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jeudi 9 juin 2016

Le bien est à l'est

Westmalle

lundi 30 mai 2016

Sous toute réserve

Grande Réserve - Chimay

mercredi 23 mars 2016

La France s'aperçoit que les terroristes peuvent attaquer un autre pays

belgitude

mercredi 16 mars 2016

C'est pas d'la p'tite bière

Quelques flacons

jeudi 24 septembre 2015

Photographier comme un cochon

L'un de mes frères m'a demandé de lui faire une photo. Il avait acheté de la bière et les verres qui vont avec. L'idée était de faire une photo d'un verre avec la bière et de la mousse. Dit comme cela, ça semble simple.
Le problème, ce n'est pas tant de photographier le verre plein de bière que d'avoir de la mousse. J'avais lu je ne sais plus où un truc pour obtenir une belle mousse qui tienne. Le souci, c'est que le truc rend la bière imbuvable. Parce que ce n'est pas de la petite bière que l'on trouve sous le sabot d'un cheval, ça me chagrinait un peu de gâcher.
Dans un premier temps, j'avais acheté de la bière très bas de gamme. Il ne m'a pas fallu longtemps pour m'apercevoir qu'elle était impropre à produire une belle mousse. Je l'ai bue. L'autre jour, je suis monté un peu en gamme et ai acheté de la Kronenbourg. Ce n'est pas de la grande bière, certes, mais elle est injustement mal considérée, selon moi.
Cette fois, je mets en place les éléments de la photo. Le verre est là, les éclairages sont disposés. Je commence par verser deux canettes de bière dans le verre. Ça donne ça :

La Kronenbourg, ça mousse pas
On peut le constater, de la mousse il n'y en a point. Je ne me formalise pas outre mesure, je m'y attendais un peu. Je vais pouvoir tester le truc. Je prends ce qu'il faut pour le réaliser et le résultat est très nettement au delà de mes plus folles espérances ! Ça marche même trop. Beaucoup trop ! J'ai juste le temps de déclencher et je vais chercher une bassine et une éponge pour nettoyer la catastrophe. Pour vous donner une idée, ça donnait cela :

Y a comme un truc qui va pas
Bon. Du coup le verre est tout dégueulassé. Je n'ai pas envie de perdre un nouveau demi-litre de Kronenbourg, je continue avec ce qu'il y a dans le verre. J'utilise de nouveau le truc, avec un peu plus de parcimonie cette fois. Pour refaire le niveau, j'ajoute de l'eau. Au point où on en est, autant y aller franco. La mousse a un aspect un peu bizarre mais ça ira pour cette fois.

Ben mon cochon !

dimanche 12 avril 2015

Petite bière pour nourisson

Gueuse Mort Subite

vendredi 24 octobre 2014

Quand lama fâché

Le 20 septembre dernier, je vous parlais de l'ouvrage de Philippe Goddin expliquant la genèse de l'album "Les 7 boules de cristal". Aujourd'hui, je vous présente la suite de cette étude intitulée "La Malédiction de Rascar Capac". L'auteur endosse le costume d'historien et nous plonge dans l'histoire de l'histoire. En route pour les Andes !

"Quand lama fâché, señor, lui toujours faire ainsi...". D'une manière générale, on ne peut pas dire que Hergé ait choisi l'humour dans ses aventures de Tintin, lui préférant l'aventure et le suspense. Toutefois, Hergé devait aimer rire et, à mon avis, c'est la raison pour laquelle il a créé des personnages hilarants qui sont autant de faire-valoir au héros bien trop sérieux et impliqué dans ses aventures. Les deux Dupondt, Tryphon Tournesol, Bianca Castafiore, l'insupportable Séraphin Lampion et, bien entendu, le capitaine Archibald Haddock lui-même. Cette explication sur l'attitude du lama cracheur est donnée par un jeune Péruvien au début de l'album, peu après que Tintin et Haddock ont atterri en Amérique Latine.
Tandis que l'album précédent se termine sur un fond de fin de deuxième guerre mondiale et d'accusations de collaboration, Hergé ayant publié ses planches dans le quotidien "le Soir" dirigé par les occupants allemands, "le Temple du Soleil" va être publié dans le tout nouveau "Journal de Tintin". Parce que la première partie de cette histoire n'a pas encore été éditée en album et que tout le monde n'a pas lu les planches des 7 boules de cristal dans le journal durant la guerre, Hergé va débuter la deuxième partie en résumant à grands traits le contenu de la première partie. Ces premières planches seront bien évidemment absentes de l'album qui sera édité par Casterman par la suite. La lecture de l'ouvrage composé par Philippe Goddin a donc pour premier intérêt de nous montrer ces premières planches inconnues de celles et ceux qui n'ont pas l'âge d'avoir pu lire les premiers numéros du Journal de Tintin. Et ce n'est pas là le seul intérêt que l'on peut trouver dans cette étude historique.

La malédiction de Rascar Capac
La création du Journal de Tintin prive Hergé d'un précieux collaborateur. E.P. Jacobs décide de voler de ses propres ailes et de faire vivre ses Blake et Mortimer. D'un autre côté, Hergé est bien occupé à composer l'album des 7 Boules de Cristal qui va paraître. Si l'on ajoute à cela la lourde blessure que ressent Hergé suite aux accusations de collaboration avec les nazis et la dépression qui s'ensuit, on comprend que la réalisation de ce deuxième épisode de l'aventure avec les Incas va prendre du temps. La pré-publication du Temple du Soleil va s'étaler du 26 septembre 1946 au 22 avril 1948 à un rythme hebdomadaire et avec des périodes de ralentissement dans la production des planches qui conduira à un passage de trois à deux planches publiées chaque semaine.
Philippe Goddin puise dans la riche documentation de la Fondation Hergé pour nous faire découvrir les sources d'inspiration du dessinateur. Comme dans l'ouvrage précédent, le tintinophile plonge dans une phénoménale quantité d'informations plus ou moins passionnantes mais toujours intéressantes. Il nous fait comprendre les étapes de la création de l'album tout en nous éclairant sur la vie plus intime du créateur. Ainsi apprend-on le désir de Hergé de partir s'exiler en Amérique du Sud et le risque d'implosion du ménage. On savait Hergé submergé par la dépression durant une longue partie de sa vie et on pense en comprendre la source à la lecture des explications données par l'historien.

Plus que "Les 7 Boules de Cristal", "Le Temple du Soleil" est l'un de mes albums préférés des aventures de Tintin. Peut-être parce qu'il est celui qui m'a le plus fait voyager ? La découverte de ces paysages andins, de cette civilisation cachée fidèle à ses croyances, les mystères, la condamnation à mort de Tintin, Haddock et Tournesol, le suspense qui tient jusqu'au bout font que cet album me paraît être l'un de ceux qui marche le mieux. Je me souvient de ma rencontre avec cet album. Il m'a réellement tenu en haleine et j'ai eu du mal à le refermer. C'était chez une cousine.
Selon moi, la force de Hergé est de réussir à inscrire profondément les histoires dans la mémoire du lecteur. Je comprends tout à fait que l'on puisse ne pas aimer Tintin et Hergé. Je ne suis pas un inconditionnel de Tintin et Hergé. Il n'en reste pas moins que j'aime à me replonger dans ces aventures et que je prends plaisir à les redécouvrir. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas les premières aventures de Tintin. Le premier qui me plaise vraiment est, je pense, "Le Lotus Bleu". Par la suite, il en est quelques uns que je considère comme mineurs et d'autres qui me rendent réellement enthousiaste. Ce "Temple du Soleil" est de ceux-ci et je pense qu'il n'est pas étonnant que Philippe Goddin ait commencé par ces deux albums pour nous expliquer d'une façon aussi poussée le monde de Hergé.

La malédiction de Rascar Capac
Bien qu'il soit sans doute Tintinolâtre encore plus que Tintinophile, l'auteur, Philippe Goddin, ne s'interdit pas de lâcher ses flèches contre Hergé et de mettre le doigt sur des erreurs, des invraisemblances, des approximations. Il les explique, les excuse souvent. Hergé ne connaissait pas l'Amérique Latine, il n'y avait jamais posé les pieds, et devait faire avec la maigre documentation à sa disposition. Qu'importe ! L'histoire fonctionne et je continue et continuerai à la lire avec mes yeux d'enfant, comme dans la petite chambre de la cousine.

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