine, déléguer son intelligence aux robots.
Avec morgue et suffisance, on peut penser que le savoir de l'Homme de la Préhistoire se limitait à la taille de bouts de pierre, à la fabrication de pointes et d'épieux, à quelques techniques de chasse, à quelques remèdes bricolés avec de la bave de mammouth et des champignons hallucinogènes et à l'art de dégueulasser des parois avec des dessins. Il ne connaissait rien au moteur à combustion interne, ne savait pas faire fonctionner un bistouri électrique, était bien incapable de faire fonctionner Windows©[6] et n'avait même pas de conscience écologique véritable. Il n'empêche que celles et ceux qui, parmi eux, ont réussi à procréer sont nos ancêtres. Et nous comme eux avons sans doute les mêmes besoins vitaux. Je ne pense pas que l'on puisse sérieusement prétendre qu'il était moins intelligent que nous le sommes. Notre intelligence s'est enrichie de la sienne et le problème d'aujourd'hui est de se demander quelle intelligence nous transmettrons aux générations futures si nous la confions aux machines. Est-ce que les machines auront assez d'imagination pour imaginer la suite ? Il semble qu'elles ne seront jamais dans le besoin de quoi que ce soit. Les machines ne rêvent pas. Peut-être que l'Homme se singularise par la grandeur de ses rêves. Les petits rêves c'est bien pour passer le temps mais ce n'est pas très utile, il vaut mieux faire de grands rêves !

Bon allez, un dessin sans rapport avec quoi que ce soit pour finir...
Food Truck

Notes

[1] au passage, je n'ai rien contre les OGM

[2] téléphone mobile, ordinateur, Internet...

[3] mais on ne sait jamais

[4] et ce ne doit pas être le seul

[5] voire de l'univers

[6] mauvais exemple

mercredi 5 juillet 2017

Photos potagères

Haricot

Haricot

Pomme de terre

Piment

Tomate

Tomates

Pommes de terre

dimanche 19 mars 2017

Juste ce qu'il faut, ni plus ni moins

De quoi c'est que je pourrais vous causer ce jour ? Tiens ! Je vais vous causer de ma vie. Ce matin, je me lève juste à l'heure qu'il faut et je file plein d'entrain faire juste la quantité de café nécessaire. Je bois un premier bol juste de la bonne contenance et fume une cigarette avec la quantité de tabac calculée au plus juste. Je la fume de la manière idéale et vais me débarrasser au gramme près de la matière fécale et de l'urine qui m'encombre le bas-ventre. Plus léger, je prends une douche à la température idéale et commence à glander le plus délicieusement du monde, sans la moindre once de culpabilité.
A un moment, il se trouve que j'ai envie de dessiner et parce que la vie est bien faite il me suffit de lancer la bras gauche vers l'arrière pour qu'il atteigne la ramette de feuilles vierges pendant que la main droite est déjà équipée du porte-mine que je préfère. Je n'ai aucune idée de ce que je vais dessiner mais cela ne me préoccupe pas. Quoi qu'il se passe, un dessin naîtra, c'est une certitude. Hop et hop et re-hop, des lignes apparaissent et je vois se créer un camion en mauvaise posture. La trame est là, j'ajoute les détails là où il est séant de les placer et je délaisse le porte-mine de chez Pentel pour le BrushPen de la même boutique. L'encrage va bon train et bientôt, alors que je n'ai été dérangé que par l'arrivée d'un copain qui avait envie de boire du café, le dessin est jugé terminé.
Alors, à partir de là, ça a commencé à merder un peu. D'abord, j'ai eu l'envie d'allumer un feu dans la cheminée parce que j'avais en prévision de me concocter un plat dont j'ai le secret et que je pourrais laisser mijoter au coin du feu. Le problème, c'est que le feu ne voulait pas prendre. Le bon côté, c'est que je me suis débarrassé d'un peu de ces saloperies de pubs que je conserve pour allumer le feu, le mauvais côté, c'est que ça m'a énervé, ces bûches qui refusaient de jouer leur rôle de combustible.
Et puis, comme si un motif à énervement ne suffisait pas, j'ai entrepris de tenter d'extraire des piles qui avaient gonflé dans une lampe torche. J'en ai tenté des astuces ! La pile bloquée a bougé de deux centimètres environ mais elle est toujours là. Finalement, je suis allé chercher la bombe de produit miracle et on verra bien. J'ai laissé la lampe de côté et je suis allé faire cuire mes haricots.
Les haricots, j'aime plutôt bien ça. C'est moins pratique que les pâtes, c'est peut-être un peu moins protéiforme que la pomme de terre qui se plie avec bonheur à tout un tas de préparations différentes et également délicieuses, mais j'aime bien le haricot longuement mijoté qui fond en bouche et prend mieux que personne le goût des autres ingrédients. Le haricot sait se gorger du piquant piment et du gras mouton et du sel et de la tomate. Il aspire tous ces goûts et parfums et ne les dénature jamais. Et puis, le haricot, ça fait cow-boy au bivouac avec la cafetière qui garde le café au chaud sur une pierre plate du foyer.

Arrêtons là ce panégyrique du haricot. Premièrement, je ne suis pas payé par le syndicat des producteurs de haricots et je n'ai pas de cadeau à leur faire. Je ne vais pas m'occuper de faire sa promotion sans contrepartie. Croyez-le, je paie mes haricots au prix fort, je n'ai pas de passe-droit, pas de coupon de réduction, pas de tarif préférentiel. Cela assure ma parfaite indépendance d'esprit et garantit mon impartialité honnête et libre. Ce que je dis au sujet du haricot ne regarde que moi. J'en dis ce que je veux comme je le veux. Je milite pour la liberté d'expression.
Et donc, le dessin de ce matin. Tout à l'heure j'ai démarré l'ordinateur auquel est relié le numériseur. J'ai posé le dessin sur la vitre, baissé le capot et lancé le logiciel d'acquisition. Automatiquement, grâce à un petit script que j'ai bricolé moi-même, le fichier a provoqué le lancement de Photoshop en arrivant dans le dossier où se rangent les numérisations. J'ai juste nettoyé un peu le dessin en enlevant les poussières et l'ai enregistré en jpeg pour une publication sur ce blog. A présent que j'ai jugé l'heure venue de publier un billet pour ce dimanche, je vais l'importer dans le dossier idoine sur l'espace disque loué chez mon hébergeur et vais l'intégrer dans ce billet. Si tout va bien, vous le verrez s'afficher après celle ligne.

Camion au fossé

dimanche 12 mars 2017

Tant pis pour vous

Vous l'aurez cherché et moi, quand on me cherche, on me trouve. Ainsi, il vous plaît de parler écumoire bouchée et louche à trous. Grand bien vous fasse et je me plie de bonne grâce à votre volonté puisqu'ainsi semble-t-elle être en ces temps sereins qui, il est vrai, n'invitent pas à trop réfléchir à de plus graves et importants sujets. Parce que le bonheur réside dans la capacité à refuser le malheur sous toutes ses formes avec une obstination qui force le respect et que l'état résultant est contagieux, je suis empli de bonheur à mon tour. Heureux de mon lectorat béât, comme à deux doigts de l'épectase, il me faut accéder à son attente et nourrir à ma façon l'intéressant sujet l'occupant depuis hier soir.
Il se trouve que je conserve par devers-moi une louche assez ancienne dont je ne me sers que trop rarement dans le rôle pour elle conçu par des générations d'orfèvres en articles culinaires pensés et manufacturés avec l'amour du travail bien fait et le souci constant de satisfaire la laborieuse ménagère dans la parfaite réalisation de sa mission quotidienne.
Louche, cet ustensile l'est par nature. On peut l'imaginer plongée au cœur d'un potage au cresson conservé à bonne température dans une belle soupière en porcelaine de Gien, prête à remplir sa fonction et à verser dans les belles assiettes creuses des convives leur content de délices potagers sans jamais laisser perler la moindre goutte sur la nappe amidonnée d'une blancheur virginale. La louche est, ne nous y trompons pas, la reine de la table.
La louche est le symbole vivant de l'authenticité et de la distinction. Le fromage de Camembert (Orne) n'est-il pas traditionnellement "moulé à la louche" ? Un fromage moulé à l'écumoire ou façonné à la fourchette à escargot n'aurait pas la même tenue si impeccable, si au-dessus de tout soupçon. La louche est, de tous ceux pouvant composer une ménagère, la pièce représentant le mieux l'esprit du "must to have" en cours à la cour d'Angleterre et ailleurs de par le vaste monde.
Or donc, certains impudents osent par ailleurs soumettre l'idée que l'on pourrait, faute d'écumoire, faire usage d'une louche préalablement percée de trous. C'est sacrilège. Une fois vandalisée, la louche ne pourra jamais plus avoir les honneurs d'une table honnête d'une bonne maison. La maîtresse de maison serait raillée et moquée et cela la conduirait certainement à nourrir une profonde et noire mélancolie à même de ne plus mettre autant de cœur à satisfaire son devoir conjugal. C'est ainsi que l'affront fait à la louche pourrait, j'ose l'affirmer aujourd'hui, conduire à une inversion de la courbe de la natalité et, ainsi, faire perdre à notre beau pays son statut envié de pays riche d'un peuple vigoureux. Que dieu nous protège de cela et apporte sa protection aux belles louches de notre pays.

Ustensile ménager affublé de strabisme XXe siècle

mercredi 1 mars 2017

Ce n'est pas très clair

Récapitulons. Si je comprends bien ce qui est en train de se passer, il est très clair que le Parti Socialiste n'est absolument plus à gauche. Du côté de la rue de Solférino on écarte plus d'aborder le sujet du ralliement à Emmanuel Macron qui, c'est lui qui le dit, n'est ni à gauche ni à droite. Donc, pas à gauche, bien au contraire !
On aurait dû se méfier, c'est vrai, avec les propos tenus par Manuel Valls. Il ne cachait pas, lorsqu'il était au gouvernement et avant lors des primaires de la gauche de 2012, sa vision très libérale du monde tel qu'il devrait être. Mais, candide comme je le suis, je me disais que le PS allait suivre son candidat élu bon gré mal gré. Ça aurait fait, au moins, bon joueur. Il ne semble pas que l'on se dirige vers cette option et tout donne à penser qu'un bon nombre de membres du PS va rejoindre Macron et son mouvement "en marche".
Au point où l'on en est, je me demande si Hamon ne devrait pas abandonner pour rejoindre Mélenchon. C'est certainement une décision difficile à prendre mais, par honnêteté, si Hamon est si à gauche qu'il semble le laisser penser, il ne doit pas rester dans cette pétaudière qu'est le PS. Et puisqu'il est hors de question que Mélenchon abandonne, il n'y a guère d'autre solution pour regrouper la gauche.
Les voix de Mélenchon, de Hamon et de Jadot ne permettront sans doute pas à la gauche de gagner les élections présidentielles mais au moins ils auront essayé. De toutes les façons, on peut considérer le PS en état de mort cérébrale et c'est bien fait pour sa gueule et je ne déposerai pas de couronne sur sa tombe. C'est comme ça, chaque chose a une vie et une mort. Le PS peut mourir sans mettre en péril les idées du Socialisme. D'ailleurs, le PS ne les porte plus, ces idées.
Pour les prochaines élections, je suis dans l'expectative. D'un côté, il y a ce vociférant Mélenchon qui continue à m'agacer avec ses propos trop taillés à la hache, de l'autre il y a ce Hamon que je ne connais pas, qui est moins habile que Mélenchon, mais qui tient des propos qui ne sont pas dénués d'intérêt. Je n'ai pas d'autre candidat en vue et il faudra bien choisir à un moment ou à un autre. Déjà, j'ai abandonné l'idée du vote blanc ou de l'abstention. Ce sera l'un de ces deux là. Du moins pour le premier tour parce que pour le deuxième tour (s'il y en a un)...
On sait désormais qu'il est urgent de ne pas écouter les organismes de sondage. Ils se trompent, ils ne savent plus mesurer le peuple. Ce n'est pas de leur faute mais il faut bien en tenir compte. Enfin bon. Pour le moment, les pronostics sont pour un match entre l'extrême-droite de la Peine et le n'importe quoi libéral de Macron. Et là, par contre, c'est abstention ou vote blanc. L'intérêt de l'abstention, c'est bien que l'on ne pourra pas alors me suspecter d'avoir voter pour l'un ou l'autre.


Hier soir, je me suis amusé à cuisiner dans la cheminée. Pourquoi ? Parce que j'avais allumé un feu ! J'ai commencé à faire cuire des haricots lingots à l'eau sur la cuisinière et après je suis passé à la cheminée et à la cocotte en fonte. Des oignons, de l'ail, une carotte, du sel et du poivre, un peu de piment aussi, un talon de jambon cru et du lard fumé en plus d'une boîte de tomates au jus. C'est parti pour deux ou trois heures de cuisson tranquille. Ça ne peut pas être mauvais

Ça mijote

mercredi 25 janvier 2017

Vous avez beau dire, y a pas seulement que d'la pomme

Tarte aux pommes

jeudi 1 décembre 2016

Les comptes de mots passants

Ce matin, l'horloge à micro-ondes était formelle. Sur son cadran de bois de palissandre et de cristal, la colonne de mercure anodisé peinait à monter les barreaux de son échelle à vapeur. J'approchai avec prudence l'oreille pour entendre ce qu'elle avait à me dire. La petite voix fluette et chevrotante eut grand peine à murmurer un souffle embué presque éteint.
— Entre huit et neuf, mon bon maître !
C'est ainsi chaque matin, une forme de protocole certes ampoulé mais bien agréable. Les objets de la maison doivent s'y plier. Je veux bien les accueillir à la condition qu'ils affectent la déférence due à mon rang de maître des lieux. L'armoire à faire du froid doit faire une courbette lorsque j'approche de sa manivelle, la casserole inversée doit lever le couvercle en guise de salut, la table de bois synthétique doit se tenir droite lorsque je m'accoude sur son plateau. Je demande à ce que les objets me respectent et c'est bien le moins qu'ils puissent faire en échange de l'abri par moi à eux offert sans contrepartie financière.
" Il faut savoir se faire respecter par les objets inanimés sans âme ", me disait naguère un vieillard grabataire mais très sage. Ce brave homme m'avait en son temps enseigné comment atteindre le niveau supérieur du bonheur domestique. " Lorsque c'est entre huit et neuf, basculer l'interrupteur tu dois ". J'avais estimé la formulation perfectible mais n'avais pas manqué d'inscrire la pensée dans mon carnet en peau de taupe de Sibérie méridionale.
Ce matin, je me suis souvenu de la parole du vieil homme sage. C'était entre huit et neuf et nous étions le premier jour du mois de décembre de cette année. J'ai mis la chaudière en route.

Bécasse

mardi 29 novembre 2016

Le chou, c'est pas de la tarte

Pour mon repas de hier soir, en hommage à Fidel Castro qui n'aimait rien plus que ce plat, j'ai fait une sorte de chou braisé à ma manière. Avec du chou. Vert, le chou. Je l'ai lâchement coupé en quartiers pendant qu'il avait le dos tourné et je l'ai détrognonné avant de le blanchir dans un grand volume d'eau salée. Après, une fois que je l'ai trouvé suffisamment blanchi, je l'ai laissé égoutter dans une passoire à trous.
Dans un ustensile de cuisine supportant la chaleur, j'ai fait blondir un oignon et j'ai ajouté des lardons. Parce que j'en avais, j'ai épluché et coupé deux carottes en rondelles. Bien fait pour elles ! J'ai ajouté le chou et les carottes aux oignons et lardons et j'ai ajouté un peu de sel et de poivre. J'ai laissé cuire à couvert à petit feu pendant le temps nécessaire.
Parce que la veille j'avais fait un rôti de porc dans l'échine, j'ai mangé une tranche de rôti avec le chou. Et comme dessert, une tarte aux pommes parce que j'en avais fait une et que je voue un véritable culte à cette pâtisserie particulièrement appréciée, me dit-on, de Fidel Castro de son vivant.

tarte aux pommes

jeudi 17 novembre 2016

Conseil pâteux du jour

Plein les nouilles

mardi 8 novembre 2016

Il n'y a rien de meilleur

Miam !

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