dimanche 4 septembre 2016

Vintage Days

Je rentre de Périgueux. Sur un peu plus de deux jours se déroulent les "Vintage Days", la troisième édition pour être parfaitement exact. Le concept de cette animation, de cette fête qui s'étale jusqu'aux ruelles et places de la vieille ville, c'est de regrouper un nombre affolant de véhicules plus ou moins anciens mais aussi de jouer sur les codes vestimentaires, sur l'imagerie des temps prétendus heureux des fifties et sixties, ces années 50 et 60 du rock n'roll et des jupes à pois. Bon. Honnêtement, moi, ce qui m'intéressait, c'était les bagnoles, les bécanes et les camions. Rien à foutre des jupes et des coiffures à la mode d'il y a 50 ou 60 berges. Alors disons-le, j'ai été servi. Entre hier et aujourd'hui, j'ai amassé plus de six-cents photos dont plus de cinq-cents rien que pour la journée d'hier. Il y avait un peu de tout. De la caisse américaine, du custom, du hot-rod, du restauré à la perfection, du populaire et de l'élitiste, de l'allemand et de l'anglais, du français et de l'italien. Pour tous les goûts en quelque sorte et tant pis pour les pisse-froids qui n'aiment pas la voiture ou la moto. Ce n'étaient pas leurs jours, on va dire.

Plus de six-cents photos. Je n'ai absolument pas terminé de trier. Bien sûr, il va y en avoir un bon paquet qui vont partir illico à la corbeille. Mais déjà, j'en ai vu quelques unes qui me semblent un peu intéressantes.
Là où j'ai cru devenir un peu fou, c'est lorsque je suis rentré dans la cour de l'hôtel particulier de Brou de Laurière dont je vous avais déjà parlé. Là, tout de suite, une Bugatti Type 57 Atalante et une Delahaye Competition. Rien que pour ces deux automobiles de légende, j'ai dû faire une bonne vingtaine d'images. Ce que l'on découvrait derrière l'hôtel n'était pas fait pour me calmer. Des Bugatti, des Bugatti, des Bugatti et encore des Bugatti en plus d'autres automobiles aussi préstigieuses. Bon. Ça fait tout drôle quand on remonte dans sa Peugeot 405 break Diesel.
Pour commencer, trois photos. Vous me direz si vous voulez que je continue.

Bugatti Type 57 Atalante et Delahaye Competition

Panhard & Levassor

Ford Vedette

dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

jeudi 26 février 2015

Le grand mystère de la grosse carotte géante

The Great Mystery Of The Giant Big Carrot
Aujourd'hui, je suis joyeux d'avoir récupéré mon fourgon. Depuis son achat, il avait trois problèmes qui ne l'empêchaient pas de rouler mais qui étaient un peu ennuyeux tout de même. Le premier, le plus agaçant, concernait l'embrayage. Parfois, il fallait lutter avec beaucoup de persévérance et de savoir-faire pour parvenir à passer les vitesses. Cela occasionnait parfois des suées de stress lorsqu'il était impossible de démarrer à un feu tricolore ou à un stop. Le deuxième était lié à une perte de liquide de refroidissement vicieuse. Le niveau pouvait très bien ne pas baisser d'un seul centilitre durant plus d'une semaine et près de 2500 kilomètres comme il pouvait arriver que le vase d'expansion se vide en l'espace d'une journée sans que le fourgon ne bouge d'un centimètre. Le troisième, enfin, consistait en une disparition du liquide hydraulique de direction assistée. Comme pour le liquide de refroidissement, la perte était sporadique. A tout cela, j'ai failli oublier de signaler un détail amusant qui se manifestait en une amusante cavalcade du clignotant si j'avais le malheur de me servir des freins.
Pour ce dernier point, il s'agissait bien sûr d'une bête "fausse masse". Ce n'était pas grand chose. Pour le liquide de refroidissement, c'est la pompe à eau qui fuyait selon la position qu'elle choisissait à l'arrêt. Pour le liquide de direction, c'était la pompe qui était morte. Quant à l'embrayage, il semblerait que ce ne soit qu'un problème de purge du système hydraulique. Sur ce dernier point, je ne suis pas certain que le problème ne réapparaîtra pas bientôt mais, au moins, ai-je une solution simple pour effectuer une purge si le besoin se fait sentir.
Lorsque j'ai acheté ce fourgon, tous ces problèmes existaient. La personne qui assurait l'entretien de ce véhicule n'a jamais été en mesure d'apporter une solution. Je l'avais contacté à deux ou trois reprises après l'achat et il s'est contenté de dire que ce n'était rien de bien grave. J'étais rassuré. Cette fois-ci, je suis allé voir le garagiste de Azerat qui a su trouver les causes et réparer tout cela.
Ce matin, je suis allé faire passer le fourgon au contrôle technique. J'avais quelques appréhensions mais elles étaient injustifiées. Je me retrouve donc avec un fourgon qui fonctionne et qui est en règle. Mine de rien, c'est une bonne journée.

lundi 15 septembre 2014

Groléjac 2014, un bon cru

Pour la troisième édition du rassemblement de véhicules anciens de Groléjac, les organisateurs ont pu se réjouir d'un nombre conséquent de visiteurs et d'exposants. Le soleil était au rendez-vous et tout concordait pour faire de cet événement une belle réussite.

A quoi ça tient ? Il y a des rassemblements de véhicules anciens qui naissent et qui, année après année, vivotent doucement, présentant peu ou prou à chaque nouvelle édition les mêmes véhicules. Et puis, il y a ceux qui, allez savoir pourquoi et comment, parviennent à attirer de plus en plus de nouveaux véhicules et qui, on l'espère, sont en passe de devenir à brève échéance un incontournable.
Le mérite revient sans aucun doute possible à l'équipe organisatrice mais il y a peut-être le cadre, aussi, qui incite les collectionneurs à faire le déplacement. Là, à Groléjac, en plein Périgord Noir, à quelques encablures du Quercy voisin, on a su appâter les amoureux des véhicules anciens et ils ont répondu présent avec empressement.
Le rassemblement peut se diviser en trois ou quatre parties. Il y a l'exposition accompagnée de démonstrations pétaradantes et de reconstitution de battage à l'ancienne du machinisme agricole ancien. De vieux tracteurs, des moteurs fixes, aussi. Il y a l'exposition, bien plus importante, de voitures anciens. Elle s'étire le long de la berge du lac et sait faire la place aussi bien aux populaires des années 50, 60 ou même 70 et 80 qu'au voitures plus prestigieuses. En plus de cela, il y a une bourse d'échange de pièces détachées et une large place faite au vide greniers et aux stands de restauration. En marge, plus timide, beaucoup trop timide à mon goût, un espace est réservé à la moto ancienne.
Pour commencer la présentation de cette édition, je vous propose une sélection d'automobiles anciennes et de l'unique poids-lourd présent, un Citroën P55. Demain, je vous montrerai d'autres images.

300kg Renault

Citroën P55

5cv Citroën

Peugeot 302

Citroën C4

Ford T

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