mercredi 20 juin 2018

Oscar Go, l'escargot fil-de-fériste intrépide

Qui aurait été comme je l'étais à Azerat ce soir là aurait eu l'insigne honneur doublé de la chance inestimable d'assister à l'unique représentation que l'artiste donnait en France lors de sa tournée mondiale.
Sur un double câble tendu entre deux maisons d'habitation, à pas mesurés, sur un seul pied, Oscar Go se permettait les plus dangereuses figures n'hésitant pas, suscitant la peur et la crainte mais aussi le bonheur et la joie du public, à s'essayer aux plus délicates figures, allant à l'encontre des règles qu'enjoint la prudence, mère de toutes les vertus jusqu'à pousser les limites de l'équilibre dans ses derniers retranchements, la tête obstinément dirigée vers le bas, tout le poids du corps l'incitant à, selon les lois de l'attraction terrestre, choir au sol d'un instant à l'autre très certainement.
Si, il faut en convenir, le spectacle, bien qu'exceptionnel, se révélait un peu trop long dans sa durée, il savait tenir en haleine un public conquis et enthousiaste. Retenant leur souffle, les spectateurs savaient laisser exploser des tonnerres d'applaudissements nourris lorsqu'une étape délicate et périlleuse était passée avec brio et une apparente nonchalance par ce grand artiste de renommée internationale.

Escargot acrobate

mardi 5 juin 2018

Motocyclettes Farfelues dédicacées

Lors des Rencontres Littéraires qui se sont tenues à Azerat, on m'a demandé de réaliser une dédicace. J'ai proposé de la faire à tête reposée, tenant compte du fait que le destinataire est un voisin azeracois et qu'il me sera aisé de lui transmettre le livre souillé d'un gribouillis. Je profite de cette occasion qui m'est offerte de reparler de ce bouquin qui est la honte de la profession pour rappeler que l'on peut se le procurer contre une douzaine d'euros (hors frais de port) auprès de l'éditrice officiant au sein de la célèbre maison d'éditions Ichnos Éditions.

Dédicace

dimanche 3 juin 2018

Les Pétaroux à la Noix saison 5

Aujourd'hui encore, la première édition des rencontres littéraires se tient dans la salle du cuvier d'Azerat. Une occasion de rencontrer des auteurs de talent, de discuter, de découvrir, de faire provision de livres.
Le site d'information local ewanews se fait l'écho de cette manifestation culturelle et met à l'honneur un obscur "auteur" local.

Photo Ewanews


samedi 2 juin 2018

Macintosh-livres-chat

C'est un ordinateur qui ne fonctionnait plus. Je m'étais passé de lui parce que j'en avais d'autres. Récemment, j'ai eu à récupérer un fichier qui se trouvait sur cet ordinateur en panne. Alors, je me suis décidé à le réparer. Ça n'a été ni trop difficile ni trop long.
Il s'agit d'un Mac Pro de 2007 et cette machine est, de l'avis de Apple, trop ancienne pour accueillir un système récent. Or, j'avais l'intention de l'utiliser pour des opérations gourmandes en puissance avec des logiciels qui nécessitent du système plus récent que celui autorisé par le constructeur.
Sur Internet, j'avais trouvé une technique pour s'affranchir de cette limitation et tout fonctionnait parfaitement. Enfin jusqu'à ce jour où il y a eu une mise à jour proposée. Je ne me suis pas méfié et j'ai accepté l'installation de la mise à jour. Je n'aurais pas dû, l'ordinateur refusait de démarrer après son application. Parce que j'avais terminé le boulot que j'étais en train de faire, je ne m'en suis pas occupé tout de suite.
Récemment, donc, j'ai dû récupérer un fichier et là, je n'avais pas d'autre solution que de me décider enfin à remettre ce Mac Pro en route. Je l'ai dit, ça a été assez simple, je n'ai pas rencontré de problème. Je n'ai perdu aucune donnée et c'est bien le principal. Lorsque j'ai vérifié que tout allait bien, j'ai trouvé une photo d'Ulysse. Je suis presque certain d'avoir déjà publié cette photo sur ce blog. Ce n'est pas bien grave.
Aujourd'hui et demain, à Azerat, se tiennent des rencontres littéraires organisées par Françoise Rivière, auteure, en collaboration avec la municipalité. J'y suis convié en tant qu'auteur. Je n'ai pas absolument compris le programme de ces rencontres littéraires. J'ai cru comprendre que nous ne serons que trois "auteurs". Il me semble, si c'est bien le cas, qu'il est un poil ambitieux de tenir ces rencontres sur deux jours. Il n'est pas impossible que je m'y ennuie beaucoup. Je vous dirai.

Ulysse encore


Et ce fut donc une excellente journée qui m'a permis de rencontrer plein de personnes et de faire pas mal de dessins de dédicace dans une ambiance très agréable et dans la belle salle du cuvier d'Azerat. Ça m'apprendra à être pessimiste à mauvais escient, tiens.

vendredi 9 février 2018

Il en est tombé un peu

mardi 5 septembre 2017

Modernisation et sécurité

C'est par un courrier distribué aux habitants de la commune que nous apprenons que la modernité arrive à Azerat. On nous prévient de ce que, à compter du 1er septembre de cette année, nous devons mener nos déchets ménagers à des bornes enterrées disposées à cette intention en deux points de la commune.

Modernisation et sécuritéSi c'est par modernisme, on ne peut qu'applaudir l'initiative qui, enfin, permet à cette modeste commune qu'est Azerat de pouvoir jouer à arme égale avec les plus grandes métropoles de France. Nous sommes désormais à pied d'égalité avec Paris et Pézenas et avons les moyens de traiter nos ordures la tête haute, avec une fierté légitime et bien compréhensible.

Passons sur l'apparence du courrier distribué. Il y a de la couleur, on note l'effort fait pour le présenter bien, mais tout son intérêt réside dans son contenu. Ainsi, on nous avertit que ces bornes enterrées seront « le seul mode de collecte à compter du 1er septembre 2017 ». Or, il se trouve que nous y sommes et que la date est même dépassée de plusieurs jours. Demain matin, normalement, dès l'aube, le camion passera par Azerat pour collecter les ordures ménagères de tout un chacun. Et que va-t-il donc se passer ? Rien. A priori les agents et le camion repartiront gros jean comme devant, bredouilles, à vide. Ils se seront déplacés en pure perte et pourquoi ? Hein ? On se le demande bien.

Le souci est que si les bornes sont bien présentes elles ne semblent pas avoir été installées complètement. De fait, des barrières en interdisent l'accès et le citoyen soucieux de bien faire que je suis se trouve dans un embarras inconfortable. Que vais-je donc faire de mon petit sac poubelle de 30 litres, moi ? Prends-je le risque de le déposer en bord de route comme je le fais depuis une quinzaine d'années ? Le conserve-je par devers moi dans l'attente de jours meilleurs ? Dois-je espérer un prochain courrier de la mairie apportant un complément d'information ? Je ne sais.

Bac à ordures

mardi 18 juillet 2017

Et c'est le drame

Selon notre envoyé spécial détaché sur place, l'accrochage aurait eu lieu aux alentours de 2 heures, ce matin du mardi 18 juillet 2018. Comme tout honnête citoyen qui se respecte, il dormait et a été extirpé de son sommeil par un grand bruit.
Pour ma part, je n'ai rien entendu du tout. Je devais dormir depuis à peine une demi-heure et le sommeil aura été le plus fort. Notez que je ne le regrette pas. Ce matin, cet envoyé spécial qui se trouve être aussi mon plus proche voisin vient toquer à ma porte ouverte. Il m'apprend la catastrophe de la nuit. Une automobile aurait percuté une autre automobile arrêté en bord de route. Il se trouve que je suis directement concerné en tant que propriétaire de l'un des deux véhicules.
Je chausse mes souliers et, équipé d'un appareil photo, je file à la chasse aux informations. Il ne me faut pas longtemps pour déterminer qu'une Peugeot 406 est venue percuter une Peugeot 405 break. Il faut dire que les deux automobiles sont encore présentes. Sur les deux pare-brise, un mot d'excuse.

C'est un peu ennuyeux. Non pas que je nourrisse un amour immodéré pour ce break Peugeot, je vous rassure. Non, plus prosaïquement je peux dire qu'il m'était de quelque utilité dans mes déplacements alentours et se révélait bien pratique. Il faudra sans doute que j'entre en contact avec la gendarmerie de Thenon et cela ne m'emplit pas d'une grande joie. Je suppose aussi que la suite sera une affaire d'assurances et d'experts dépêchés sur place.
Par contre, je ne comprends pas ce qu'il aura pu se passer au juste. On pourrait penser que la 406 aura coupé la route pour venir accrocher la 405 mais le rétroviseur de la 405 était plié vers l'avant, comme si l'autre voiture l'avait percutée de l'arrière jusqu'à l'avant. Seulement, la 406 porte bien les traces de l'accrochage sur son côté gauche. Au niveau de la roue avant gauche de la 405, une flaque de ce qui ressemble à du liquide de frein pourrait être à mettre en relation avec l'état de la roue arrière gauche de la 406. Alors, peut-être cette roue arrière s'est-elle bloquée en roulant et aurait fait dévier la 406 de sa trajectoire. Il est aussi possible que la 406 arrivait bien de l'arrière et que, suite au blocage d'une roue, elle ait fait un tête à queue et soit venue s'écraser contre la 405. L'affaire n'est pas totalement élucidée et les enquêteurs se perdent en conjectures. Le mystère plane sur le petit village d'Azerat.

Accrochage malencontreux

mercredi 7 juin 2017

Vieilles photographies #10

Grenouille s'entraînant à devenir aussi grosse qu'un bœuf

dimanche 14 mai 2017

Vieilles photographies #8

Renault

dimanche 26 février 2017

Volets clos

Volets

lundi 23 janvier 2017

Un matin à Azerat

Il se trouve que j'ai eu des dettes. C'est aujourd'hui de l'histoire ancienne et je ne m'en porte pas plus mal. Ce matin, je suis sorti pédestrement pour me rendre dans le petit bourg de Azerat payer ce que je devais à mon fournisseur. Parce que je n'étais pas présent samedi matin, je n'ai pas pu effectuer cela à la livraison. Hier, jour du seigneur et des primaires citoyennes, je ne pouvais concevoir déranger des personnes qui, possiblement, souhaitaient goûter leur repos dominical jusqu'à plus soif. Attention ! Je ne dis pas là que ces personnes boivent d'une façon coupable et immodérée. D'abord, je n'ai aucun élément pour avancer pareille allégation et puis cela ne me regarde en aucun cas et il serait bien malséant de ma part de colporter des ragots sans fondement aucun. Du reste et pour que les choses soient bien claires, je ne sais pas non plus si ces personnes dont je ne dirai pas plus par souci de préserver leur anonymat et leur intimité goûtent leur repos dominical ou pas. Disons-le clairement, je ne connais pas ces personnes et n'ai donc aucune prétention à décrire ce que peut être leur vie privée, s'il boivent et paressent ou pas. La calomnie n'a que trop duré s'il s'avère que calomnie il y a à leur endroit. Pour ma part, je n'ai jamais entendu de paroles malveillantes à leur endroit. A leur envers non plus.
Il faut faire usage de la plus réservée prudence dès lors que l'on commet l'erreur, par mégarde, de parler de personnes. Il ne faudrait pas que l'on puisse penser que j'ai eu l'intention de nuire à qui que ce soit en relatant mes activités de ce matin. C'est juste que j'ai acheté quelque chose qui m'a été livré samedi matin et, parce que je n'étais pas là[1], je n'ai pas pu payer. Je ne l'ai pas fait hier parce que nous étions dimanche et que l'on m'a appris à ne pas déranger les gens le dimanche. Alors, pour ces raisons que j'expose ici[2], ce n'est que ce matin, ce lundi matin, à une heure convenable je vous l'assure, que je me suis rendu à pied jusqu'au domicile de ces personnes pour payer mon dû. Ce n'est tout de même pas difficile à comprendre. On ne va pas en faire toute une histoire. Vous êtes fatigants, je trouve, parfois. Il faut toujours tout vous expliquer, y mettre les formes, être précis, ne rien oublier, ne rien travestir, ne rien trop dévoiler non plus[3].

Où en étais-je déjà ? Ah oui. Donc, j'avais des dettes et je n'en ai plus. Enfin plus beaucoup, un peu moins. Ce matin, avec des chaussures — et des chaussettes entre pieds et chaussures — je suis allé payer ce que je devais. J'ai payé en liquide, en monnaie papier. Deux billets authentiques, pas des billets frelatés que l'on peut trouver dans des milieux interlopes. Et là, je vous vois venir avec vos accusations à peine voilées de suspicion de dissimulation de revenus, de vente sous le manteau avec l'œil torve et l'attitude de celui qui a quelque chose à cacher et qui n'est pas franc du col. Les souvenirs de marché noir pendant l'occupation de la France par les forces allemandes pour les plus anciens d'entre-vous, si vous voyez ce que je veux dire. Du pas "joli-joli", du réprimandable, du coupable, même. Eh bien je vais vous dire, je n'en sais rien et cela ne me regarde pas. On est en démocratie, on a encore le droit de payer en liquide, non[4] ? Après, que la personne déclare ou pas, ce n'est pas mon affaire. Je ne suis pas comme certains qui s'empresseraient d'aller délater toute affaire cessante. Non ! Et puis, surtout, j'ai ma conscience pour moi.
J'ai toqué à la porte et cela a provoqué l'aboiement de chiens. Qu'est-ce que ça peut être con, un chien ! Ce n'est pas un chat qui se mettrait à aboyer pour un oui pour un non. Pas plus un poisson rouge. Bref. Ça aboie comme un sourd pendant peut-être bien une minute pleine avant que l'huis s'ouvre. On me fait entrer et me prie de m'asseoir. Bon, ok. Je m'imagine déjà que l'on va me proposer un café. Mais non, pas de café à l'horizon. Alors, faute de mieux, on fait marcher la langue pour que des sons un peu articulés s'assemblent en des semblants de phrases. Et qu'"il a fait froid cette nuit" et que "moins que hier" et que "mais il fait beau on a du soleil" et que "les jours rallongent". Je commence à trouver le temps long. Toujours pas de café. Tant pis. Il faut en finir maintenant. Je sors mes deux billets et les pose sur la table. Une main qui fait semblant de prendre son temps s'abat sur eux. "Merci". "C'est bien normal". Bien, bien, bien. On a finit là, non ? Je vais me lever et aller me promener dans le village, un peu, maintenant. Sauf que non parce que l'on commence à me parler d'un truc en me demandant mon avis, avis que je n'ai pas. Heureusement, on ne me parle pas des primaires citoyennes et de leur premier tour. Ouf.
Finalement, on me libère. Poignées de main. Parce que j'avais pris l'appareil photo[5] je fais un petit tour. Je m'arrête au lavoir. Bof. Je vais sur la jetée de la retenue d'eau de l'ancien moulin. Bon. Je ne trouverai pas mieux et puis je n'ai pas non plus l'intention d'aller faire une grande promenade. Je fais une photo et je rentre me faire du café.

Azerat

Notes

[1] j'étais à Périgueux si vous voulez tout savoir

[2] vous pouvez relire si vous n'avez pas suivi

[3] parce que je vous connais, vous iriez tout répéter

[4] jusqu'à 1 000 € en espèces lis-je

[5] parce qu'il y a un beau soleil

samedi 6 août 2016

Bouche-trou photographique

J'ai fait une photo de la mairie de Azerat. Il se trouve que j'avais un appareil photo. Cette mairie qui fait également office d'école, qui abrite la bibliothèque municipale et a accueilli longtemps le bureau de Poste est un ancien château, le château de Azerat. Ou du moins ce qu'il reste de ce château et comment il a été rebâti après l'incendie qui l'a détruit en 1903. Apparemment, ce corps de bâtiment était accompagné de tout un ensemble qui allait rejoindre l'église du XIIe siècle. D'après ce que j'ai pu trouver et voir, des murs d'enceinte constituaient les limites du nord à l'emplacement de l'ancienne route nationale et des maisons la longeant aujourd'hui. Des restes de la grandeur de ce château persisteraient en sous-sol.
Aujourd'hui, ce grand bâtiment à l'allure austère ne fait guère penser à un château. Des deux façades, celle située à l'est est sans doute la plus esthétique. Ceci dit, il n'y a pas matière à s'extasier outre mesure.

Façade est de la mairie de Azerat

samedi 13 février 2016

Quelques arbres

arbres dans le ciel et sur le pré

lundi 18 janvier 2016

Faute de pire

Bulletin météo spécial ! Il a neigé sur Azerat, la preuve en image.

neige faute de mieux
Et sans plus attendre, un dramatique fait divers à Azerat où un talentueux dessinateur a connu l'angoisse de la page blanche. Reportage de notre envoyé spécial sur place.
C'est alors qu'il s'apprêtait à se délier la main en griffonnant sur une feuille de papier avec son porte-mine habituel que ce dessinateur qui souhaite conserver l'anonymat s'est aperçu que la réserve de mine était vide. Prévoyant, il va puiser dans le petit stock de mines neuves qu'il conserve toujours par devers lui pour les cas où pareille mésaventure lui arriverait. Il a voulu innover et a changé de marque. Ce ne sont pas les mines habituelles. "Celles-ci doivent bien en valoir d'autres", avoue-t-il avoir pensé au moment de l'achat. La suite allait lui faire ravaler son caquet ! Il déchire l'emballage et s'extasie face à la merveille technologique mise en œuvre pour concevoir ce petit emballage muni d'un couvercle monté sur un axe et relevant un astucieux système agissant à la manière d'un ressort pour cacher le trou par lequel peuvent s'échapper les mines.
Bien décidé à reprendre son dessin au plus tôt, il vide l'intégralité des mines dans le porte-mines et appuie à plusieurs reprises sur le capuchon pour faire sortir juste ce qu'il faut de mine "Hi-Polymer". Et c'est précisément à cet instant qu'a lieu le drame. Au moment même où il applique cette mine d'un nouveau genre sur la surface du papier, il se rend compte qu'elle est bien plus grasse qu'affiché. On dirait du B voire du 2B. Bref, ça ne va pas du tout du tout. Il reconnaît qu'il va lui falloir du temps pour s'y faire.

Et demain, la suite du feuilleton en bande dessinée !

- page 1 de 2

Haut de page