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mercredi 6 mai 2015

Bourse d'échanges de Brive-la-Gaillarde

Dimanche dernier, il y avait la bourse d'échanges de Brive. C'était l'occasion pour les collectionneurs et restaurateurs de véhicules anciens de trouver la perle rare, c'était aussi, pour les badauds, d'admirer les quelques véhicules exposés. Cette foire se tenait sur la place de la Guierle et dans la salle Georges Brassens qui, comme c'est étrange, est aussi l'endroit où se tient l'un des plus courus des marchés de la ville. Je reviendrai peut-être sur les véhicules exposés mais, pour aujourd'hui, je vous propose quelques images de la bourse d'échanges proprement dire.
Pour commencer et pour faire râler Liaan, une Honda 750 Four bien restaurée qui n'était pas vraiment exposée. Elle se trouvait en bout de la bourse, légèrement en retrait. Pour moi et par-delà les vaines querelles, cette moto a marqué son époque et est devenue une vraie "classique". Alors, oui, on ne peut pas le nier, c'est une moto japonaise. Et alors ? Elle a une bonne gueule et ça me fait plaisir d'en voir une dans ce bel état.

Honda 750 Four
L'humour s'était invité à cette bourse d'échange corrézienne. En guise de rappel de l'étonnante vente Artcurial de la collection Baillon qui a vu partir à des prix totalement déraisonnables des épaves qui ne seront probablement jamais restaurées, étaient exposées deux "machines" décrépies en un état de délabrement bien avancé. Des affichettes annonçaient qu'il s'agissait d'une vente "Artfinal" et proposaient la vente à des prix cocasses. Cela rappelait au passage que le petit monde du véhicule de collection est aussi sinon avant tout une grosse affaire de fric.

Vente Artfinal-Baillon
Humour encore avec un joli petit Kombi VolksWagen décoré avec goût aux couleurs d'une célèbre marque de boisson sucrée bien connue. J'aime beaucoup ce genre de traitement qui cherche à vieillir la carrosserie et à laisser la rouille apparaître tout en la contrôlant attentivement. J'aime aussi le contraste entre les jantes bien propres et brillantes avec le reste du véhicule.

Volkswagen
Pour finir, un aperçu de ce que l'on pouvait trouver comme deux roues à restaurer. Il s'agit de ce que l'on appelle du matériel "sorti de grange". Il n'est pas impossible qu'un jour quelqu'un se prenne de passion pour ces cyclos et vélomoteurs populaires délaissés et abandonnés à leur triste sort et qu'ils sillonnent de nouveau les petites routes prochainement. Au passage, il est amusant de se dire qu'il sera aussi difficile et onéreux de restaurer à la perfection l'un de ces pétochons insignifiants qu'une moto d'une grande marque célébrée. A l'heure où je suis parti de la bourse, ces machines étaient toujours là et n'avaient visiblement pas trouvé acquéreur. Une prochaine fois peut-être ?

Sortie de grange

jeudi 16 avril 2015

Cascades de Gimel-les-Cascades

A une dizaine de kilomètres au nord est de Tulle, en Corrèze, les chutes d'eau de Gimel-les-Cascades sont l'un des points forts du tourisme du Limousin. C'est vous dire combien ils sont à mille lieues de ce que l'on peut trouver en Périgord. Enfin bon, ils font ce qu'ils peuvent. Ne les blâmons pas.
Mais est-ce que cela vaut le coup d'aller visiter Gimel-les-Cascades ? Ma foi, oui. Si l'on souhaite visiter le site qui permet de voir la succession des trois hautes cascades, il vous faudra vous acquitter d'un droit d'entrée de 6 euros en passant par le bar qui fait office de péage. Une fois le ticket d'entrée en poche, vous pouvez partir à l'assaut des très nombreuses marches qui serpentent à flanc d'une falaise abrupte. Il est préférable de prévoir des chaussures confortables. Les marches ne sont pas exemptes d'aspérités.
Trois cascades, donc, sur la rivière Montane. La première s'appelle "le Grand Saut" et chute de 45 mètres dans les gorges granitiques. La deuxième, "la Redole" cavalcade de 38 mètres quand la dernière, s'effondre dans "le gouffre de l'Inferno" sur 60 mètres. Elle est nommée "la Queue de cheval". Les trois cascades mises bout à bout vous font descendre de plus de 140 mètres. Alors, il faut penser au fait qu'il faudra remonter.
Le cadre est sympathique et le spectacle assez impressionnant. Le parcours se déroule sous les arbres et l'on peut franchir la Montane en empruntant une passerelle qui permet d'aller au plus près de la première des trois cascades. Ceci dit, il n'y a à voir que ce pour quoi on nous invite à venir. Une chute d'eau, c'est une chute d'eau. Rien de plus. L'eau tombe dans un vacarme ravissant et file vers l'aval. Pas ou peu de surprise, dans le fond. On peut rester quelque instant à regarder l'eau tomber mais on comprend vite qu'il ne se passera pas grand chose d'autre. Alors, si le spectacle a quelque chose de "majestueux", si le cadre est très agréable de par sa fraîcheur lors des chaudes journées estivales, il n'est pas utile de visiter les lieux si l'on n'est pas un peu attiré par la nature.
C'est un certain Gaston Vuillier qui a fait connaître et à fait la promotion de ces cascades. Dessinateur, voyageur et ethnographe, né à Perpignan en 1845, il s'établit à Gimel-les-Cascades à partir de 1892. Aujourd'hui, le Parc Vuillier est un site à caractère privé classé par l'État. Pour s'y rendre, c'est facile. Après Tulle, vous continuez la route vers Ussel. Un panneau indique la direction à prendre pour rejoindre le village qui, en dehors des cascades spectaculaires, est bien agréable à visiter avec ses vieilles pierres, son château en ruine et, surtout, ses parcours de randonnée. Et d'ailleurs, il est presque plus intéressant de suivre ces chemins d'accès gratuit que de payer pour le parc Vuillier. Après avoir franchi un portail de fer forgé, vous pouvez allez à la rencontre des Cascadelles. Vous l'aurez compris, il s'agit de petites cascades. Moins impressionnantes mais tout aussi agréables. En prenant le sentier qui mène au pont du Péage, vous rejoignez le cœur du village. Une belle promenade vraiment très agréable.
J'ai fait quelques photos de tout cela et je vous les présente maintenant.

Cascade de Gimel

Cascades de Gimel

Cascades de Gimel

Chaumière à Gimel-les-Cascades

mardi 25 février 2014

Canal des moines - Aubazine

Construit au XIIe siècle par les moines pour amener l'eau au monastère d'Aubazine, le canal des moines court sur 1,5 kilomètre à flanc de rocher. C'est un site à découvrir qui propose une belle promenade.

Aubazine, je dois le dire, je ne connaissais pas. De cette commune située entre Brive-la-Gaillarde et Tulle, je ne connaissais que la gare d'Aubazine que l'on traverse par la route. Jamais je n'avais eu la curiosité d'entrer dans le village. C'est une copine qui m'a proposé cette virée photographique.
Cheminer tout le long de ce canal en hiver n'est sans doute pas l'idéal. A mon avis, mais j'y retournerai aux beaux jours, ce doit être bien plus beau encore avec les arbres couverts de feuilles. J'ai néanmoins ramené quelques photos que je vous propose aujourd'hui.
Le canal part donc de près de deux kilomètres du monastère, à un endroit où le Coiroux surgit d'une petite cascade pour filer vers la Corrèze dont il est afluent. Au XIIe siècle, lorsque les moines de l'abbaye cistercienne décide de construire ce canal, seules quelques minces sources apportaient l'eau nécessaire à la vie. Le travail de construction a dû être éreintant et périlleux. Par endroit, il a fallu creuser la roche ou construire des murs de soutènement.

Canal des moines - Aubazine
Canal des moines - Aubazine
Canal des moines - Aubazine
Canal des moines - Aubazine
Canal des moines - Aubazine
Canal des moines - Aubazine
Canal des moines - Aubazine
Le paysage fait de ces falaises abruptes et de cette pierre aux angles acérés est étonnant. La présence de pins et la végétation maigre en cette saison pourrait presque faire penser à un lieu plus méditerranéen.

Canal des moines - Aubazine - bouleaux
Canal des moines - Aubazine - paysage
Canal des moines - Aubazine - paysage
Canal des moines - Aubazine - paysage
Canal des moines - Aubazine - paysage
Canal des moines - Aubazine - paysage
En cette fin d'hiver, les meilleures images à prendre sont sans doute celles des multiples petites cascades du Coiroux qui file vers la Corrèze. Il n'est pas certain que le lit du cours d'eau soit si rempli en été. Bien encaissé entre les parois rocheuses, dans un cadre de mousses et de bois, l'eau vive caracole joyeusement pour le plus grand plaisir de l'objectif photographique.

Canal des moines - Aubazine - cascades du Coiroux
Canal des moines - Aubazine - cascades du Coiroux
Canal des moines - Aubazine - cascades du Coiroux
Par contre, si jamais vous projetez d'aller vous promener vers ce canal, prévoyez de bonnes chaussures de marche. Mine de rien, la randonnée n'est pas de tout repos et, sans être non plus exténuante, elle donne l'impression d'avoir fait son content d'exercice physique pour la journée.

dimanche 23 février 2014

Près de la gare de Brive-la-Gaillarde

J'ai un objectif que je n'utilise pas souvent. A un moment, un peu comme on accuse son chien de la rage pour s'en défaire, j'ai considéré qu'il était mauvais et je l'ai remisé. Je me suis trouvé à regarder des images sur un site Internet et à les trouver très plaisantes. Quelque peu interloqué, j'apprends que ces images ont été réalisées avec cet objectif honni et je me demande si ce ne serait pas moi qui ne sait pas l'utiliser. Aujourd'hui, je l'ai placé sur le boîtier et suis allé faire des photos à côté de la gare de Brive-la-Gaillarde, ville où, en d'autres temps, à propos de bottes d'oignons, quelques douzaines de gaillardes se crêpaient un jour le chignon.
Par chance, il faisait très beau. La lumière éclairait bien les bâtiments qui font face à l'entrée de la gare ferroviaire. De ce que j'avais pu comprendre en consultant des sites Internet s'intéressant au sujet, l'objectif dont j'étais ce jour pourvu — un 10-20 Sigma puisqu'il faut ici le dire — ne donnerait son meilleur qu'à une plage d'ouverture se situant entre f:5.6 et f:8. Je me suis donc calé là où il était recommandé de le faire et ai déclenché à deux reprises, la première pour le Terminus, la deuxième pour une belle demeure aujourd'hui abandonnée aux portes et fenêtres de rez-de-chaussée murées.
Et donc, après analyse, ne craignant nullement de revenir sur mon jugement sans doute hâtivement énoncé, je me dis que, peut-être, cet objectif ne mérite pas de moisir à l'écart.

Le Terminus - Brive-la-Gaillarde
Près de la gare de Brive-la-Gaillarde

mercredi 12 février 2014

Musique mécanique et rotative

Pierre Bastien, artiste discret, confidentiel et cependant incontournable du milieu des musiques expérimentales se produisait récemment sur la scène de musiques actuelles de Tulle "des lendemains qui chantent". Une rare occasion de s'émerveiller devant ses robots musiciens et de laisser vagabonder son âme dans les sphères oniriques et enfantines de sa musique minimaliste accompagnée de projections vidéo du même tonneau.

Autant être franc, une fois n'est pas coutume, je ne savais pas très exactement ce que j'allais voir et entendre. Et du reste, comment expliquer ce qu'est un concert de Pierre Bastien ? Et d'ailleurs, peut-on parler de concert ? Que diantre ! Un concert, c'est quand il y a des musiciens, des instruments de musique, des guitares, une batterie, un piano, des musiciens juchés sur une scène et des groupies qui crient leur pamoison derrière des grilles de sécurité gardées par des gros bras d'un service d'ordre, non ?

Pierre Bastien
Pierre Bastien
Au lieu de cela, une table couverte de constructions en Meccano© et d'objets bizarres et étranges parmi lesquels, toutefois, on peut voir une trompinette. Au plafond, un video projecteur ; derrière la table, un écran de projection. On sent confusément que l'on va vers le bizarre. On se prépare les oreilles et les yeux afin de ne rien perdre du spectacle qui s'annonce et on attend.

Pierre Bastien
Pierre Bastien
Pierre Bastien est déjà dans la salle. Il est assis sur les gradins et il attend que le public s'installe. Il ne joue pas le jeu du musicien, Pierre Bastien. Il ne respecte pas les codes du métier. Pas d'entrée en scène tonitruante, pas de costume de scène pailleté. Lorsqu'il estime que tout le monde est là, il se dirige vers sa table de travail et commence à bidouiller quelques potentiomètres et interrupteurs. Il engage un disque dans un lecteur de DVD, des images commencent à s'agiter sur l'écran et la musique se met en route. C'est vraiment ça. Ça se met en route. Un peu à la manière d'un moteur Diesel qui démarre à froid. Ça peine à trouver le rythme, à tenir la note, à tourner rond. Pierre Bastien actionne les commandes en cherchant avec détermination à faire coller la musique avec les images en noir et blanc qui saccadent et tressautent.

Pierre Bastien
Pierre Bastien
Pour sûr, on est dans le pas habituel. On regarde avec émerveillement la mécanique produire des sons étranges et imprévus. On s'étonne de voir les roues tourner, les machins vibrer, les trucs s'agiter et on redevient enfant, on plonge dans le monde des jouets, on s'amuse, on devient joyeux, on écoute les petites ritournelles qui bouclent, qui s'accordent les unes aux autres pour fabriquer cette musique à nulle autre pareille. C'est magique !
Le spectacle fait appel aux oreilles mais aussi aux yeux et au cerveau. On essaie de comprendre le fonctionnement des machines, l'impact des engrenages, des bielles, des taquets, des cames, des poulies et courroies sur le son. On ne comprend pas tout de suite comment ces franges souples peuvent produire des notes et comment elles se meuvent. On suppose qu'il y a quelque bizarrerie diabolique derrière tout ça qui est chargée de fournir un flux d'air, on imagine bien qu'il doit y avoir du moteur électrique pour faire tourner les roues et on rit presque à voir Pierre Bastien, hyper attentif et concentré, manipuler des commandes ou installer un nouvel élément en cours de route. La musique est approximative et pas vraiment assurée, ça gratte, ça chatouille, ça craque et ça crachote. De la trompinette équipée d'une sourdine court un tuyau souple qui plonge dans une boîte de plastique qui contient de l'eau. Pierre Bastien souffle dans l'instrument et des gargouillis se font entendre.

Pierre Bastien
Pierre Bastien
Le concert se termine et Pierre Bastien retourne s'asseoir dans les gradins. Il est applaudi mais là encore, il ne joue pas son rôle de rock star. Timidement, il remercie en hochant la tête. Il semble se demander pourquoi tant de personnes sont venues assister à son spectacle. Peut-être bien que Pierre Bastien est un véritable modeste. Il constate que le public a apprécié et il propose de jouer deux derniers morceaux. Pour en jouer plus, il aurait dû amener plus de machines, s'excuse-t-il. Deux morceaux supplémentaires, c'est mieux que rien. On n'a pas tous les jours l'occasion de s'amuser. Parce que, tout de même, il ne faut pas oublier de parler de l'humour sous-jacent. Très important, l'humour, dans l'œuvre de Pierre Bastien. On se doute aisément qu'il conçoit ses machines en s'amusant, qu'il s'émerveille lui-même à imaginer un nouveau mouvement et les sons qui en résulteront.
Cette fois, le concert est vraiment fini. Le public se presse près de la table et Pierre Bastien ne rechigne pas à expliquer, à dévoiler les secrets du prestidigitateur sonore qu'il est.

Pierre Bastien
Pierre Bastien

Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site Internet de Pierre Bastien.

lundi 13 janvier 2014

Vive le scooter

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lundi 6 janvier 2014

Turenne

Turenne

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