samedi 28 septembre 2019

Ça n'en finira donc jamais ?

Angoulême, ses remparts, ses automobiles. Il faut évacuer la question, tenter de finir par vous lasser, vous en dégoûter à tout jamais. Ce n'est pas terminé, non. Il reste encore des images. C'est à Angoulême mais finalement, on parle peu de la ville dans cette succession de billets. Ça pourrait se passer à Lamotte-Beuvron ou à Auch que ça ne changerait pas grand chose. Ce qui m'intéresse, ce sont les automobiles anciennes qui étaient là.
Dans la cour de la mairie, une Buick d'avant la première guerre mondiale. C'est la réponse de la General Motors à Ford et sa Model T.

Buick Model 25
De chez les Américains aussi, une Chrysler Bluebird assez impressionnante avec son air bien agressif et ses sorties d'échappement menaçantes. Il me semble qu'en matière de sport mécanique, on semble penser qu'une apparence ou une couleur permettra de remporter la victoire. Il est possible que le bluff fonctionne aussi dans le domaine, qu'il y ait un aspect psychologique dans les épreuves motorisées. Est-ce qu'un engin rose bonbon aurait moins de chance de gagner qu'un autre rouge furieux ? J'en doute un peu. Il doit falloir intimider l'adversaire, l'impressionner, lui faire peur.

Chrysler Bluebird
Remarquez, cette petite Alvis n'a rien de très agressif. On l'imagine plutôt parcourant la campagne anglaise avec à ses commandes un gentleman en costume de tweed, une casquette posée au sommet du crâne. Peut-être n'était-elle pas à Angoulême pour remporter une compétition mais plutôt pour s'amuser et se dégourdir les bielles.

Alvis
Cette autre anglaise, une Riley cette fois, laisse penser qu'elle est là pour faire parler la poudre. Les échappements jouent un grand rôle dans cette guerre psychologique. J'ai toujours aimé les voitures ou camions qui ont un essieu avant poussé loin devant le radiateur. Pour moi, il n'y a rien de plus beau et, en conséquence, rien de plus laid qu'un porte-à-faux avant.

Riley six cylindres
Pour terminer, je ne vous raconterai pas ce que c'est, je l'ignore, je ne l'ai pas noté. J'ai juste été amusé par cette inscription inspirée par les tags. La voiture de Mickey ?

Austin Seven ?

vendredi 20 septembre 2019

Belge, anglaises et boules de gomme

J'ai le cerveau qui fait de la colle. Ça vous amusera peut-être de l'apprendre. Moi, ça me fait rire très modérément. Je vous explique. J'ai fait des photos d'automobiles à Angoulême. Si vous suivez un peu ce blog, vous aurez compris ça. Bon. Je fais des photos et je fais confiance à ma cervelle défaillante pour retenir les marques des autos. Et alors, des fois ça marche et des fois, non. Je regarde une image et je ne suis pas foutu de me souvenir de la marque de la voiture représentée là. C'est désolant, c'est bouleversant, c'est embêtant.
Là, par exemple, bon, c'est une FN Sport avec sa belle carrosserie en alu bouchonné. C'est d'autant moins difficile de le savoir que c'est écrit dessus. Après, ça a des limites. Ne me demandez pas le type exact et l'année de production. Je n'ai pas un savoir encyclopédique. Il y en a, vous leur faites voir un malheureux écrou et ils vous disent tout du véhicule, son histoire, sa vie, son kilométrage et la liste de ses propriétaires, la date des vidanges et de changement de bougies. Tout. C'est fascinant. Ainsi, j'en connais un qui sait tout à propos de tout mais d'une façon très ciblée. Très très ciblée, la façon, je veux dire. C'est époustouflant. Ça ne concerne pas l'automobile mais il n'y a pas que l'automobile dans la vie. Son truc, à lui, c'est le batteur à œufs modèle C302 F. Il connaît par cœur la liste des pièces le composant, les spécificités du modèle 1956, le nom des ouvriers de la chaîne de montage année par année. Il est incollable sur le sujet. Et moi, je ne suis pas foutu de me souvenir de la simple marque d'une bagnole. Il n'y a pas à tortiller, mon cerveau n'est pas en bon état.

FN sport
Pourtant, des fois ce n'est pas si simple. Sur la photo suivante, on voit une Alvis avec une belle carrosserie en aluminium elle aussi. Ce n'est pas pour me vanter mais je suis prêt à parier que tout le monde n'aurait pas été capable d'identifier la marque. Déjà, bon, il faudrait connaître cette marque. C'est moins connu que du Renault ou du Peugeot. C'est anglais et nous autres Français ne connaissons pas si bien les automobiles produites en Grande-Bretagne. On identifie bien les Land Rover, les Range Rover, les Mini, la Triumph Spitfire, peut-être les Rolls-Royce et l'Aston Martin de James Bond mais pour le reste, c'est vite plus compliqué. Et pour les utilitaires, je n'en parle même pas ! Faut dire que dans le domaine les Anglais ont fait fort. Ah ça, ils ont osé tenter des carrosseries spéciales. Les Scammel, les Bedford, les Atkinson, les Leyland, les AEC ! Quelle gueule ils avaient !

Alvis
Anglaise aussi la Riley qui suit. Deux images de la même automobile dont une qui prouve qu'elle est capable de rouler. Là, c'est pareil, l'identification est rendue simple par la présence du logo sur le radiateur. C'est écrit "Riley" alors je suppose que c'en est une. De la même manière, on se serait amusé à mettre l'étoile Mercedes que je jugerais que c'en est une. Je me tromperais mais je resterais arcbouté sur ma position, affirmant avec morgue et dédain que l'étoile, c'est Mercedes. Je me rendrais ridicule une fois de plus et j'en concevrais beaucoup de peine et de colère rentrée. Cependant, là je suis presque sûr de mon coup, c'est bien une Riley.

Riley
Riley qui roule
Et donc, il reste cette dernière automobile sur laquelle je butte. Je pense qu'il s'agit d'une anglaise sans certitude formelle. Si c'est bien une anglaise, ce n'est ni une Jaguar ni une Bentley, pas plus une MG qu'une Morgan. Je vais prendre le risque de proposer une marque. Il est possible que ce soit une Alvis. Je compte sur vous pour apporter plus de précisions.

Qui me dira ce que c'est ?


Cette dernière automobile est donc une mystérieuse Len Kin 1938 Grand Prix. J'ai effectué des recherches sur Internet sans rien trouver de bien précis à son sujet. Pièce unique ? Pas impossible. Sur quelle base ? Quelle motorisation ? Je ne le sais pas.

mardi 17 juillet 2018

Ce dimanche à Fossemagne

L'exposition de véhicules anciens de Fossemagne repose sur la bonne volonté des propriétaires et collectionneurs locaux. Ceci explique pourquoi, année après année, ce sont peu ou prou les mêmes machines qui sont exposées. Le GMC de M. Girodolle est de chaque édition, toujours placé au même endroit.

Camion militaire
A proximité de l'église s'affichait une belle Juvaquatre bicolore. Cette voiture née dans les années trente a été accusée d'avoir été copiée sur l'Opel Kadett allemande. Conçue alors que Louis Renault était encore aux affaires, elle connaîtra une seconde vie après guerre jusqu'en 1960 avec le moteur de la 4cv puis de la Dauphine.

Juvaquatre
Plus rare chez nous, une ALVIS (peut-être une 12/50) était amenée par un couple néerlandais. On la date aisément des années 30 et on note qu'elle doit être assez agréable à conduire, décapotée, sous le beau soleil de l'été périgordin.

ALVIS 12/50

samedi 24 février 2018

Revenons à Marsac

Dans un monde idéal, je serais un photographe compétent et il n'y aurait pas de visiteurs autre que ma pomme. Dans ce monde idéal, aussi, j'aurais tout loisirs pour mettre en scène les véhicules présentés. Évidemment, j'aurais aussi des assistants, du matériel d'éclairage et une ou deux lignes de coke pour faire le job.
Or, il se trouve que je ne suis pas dans ce monde idéal et il faut bien faire avec (ou plutôt sans) sauf à ne rien faire du tout, bien sûr. Cessons de geindre et passons aux photographies.
Pour commencer, une Renault Frégate Transfluide (à convertisseur de couple). Mal née, équipée d'un moteur pas assez puissant et manquant d'agrément, cette automobile voulait contrer le succès insolent de la Traction Avant de Citroën. Celle présentée ici vaut surtout par une particularité qui n'en fait pas un monument de la construction automobile. Elle est équipée d'une direction à droite. Bon.

Renault Frégate Transfluide
Française aussi et déjà présente l'an passé, sans doute la plus ancienne des automobiles exposées, une de Dion Bouton "face à face". C'était au temps des balbutiements du véhicule automobile. On se cherchait. On avait le moteur, on avait le principe de base mais ça manquait de cohérence. Pourquoi placer chauffeur et passagers en face à face ? Une illusoire idée que l'on pouvait ainsi se faire la conversation ? Héritage des véhicules hippomobiles ? Je ne sais pas. Le volant n'était pas né et on s'asseyait bien haut. L'automobile n'était pas encore entrée dans l'ère de la démocratisation et il est presque certain que ces engins étaient plus des curiosités amusantes que de véritables moyens de transport.

De Dion Bouton
Plus populaires mais avec moins de roues, deux 125 latérales de chez Motobécane-Motoconfort surprises à l'état d'un marchand de la bourse d'échanges. Ces sympathiques petites moto ne brillaient pas par leur énergie et leur vitesse mais elles étaient destinées à permettre à l'ouvrier d'être à l'heure à l'usine.

Motobécane-Motoconfort
Elle date des années 20 du vingtième siècle et elle est née chez Citroën. C'est peut-être une B12 ou une B10. La ligne générale de ces voitures va perdurer jusqu'à la fin des années 30.

Citroën B10 ou B12

On passe la Manche et on rencontre une très appétissante Alvis. Quel modèle ? Je m'interroge. Peut-être une "20". Elle était venue par la route et n'avait pas eu le temps de se faire une toilette.

Alvis 20 possiblement
De fort sympathiques collectionneurs anglais présentaient, en plus de cette Alvis, un beau plateau de véhicules. Comme il se doit, ces véhicules étaient tous venus par la route et pour certains d'entre eux depuis la Grande Bretagne à l'image de cette Jaguar MK1 particulière. En effet, il s'agit d'une véritable auto de course avec quelques préparations croustillantes au niveau du moteur et du châssis. Entre autres gloires, elle a été utilisée pour reconnaître la route du rallye de Monte-Carlo. Julian, son propriétaire, n'est pas peu fier de cette voiture. Il avait aussi amené une Aston Martin DB2 mais je vous en reparlerai.

Jaguar MK1 de course
D'Italie, cette magnifique et exceptionnelle Alfa Romeo 8C. Quel regret de n'avoir pas entendu le rugissement de ce 8 cylindres en ligne. On imagine le plaisir que l'on doit ressentir à piloter cette machine rare et puissante, à ressentir les trépidations et vibrations de la route et du moteur. Mamma mia !

Alfa Romeo 8C


Liaan m'a communiqué une image d'un prototype de l'américain Budd qui aurait inspiré la Traction Avant Citroën. Proto-Budd.jpg

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