dimanche 26 février 2017

Volets clos

Volets

lundi 23 janvier 2017

Un matin à Azerat

Il se trouve que j'ai eu des dettes. C'est aujourd'hui de l'histoire ancienne et je ne m'en porte pas plus mal. Ce matin, je suis sorti pédestrement pour me rendre dans le petit bourg de Azerat payer ce que je devais à mon fournisseur. Parce que je n'étais pas présent samedi matin, je n'ai pas pu effectuer cela à la livraison. Hier, jour du seigneur et des primaires citoyennes, je ne pouvais concevoir déranger des personnes qui, possiblement, souhaitaient goûter leur repos dominical jusqu'à plus soif. Attention ! Je ne dis pas là que ces personnes boivent d'une façon coupable et immodérée. D'abord, je n'ai aucun élément pour avancer pareille allégation et puis cela ne me regarde en aucun cas et il serait bien malséant de ma part de colporter des ragots sans fondement aucun. Du reste et pour que les choses soient bien claires, je ne sais pas non plus si ces personnes dont je ne dirai pas plus par souci de préserver leur anonymat et leur intimité goûtent leur repos dominical ou pas. Disons-le clairement, je ne connais pas ces personnes et n'ai donc aucune prétention à décrire ce que peut être leur vie privée, s'il boivent et paressent ou pas. La calomnie n'a que trop duré s'il s'avère que calomnie il y a à leur endroit. Pour ma part, je n'ai jamais entendu de paroles malveillantes à leur endroit. A leur envers non plus.
Il faut faire usage de la plus réservée prudence dès lors que l'on commet l'erreur, par mégarde, de parler de personnes. Il ne faudrait pas que l'on puisse penser que j'ai eu l'intention de nuire à qui que ce soit en relatant mes activités de ce matin. C'est juste que j'ai acheté quelque chose qui m'a été livré samedi matin et, parce que je n'étais pas là[1], je n'ai pas pu payer. Je ne l'ai pas fait hier parce que nous étions dimanche et que l'on m'a appris à ne pas déranger les gens le dimanche. Alors, pour ces raisons que j'expose ici[2], ce n'est que ce matin, ce lundi matin, à une heure convenable je vous l'assure, que je me suis rendu à pied jusqu'au domicile de ces personnes pour payer mon dû. Ce n'est tout de même pas difficile à comprendre. On ne va pas en faire toute une histoire. Vous êtes fatigants, je trouve, parfois. Il faut toujours tout vous expliquer, y mettre les formes, être précis, ne rien oublier, ne rien travestir, ne rien trop dévoiler non plus[3].

Où en étais-je déjà ? Ah oui. Donc, j'avais des dettes et je n'en ai plus. Enfin plus beaucoup, un peu moins. Ce matin, avec des chaussures — et des chaussettes entre pieds et chaussures — je suis allé payer ce que je devais. J'ai payé en liquide, en monnaie papier. Deux billets authentiques, pas des billets frelatés que l'on peut trouver dans des milieux interlopes. Et là, je vous vois venir avec vos accusations à peine voilées de suspicion de dissimulation de revenus, de vente sous le manteau avec l'œil torve et l'attitude de celui qui a quelque chose à cacher et qui n'est pas franc du col. Les souvenirs de marché noir pendant l'occupation de la France par les forces allemandes pour les plus anciens d'entre-vous, si vous voyez ce que je veux dire. Du pas "joli-joli", du réprimandable, du coupable, même. Eh bien je vais vous dire, je n'en sais rien et cela ne me regarde pas. On est en démocratie, on a encore le droit de payer en liquide, non[4] ? Après, que la personne déclare ou pas, ce n'est pas mon affaire. Je ne suis pas comme certains qui s'empresseraient d'aller délater toute affaire cessante. Non ! Et puis, surtout, j'ai ma conscience pour moi.
J'ai toqué à la porte et cela a provoqué l'aboiement de chiens. Qu'est-ce que ça peut être con, un chien ! Ce n'est pas un chat qui se mettrait à aboyer pour un oui pour un non. Pas plus un poisson rouge. Bref. Ça aboie comme un sourd pendant peut-être bien une minute pleine avant que l'huis s'ouvre. On me fait entrer et me prie de m'asseoir. Bon, ok. Je m'imagine déjà que l'on va me proposer un café. Mais non, pas de café à l'horizon. Alors, faute de mieux, on fait marcher la langue pour que des sons un peu articulés s'assemblent en des semblants de phrases. Et qu'"il a fait froid cette nuit" et que "moins que hier" et que "mais il fait beau on a du soleil" et que "les jours rallongent". Je commence à trouver le temps long. Toujours pas de café. Tant pis. Il faut en finir maintenant. Je sors mes deux billets et les pose sur la table. Une main qui fait semblant de prendre son temps s'abat sur eux. "Merci". "C'est bien normal". Bien, bien, bien. On a finit là, non ? Je vais me lever et aller me promener dans le village, un peu, maintenant. Sauf que non parce que l'on commence à me parler d'un truc en me demandant mon avis, avis que je n'ai pas. Heureusement, on ne me parle pas des primaires citoyennes et de leur premier tour. Ouf.
Finalement, on me libère. Poignées de main. Parce que j'avais pris l'appareil photo[5] je fais un petit tour. Je m'arrête au lavoir. Bof. Je vais sur la jetée de la retenue d'eau de l'ancien moulin. Bon. Je ne trouverai pas mieux et puis je n'ai pas non plus l'intention d'aller faire une grande promenade. Je fais une photo et je rentre me faire du café.

Azerat

Notes

[1] j'étais à Périgueux si vous voulez tout savoir

[2] vous pouvez relire si vous n'avez pas suivi

[3] parce que je vous connais, vous iriez tout répéter

[4] jusqu'à 1 000 € en espèces lis-je

[5] parce qu'il y a un beau soleil

samedi 6 août 2016

Bouche-trou photographique

J'ai fait une photo de la mairie de Azerat. Il se trouve que j'avais un appareil photo. Cette mairie qui fait également office d'école, qui abrite la bibliothèque municipale et a accueilli longtemps le bureau de Poste est un ancien château, le château de Azerat. Ou du moins ce qu'il reste de ce château et comment il a été rebâti après l'incendie qui l'a détruit en 1903. Apparemment, ce corps de bâtiment était accompagné de tout un ensemble qui allait rejoindre l'église du XIIe siècle. D'après ce que j'ai pu trouver et voir, des murs d'enceinte constituaient les limites du nord à l'emplacement de l'ancienne route nationale et des maisons la longeant aujourd'hui. Des restes de la grandeur de ce château persisteraient en sous-sol.
Aujourd'hui, ce grand bâtiment à l'allure austère ne fait guère penser à un château. Des deux façades, celle située à l'est est sans doute la plus esthétique. Ceci dit, il n'y a pas matière à s'extasier outre mesure.

Façade est de la mairie de Azerat

samedi 13 février 2016

Quelques arbres

arbres dans le ciel et sur le pré

lundi 18 janvier 2016

Faute de pire

Bulletin météo spécial ! Il a neigé sur Azerat, la preuve en image.

neige faute de mieux
Et sans plus attendre, un dramatique fait divers à Azerat où un talentueux dessinateur a connu l'angoisse de la page blanche. Reportage de notre envoyé spécial sur place.
C'est alors qu'il s'apprêtait à se délier la main en griffonnant sur une feuille de papier avec son porte-mine habituel que ce dessinateur qui souhaite conserver l'anonymat s'est aperçu que la réserve de mine était vide. Prévoyant, il va puiser dans le petit stock de mines neuves qu'il conserve toujours par devers lui pour les cas où pareille mésaventure lui arriverait. Il a voulu innover et a changé de marque. Ce ne sont pas les mines habituelles. "Celles-ci doivent bien en valoir d'autres", avoue-t-il avoir pensé au moment de l'achat. La suite allait lui faire ravaler son caquet ! Il déchire l'emballage et s'extasie face à la merveille technologique mise en œuvre pour concevoir ce petit emballage muni d'un couvercle monté sur un axe et relevant un astucieux système agissant à la manière d'un ressort pour cacher le trou par lequel peuvent s'échapper les mines.
Bien décidé à reprendre son dessin au plus tôt, il vide l'intégralité des mines dans le porte-mines et appuie à plusieurs reprises sur le capuchon pour faire sortir juste ce qu'il faut de mine "Hi-Polymer". Et c'est précisément à cet instant qu'a lieu le drame. Au moment même où il applique cette mine d'un nouveau genre sur la surface du papier, il se rend compte qu'elle est bien plus grasse qu'affiché. On dirait du B voire du 2B. Bref, ça ne va pas du tout du tout. Il reconnaît qu'il va lui falloir du temps pour s'y faire.

Et demain, la suite du feuilleton en bande dessinée !

dimanche 13 décembre 2015

Deuxième tour à Azerat

  • Inscrits : 324
  • Votants : 220
  • Blancs : 9
  • Nuls : 3
  • UG - Rousset : 77 voix - 37,01%
  • UD - Calmels : 80 voix - 38,46%
  • FN - Colombier : 51 voix - 24,51%

mercredi 19 août 2015

Les nuages passent à l'attaque

Tentez d'imaginer la scène. Je suis au volant d'une voiture. Une voiture blanche, break, française. Elle roule et je roule avec elle, assis, les mains posées sur un cercle couvert d'une matière ferme et souple. Si je tourne le cercle vers la droite, je vais à droite, si je tourne à gauche, je vais à gauche. Par la vitre qui me protège du vent, je peux voir le paysage. Un pré vers le bas, un ciel vers le haut. Dans le ciel, des nuages. Gros, les nuages. Et hauts, aussi. Je m'arrête et coupe le moteur en tournant la clé. De la voiture, je descends. Je descends de l'auto. Je descends du break français blanc et je marche sur mes pieds, les pieds posés par terre, les pieds dans des chaussures posées sur le sol. J'ouvre la porte arrière de la voiture pour prendre un appareil photo et je quitte la route pour avancer dans le pré. De l'herbe sous les semelles, à présent. Sous l'herbe, la terre est dure. Sèche, la terre. Humides le ciel et ses nuages. Je m'arrête et je porte l'appareil à l'œil et je déclenche. Je reviens à l'auto et chez moi.

Quelques nuages

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