lundi 20 mai 2019

A la rencontre d'auteurs et d'autrices de grand talent et d'ouvrages de haute qualité avec de brillantes illustrations

salon livre illustré Thenon 2019

lundi 6 mai 2019

Un million d'espèces en voie de disparition, émoi, émoi et moi

mercredi 1 mai 2019

La deuxième plus grande colonie de manchots empereurs a presque disparu

La meilleure attitude à adopter, finalement, c'est sans doute de s'en foutre. Les manchots disparaissent comme d'autres oiseaux, comme des insectes, comme des mammifères et nous-mêmes finiront par disparaître à notre tour. Nous sommes face à l'inéluctable et nous avons bien conscience de ce caractère. Ça nous renvoie à notre brève condition de mortels. Nous savons que notre vie aura un terme, nous savons que nous sommes des sursitaires, mais nous faisons comme si nous allions parvenir à conjurer le sort et nous en sortir. Dans le fond, à moins d'être parfaitement idiots, nous ne nous faisons guère d'illusion quant à la fin de l'histoire. Nous allons mourir, comme un manchot, comme un papillon, comme un lombric.
Et pourtant, on gesticule, on fait mine de croire que la vie est importante et qu'il faut perpétuer l'espèce, en préserver d'autres. On s'illusionne en pensant qu'il est important de maintenir un certain ordre des choses sur cette planète comme si elle avait toujours habité la vie sous la forme que l'on connaît. On agite les bras pour conserver des cathédrales ou des sites remarquables comme si le genre humain était appelé à vivre jusqu'après la fin du monde. Si ça se trouve, l'humain est con. Il refuse sa finitude comme une grande injustice et il se berce de l'illusion qu'il vivra encore à travers sa descendance. C'est peut-être la condition pour accepter de continuer ce jeu cruel aux buts mal définis.
Les manchots empereurs disparaissent, leur fin est programmée. On accuse le réchauffement climatique, on dit que ce réchauffement climatique est dû à l'activité humaine et je ne pense plus aujourd'hui que l'on puisse sérieusement douter de cela. Ainsi, nous allons réussir à nous exterminer et à entraîner des êtres vivants qui ne nous ont rien demandé dans notre macabre sillon. Moi, je ne me fais pas de souci pour la planète ou pour la "vie" qu'elle abrite. Cette vie prendra encore de nouvelles formes, l'évolution n'est pas terminée. Parce qu'il est sans doute bien présomptueux de croire que l'Homme serait l'aboutissement de quoi que ce soit. L'animal le plus intelligent qu'a jamais accueilli cette planète ? Sans doute. Nous sommes le fruit d'une longue lignée, nous ne sommes pas le but qui aurait été écrit par un dieu ou une puissance extérieure ou supérieure. Du moins, je ne le pense pas et je considère qu'il n'y a pas de preuve crédible du contraire.
D'ici quelques décennies, on estime que jusqu'à 70% de la population humaine aura disparu. Un peu partout, on s'inquiète sérieusement de ce que les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques connus. Les épidémies conjuguées aux famines, aux guerres, au manque d'eau potable, au rétrécissement des terres habitables vont être mis en œuvre pour faire le ménage dans cette population d'êtres grouillants et verbeux. Avec un peu de chance, je serai mort à l'heure de ce grand coup de balai. Dans vingt ans, je n'en doute pas, je ne serai plus là et je ne m'en porterai pas plus mal. Je crèverai sans trop de regret, sans beaucoup de tristesse. Peut-être, juste un peu de contrariété de ne pas connaître la fin de l'histoire mais bon, on sait déjà que la fin ne sera pas envieuse.

samedi 27 avril 2019

Droit à l'erreur

vendredi 26 avril 2019

Macron d'émission

jeudi 25 avril 2019

Quatre-vingt douzième printemps pour Albert Uderzo par Toutatis !

mercredi 24 avril 2019

D'un extrême à l'autre

On a donc appris que la tête de liste de LaREM, Nathalie Loiseau, avait été candidate d'une liste étudiante d'extrême droite dans sa jeunesse. Mme Loiseau a d'abord raconté qu'elle n'avait aucun souvenir de cet épisode et puis, parce que ça ne fait pas bien sérieux de ne pas avoir de mémoire à ce point, elle a prétendu qu'elle n'avait pas perçu l'orientation politique de cette liste, l'Union des étudiants de droite, émanation du Groupe Union Défense. Enfin, elle a plaidé l'erreur de jeunesse. Bien entendu, et on n'en attendait pas moins, les forces vives de LaREM apportent leur soutien à Mme Loiseau.
Le droit à l'erreur, le droit à la mémoire sélective, le droit à la bêtise dont se prévaut Mme Loiseau sont bien pratiques mais on ne peut raisonnablement pas lui dénier d'être dans l'erreur, de n'avoir pas de cervelle ou d'être bête. Après tout, ce ne doit pas être de sa faute, la pauvre. A mon avis, ça ne doit déjà pas être simple à vivre au quotidien. En plus, mais là non plus elle n'y peut rien, elle semble avoir autant de charisme qu'une huître échouée sur une feuille de papier hygiénique. Moi, je n'ai pas compétence à me prononcer sur le sujet mais aurais-je été en charge de trouver une tête de liste pour les élections européennes que j'aurais sans doute choisi autre chose, n'importe quoi sauf ça. Un parpaing, par exemple. On n'a jamais reproché à un parpaing ses pertes de mémoire ou ses engagements politiques passés.
Sur France Inter, une journaliste a tenté de prendre la défense de Mme Loiseau en rappelant Jospin et le Lambertisme ou Chirac et sa présence auprès du PCF. Et moi, je trouve que c'est plutôt bien que l'on rappelle ça, histoire de dire que, finalement, tous les politiques ont des casseroles qui leur collent au cul et que c'est tout boudin blanc et blanc boudin. Après, bien sûr, on peut être journaliste et avoir des idées, des opinions. Par exemple, ce matin même, un chroniqueur insupportable a parlé du cas du journaliste Gaspard Glanz qui aurait, selon lui, un peu trop d'idées politiques. C'est qu'il ne faut pas en avoir trop non plus. Il faut juste ce qu'il faut d'idées et plutôt des bonnes qui vont dans le bon sens. Ça n'a pas grand chose à voir avec le sujet mais toujours à propos de Gaspard Glanz, il a été dit que ce n'était peut-être pas tout à fait un journaliste vrai dans la mesure où il n'aurait pas de carte de presse. Un pas tout à fait journaliste avec des idées de gauche, ça mérite bien d'être mis au ban de la société.
Donc, le droit à l'erreur de jeunesse. On en a tous fait, des erreurs de jeunesse, on ne va pas le nier. Pour beaucoup, la première erreur a sans doute été de naître. Je trouve dommage que le fœtus n'ait pas le sens de la dignité nécessaire pour se suicider avant qu'il soit trop tard. J'en connais des tonnes qui m'auraient pas manqué s'ils n'étaient pas nés. Mais bon, les gens naissent et ils commencent à vieillir. La vie, c'est souvent faire des choix. On peut se tromper, faire des mauvais choix, faire des erreurs. Moi-même, je suis presque certain d'en avoir fait, des erreurs. Il faut vivre avec. Parfois, on fait des erreurs dont on n'est pas très fier. Alors, on ne va pas aller clamer en public qu'on a fait telle ou telle connerie, on tente de sauver ce qui peut encore l'être. Parfois, on commet des erreurs qui entraînent que l'on soit obligé de persister dans l'erreur. Il serait trop coûteux d'effacer l'ardoise et de repartir de zéro. Alors, on continue, on arrive à se persuader que ce n'était pas une erreur mais un plan de carrière ou un style de vie.
J'en sais certains qui se bouffent les doigts d'avoir commis des gosses cons comme c'est pas permis et qui, en société, prétendent qu'ils sont heureux d'avoir des rejetons pareils, par exemple. D'autres sont allés à l'école pour apprendre un métier à la con et ils ont fait carrière, sont montés dans la hiérarchie, ont vu leur pouvoir d'achat augmenter. Ils racontent qu'ils ont réussi leur vie et je n'en doute pas un instant. Réussir une vie de merde, oui !
Dans la vie, on est amené à faire des choix et donc à faire des erreurs. Le problème, c'est que l'on n'accepte pas de ne pas choisir. Vous savez, c'est le choix entre la peste et le choléra. On croit que la marche du monde tient au choix que l'on nous propose. On croit qu'il faut choisir entre le Pen et Macron, qu'il faut choisir entre Mme Loiseau et la pêche à la ligne. Je pense que la grande force, c'est de pouvoir suspendre son choix, de savoir dire que non, je ne choisis pas, que je ne comprends pas les termes de ce choix, les enjeux. Je pense qu'il est préférable de passer pour un gentil idiot que pour un méchant salopard.

mardi 16 avril 2019

L'émotion est à son comble

De partout dans le monde et jusque dans le Berry, les témoignages fusent pour dire la peine, le désarroi, l'incrédulité et la colère. Le joyau de l'art gothique, le symbole de la chrétienté, le monument parisien le plus visité a bien failli périr. C'est Hugo, c'est Paris, c'est la France qui a été touché jusqu'au plus profond de ses entrailles nouées. Quelle tristesse ! Quel malheur indicible ! Ah ! Saurons-nous nous en remettre ?
Hier soir, il fallait entendre chialer M. Bern sur les antennes de France Inter. C'était poignant, on avait bien envie de lui prêter un mouchoir au pauvre homme épleuré. Il fallait aussi entendre M. Trump réclamer que l'on envoie les Canadairs déverser des mètres cubes de flotte sur la cathédrale en flammes. Ceci dit, une auditrice, dame âgée, avait proposé la même solution sur les antennes de la radio. Une bonne idée est souvent partagée. Nous avons aussi entendu Odon Vallet dire son malheur et l'histoire du bâtiment. M. Mélenchon appelait à une trêve dans la vie politique et d'autres voix s'élevaient bientôt pour conspuer les responsables supposés, criminels doublés d'inconscients, d'incapables, d'idiots, de crétins, de malfaisants. On n'était pas loin de crier à l'attentat à la bêtise.
Combien nous a-t-on dit et redit que Notre-Dame de Paris datait du XIIe ou XIIIe siècle ? Combien nous a-t-on aussi rappelé que Viollet-le-Duc avait présidé à sa restauration au XIXe siècle et que c'était à lui que l'on devait cette flèche qui s'est effondrée sous les yeux horrifiés d'un peuple fasciné par l'événement, collé à son écran de télévision. Aussi, et c'était important de le rappeler, on nous a expliqué que Hugo (Victor), avait écrit son roman avant la restauration de Viollet-le-Duc ET que ce roman est… un roman. On nous a causé des grandes orgues et des reliques authentiques (dont la couronne d'épines de J. C. tout de même). Et puis, on nous a raconté que jamais nous ne serions capables de reconstruire à l'identique à moins d'y mettre des plombes et un pognon de dingue. Bref, on a meublé.
Parce que, dans le fond, hein ? Bon. Je ne vais pas dire que je suis insensible et que je m'en contrefous mais ce ne serait pas si éloigné de ce que je pense en mon for intérieur à moi. Je ne suis jamais entré dans cette cathédrale mais je l'ai vue de près, presque à la toucher. Alors, oui, c'est grand, oui c'est connu, oui ça impressionne un peu mais à part ça ? Franchement, ce n'est pas très beau non plus. C'est maniéré, c'est fait de bric et de broc, on sent qu'on a mis le temps pour bâtir l'ensemble et que l'architecte du départ n'était pas celui de l'arrivée. Après, je ne suis pas attiré par les lieux de culte en général. Je ne vais pas tenter de vous convaincre qu'il y a pire que cet incendie dans le monde. Je ne vais pas non plus tenter de vous convaincre que l'on a presque plus pleuré le manque à gagner en matière de tourisme que l'aspect historico-culturo-artistique de la construction.
Les riches annoncent qu'ils vont donner du fric. D'ici quelques années, on aura de nouveau un beau piège à touristes au cœur de la capitale et tout sera bien. Même, ça sera peut-être mieux puisque j'ai entendu ce matin que l'on réfléchissait déjà à ne pas renouveler les erreurs et fautes de goût de Viollet-le-Duc. Moi, je me dis que ce qui serait cool, ce serait que l'on reconstruise au plus juste des origines et que l'on disperse quelques gueux sur le parvis restauré. Quelques culs-de-jatte, quelques mendigots lépreux, quelques affamés borgnes, quelques gueuses décharnées et édentées. Une belle cour des Miracles plus belle que celle imaginée par Disney, avec des vraies odeurs et des miasmes d'origine contrôlée. Du Label Rouge garanti, de l'authentique authentifié. Ou alors, on rase tout ce bazar et on construit autre chose, plus utile à tous.

samedi 13 avril 2019

Restitution du grand débat national

vendredi 5 avril 2019

Macron=Bouteflika

samedi 30 mars 2019

La Révolution en marche

gilet-jaune-revolte.jpg

vendredi 29 mars 2019

Contribuables, accélérez !

C'est une information donnée par la radio nationale ce matin que l'on ne saurait qualifier autrement que croquignolesque. En dégradant, cassant, couvrant, peinturlurant les radars, les Gilets jaunes seraient à l'origine d'un manque à gagner de six-cent soixante millions d'euros au titre des recettes fiscales. On apprend donc que ces radars seraient de facto des quasi fonctionnaires chargés de collecter l'impôt et, par voie de conséquence, l'automobiliste irrespectueux des limitations de vitesse un contribuable espéré par Bercy.
Un temps, j'ai pensé que ces radars visaient à faire respecter ces limitations de vitesse afin de faire baisser "l'insécurité routière" et le nombre d'accidents. Candide, je pensais que ces radars étaient là pour notre bien à tous, que l'on voulait nous protéger. Il n'en est rien ! Ces radars sont là pour ponctionner le citoyen et garnir les caisses de l'État. C'est bien que ce soit enfin clairement dit.
On accuse donc les Gilets jaunes de nuire au budget commun. A cause d'eux, notre pays ne va pas pouvoir boucler les fins de mois. Hier, nous apprenions que la dégradation de ces radars avait provoqué un accroissement du nombre d'accidents et de décès chez les piétons et cyclistes. On en apprend tous les jours. On pourrait se demander si la communication gouvernementale ne serait pas défaillante. N'y aurait-il plus personne pour relire les déclarations et relever le ridicule qu'elles peuvent contenir ?
Le responsable est le Gilet jaune. A cause de lui, l'État n'a plus de sous ; à cause de lui, les cyclistes meurent ; à cause de lui, les assurances sont exsangues. Le Gilet jaune est la cause de tous les maux. Donné en pâture au bon peuple, voué aux gémonies, livré à la vindicte populaire, le Gilet jaune. C'est lui l'ennemi, c'est lui le responsable, c'est lui qu'il faut combattre ! Ne nous y trompons pas. Macron et ses sbires sont nos amis, des amis qui veulent notre bien.

jeudi 28 mars 2019

La parole du gouvernement sera portée avec toujours plus de sincérité

mercredi 6 mars 2019

Le poing sur son grand débat

- page 1 de 23

Haut de page