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vendredi 4 juillet 2014

Chimay

Longue d'environ trois-cent trente kilomètres, prenant sa source en Belgique et se jetant dans la Seine dont elle est le principal affluent, l'Oise est la rivière de mon enfance. Elle relie Conflans-Sainte-Honorine à Chimay et c'est justement de Chimay que j'ai envie de vous parler aujourd'hui.

Je n'en suis plus vraiment certain, mais il me semble vous avoir déjà vaguement parlé de mon escapade belge. Quoi qu'il en soit, il est un fait avéré, c'est que je suis passé par Chimay.
Pour la plupart des gens, Chimay, c'est une marque de bières belges et rien de plus. Or, il se trouve que, aussi vrai que Bergerac est aussi et avant tout une ville avant d'être un délicieux vin, Chimay est une commune belge avant d'être une brasserie trappiste. Car oui, il est là question de bière trappiste. Récapitulons. Il existe six bières trappistes belges. Comme par hasard, trois sont en territoire flamand et trois sont en Wallonie. Chimay, Rochefort et Orval sont ces dernières. Achel, Westmalle et Westvleteren sont donc en Flandre.
Avec mon frère, compagnon de voyage, nous passions par Chimay pour deux raisons. La première était liée à la bière, la seconde était que j'allais y rencontrer un ami photographe connu sur Internet. Une troisième raison était plus sentimentale et était en relation avec Conflans-Sainte-Honorine, ma ville natale, ville jumelée à Chimay, et à l'Oise qui prend sa source dans cette belle région wallonne. Partis de Bruxelles le matin, nous parvînmes à Chimay en milieu de matinée et nous eûmes tout le loisir d'aller jusqu'à l'abbaye de Chimay (de Scourmont, en fait) et de la visiter. Je fus particulièrement attiré par le petit cimetière très émouvant et très beau, tout en simplicité et en retenue. Des alignements de sépultures toutes identiques séparées de buis taillés. On trouve ici des moines, des nonnes mais aussi des laïcs venus finir leur vie au monastère. Ce n'est pas que je sois particulièrement pressé de mourir mais je me dis qu'être enterré là ne doit pas être si désagréable.

Frère Félix
Frère Eloi et nonne Xavierus
Calme et sobriété

A quelque distance de l'abbaye, l'auberge de Poteaupré, propriété du monastère, permet de faire provision de bières, de fromages et d'autres produits liés à l'activité brassicole des moines. On peut également y déguster les bières ou s'y restaurer. Le cadre est des plus sympathiques, le personnel l'est tout autant.
C'est là que l'on peut goûter les Chimay tirées à la pression. Je savais déjà que le goût changeait selon la contenance de la bouteille, j'ai découvert que la bière avait un goût encore différent une fois servi depuis le fût. Je n'ai pas goûté les trois Chimay intéressantes[1] et me suis contenté de celle que je préfère, la blanche[2].

Auberge de Poteaupré

L'accueil que nous réservait Jean-Michel était largement au-dessus de ce à quoi je pouvais m'attendre. Dans mon idée, nous allions discuter photo en buvant une Westvleteren, nous grignoterions peut-être quelques bricoles et puis nous reprendrions la route pour la frontière française. Ce n'est pas ce qui nous attendait ! Après les présentations mutuelles et quelques discussions liées à la photographie, nous montons dans les appartements. Les premières bouteilles de vin pétillant laissent échapper leur bouchon, l'apéritif traîne un peu et on passe à table pour une excellent lapin à la bière trappiste servi avec des pommes de terre vapeur. Le vin aidant, l'ambiance est maintenant réellement à la rigolade et à la bonne humeur. Je partais à la rencontre d'une connaissance de l'Internet, j'ai trouvé un ami chaleureux et généreux. Une vraie bonne surprise.
Pour aider à la digestion, nous allons découvrir la ville de Chimay et ses vieilles rues. Il s'agit d'une petite ville bien agréable, calme, chargée d'histoire.

Ruelle de Chimay
La nuit tombe sur Chimay

Après avoir dégusté la légendaire et très recherchée Westvleteren 12, nous continuons à discuter et à rire avant de nous décider à enfin reprendre la route pour rejoindre Conflans-Sainte-Honorine où nous arriverons tard dans la nuit, bien fatigués mais bien heureux de ces quelques jours passés en Belgique.
Il me reste encore des photos pour retracer ce petit voyage. Vous n'êtes pas à l'abri que je reprenne ça un de ces jours.

Notes

[1] La quatrième, la Dorée, n'a semble-t-il pas grand intérêt.

[2] la Cinq-cents en bouteille de 75cl.

vendredi 12 avril 2013

On va reprendre tout doucement

Je suis donc revenu de ce que je peux appeler un retour aux sources. Retrouver la ville où l'on est né, c'est pas rien.

Prétendre que Conflans-Sainte-Honorine (Seine & Oise) est le centre de l'univers connu est sans doute un peu exagéré. Si, comme je l'ai fait, vous faites un sondage auprès d'un échantillon représentatif de la population française d'environ soixante millions de personnes de tous âges, vous vous apercevez vite que cette commune est finalement plutôt globalement méconnue. Et, à mon humble avis, elle ne mérite pas mieux.
Conflans-Sainte-Honorine est une commune de la grande région parisienne. Bien à l'extérieur de Paris, loin dans la cambrousse. C'est une petite ville sans grand attrait qui est juste un peu trop loin de Paris pour être intéressante et juste pas trop proche pour ne pas avoir à connaître les affres de la banlieue. C'est une ville endormie. Pas encore morte mais plus très vivante.
Son plus grand fait d'arme est d'être "capitale de la batellerie". C'est parce que Conflans est au confluent de l'Oise et de la Seine. Deux cours d'eau navigables. Alors, oui, bien sûr, il y a des vestiges d'une occupation ancienne du site. Il reste notamment la tour Montjoie qui daterait du XIe siècle mais qui serait à l'état de ruine depuis la fin du XVe siècle. Il y a aussi les vikings qui sont passés par là. Et puis Michel Rocard qui a été maire de la ville. Bref, pas de quoi faire venir les touristes en masse, quoi.
Il n'empêche que je suis passé par Conflans et que j'ai profité d'une courte éclaircie pour faire quelques photos de la ville ancienne depuis la passerelle qui traverse la Seine.

Conflans Sainte Honorine

Conflans Sainte Honorine

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