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jeudi 8 septembre 2016

Luxe à la française ?

Bugatti, Delage, Delahaye, Talbot ou Voisin, à mes yeux cela ne fait aucun doute, ce sont des marques automobiles qui ont porté haut une certaine idée du luxe et du prestige. Le cas de Facel Vega est, pour moi, plus compliqué. D'accord, ces autos étaient chères. D'accord, elle visait une clientèle haut de gamme. D'accord aussi pour dire qu'elle a cherché à explorer ce domaine de l'automobile de luxe. Mais le fait qu'il y ait eu relativement peu de voitures produites et que la marque ait disparu suffit-il à encenser ces véhicules ? Je n'en suis pas certain.
Si on reconnaît assez aisément une Facel Vega à sa calandre, la ligne générale de ces automobiles ne me semble pas se démarquer des canons de l'époque. Pire, il me semble que Daninos lorgnait plus du côté des bagnoles américaines que de celui des belles carrosseries européennes. Je ne dis pas que les Facel Vega sont laides ou banales mais qu'elles sont assez conventionnelles. Ce qui a manqué à Facel Vega, peut-être, c'est une motorisation noble. L'idée d'aller puiser dans les catalogues de V8 américains ou, sur la fin, dans celui de Volvo, nous éloigne d'un beau moteur, par exemple un six cylindres en ligne, qui aurait été conçu pour ces autos. Alors oui, les grosses Facel Vega étaient puissantes, la marque faisait sa promotion sur le fait que ses voitures étaient les coupés quatre places les plus puissants du monde. Toutefois, à mon sens, on est loin de la beauté d'une Jaguar ou même d'une Merdedes. Sur la fin, les Facel Vega s'affinent, deviennent plus belles en devenant plus petites.

La Facel Vega vue à Périgueux lors des Vintage Days est une FV3 ou une HK500. J'ai du mal à bien l'identifier. Elle a tout de même de la gueule, on ne peut pas le nier. Non loin étaient exposées des Cadillac et des Chevrolet contemporaines. Elles attiraient plus le badaud. L'échec de Facel Vega, le fait que ça ait été une petite marque sur un petit créneau peut expliquer qu'elle n'ait pas pu mener à bien tous ses projets. Mais la question que je me pose est de savoir si cet échec est dû à la faute à pas de chance ou au fait que ces automobiles ne pouvaient pas incarner réellement ce que l'on pouvait attendre d'une voiture de luxe à l'époque. Il y a un côté romantique à pleurer sur le triste sort de cette marque trop tôt disparue, sur le fait qu'elle n'ait pas été suffisamment soutenue par les pouvoirs publics ou les actionnaires. Bon. On n'entend jamais soulever l'idée que cette marque n'était peut-être tout simplement pas très intéressante.

FV3 ou HK 500 ?

Rare d'accord. Belle ?

Facel Vega

Facel Vega

vendredi 29 janvier 2016

Facelia

Facelia

jeudi 27 août 2015

Tellement française

C'est une restauration qui a pris du temps. Cela fait des années que j'entends parler de cette Facellia achetée à l'état de quasi épave et de sa remise en route. J'avais vu des photos et beaucoup auraient jeté l'éponge pour s'acheter une voiture récente.
Hier matin, je reçois un appel téléphonique. C'est Stéphane qui me dit qu'il est à deux pas de chez moi avec sa Facel-Vega, en route pour Angoulême puis la Bretagne où il se rend depuis la région marseillaise pour une rencontre d'automobiles anciennes. Il me demande si je suis chez moi. J'y suis. Il me dit qu'il va s'arrêter pour me faire voir sa petite merveille. Chouette !

Intérieur Facellia
Facel-Vega, c'est une ancienne marque française de voitures de luxe née de la volonté et de l'imagination de Jean Daninos. Sans doute est-ce la dernière vraie marque d'automobiles de luxe française. La Facellia est une petite Facel-Vega créée pour concurrencer les petites auto sportives telles que Triumph ou Porsche. Son dessin est superbe, simple et de bon goût, fin et précis. C'est, il me semble, la première fois que j'en vois une rouler. Il faut dire qu'en tout, il n'y a eu que trois mille Facel-Vega de produites.

Moteur de la Facellia d'origine Volvo
La restauration n'a pas été simple, on ne trouve plus de pièces détachées depuis déjà quelques décennies. Tout a été refait, révisé, reconstruit si besoin. Le moteur gavé de deux splendides carburateurs Weber vient d'une Volvo qui utilisait le même moteur que celui de la Facel-Vega après que la marque ait abandonné la motorisation Pont-à-Mousson peu fiable. La sellerie a été confiée à un professionnel de Terrasson-Lavilledieu ainsi que la capote.
Stéphane était attendu à Angoulême, pas vraiment le temps d'aller faire des photos. Je me contente donc d'en faire sur le bord de la route. Peut-être que l'occasion d'une séance photo se présentera un jour ?

Facellia Facel Vega

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