vendredi 20 septembre 2019

Belge, anglaises et boules de gomme

J'ai le cerveau qui fait de la colle. Ça vous amusera peut-être de l'apprendre. Moi, ça me fait rire très modérément. Je vous explique. J'ai fait des photos d'automobiles à Angoulême. Si vous suivez un peu ce blog, vous aurez compris ça. Bon. Je fais des photos et je fais confiance à ma cervelle défaillante pour retenir les marques des autos. Et alors, des fois ça marche et des fois, non. Je regarde une image et je ne suis pas foutu de me souvenir de la marque de la voiture représentée là. C'est désolant, c'est bouleversant, c'est embêtant.
Là, par exemple, bon, c'est une FN Sport avec sa belle carrosserie en alu bouchonné. C'est d'autant moins difficile de le savoir que c'est écrit dessus. Après, ça a des limites. Ne me demandez pas le type exact et l'année de production. Je n'ai pas un savoir encyclopédique. Il y en a, vous leur faites voir un malheureux écrou et ils vous disent tout du véhicule, son histoire, sa vie, son kilométrage et la liste de ses propriétaires, la date des vidanges et de changement de bougies. Tout. C'est fascinant. Ainsi, j'en connais un qui sait tout à propos de tout mais d'une façon très ciblée. Très très ciblée, la façon, je veux dire. C'est époustouflant. Ça ne concerne pas l'automobile mais il n'y a pas que l'automobile dans la vie. Son truc, à lui, c'est le batteur à œufs modèle C302 F. Il connaît par cœur la liste des pièces le composant, les spécificités du modèle 1956, le nom des ouvriers de la chaîne de montage année par année. Il est incollable sur le sujet. Et moi, je ne suis pas foutu de me souvenir de la simple marque d'une bagnole. Il n'y a pas à tortiller, mon cerveau n'est pas en bon état.

FN sport
Pourtant, des fois ce n'est pas si simple. Sur la photo suivante, on voit une Alvis avec une belle carrosserie en aluminium elle aussi. Ce n'est pas pour me vanter mais je suis prêt à parier que tout le monde n'aurait pas été capable d'identifier la marque. Déjà, bon, il faudrait connaître cette marque. C'est moins connu que du Renault ou du Peugeot. C'est anglais et nous autres Français ne connaissons pas si bien les automobiles produites en Grande-Bretagne. On identifie bien les Land Rover, les Range Rover, les Mini, la Triumph Spitfire, peut-être les Rolls-Royce et l'Aston Martin de James Bond mais pour le reste, c'est vite plus compliqué. Et pour les utilitaires, je n'en parle même pas ! Faut dire que dans le domaine les Anglais ont fait fort. Ah ça, ils ont osé tenter des carrosseries spéciales. Les Scammel, les Bedford, les Atkinson, les Leyland, les AEC ! Quelle gueule ils avaient !

Alvis
Anglaise aussi la Riley qui suit. Deux images de la même automobile dont une qui prouve qu'elle est capable de rouler. Là, c'est pareil, l'identification est rendue simple par la présence du logo sur le radiateur. C'est écrit "Riley" alors je suppose que c'en est une. De la même manière, on se serait amusé à mettre l'étoile Mercedes que je jugerais que c'en est une. Je me tromperais mais je resterais arcbouté sur ma position, affirmant avec morgue et dédain que l'étoile, c'est Mercedes. Je me rendrais ridicule une fois de plus et j'en concevrais beaucoup de peine et de colère rentrée. Cependant, là je suis presque sûr de mon coup, c'est bien une Riley.

Riley
Riley qui roule
Et donc, il reste cette dernière automobile sur laquelle je butte. Je pense qu'il s'agit d'une anglaise sans certitude formelle. Si c'est bien une anglaise, ce n'est ni une Jaguar ni une Bentley, pas plus une MG qu'une Morgan. Je vais prendre le risque de proposer une marque. Il est possible que ce soit une Alvis. Je compte sur vous pour apporter plus de précisions.

Qui me dira ce que c'est ?


Cette dernière automobile est donc une mystérieuse Len Kin 1938 Grand Prix. J'ai effectué des recherches sur Internet sans rien trouver de bien précis à son sujet. Pièce unique ? Pas impossible. Sur quelle base ? Quelle motorisation ? Je ne le sais pas.

lundi 16 septembre 2019

Marques belges et d'ailleurs aux Remparts d'Angoulême

Le 11 avril 1492 naissait Marguerite d'Angoulême dans cette même ville. Nous ne sommes pas là pour effeuiller la marguerite mais pour nous ébaubir à la vision d'antiques véhicules à deux, trois ou quatre roues voire, nous le verrons, à une roue et demi. En quelques photographies, nous parcourrons largement plus d'un siècle de réalisations mécaniques au service de la mobilité.
En ces premières années du 20e siècle, nous pouvons encore parler de pionniers. On en est encore alors à se tâter, à tenter des solutions, à rechercher des solutions. Le moteur est à l'avant ou à l'arrière, on hésite encore un peu sur la disposition des commandes, on ne sait pas s'il faut placer le volant à droite ou à gauche, s'il faut le mettre à plat ou dirigé vers le pilote. Un peu avant, on se questionnait même quant à la meilleure solution pour la forme de ce dirigeoir. Volant ou guidon ? Ce qui semble acquis, c'est que le châssis sera placé haut par-dessus les essieux. Pour l'heure, on n'imagine pas bien que l'on puisse descendre tout cela et pour encore longtemps, on monte en voiture.
Cela est aujourd'hui ignoré mais la Belgique a été un grand pays de constructeurs de motocyclettes et d'automobiles. La marque Minerva nous est encore un peu connue à travers ces véhicules construits un temps sous licence Land Rover reconnaissables à leurs ailes à pan coupé mais la marque est bien plus ancienne. Les jardins encerclant l'Hôtel de Ville accueillaient des représentantes de cette industrie belge. Dans l'ordre d'apparition, donc, une Minerva, une La Métallurgique, une Pipe et une Excelsior.

Minerva 1904
Metallurgique belge
Ceci n'est pas une fellation
Vue du poste de contrôle d'une Excelsior belge
Du côté des motocyclettes, la Belgique nous a donné de célèbres marques avec les Saroléa, F-N, Gillet Herstal ou, bien sûr, Flandria. J'ai dit que ces jardins étaient réservés aux marques belges. Aussi, on s'étonnera de la présence de ce charmant petit Mobyscooter attelé bien français. Une erreur ? Une tentative d'invasion ? Je me questionne encore.

Tintin pour le side-car Mobyscooter !
La Fabrique Nationale Herstal fabriquait des armes quand elle a commencé à ajouter des roues et un moteur. On pourra noter que l'anglaise BSA aussi produisait des armes avant de se lancer dans la motocyclette. Chez nous, Peugeot fabriquait des moulins à café ou à poivre avant de s'aventurer dans la locomotion et Terrot brillait dans le domaine des poussettes et landaus.

Motocyclettes belges
Gillet Herstal Super Sport
A restaurer
La dernière image montre certainement une motocyclette belge. J'ai quelque difficulté à l'identifier et je doute même qu'elle soit un jour de nouveau sur ses roues quoique les passionnés ne manquent jamais de m'étonner par leur pugnacité à reconstruire des épaves que l'on n'oserait même pas amener chez le ferrailleur le plus proche de crainte de se faire moquer.
Pour finir sur une note nettement moins belge deux images d'un intérêt discutable. Sur la première, nous voyons que cette année les Harley-Davidson se montrent en noir. Sur la deuxième, nous voyons une BMW nous prouver qu'une japonaise est bien plus belle et intéressante qu'elle.

Noir et chromes
Pas certain que la plus intéressante soit la BMW

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