dimanche 4 juin 2017

Des auteurs à Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac

C'est dans la salle des fêtes de la commune, derrière la mairie, que se tenait la première édition du Salon du livre Régional de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac et, déjà, on peut considérer que ce nom de commune est bien long à écrire.
Dans cette salle des fêtes, donc, une salle des fêtes comme il y en a tant, construite en longueur avec sa scène en hauteur et dans le fond, des tables avaient été disposées en épi et, à raison de deux auteurs ou auteures par table, ceux-ci étaient dans l'attente du visiteur curieux de découvrir ce que l'on pouvait éditer comme livres, ouvrages et monographies sur l'épineuse question des Périgords.
En bout de salle, en bas de la scène, juste au milieu, l'invité d'honneur trônait. Et cet invité d'honneur n'était autre que M. Pierre Bellemare lui-même en personne. Affable et aimable, il répondait avec gentillesse et bienveillance à tous. A deux pas, une autre personnalité était présente en la personne de Alain Bernard, ancien journaliste de Sud-Ouest et écrivain prolifique. Il était naturel que ces deux hôtes de marque se rejoignent et c'est le journaliste de la presse écrite qui fit le premier pas vers l'homme de la petite lucarne. Ce qu'ils se sont dit n'est pas connu mais nous ne pouvons douter un instant que ces propos relevait de la plus haute importance et étaient d'une haute qualité. Comment cela aurait-il pu être autrement ? Sur la photo que nous vous présentons et qui apporte une preuve par l'image de cette rencontre, nous pouvons voir M. Pierre Bellemare assis sur sa chaise et M. Alain Bernard debout sous son chapeau.

1er Salon du livre régional de Rouffignac
Des auteurs, il s'en trouvait donc toute une salle. Ils proposaient et présentaient leurs productions imprimées et l'on pouvait y trouver un peu tout ce qui fait l'intérêt du Périgord, de l'architecture aux faits d'Histoire en passant par la gastronomie, les réseaux ferroviaires ou les faits divers marquants. Mais tous les auteurs ne faisaient pas dans le régionalisme et ne traitaient pas tous stricto sensu d'un sujet périgordin. Nous pouvions rencontrer des romanciers-cières- qui, bien que vivant là, n'hésitent pas à situer l'action de leurs écrits bien au-delà des frontières du département.
Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour m'arrêter à chaque table. Dans l'organisation, je note une idée qui m'a semblé curieuse et qui ne me paraît pas des plus judicieuses. Je vous disais que des tables avaient été disposées tout autour de la salle des fêtes et que chaque table accueillait deux auteurs. Ces tables avaient été rangées en épi et cela faisait que s'il était aisé de voir les ouvrages de l'auteur placé vers l'intérieur de la salle il n'en allait pas de même pour ceux de l'auteur assis côté mur. Il me semble qu'il aurait été possible de ranger les tables en U tout autour de la salle et de compléter l'aménagement avec des tables au centre de cette salle. Enfin bon.

dimanche 7 mai 2017

Ni trop pour ni trop contre

Ce soir, dans quelques heures, nous saurons, nous autres citoyens de France, qui présidera notre République. Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi le fil des événements, des onze prétendants présents pour le premier tour de ces élections il y a une quinzaine de jours, seuls deux restent en lice et il est aujourd'hui question de les départager... Ou pas.

Je ne vais pas aujourd'hui vous raconter ce que je compte faire, si je vais voter ou pas et, si le cas était, pour qui. De même, je ne vais pas faire de prosélytisme et ne vais donc aucunement vous enjoindre à aller voter ou à vous abstenir ou à glisser un bulletin blanc. Si vous êtes concerné par ces élections, c'est que vous devez être majeur et, je vous le souhaite, assez intelligent pour savoir ce que vous avez à faire en votre âme et conscience.
Toutefois, je me suis interrogé sur l'attitude de celles et ceux qui, parmi vous, m'ont fait part de leur intention de soit voter blanc soit de s'abstenir. Tout d'abord, assez curieusement, vous êtes assez peu à m'avoir informé que vous alliez exprimer un choix entre l'un ou l'autre des deux candidats. Si je fais le décompte de ce que j'ai pu entendre ou lire de vos intentions, seules trois personnes m'ont avoué avoir choisi, par défaut, le vote pour Macron. A ceci il convient de préciser que ma vie publique et sociale est pauvre et ne m'amène pas à cotoyer tant de gens que ça et que je me suis bien gardé de poser des questions. Ainsi, je n'ai pas cherché à connaître la décision de quelques personnes soupçonnées de pouvoir choisir le vote fasciste d'extrême-droite de merde.
Il convient donc de comprendre que cette réflexion ne démontre ou ne prouve rien. Il est juste question de comprendre les arguments de celles et ceux qui ont choisi de ne pas choisir.

Une équation ?

Il est difficile de choisir entre deux candidats que l'on considère comme équivalents en tout ou presque. Pour ces personnes, c'est très clair, la Peine c'est tout comme Macron et vice-versa. Choisir entre la peste et le choléra[1], c'est pas leur genre.
Je n'aimerais pas que l'on puisse me soupçonner de "macronisme" mais je reste assez perplexe face à cette équation. Certes, je suis bien ignorant de la chose mathématique mais, tout de même, de mes années d'école primaire j'ai retenu que l'on ne peut ajouter des pommes et des poires.
Je ne pense sincèrement pas que l'on puisse manquer de discernement au point de ne pas parvenir à discriminer une candidate fasciste, raciste et d'extrême-droite d'un candidat de centre-droite libéral. Je ne peux pas comprendre ce raisonnement et, pour le moment, le moins que je puisse dire c'est que les quelques personnes qui ont usé de cet argument pour s'expliquer n'ont pas réussi à me convaincre en quoi que ce soit. Pire, elles se sont souvent emmêlé les neurones et ont commencé à raconter un peu n'importe quoi n'importe comment.
Ce qui me semble inquiétant, c'est que de facto cela nourrit les efforts de banalisation du F-Haine. Mais bon, pourquoi pas après tout.

L'abstention par principe

Si l'on est intellectuellement et philosophiquement partisan de l'anarchisme, il est tout naturel de ne pas souhaiter participer au vote. Si j'étais honnête, ce devrait être la voie que je devrais choisir. Je ne suis pas honnête et dois vous avouer que, jusqu'à ce jour, je n'ai jamais manqué d'exprimer mon choix depuis que j'ai l'âge de voter. Jamais je n'ai voté blanc, jamais je ne me suis abstenu, du moins pour une élection présidentielle.
Mon idée, c'est que l'abstention ou le vote blanc est recevable s'il est constant et absolu. Je veux bien entendre celles et ceux qui me disent qu'à partir de désormais, plus jamais on ne les y prendra. La tentation de penser que plus jamais rien ne sortira de valable des urnes ne me semble pas illégitime. Je comprends parfaitement que l'on puisse refuser à partir de maintenant de jouer cette farce démocratique. D'accord. On ne peut pas reprocher à quelqu'un d'avoir pris son temps pour réfléchir. On ne naît pas anarchiste[2]. On peut très bien sentir se réveiller une réelle aversion pour la démocratie sur le tard et je ne trouve rien à y redire.
Sauf, tout de même, qu'en ce cas, il me semble pour le moins fondamental de ne plus s'intéresser aux problèmes de la démocratie. On peut s'en laver les mains, ne plus du tout se sentir concerné par la question, choisir un autre domaine de lutte, œuvrer pour que la Révolution survienne ou se retrancher dans une attitude distanciée. Il ne devrait plus être question de défendre quelque politique qui soit dans le registre du jeu démocratique. C'est de l'honnêteté intellectuelle.

Deuxième tour

La posture scientifique

Il apparaît, de ce que j'ai eu à entendre, que de nombreux abstentionnistes sont devenus de brillants analystes mathématiciens experts en expertise, des prévisionnistes hors pair qui sont persuadé d'avoir tout compris.
Parmi eux, on trouve celles et ceux qui affirment qu'il est absolument nécessaire que Macron batte la Peine mais juste du nombre de voix nécessaires. Dans l'idéal, il faudrait que Macron obtienne les 50% et une voix.
Dans leur schéma de pensée, cela amènerait Macron à comprendre qu'il a été "mal élu", qu'il n'est pas le bienvenu, qu'il est président par défaut et que l'on a été amené à l'élire par dépit, plus contre le fascisme que pour ses idées.
J'entends bien les arguments et je les trouve très ridicules. Disons que je ne parviens pas à comprendre ce que cela pourrait changer qu'il soit élu à 100% moins une voix ou à 50% plus une voix. Je suis peut-être trop con pour comprendre mais je ne comprends pas.
L'argument qui suit immédiatement, normalement, c'est le rappel à l'élection de Chirac et ses 82% de voix. Chirac n'avait pas constitué de gouvernement d'ouverture avec le "peuple de gauche". Je ne suis pas vraiment chiraquien et pas plus constitutionaliste mais je n'ai jamais entendu parler d'un texte dans la constitution ou ailleurs qui prétendent qu'un chef de gouvernement, un premier ministre nommé par le président de la République élu, ait une quelconque obligation à constituer son gouvernement en fonction du résultat du scrutin.

L'autre argument rigolo, c'est celui qui explique que, de toutes les façons, Macron sera élu. Celui-ci, que j'aime beaucoup tellement j'aime les histoires drôles, se base sur les sondages. Et là où je trouve une raison supplémentaire de me taper le cul par terre de rire, c'est que les partisans de l'idée lumineuse sont les premiers à dénoncer les sondages et à appeler à les interdire.
Encore une fois, je ne suis pas fort en calcul fût-il politique. Je comprends bien que l'on puisse aimer se faire une petite peur et avoir le désir de vivre quelques instants de folle excitation en contractant bien comme il faut ses sphincters. En mal d'émotions fortes, on peut jouer avec le feu et risquer le tout pour le tout avec ce petit jeu. Le risque, bien entendu, c'est qu'à trop gagner de partisans à la cause, la Peine passe, faisant la nique aux sondages, sondages auxquels, je le rappelle au passage, il convient de ne pas prêter crédit.
"Mais non ! Il n'y a aucun risque !" s'époumonnent-ils. Peut-être bien qu'ils ont raison, après tout. Allez, chiche !

Contre le monde de la finance phynance

Refuser de voter pour la Peine parce que, par principe, on ne vote pas pour une candidate fasciste d'extrême-droite et refuser de voter Macron pour ne pas voter pour le candidat des banques et de la finance, je comprends parfaitement. C'est sûr que, quelque part, c'est dur pour son fondement de se décider à donner sa voix au "moins pire" des deux.
C'est bien un peu douloureux de se faire enculer sans y prendre plaisir quoi que l'on fasse ou ne fasse pas. Parce que le problème est bien là, au fond. On ne choisit pas mais les autres le font pour vous. Perdu pour perdu, autant ne rien faire. A quoi bon ? Nous sommes à l'heure où nous pouvons beaucoup pleurer la funeste issue à laquelle nous sommes réduits. Ah ! Que n'avons-nous pas été plus actifs à l'heure où il aurait encore été possible de convaincre autour de soi à voter pour le bon candidat ! Ah que l'on peut en vouloir à machin et à truc de ne pas s'être entendus pour faire une union ! Ah oui, on pleure la gauche perdue, on geint, on se lamente, on laisse sa colère s'exprimer.
Ma vision de mon "engagement" politique passe presque en priorité par la lutte contre l'extrême-droite et le fascisme et, donc, contre le F-Haine pour la France. Ce qui me troue le cul, c'est bien la magistrale banalisation de l'extrême-droite. Arriver à penser qu'il n'est pas possible de choisir entre Macron et la Peine est significatif mais nous en sommes là. Il est effectivement hors de question de prétendre que l'élection de Macron nous apportera ce que nous pouvons attendre pour l'avenir et j'avoue que le choix me semble bien impossible à faire. Si je refuse de voter pour la Peine, je ne peux pas voter Macron en adhérant à ses idées et propositions.

Il n'est pas à gauche, elle est à l'extrême-droite

Si l'on est foncièrement de gauche, si l'on a choisit de ne jamais voter autrement que pour un candidat de gauche, si l'on est partisan, il n'est pas possible de se réduire à voter Macron même si celui-ci a été membre d'un gouvernement prétendument de gauche. On a bien vu que les actions des gouvernements successifs du quinquennat finissant n'ont pas été à la hauteur des attentes que l'on pouvait nourrir, même a minima.
Nous nous sommes faits bananer par Hollande mais, reconnaissons-le un peu, nous nous y attendions tout de même un peu. Le deal était pour beaucoup de battre Sarkozy. Il a été battu, nous avons eu ce que nous méritions : Hollande.
Ce jour, c'est une certitude avec laquelle il va bien nous falloir vivre[3], le prochain gouvernement, le prochain président, ne seront pas de gauche. C'est comme ça, c'est la vie. On n'a pas toujours ce que l'on appelle de nos vœux. C'est triste mais la perfection n'est pas de ce monde. Personnellement, je rêve d'un temps où les guerres n'existeront plus, où la paix sera la norme, où l'entr'aide[4] sera commune, où la propriété n'apparaîtra plus que dans les livres d'histoire, où la vie sera douce, les gens intelligents, le ciel bleu et les magasins pleins de douces pâtisseries en distribution libre et gratuite. L'utopie est le meilleur des programmes politiques. Ce monde qui saura se passer de l'intermédiaire des dirigeants, patrons, chefs et politiques, tournera bien rond comme il le faut et ce sera merveille et bonheur.

Prout

Ne pas voter Macron, ce n'est pas faire le jeu de la Peine. Absolument ! Mais dans le même temps, ne pas voter la Peine, ce n'est pas forcément ne pas faire le jeu de la Peine si l'on choisit l'abstention. Pour être plus clair dans mon propos, s'agissant d'un vote dont le résultat sera uniquement basé sur le pourcentage de voix obtenu par les candidats, on peut et même sans avoir fait de grandes études comprendre que c'est simplement celui des deux qui aura le plus de bulletins à son nom déposé dans les urnes qui gagnera le pompon.
Pour en revenir à mes amis prévisionnistes experts en expertises qui me font tant rire de ce rire gras et nerveux qui fait tout mon charme, je vais m'essayer à l'exercice pour rigoler. On peut prévoir sans trop craindre de se tromper que les gros cons qui ont voté la Peine au premier tour sont tout à fait disposés à confirmer leur choix en ce deuxième tour. On peut présager qu'une partie de ceux qui ont voté Fillon suivront le mouvement. Il paraît que chez les mélenchonistes, ils sont 19% à avoir le désir de voir la saloperie arriver au pouvoir[5]. On ajoute bien sûr les duponhaignantistes, peut-être aussi quelques asselineautistes et autres cheminadistes. En face, peut-être quelques socialistes proches de l'aile droite du PS auxquels viendront se joindre les démocrates qui à contre-cœur choisiront une mauvaise démocratie à une bonne dictature. Et de cela, on peut extrapoler que l'on trouve plus de convaincus pour la Peine que pour Macron. De celles et ceux qui m'ont avoué choisir de voter Macron pour ce deuxième tour, je note plus de personnes de "gauche" que de droite. Il faut bien sûr relativiser en notant que je fréquente plus de personnes de "gauche" dans toutes les acceptions du terme.
Toute voix non exprimée n'ira certainement pas contre la Peine et son parti fasciste d'extrême-droite et je pense que les votes d'adhésion en faveur de la saloperie sont plus certains que ceux en faveur du programme du candidat Macron. Mais je ne suis pas expert du tout et c'est de l'analyse au doigt mouillé. Ce que je veux exprimer de ma pensée, c'est juste que le succès de Macron n'est pas si gagné d'avance que ça.

Et alors ?

Quel que soit le résultat, je ne serai pas content. Bon, d'accord, je le reconnais, si la Peine de merde est battue ce sera déjà une petite satisfaction. Je le reconnais, je ne l'aime pas. On est encore en démocratie, on a encore le droit de le dire.
Tiens, d'ailleurs, existe-t-il un vrai risque pour que si, par grand malheur, la saloperie l'emporte la démocratie soit en danger ? Oui ? Non ? Ne se prononce pas ?
On a déjà vu, c'est déjà arrivé, qu'une personne élue démocratiquement parvienne à exercer son pouvoir en dehors de la démocratie. Si, si, je vous assure ! Mais tout de même, nous avons des institutions, des pare-feu, des boucliers bien solides pour empêcher pareille déconvenue, non ? Ça, j'en sais foutre rien ! Je ne sais pas, moi. Un coup d'état ? Avec qui derrière ? Traditionnellement, il est bon d'avoir les forces armées derrière soi pour réussir son coup. Les militaires, les flics, quelques milices constituées. Je ne sais pas trop comment pensent les militaires et les flics dans leur majorité. Ce sont des corps que je n'aime pas et ne fréquente pas.
C'est à dire qu'un argument court et qui dit qu'il sera toujours plus simple de combattre et de défendre les droits avec Macron et une démocratie molle qu'avec la Peine et une dictature forte. D'un autre côté, on peut aussi parier qu'une la Peine présidente serait une meilleure étincelle pour la Révolution, la lutte finale et le grand soir réunis.
Aussi, et c'est valable quel que soit le résultat, on peut imaginer qu'il sera quasiment impossible de définir une majorité parlementaire permettant à l'un ou l'autre de gouverner. Si l'on fait abstraction du risque de coup d'état évoqué un peu plus avant, il est en effet difficile de comprendre avec qui la Peine ou Macron gouvernera. Il y aura des législatives et, peut-être, un sursaut qui chamboulera tout ça. Par goût, j'aimerais assez un parlement bien à gauche mais ce peut être un parlement bien à droite qui a la fin l'emporte. On verra mais tout n'est pas perdu. L'espoir fait vivre.

On s'en branle

Ce soir, demain matin plus sûrement, nous saurons. Si je suis globalement assez confiant dans le fait que ce ne sera pas encore pour cette fois que le racisme, la haine, la bêtise et la peur arriveront au pouvoir en France, si je suis dans l'expectative la plus absolue pour ce qui se passera dans cinq ans, je peux penser par excès d'optimisme que rien ne changera vraiment dans ma vie pour les années à venir quelque soit le résultat. Si c'est elle qui à la fin gagne le jackpot, bah, je me couperai les cheveux bien courts, je fermerai ce blog, je collaborerai gentiment et poliment. Si c'est lui, franchement, il est à craindre que nous continuerons sur la lancée de ces dernières années. Au pire, ce sera encore un peu plus une politique d'inspiration libérale mais j'ai une bonne capacité de résignation qui devrait me permettre de continuer à faire ce que je veux quitte à restreindre un peu plus mon train de vie qui n'est pas si catastrophique que ça. Manger plus souvent des nouilles que du foie gras, c'est déjà mon quotidien. Pour mon cas très personnel, je ne vois pas ce que je peux redouter du gourvernement à la botte de Macron. Il ne peut pas vraiment me faire de mal sans à la marge. Peut-être devrais-je me chauffer encore moins en hiver et attendre la mort en courbant l'échine faute de pouvoir me soigner. Pire encore, peut-être m'obligera-t-il à trouver un emploi[6]. Avec une petite dose de fatalisme saupoudrée de nihilisme et de désespoir consenti, je pense que la suite sera parfaitement acceptable.

Mais surtout, il faut que je vous prévienne

Là, je m'adresse en premier à toutes celles et ceux qui vont s'abstenir pour n'importe quelle raison qui leur plaira. Si jamais grâce à vous, à nous, abstentionnistes intelligents, la Peine gagne, sachez bien que je vous déteste, que je vous conchie, que je vous exècre au plus haut point, que je vous méprise, vous réfute le droit même de m'adresser la parole. Amis abstentionnistes, allez vous faire foutre !

Notes

[1] formule qui ressort souvent

[2] ou royaliste ou je ne sais quoi encore

[3] sauf à choisir le suicide ou l'expatriement

[4] j'aime assez cette forme délicieusement désuète

[5] Oui, je sais, merci, les sondages et tout ça...

[6] quoi que sur ce point, je ne coûte pas grand chose à la collectivité. Je ne touche rien de rien de tous les organismes sociaux, n'ai même plus de carte Vitale...

lundi 24 avril 2017

Marine la Grouïk en marche

Marine la Grouïk

vendredi 31 mars 2017

La faim justifie les médiocres

Qui veut le pouvoir ? Et pourquoi ? Dans cette campagne électorale d'anthologie[1] nous allons de surprise en révélations, d'affaires en mise en examen, sans jamais trop écouter les programmes, idées, propositions et discours. Et pourtant, il y a le choix, ce ne sont pas les candidats qui manquent. Mais on s'en fout, on s'en bat les gonades. On fait mine de plus s'intéresser aux déboires judiciaires, à l'argent mal acquis, aux revirements, aux tournages de veste, aux ralliements et aux désertions. Les programmes, ce n'est pas notre préoccupation. Ce que l'on aimerait, ce serait que ces élections présidentielles se déroulent non plus par le vote citoyen mais à la manière d'un jeu de télé-réalité avec des évictions de candidats multiples jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un ou qu'une candidat-e- et, de par là même, un-e- vainqueur-e-.
Ce jeu pourrait s'appeler "Mensonge et intégrité". Le vote du public viendrait éliminer les postulants en fonction de ce qu'il pourrait considérer comme encore acceptable. Le but du jeu serait de parvenir à gagner en mentant juste ce qu'il faut. Ni trop pour ne pas se faire écarter ni trop peu pour ne pas paraître dépourvu d'imagination et de soif du pouvoir. En gros, ça reviendrait à désigner le meilleur arnaqueur, l'escroc idéal.
Remarquez, si nous nous retrouvons avec pour seule perspective à avoir à choisir entre une candidate d'extrême-droite et un libéral ni de gauche ni de... gauche, c'est bien fait pour notre gueule. Ça fait maintenant des décennies que nous jouons à ne plus voter qu'en fonction d'algorithmes prétendument scientifiques et en jouant à une sorte de bonneteau hasardeux. On désigne machin pour contrer truc, on accepte le principe des primaires pour mettre en avant qui saura le mieux battre celui du camp d'en-face. On ne vote plus pour des idées mais contre des personnes.
Il y a quinze ans, nous avons été nombreux à voter Chirac contre le père le Pen. On veut nous faire rejouer la pièce et dès à présent on nous brandit l'épouvantail de l'insupportable, de l'inacceptable, pour faire élire un candidat qui, logiquement, ne devrait plaire à personne. Ce qui fait sa force, à Macron, c'est bien de n'avoir pas de programme précis, de naviguer dans une sorte de centre à la godille, un coup à droite, un coup à gauche, sans faire de vagues, sans avancer réellement.
Je me demande si, en 2002, il n'aurait pas été finalement intéressant de laisser le Pen remporter les élections présidentielles. C'est un pari un peu osé mais on peut supposer qu'il n'aurait pas eu de réel pouvoir, qu'il n'aurait pas eu de majorité au parlement, qu'il aurait été incapable de faire quoi que ce soit. Alors, évidemment, avec un personnage pareil, on peut se faire peur à penser à un coup d'état et à l'arrivée d'une dictature. Le discours vaut aussi pour ce qui est aujourd'hui possible. La question est : "le moins pire est-il préférable au pire ?"
Evidemment, si l'affaire Fillon n'était pas survenue, tout serait différent. Mais comment est-il arrivé là, le Fillon ? Normalement, ce devait être Sarkozy ou Juppé qui devait être désigné par la droite. Pas Fillon ! Jamais personne n'avait pensé à ça. Peut-être pas même Fillon lui-même. Pareil pour Hamon. Dans ce cas, bien entendu, c'était plus compliqué parce que, logiquement, plus personne ne pouvait croire en une victoire des socialistes.
Si le premier tour des présidentielles, les analystes nous le disent, est joué[2] la seule question qui devrait nous préoccuper est de savoir si nous devons voter et pour qui. On peut aussi avoir l'idée farfelue de voter pour qui on se sent le plus proche au premier tour mais si c'est plié, à quoi bon ? La probabilité pour que la gauche soit présente au deuxième tour est extrêmement faible. Celles et ceux qui en appellent à un ralliement des candidats de gauche sont gentils mais mathématiquement, en ajoutant les voix envisagées de Arthaud, Poutou, Mélenchon et Hamon plus celles des écolos et quelques autres qui traînent, il n'y a aucune chance pour que la gauche soit présente au deuxième tour.
Ce qui n'est pas totalement exclu, bien sûr, c'est que Fillon dépasse Macron. Le cas le Pen est compliqué. Tout le monde la dit présente au deuxième tour mais les experts se sont déjà trompé à plusieurs reprises ou n'ont rien vu venir. Bref, on navigue dans le brouillard et le mieux que nous avons à faire, c'est d'agir en conscience, sans calcul, sans vote utile, sans plan sur la comète.

Savoir refuser

Notes

[1] peut-être ?

[2] J'adore les experts

mercredi 29 mars 2017

Valls rejoint Macron et Fillon le néant

Voyez-vous, ce matin je me suis réveillé avec une idée stupide en tête. Pour la plupart d'entre vous qui n'avez pas la chance d'en avoir jamais la moindre, une stupide serait déjà comme un don de dieu. Or, il se trouve que dans le cadre de cette mienne démarche par moi entreprise visant à vous élever intellectuellement (et la tâche n'est pas aisée), je me dois de vous instruire sans plus attendre de comment fonctionne une idée.
L'idée naît de la rencontre d'une maman idée et d'un papa idée. Ils se plaisent, apprennent à se connaître, dansent la rumba et finissent par baiser comme des bêtes. La gestation est particulièrement brève et quelques secondes plus tard, dans d'atroces souffrances, la parturiente met au monde un bébé idée tout frais, tout neuf, tout rose. Seuls les bébés idée mâles sont à la source de bonnes idées. Les bébés idée femelles, elles, ne pensent qu'à rencontrer un futur époux idée et à danser la rumba avant de baiser. C'est ainsi.
L'enfant idée suit une scolarité rapide et tombe tout de suite après dans une adolescence ingrate et boutonneuse qui, heureusement ne dure pas. A peine deux minutes après sa naissance, le bébé idée est déjà un solide gaillard et il va consacrer sa vie à deux activités majeures. La première consistera à faire jaillir une seule et unique pensée dans le cerveau hôte où, à la manière d'un virus parasite, il s'est installé confortablement. La seconde sera tout entièrement consacrée à dénicher une madame idée afin de procréer. Une fois tout cela fait et bien fait, il chaussera ses pantoufles et fumera la pipe dans son fauteuil en goûtant les joies de la vie de retraité et d'un bon cognac tout en attendant la mort qui ne saurait tarder.

S'il y a des bonnes et des mauvaises idées, la plupart sont tout simplement "con comme un balai". Celle de ce matin m'enjoignait à m'engager à défendre une cause perdue, quasiment à rejoindre une mission humanitaire. Il me fallait défendre le faible, le persécuté, la victime, l'écouté et qui mieux que François Fillon pour incarner l'opprimé ? J'aurais pu me pencher et m'intéresser sur le cas de Manuel Valls mais en l'espèce on ne peut plus parler de cause perdue. Il s'agirait plutôt et au choix, de trahison, de lâcheté, de saloperie ou de connerie. Il m'aurait pourtant plu de défendre Manuel Valls. Mais hélas, à l'impossible nul n'est tenu. Donc, je me rabats (joie) sur Fillon. Fillon bafoué, Fillon volé, Fillon spolié, Fillon dénoncé mais Fillon en colère, prêt à en découdre, prêt à tout pour défendre son honneur et celui de sa Pénélope et de ses enfants, prêt à se battre avec ses petits poings serrés pour son argent et le droit de porter de beaux costumes offerts par ses amis. L'acharnement dont est victime François Fillon est contraire avec l'idée que l'on peut se faire de la démocratie et du droit aux gens de droite d'avoir leur président à eux par eux élu. Pensons à toutes ces personnes qui ont désigné leur poulain lors des primaires de la droite pour supprimer des centaines de milliers de fonctionnaires, pour obliger les chômeurs à travailler pour rien ou mourir pour pas cher. On (le cabinet noir) leur vole leur rêve de France forte et belle et catholique. C'est honteux et dégueulasse. C'est même contraire à la convention de Genève, si ça se trouve. Peut-être même que c'est anticonstitutionnel, allez savoir.
Et alors moi, avec mon idée instillée à l'insu de mon plein gré, je me suis essayé à l'exercice pour lequel je ne suis pourtant pas réputé, la caricature. C'est un exercice difficile pour moi. C'est peut-être que je ne sais pas observer les gens, peut-être aussi, plus simplement, que je ne suis pas doué pour cela. Mais bon, n'écoutant pas mon habituelle propension à trop vite baisser les bras je pose une feuille de papier devant moi et attrape un crayon. Cette première feuille part vite à la corbeille et est bientôt accompagnée de la deuxième. Mais à la troisième, il me semble "tenir" quelque chose. Finalement, je pense être parvenu à quelque chose de raisonnablement acceptable. Fasse que cela aidera M. Fillon à conquérir le pouvoir pour le plus grand bonheur de la France éternelle et de son rayonnement à travers l'univers.

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Vers la victoire

lundi 27 mars 2017

Fillon voit des oreilles partout

Dans le creux de l'oreille

vendredi 24 mars 2017

Les vécés sombres du palais

Ainsi donc, il y aurait un cabinet noir à l'Elysée. C'est le très innocent[1] François Fillon lui-même en personne qui l'affirme. Ce très estimable (et bien habillé) candidat à la présidence de la République française pour le compte de Laids Républicains dévoile la sa vérité et il accuse[2] et on tremble au sommet de l'État. L'autre François, celui en poste actuellement, est nommément mis en cause. Il serait à la tête d'un sombre aréopage de barbouzes évoluant au sein d'un cabinet noir et distillant aux journalistes de la planète entière des rumeurs pestilentielles et des allégations mensongères à son propos. Et il est en colère, le François prétendant, le possible futur hypothétique impétrant Fillon. Et on le comprend et on le serait à moins.
Que l'on accuse son épouse de n'avoir rien foutu et d'avoir été payée pour cela, c'était gros. Que l'on l'accuse lui, comme s'il y était pour quelque chose, de recevoir des cadeaux de ses amis, c'est grotesque ! Que ses enfants soient rémunérés en contrepartie d'une lourde charge de travail, quoi de plus normal ? Que ces enfants se sentent redevables envers leurs parents et qu'ils remboursent les frais de mariage par eux avancés, c'est signe d'une bonne éducation. "Et alors ?" se questionne fort justement le François de l'histoire.

Et alors, et ce n'est pas pour défendre le marigot où se vautrent les journalistes, c'est manquer de respect à ces journalistes, justement, que penser un instant qu'ils sont incapables d'enquêter par eux-mêmes et de dévoiler ce qu'ils ont découvert. Ont-ils besoin d'un cabinet noir ? Je ne le sais pas. Il n'est pas totalement impossible, bien sûr, que des "gentils informateurs" se fassent un malin plaisir en informant la presse. Ce n'est pas impossible mais rien ne dit que ces informateurs soient tous à chercher du côté de l'Élysée, après tout. Il y a quelque temps, le directeur du Canard Enchaîné s'offusquait à l'idée que l'on puisse douter du travail des journalistes.
Très certainement présumé innocent, n'hésitant pas un instant à battre sa coulpe et à reconnaître les erreurs qu'il a pu commettre, François Fillon passe à l'attaque et dénonce les agissements assez moches du président de la République actuel. Que n'apporte-t-il pas les preuves claires qui montreront au peuple la véracité du travail de sa Pénélope d'épouse ? Des fiches de paie (pas des fausses éditées avec un logiciel de traitement de texte à la va-vite), des talons de chèque ou des preuves de virements bancaires, par exemple. Il lui serait alors facile de montrer à la face du monde que l'on cherche à lui nuire. Au lieu de cela, il reconnaît avoir commis une faute en employant son épouse, il s'en excuse... mais ne prouve rien de rien. Il dénonce l'existence d'un cabinet noir, il dévoile l'existence d'un complot mais ne prouve pas grand chose non plus. Par contre, il prétend avoir restitué ses costumes. C'est déjà ça. Pas sûr que ça suffise mais c'est un premier pas vers sa totale rédemption.

Cabinet noir

Notes

[1] jusqu'à nouvel ordre

[2] comme l'Émile avant lui

jeudi 9 mars 2017

Un choix cornélien

Liste des personnes ayant recueilli des parrainages pour pouvoir être présentes aux élections présidentielles 2017. Certaines ne se présentent pas.


  • ALLIOT-MARIE Michèle
  • ARTHAUD Nathalie
  • ASSELINEAU François
  • BAROIN François
  • CHEMINADE Jacques
  • DELAFON Olivier
  • DUPONT-AIGNAN Nicolas
  • FAUDOT Bastien
  • FESSARD DE FOUCAULT Bertrand
  • FILLON François
  • GORGES Jean-Pierre
  • GUAINO Henri
  • GUYOT Stéphane
  • HAMON Benoît
  • JADOT Yannick
  • JARDIN Alexandre
  • JUPPE Alain
  • LARROUTUROU Pierre
  • LASSALLE Jean
  • LE PEN Marine
  • MACRON Emmanuel
  • MARCHANDISE Charlotte
  • MARTINEZ Jean-Claude
  • MELENCHON Jean-Luc
  • MIGUET Nicolas
  • MUMBACH Paul
  • NIKONOFF Jacques
  • POUTOU Philippe
  • REGIS Olivier
  • TAUZIN Didier
  • TEMARU Oscar
  • TONIUTTI Emmanuel
  • TRAMBOUZE Bernard
  • TROADEC Christian
  • VERNIER Michel
  • WAECHTER Antoine
  • YADE Rama



Choix

samedi 4 mars 2017

Plan B from outer space

Un scenario incroyable

vendredi 3 mars 2017

Plan B comme Bordel

A ce qu'il se dit, Juppé se préparerait. Apparemment, il serait finalement disposé à endosser le rôle ingrat du plan B. Comme qui dirait, il serait prêt à faire don de sa personne à la France. C'est de l'abnégation ou je ne m'y connais pas.
D'un autre côté, Fillon, lui, il tient à son statut de plan A. Et je le comprends, Fillon. Ce ne doit pas être simple d'abandonner si près de la ligne d'arrivée. Au mieux, il était en troisième position dans les pronostics de la primaire de la droite. A force de pugnacité et de "Vous imaginez le Général de Gaulle...", il a battu Sarkozy et Juppé et tous les autres. Il pouvait sourire de tous ses sourcils, le Sarthois ! L'Elysée était à portée de vue et il allait pouvoir foutre du libéralisme forcené partout. Il exultait et il y avait de quoi. Belle revanche pour un ex-premier ministre qui était qualifié de "collaborateur" par Sarkozy. Se retrouver à la tête du pouvoir pour un homme plein d'ambition qui doit rêver à ça depuis des décennies et être près de se casser la gueule en pleine course à cause d'un canard, c'est rageant. Du coup, il est assez colère, le Fillon. Il n'admet pas. Il refuse. Il ne se retirera pas.
Par contre, ceux qui se retirent, ce sont ses soutiens qui devinent un futur moins lumineux que promis et qui espèrent ne pas tout perdre en soutenant le plan B Juppé. C'est un peu désespéré, il faut le reconnaître. Et d'un autre côté, comment continuer à soutenir Fillon maintenant qu'il s'enfonce lui-même un peu plus chaque jour ?
Il n'aurait pas raconté que le Canard enchaîné avait menti, il n'aurait pas dit que ce journal palmé agissait sous les ordres de la gauche, il n'aurait pas persisté à dire que Pénélope avait bien travaillé (et dur et fort et sans compter les heures), il n'aurait pas dit qu'il se retirerait s'il était mis en examen, il n'aurait pas dit encore que tout cela était piloté par l'Elysée... Il n'aurait pas accusé les juges d'êtres partiaux, il n'aurait pas appelé à une manifestation contre ces juges au Trocadéro ce dimanche, bon, peut-être était-ce encore jouable mais maintenant, ça promet d'être un peu difficile.
Le plus intéressant, c'est que Fillon se montre sous son vrai visage. C'est un fou. Franchement, ça fait peur de l'imaginer président de la République. On voit que c'est ce genre de personne capable de n'importe quoi juste histoire de ne pas reconnaître avoir perdu. Du genre à déclencher une guerre thermo-nucléaire juste parce qu'un chef d'état lui aurait mal parlé ou aurait refusé un pot de rillettes confectionnées par Pénélope. On le voit colérique, butté, borné, revanchard, menteur, prompt à se dédire. Une sorte de Trump à la française, en quelque sorte.
Heureusement — ou pas — pour lui, il a encore des soutiens indéfectibles. Nadine Morano par exemple. Par contre, même Christine Boutin demande à Fillon d'arrêter ! C'est donc que les choses vont mal chez les Laids Républicains. Et il doit être difficile de soutenir Fillon, de trouver les bons arguments, les bons mots. Pour certains, Fillon doit maintenir sa candidature par respect pour les électeurs des primaires. Pour d'autres, il doit continuer juste parce que c'est lui qui a le meilleur programmes. Pour d'autres encore, il doit aller au bout parce qu'il ne faut pas faiblir face aux attaques dégueulasses de la presse, de la gauche, des juges. C'est maladroit, c'est désespéré, c'est du perdant-perdant.
Je ne sais pas vraiment ce qu'aurait dû faire Fillon pour éviter cette chute catastrophique. Son tort a sans doute été de se présenter lors des primaires comme le candidat propre sans casserole. Evidemment, ça donne envie de gratter un peu, d'aller y voir de plus près. On ne sait pas pour le moment si Pénélope a travaillé ou pas. Par contre, on sait qu'elle a été bien payée. Plus que ce que gagnent les attachés parlementaires habituellement. On peut dire que c'est une peccadille et que ça ne mérite pas un assassinat politique. On peut aussi, au contraire, considérer cela comme suffisamment grave et représentatif du personnage pour justifier la mise à mort. Parce qu'enfin, un type qui vous bassine sur les économies à faire, qui promets aux plus pauvres encore plus de difficultés, qui propose la suppression de centaines de milliers d'emplois chez les fonctionnaires, qui prétend qu'il est nécessaire d'arrêter de gaspiller l'argent de l'état ne peut pas, dans le même temps, rétribuer si grassement ses proches, femme et enfants en premiers. Avant le problème de droit, avant la question d'emplois fictifs, c'est d'honnêteté dont il est question. Honnêteté et parole tenue sont, c'est clair aujourd'hui, des notions étrangères à M. Fillon.
Bien entendu, s'il se maintient malgré tout il y aura tout un tas d'électeurs de droite qui le suivront et il est même possible qu'il parvienne à faire mieux que les candidats de gauche. Mentir, voler, arnaquer, ce sont bien les valeurs qui conviennent aux gens qui pensent à droite. Pour eux, la réussite personnelle passe avant tout, il n'y a pas de place pour la morale. Ils parlent de mérite, il prétendent qu'ils doivent leur réussite au travail mais en réalité, ils la doivent à l'écrasement des autres. Tous les moyens sont bons pour "réussir". Réussir quoi ? Je ne sais pas.

Un soutien à Fillon très perfectible dans la forme

jeudi 23 février 2017

Bien plus cher que le plus cher des iPhone parmi les plus chers

L'information date d'il y a déjà quelques jours. Une personne a payé 243000 US dollars pour le téléphone de Adolf Hitler retrouvé dans les décombres de son dernier bunker berlinois en 1945. Il paraît que ce téléphone serait rouge et serait pourvu de la très règlementaire croix gammée ainsi que du nom du fürher (pour le cas où il ne se seQu'rait pas souvenu quel était son téléphone ?). Bref. Il s'agit d'un appareil en Bakélite© noire peint en rouge de la marque Siemens© et il aurait été utilisé pour donner plein d'ordres très importants mais qui n'a pas empêché l'issue funeste de cette guerre (pour les nazis, bien sûr).
La question est de savoir qui a pu débourser une telle somme pour un tel objet ? Je me demande combien j'aurais été prêt à payer pour un téléphone à la peinture écaillée qui ne fonctionne même plus. La charge historique ? Oui, sans doute. Au même titre que le caleçon de Mussolini ou le godemichet de Staline, oui. Qu'est-ce qu'un objet comme un téléphone, même peint en rouge, même décoré d'une croix gammée, même gravé du nom du dictateur, peut nous apprendre du régime nazi, des crimes nazis ? Rien. Je doute fort qu'il y ait un morceau de la voix de Hitler dans les fils de ce téléphone.
Il y a la charge symbolique. Posséder le téléphone utilisé par un chef d'état et de guerre complètement taré, ça doit faire classe, posé sur son bureau. L'histoire prétend que ce téléphone aurait été trouvé par un militaire britannique qui l'aurait offert à son fils qui s'est décidé à le vendre. Je ne sais pas la valeur que l'on peut donner à ce téléphone si l'on est pas soi-même taré. Il me semble qu'il faut nourrir une sorte de fascination pour le régime nazi. Collectionner des objets nazis, c'est voir dans ces objets des choses qui n'y sont pas. Si l'acheteur est un mec, peut-être qu'il a une petite érection lorsqu'il porte le combiné à son oreille, habillé qu'il est d'un uniforme de la SS.

téléphone nazi

vendredi 10 février 2017

Tout est sous contrôle

Ouf ! Plus de peur que de mal à Flamanville où un incident/incendie s'est déclaré récemment. La direction de la centrale nucléaire et le préfet se montrent rassurant, tout est à présent terminé. La population n'encourt aucun danger, il n'y a pas eu explosion mais détonation, seules cinq personnes ont été incommodées par des fumées. Rien de plus mais on note tout de même que l'un des deux réacteurs est à l'arrêt.
Sans être farouchement opposé à l'électricité nucléaire (je suis dépendant à l'électricité), je suis un peu inquiet quant à l'avenir de notre parc nucléaire vieillissant que l'on aura du mal à démanteler quand le temps sera venu de le faire. Pour le moment, à ce que j'en sais, une seule centrale nucléaire est en cours de démantèlement en France. Il s'agit de celle de Brennilis, un réacteur à eau lourde à l'arrêt depuis 1985. J'avais écouté une émission sur le sujet à la radio, une émission de Daniel Mermet si je me souviens bien, qui soulevait les questions du coût et de la méthode. Apparemment, aujourd'hui, trente-deux ans après l'arrêt de la centrale, on ne sait toujours pas bien comment faire pour démanteler le bouzin. La Cour des comptes notait par ailleurs en 2005 le coût de ce démantèlement à hauteur de 482 millions d'euros. 20 fois plus que ce qui avait été budgétisé.
Il est indéniable que, pour le moment, les accidents graves en lien avec des centrales nucléaires se comptent sur les doigts d'une main. Il est certain que la technique est maîtrisée mais il ne faut pas se voiler la face et refuser de se poser les questions embarrassantes qui accompagnent cette industrie. On ne sait pas quoi faire des déchets, on ne sait pas démonter les centrales, on n'a pas les moyens de renouveler le parc, on exploite et achète du minerai d'une manière qui ne nous honore pas toujours. Le nucléaire semble être derrière nous alors que l'on tente de monter et faire fonctionner les EPR. Ces EPR, réacteurs de nouvelle génération (troisième génération, même), promettent plus de sûreté et de rendement. Le problème est bien que pour le moment nous n'avons pas été foutus d'en faire un seul.
Les politiques nous bassinent avec les histoires de transitions énergétiques et semblent sortir un peu trop facilement de leur chapeau des solutions magiques. Les recommandations du réseau NégaWatt commencent par une réduction de la consommation en partant du principe que la meilleure énergie est celle qui n'est pas consommée. Sur le principe, je suis d'accord. Sur la mise en pratique, je crains que tout cela passe par des solutions qui ne seront pas du goût de tous et que nous allions au devant d'une société qui se divisera en deux groupes : ceux qui auront accès à l'énergie et les autres.

Pas d'inquiétude à Flamanville

mercredi 8 février 2017

L'humanité libérée de l'homme

Alors que l'intelligence artificielle nous émerveille chaque jour un peu plus, que l'on apprend qu'un ordinateur est désormais capable de bluff et de battre les meilleurs joueurs de poker, on entend aussi que des chercheurs réfléchissent à la mise au point d'un utérus artificiel à même d'accueillir un embryon, de le faire croître et grandir, à lui donner la vie, en libérant le corps de la femme de cette tâche pesante et envahissante.
Convient-il de se réjouir de tout cela ? Oui, sans aucun doute ! Libéré de l'obligation qui lui est faite de devoir réfléchir un peu et baiser beaucoup pour perpétuer son espèce, l'homme et la femme pourraont s'adonner à ce qu'ils savent le mieux faire. Vautrés dans leurs canapés et fauteuils, l'œil rivé à l'écran qui leur délivrera un flot continu de programmes de télé-réalité et de fictions affligeantes, ils pourront s'empiffrer de pop-corn et de soda sans plus se poser la moindre question. Accessoirement, ils pourront également faire la guerre ou l'amour grâce à leurs casque et combinaison de réalité virtuelle aptes à reproduire les sensations les plus folles.
Déjà, le genre humain n'a plus que faire de sa mémoire, tout écrite qu'elle est à travers Internet. Plus besoin d'avoir lu les poussiéreux bouquins des temps passés tant il suffit de faire une recherche dans cette mémoire collective pour en connaître l'essentiel. Qui aujourd'hui s'inquiète de l'orthographe à l'heure des correcteurs autographiques ? Bientôt, l'ordinateur sera en mesure de choisir au mieux les phrases adéquates lors de la rédaction d'un sms et les philosophes seront remisés sur les étagères oubliées des bibliothèques enfouies au profit de la pensée numérique omnisciente.
Mais dès lors, me demanderez-vous, à quoi bon préserver l'existence charnelle et biologique de ce genre humain si la machine fait mieux ? On peut bien se poser la question faute de pouvoir y apporter une réponse. Et si l'on ne peut pas répondre, c'est qu'il n'y a pas de réponse. Un fait est certain, l'espèce humaine ne sera pas présente sur cette planète jusqu'à la fin des temps. Cette planète a connu son lot d'extinctions de masse, il est plus que probable que la tectonique des plaques, la dérive des continents, ne s'arrêtera pas de sitôt, il est certain qu'un cataclysme violent finira par provoquer une nouvelle extinction de masse. Alors, adieu veau, vache, cochon, couvée ! Quelques bestioles subsisteront et la logique de l'évolution des espèces poursuivra son petit bonhomme de chemin. Jusqu'à la fois ultime où rien ne subsistera, pas même la plus ridicule bactérie mono cellulaire. La Terre sera déclarée morte et elle pourra attendre l'esprit tranquille l'explosion de son étoile pour disparaître tout à fait.
Le scenario est clairement établi, nous mourrons tous et tous nos enfants pareils. Alors à quoi bon continuer alors que la fin est écrite ? Pourquoi ne pas déléguer tout ce pataquès sans queue ni tête à des machines informatiques robotisées ? Laissons-les jouer aux cartes sans nous, laissons-les créer des chimères sans plus nous occuper de ces questions et quittons cette énorme blague sur la pointe des pieds sans sembler nous soucier de l'avenir plein de larmes et de sang.
On peut bien se cacher les yeux et faire mine de ne rien voir ou comprendre mais l'avenir tiendra ses promesses. Et il ne sera pas rose. Il semble assez certain que l'on va au devant de conflits importants, de crises majeures. Il y a d'un côté les problèmes d'ordre écologique qui vont entraîner d'autres problèmes bien plus graves. L'interdiction à la circulation des véhicules polluants dans les villes des pays riches paraîtra bien ridicule à l'heure où nous ne pourrons plus nous nourrir et que nous serons plus de huit milliards d'individus à vouloir goûter une miette du gâteau restant. Avec la Révolution Industrielle, nous nous sommes rendus dépendants de l'énergie. Aujourd'hui, sans énergie nous ne sommes plus en mesure de vivre. J'imagine assez mal des armées d'ouvriers agricoles armées de bêches et de houes partir à l'assaut des grandes terres pour faire pousser du blé en remplaçant tout le machinisme agricole. D'autant plus que, "veganisme" aidant, il sera inconcevable d'en revenir à la traction animale.
Bien entendu, la science et la technique seront là pour nous aider. Il n'est pas totalement illusoire de penser que le génie humain trouvera le moyen de créer des nutriments standardisés à partir de molécules puisées dans la nature et que ceux-ci pourront être distribués à toutes et tous sur la planète. Des unités de production alimentées en énergie renouvelable et inépuisable permettront à faire disparaître la faim dans le monde et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Sauf que si ça va trop bien, la population augmentera encore. Peut-être faudra-t-il limiter la population ? Il faudra définir des critères précis pour savoir qui a le droit de procréer. Quoi que non. On sait désormais que la procréation passera par des machines qui auront une base de gamètes et qui combineront tout ça selon un programme très élaboré visant à perpétuer l'espèce tout en la gérant en temps réel. Une petite modification génétique simple à faire assurera bien sûr que ces êtres d'un nouveau genre seront stériles. L'avenir est plein de promesses folles.
Et à quoi bon ? Si les machines peuvent jouer au poker entre-elles sans intervention humaine, pourquoi perpétuer le genre humain ? Pour appuyer sur les boutons et corriger des bugs informatiques ? Peut-être. Nous serions alors au services de l'ordinateur. Ça n'a aucun sens. L'ordinateur sera en mesure depuis belle lurette de programmer lui-même ce qu'il lui faudra de lignes de code. Non. L'avenir de l'humanité est de disparaître. Point.
Quoique l'on cause d'essaimage. L'homme irait conquérir de nouveaux territoires au-delà des galaxies. Je vous rassure, ni vous ni moi ne serons là pour vivre cette aventure palpitante. Par contre, et l'on peinera à y trouver matière à réjouissance, il n'est pas impossible que nous soyons encore là lorsque les peuples entreront dans une guerre colossale pour la survie. Combien de temps nous reste-t-il avant le grand chaos ? Une dizaine ? Une vingtaine d'années ? Cultivons notre jardin, qu'il disait...

Procréation déléguée

dimanche 5 février 2017

Imagination débordante

En ces temps incertains au cours desquels le doute dispute la place à l'imprévisible absolu, il est pourtant au fur et à mesure que l'horizon se fait plus clair quelques certitudes qui semblent apparaître dans le lointain brumeux. Nous attendions Hillary Clinton et ce fut Donald Trump. Nous attendions Alain Juppé et François Fillon gagna. Nous attendions Manuel Valls et Benoît Hamon remporta la gagne. Alors, nous nous étions habitués à l'idée que Fillon serait le prochain président de la République. Nous étions abattus, nous étions résolus, nous étions résignés.
Et puis, ces derniers temps nous ont expliqué que Fillon ne le sera sans doute pas. Par la grâce d'une Pénélope semblant s'emmerder ferme à Sablé-sur-Sarthe, le candidat préféré des électeurs de droite de notre pays, le monsieur Propre aux 500 000 emplois supprimés dans la fonction publique, le héraut du libéralisme sourcilleux, le chantre de la pensée droitière, tombe en torche devant les yeux hébétés de tout un tas de personnes s'étant acquittées d'une taxe de quatre euros pour le désigner pour champion. Je ne vous cache pas le plaisir immense occasionné pour moi par cette affaire.
Du coup, les Laids Républicains vont probablement connaître quelque difficulté à s'en remettre dans l'immédiat. Si le candidat Fillon pratique une forme de coitus interruptus, on ne sait pas trop ce qu'il va se passer. Juppé a dit qu'il refusait de jouer le rôle du plan B. On peut imaginer un plan C avec Sarkozy qui reviendrait mais bon. Ce que l'on peut penser, ce pour quoi nous pouvons nous réjouir, c'est que pour la droite, c'est plié.
Chez les socialistes, on espérait beaucoup d'un Manuel Valls au libéralisme moderne qui n'a presque rien à envier à un candidat de droite. Pourquoi et comment Benoît Hamon est-il arrivé devant ? Il y a eu la grosse bourde de Valls annonçant qu'il supprimerait le 49.3, bien sûr. Ça n'est pas passé, ça. On a pu avoir le sentiment que l'on se foutait de notre gueule.
Une fois Hamon élu, le PS a montré son vrai visage. On a entendu des voix annoncer que l'on refusait ce candidat et que l'on allait se permettre de ne pas le soutenir. On a vu des socialistes se rapprocher de Macron. Il convient de mépriser ces personnes. Enfin, un bon point est à relever de cette aventure. Cela permet de montrer le véritable visage de ce qu'est devenu le Parti Socialiste. Le PS est mort, j'espère bien qu'il ne s'en relèvera pas et je suis prêt à prêter une pelle pour creuser sa tombe. Un trou bien profond avec plein de terre bien tassée par dessus.
Macron, il attire je ne comprends pas qui mais il paraît qu'il est attirant. Ses idées ne sont pas les miennes. Je ne comprends vraiment rien à ce personnage. Je le trouve désagréable et faux. Hier, j'ai eu l'occasion de voir une partie de son discours lyonnais sur un écran de télévision. C'était creux. D'après ce que j'ai compris, il pourrait attirer à lui des personnes de gauche et de droite. Bon. Je ne comprends pas et ne vais donc pas m'appesantir sur son cas. C'est trop difficile de chercher une forme de logique ou de rationalité dans le fait que l'on puisse espérer ce Macron pour prochain président. J'ai entendu que, entre autres, Ségolène Royal rejoindrait les rangs des soutiens au mouvement En Marche !. Bien. Il me semble avoir entendu que Strauss-Kahn, dans l'ombre, le soutiendrait aussi. Voilà. Le PS est mort et ce n'est pas dommage.
On ne sait pas ce que va faire François Bayrou mais il y a un candidat qui m'intéresse de plus en plus, c'est Mélenchon. Et pourtant, Mélenchon ne parvient pas à me convaincre tout à fait. Parfois, je trouve qu'il fait trop dans l'approximatif excité. Il ne m'est pas antipathique, je partage pas mal d'idées avec lui et vais sans doute le soutenir et voter pour lui. Au moins, il n'a pas de discours libéral et, je le pense, est assez sincère dans ses idées de gauche. Le problème tient dans la question que l'on se pose souvent à l'écoute de ses propositions : est-ce que tout cela est faisable ?
Avec le Brexit et l'arrivée de Trump, les idées économiques et politiques de Mélenchon me semblent prendre plus de sens. Sortir d'une Europe trop libérale quitte à créer une autre Europe plus sociale avec ceux qui le veulent, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, par exemple, pourquoi pas ? Evidemment, je ne suis pas en mesure de calculer ce que l'on y gagnerait et ce que l'on y perdrait. Je me dis toutefois qu'il est temps de s'émanciper de ce système économique dicté par les USA et que Trump peut nous y aider. Le problème des idées libérales est qu'elles sont proposées depuis des décennies comme indiscutables par la gauche et par la droite. Seuls les partis de gauche et d'extrême gauche vont à l'encontre de cette idéologie et de son supposé fatalisme. Depuis des décennies, on nous raconte, au mieux, que le tout n'est pas bon dans le libéralisme mais qu'il faut composer avec. Les quelques maigres promesses d'avancée sociale faites par ce libéralisme n'ont aucun sens, finalement. On voit bien que le sens de l'histoire dictée par le libéralisme est l'abrogation de toutes les avancées sociales, justement. Et dans tous les domaines, que ce soit l'éducation, la santé, le monde du travail, le temps de la retraite voire même la sécurité. Au nom du libéralisme, les états ont été conduits à réduire leur rôles et à se désengager dans tout un tas de domaines. Les états ont été amenés à mettre en place des stratégies fallacieuses pour remplir leurs caisses. Sous couvert de sécurité routière, on a placé des machines à générer des revenus sur le bord des routes, par exemple.
Récemment, Martin Hirsch appelait à supprimer les mutuelles et assurances de santé pour les intégrer à la Sécurité Sociale. Cela me semble évident. Je pense et espère que nous sommes en 2017 à l'aube d'un nouveau système de pensée. Mais pour que ces idées remportent la mise, il faudrait sans doute que les partis de gauche parviennent à s'entendre. En clair, il faudrait que Mélenchon, Hamon, les frondeurs socialistes, certains écologistes, parviennent à s'entendre. La grosse difficulté sera alors, bien entendu, que la moitié de la population française est et restera acquise aux idées de droite et à celles du libéralisme. Et du coup, tout cela restera sans doute du domaine du rêve un peu fou.
Il est bien difficile d'écouter aujourd'hui ce que nous disent les sondages et études d'opinion. Il est bien possible que l'extrême-droite aura quoi qu'il en soit un nombre important de voix. Il est assez peu probable que la gauche puisse réellement tirer son épingle du jeu mais face à la déconfiture de la droite assez inespérée, pourquoi pas ? Ça peut valoir que l'on essaie.

Finissons-en avec le PS

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