jeudi 9 mars 2017

Un choix cornélien

Liste des personnes ayant recueilli des parrainages pour pouvoir être présentes aux élections présidentielles 2017. Certaines ne se présentent pas.


  • ALLIOT-MARIE Michèle
  • ARTHAUD Nathalie
  • ASSELINEAU François
  • BAROIN François
  • CHEMINADE Jacques
  • DELAFON Olivier
  • DUPONT-AIGNAN Nicolas
  • FAUDOT Bastien
  • FESSARD DE FOUCAULT Bertrand
  • FILLON François
  • GORGES Jean-Pierre
  • GUAINO Henri
  • GUYOT Stéphane
  • HAMON Benoît
  • JADOT Yannick
  • JARDIN Alexandre
  • JUPPE Alain
  • LARROUTUROU Pierre
  • LASSALLE Jean
  • LE PEN Marine
  • MACRON Emmanuel
  • MARCHANDISE Charlotte
  • MARTINEZ Jean-Claude
  • MELENCHON Jean-Luc
  • MIGUET Nicolas
  • MUMBACH Paul
  • NIKONOFF Jacques
  • POUTOU Philippe
  • REGIS Olivier
  • TAUZIN Didier
  • TEMARU Oscar
  • TONIUTTI Emmanuel
  • TRAMBOUZE Bernard
  • TROADEC Christian
  • VERNIER Michel
  • WAECHTER Antoine
  • YADE Rama



Choix

samedi 4 mars 2017

Plan B from outer space

Un scenario incroyable

vendredi 3 mars 2017

Plan B comme Bordel

A ce qu'il se dit, Juppé se préparerait. Apparemment, il serait finalement disposé à endosser le rôle ingrat du plan B. Comme qui dirait, il serait prêt à faire don de sa personne à la France. C'est de l'abnégation ou je ne m'y connais pas.
D'un autre côté, Fillon, lui, il tient à son statut de plan A. Et je le comprends, Fillon. Ce ne doit pas être simple d'abandonner si près de la ligne d'arrivée. Au mieux, il était en troisième position dans les pronostics de la primaire de la droite. A force de pugnacité et de "Vous imaginez le Général de Gaulle...", il a battu Sarkozy et Juppé et tous les autres. Il pouvait sourire de tous ses sourcils, le Sarthois ! L'Elysée était à portée de vue et il allait pouvoir foutre du libéralisme forcené partout. Il exultait et il y avait de quoi. Belle revanche pour un ex-premier ministre qui était qualifié de "collaborateur" par Sarkozy. Se retrouver à la tête du pouvoir pour un homme plein d'ambition qui doit rêver à ça depuis des décennies et être près de se casser la gueule en pleine course à cause d'un canard, c'est rageant. Du coup, il est assez colère, le Fillon. Il n'admet pas. Il refuse. Il ne se retirera pas.
Par contre, ceux qui se retirent, ce sont ses soutiens qui devinent un futur moins lumineux que promis et qui espèrent ne pas tout perdre en soutenant le plan B Juppé. C'est un peu désespéré, il faut le reconnaître. Et d'un autre côté, comment continuer à soutenir Fillon maintenant qu'il s'enfonce lui-même un peu plus chaque jour ?
Il n'aurait pas raconté que le Canard enchaîné avait menti, il n'aurait pas dit que ce journal palmé agissait sous les ordres de la gauche, il n'aurait pas persisté à dire que Pénélope avait bien travaillé (et dur et fort et sans compter les heures), il n'aurait pas dit qu'il se retirerait s'il était mis en examen, il n'aurait pas dit encore que tout cela était piloté par l'Elysée... Il n'aurait pas accusé les juges d'êtres partiaux, il n'aurait pas appelé à une manifestation contre ces juges au Trocadéro ce dimanche, bon, peut-être était-ce encore jouable mais maintenant, ça promet d'être un peu difficile.
Le plus intéressant, c'est que Fillon se montre sous son vrai visage. C'est un fou. Franchement, ça fait peur de l'imaginer président de la République. On voit que c'est ce genre de personne capable de n'importe quoi juste histoire de ne pas reconnaître avoir perdu. Du genre à déclencher une guerre thermo-nucléaire juste parce qu'un chef d'état lui aurait mal parlé ou aurait refusé un pot de rillettes confectionnées par Pénélope. On le voit colérique, butté, borné, revanchard, menteur, prompt à se dédire. Une sorte de Trump à la française, en quelque sorte.
Heureusement — ou pas — pour lui, il a encore des soutiens indéfectibles. Nadine Morano par exemple. Par contre, même Christine Boutin demande à Fillon d'arrêter ! C'est donc que les choses vont mal chez les Laids Républicains. Et il doit être difficile de soutenir Fillon, de trouver les bons arguments, les bons mots. Pour certains, Fillon doit maintenir sa candidature par respect pour les électeurs des primaires. Pour d'autres, il doit continuer juste parce que c'est lui qui a le meilleur programmes. Pour d'autres encore, il doit aller au bout parce qu'il ne faut pas faiblir face aux attaques dégueulasses de la presse, de la gauche, des juges. C'est maladroit, c'est désespéré, c'est du perdant-perdant.
Je ne sais pas vraiment ce qu'aurait dû faire Fillon pour éviter cette chute catastrophique. Son tort a sans doute été de se présenter lors des primaires comme le candidat propre sans casserole. Evidemment, ça donne envie de gratter un peu, d'aller y voir de plus près. On ne sait pas pour le moment si Pénélope a travaillé ou pas. Par contre, on sait qu'elle a été bien payée. Plus que ce que gagnent les attachés parlementaires habituellement. On peut dire que c'est une peccadille et que ça ne mérite pas un assassinat politique. On peut aussi, au contraire, considérer cela comme suffisamment grave et représentatif du personnage pour justifier la mise à mort. Parce qu'enfin, un type qui vous bassine sur les économies à faire, qui promets aux plus pauvres encore plus de difficultés, qui propose la suppression de centaines de milliers d'emplois chez les fonctionnaires, qui prétend qu'il est nécessaire d'arrêter de gaspiller l'argent de l'état ne peut pas, dans le même temps, rétribuer si grassement ses proches, femme et enfants en premiers. Avant le problème de droit, avant la question d'emplois fictifs, c'est d'honnêteté dont il est question. Honnêteté et parole tenue sont, c'est clair aujourd'hui, des notions étrangères à M. Fillon.
Bien entendu, s'il se maintient malgré tout il y aura tout un tas d'électeurs de droite qui le suivront et il est même possible qu'il parvienne à faire mieux que les candidats de gauche. Mentir, voler, arnaquer, ce sont bien les valeurs qui conviennent aux gens qui pensent à droite. Pour eux, la réussite personnelle passe avant tout, il n'y a pas de place pour la morale. Ils parlent de mérite, il prétendent qu'ils doivent leur réussite au travail mais en réalité, ils la doivent à l'écrasement des autres. Tous les moyens sont bons pour "réussir". Réussir quoi ? Je ne sais pas.

Un soutien à Fillon très perfectible dans la forme

jeudi 23 février 2017

Bien plus cher que le plus cher des iPhone parmi les plus chers

L'information date d'il y a déjà quelques jours. Une personne a payé 243000 US dollars pour le téléphone de Adolf Hitler retrouvé dans les décombres de son dernier bunker berlinois en 1945. Il paraît que ce téléphone serait rouge et serait pourvu de la très règlementaire croix gammée ainsi que du nom du fürher (pour le cas où il ne se seQu'rait pas souvenu quel était son téléphone ?). Bref. Il s'agit d'un appareil en Bakélite© noire peint en rouge de la marque Siemens© et il aurait été utilisé pour donner plein d'ordres très importants mais qui n'a pas empêché l'issue funeste de cette guerre (pour les nazis, bien sûr).
La question est de savoir qui a pu débourser une telle somme pour un tel objet ? Je me demande combien j'aurais été prêt à payer pour un téléphone à la peinture écaillée qui ne fonctionne même plus. La charge historique ? Oui, sans doute. Au même titre que le caleçon de Mussolini ou le godemichet de Staline, oui. Qu'est-ce qu'un objet comme un téléphone, même peint en rouge, même décoré d'une croix gammée, même gravé du nom du dictateur, peut nous apprendre du régime nazi, des crimes nazis ? Rien. Je doute fort qu'il y ait un morceau de la voix de Hitler dans les fils de ce téléphone.
Il y a la charge symbolique. Posséder le téléphone utilisé par un chef d'état et de guerre complètement taré, ça doit faire classe, posé sur son bureau. L'histoire prétend que ce téléphone aurait été trouvé par un militaire britannique qui l'aurait offert à son fils qui s'est décidé à le vendre. Je ne sais pas la valeur que l'on peut donner à ce téléphone si l'on est pas soi-même taré. Il me semble qu'il faut nourrir une sorte de fascination pour le régime nazi. Collectionner des objets nazis, c'est voir dans ces objets des choses qui n'y sont pas. Si l'acheteur est un mec, peut-être qu'il a une petite érection lorsqu'il porte le combiné à son oreille, habillé qu'il est d'un uniforme de la SS.

téléphone nazi

vendredi 10 février 2017

Tout est sous contrôle

Ouf ! Plus de peur que de mal à Flamanville où un incident/incendie s'est déclaré récemment. La direction de la centrale nucléaire et le préfet se montrent rassurant, tout est à présent terminé. La population n'encourt aucun danger, il n'y a pas eu explosion mais détonation, seules cinq personnes ont été incommodées par des fumées. Rien de plus mais on note tout de même que l'un des deux réacteurs est à l'arrêt.
Sans être farouchement opposé à l'électricité nucléaire (je suis dépendant à l'électricité), je suis un peu inquiet quant à l'avenir de notre parc nucléaire vieillissant que l'on aura du mal à démanteler quand le temps sera venu de le faire. Pour le moment, à ce que j'en sais, une seule centrale nucléaire est en cours de démantèlement en France. Il s'agit de celle de Brennilis, un réacteur à eau lourde à l'arrêt depuis 1985. J'avais écouté une émission sur le sujet à la radio, une émission de Daniel Mermet si je me souviens bien, qui soulevait les questions du coût et de la méthode. Apparemment, aujourd'hui, trente-deux ans après l'arrêt de la centrale, on ne sait toujours pas bien comment faire pour démanteler le bouzin. La Cour des comptes notait par ailleurs en 2005 le coût de ce démantèlement à hauteur de 482 millions d'euros. 20 fois plus que ce qui avait été budgétisé.
Il est indéniable que, pour le moment, les accidents graves en lien avec des centrales nucléaires se comptent sur les doigts d'une main. Il est certain que la technique est maîtrisée mais il ne faut pas se voiler la face et refuser de se poser les questions embarrassantes qui accompagnent cette industrie. On ne sait pas quoi faire des déchets, on ne sait pas démonter les centrales, on n'a pas les moyens de renouveler le parc, on exploite et achète du minerai d'une manière qui ne nous honore pas toujours. Le nucléaire semble être derrière nous alors que l'on tente de monter et faire fonctionner les EPR. Ces EPR, réacteurs de nouvelle génération (troisième génération, même), promettent plus de sûreté et de rendement. Le problème est bien que pour le moment nous n'avons pas été foutus d'en faire un seul.
Les politiques nous bassinent avec les histoires de transitions énergétiques et semblent sortir un peu trop facilement de leur chapeau des solutions magiques. Les recommandations du réseau NégaWatt commencent par une réduction de la consommation en partant du principe que la meilleure énergie est celle qui n'est pas consommée. Sur le principe, je suis d'accord. Sur la mise en pratique, je crains que tout cela passe par des solutions qui ne seront pas du goût de tous et que nous allions au devant d'une société qui se divisera en deux groupes : ceux qui auront accès à l'énergie et les autres.

Pas d'inquiétude à Flamanville

mercredi 8 février 2017

L'humanité libérée de l'homme

Alors que l'intelligence artificielle nous émerveille chaque jour un peu plus, que l'on apprend qu'un ordinateur est désormais capable de bluff et de battre les meilleurs joueurs de poker, on entend aussi que des chercheurs réfléchissent à la mise au point d'un utérus artificiel à même d'accueillir un embryon, de le faire croître et grandir, à lui donner la vie, en libérant le corps de la femme de cette tâche pesante et envahissante.
Convient-il de se réjouir de tout cela ? Oui, sans aucun doute ! Libéré de l'obligation qui lui est faite de devoir réfléchir un peu et baiser beaucoup pour perpétuer son espèce, l'homme et la femme pourraont s'adonner à ce qu'ils savent le mieux faire. Vautrés dans leurs canapés et fauteuils, l'œil rivé à l'écran qui leur délivrera un flot continu de programmes de télé-réalité et de fictions affligeantes, ils pourront s'empiffrer de pop-corn et de soda sans plus se poser la moindre question. Accessoirement, ils pourront également faire la guerre ou l'amour grâce à leurs casque et combinaison de réalité virtuelle aptes à reproduire les sensations les plus folles.
Déjà, le genre humain n'a plus que faire de sa mémoire, tout écrite qu'elle est à travers Internet. Plus besoin d'avoir lu les poussiéreux bouquins des temps passés tant il suffit de faire une recherche dans cette mémoire collective pour en connaître l'essentiel. Qui aujourd'hui s'inquiète de l'orthographe à l'heure des correcteurs autographiques ? Bientôt, l'ordinateur sera en mesure de choisir au mieux les phrases adéquates lors de la rédaction d'un sms et les philosophes seront remisés sur les étagères oubliées des bibliothèques enfouies au profit de la pensée numérique omnisciente.
Mais dès lors, me demanderez-vous, à quoi bon préserver l'existence charnelle et biologique de ce genre humain si la machine fait mieux ? On peut bien se poser la question faute de pouvoir y apporter une réponse. Et si l'on ne peut pas répondre, c'est qu'il n'y a pas de réponse. Un fait est certain, l'espèce humaine ne sera pas présente sur cette planète jusqu'à la fin des temps. Cette planète a connu son lot d'extinctions de masse, il est plus que probable que la tectonique des plaques, la dérive des continents, ne s'arrêtera pas de sitôt, il est certain qu'un cataclysme violent finira par provoquer une nouvelle extinction de masse. Alors, adieu veau, vache, cochon, couvée ! Quelques bestioles subsisteront et la logique de l'évolution des espèces poursuivra son petit bonhomme de chemin. Jusqu'à la fois ultime où rien ne subsistera, pas même la plus ridicule bactérie mono cellulaire. La Terre sera déclarée morte et elle pourra attendre l'esprit tranquille l'explosion de son étoile pour disparaître tout à fait.
Le scenario est clairement établi, nous mourrons tous et tous nos enfants pareils. Alors à quoi bon continuer alors que la fin est écrite ? Pourquoi ne pas déléguer tout ce pataquès sans queue ni tête à des machines informatiques robotisées ? Laissons-les jouer aux cartes sans nous, laissons-les créer des chimères sans plus nous occuper de ces questions et quittons cette énorme blague sur la pointe des pieds sans sembler nous soucier de l'avenir plein de larmes et de sang.
On peut bien se cacher les yeux et faire mine de ne rien voir ou comprendre mais l'avenir tiendra ses promesses. Et il ne sera pas rose. Il semble assez certain que l'on va au devant de conflits importants, de crises majeures. Il y a d'un côté les problèmes d'ordre écologique qui vont entraîner d'autres problèmes bien plus graves. L'interdiction à la circulation des véhicules polluants dans les villes des pays riches paraîtra bien ridicule à l'heure où nous ne pourrons plus nous nourrir et que nous serons plus de huit milliards d'individus à vouloir goûter une miette du gâteau restant. Avec la Révolution Industrielle, nous nous sommes rendus dépendants de l'énergie. Aujourd'hui, sans énergie nous ne sommes plus en mesure de vivre. J'imagine assez mal des armées d'ouvriers agricoles armées de bêches et de houes partir à l'assaut des grandes terres pour faire pousser du blé en remplaçant tout le machinisme agricole. D'autant plus que, "veganisme" aidant, il sera inconcevable d'en revenir à la traction animale.
Bien entendu, la science et la technique seront là pour nous aider. Il n'est pas totalement illusoire de penser que le génie humain trouvera le moyen de créer des nutriments standardisés à partir de molécules puisées dans la nature et que ceux-ci pourront être distribués à toutes et tous sur la planète. Des unités de production alimentées en énergie renouvelable et inépuisable permettront à faire disparaître la faim dans le monde et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Sauf que si ça va trop bien, la population augmentera encore. Peut-être faudra-t-il limiter la population ? Il faudra définir des critères précis pour savoir qui a le droit de procréer. Quoi que non. On sait désormais que la procréation passera par des machines qui auront une base de gamètes et qui combineront tout ça selon un programme très élaboré visant à perpétuer l'espèce tout en la gérant en temps réel. Une petite modification génétique simple à faire assurera bien sûr que ces êtres d'un nouveau genre seront stériles. L'avenir est plein de promesses folles.
Et à quoi bon ? Si les machines peuvent jouer au poker entre-elles sans intervention humaine, pourquoi perpétuer le genre humain ? Pour appuyer sur les boutons et corriger des bugs informatiques ? Peut-être. Nous serions alors au services de l'ordinateur. Ça n'a aucun sens. L'ordinateur sera en mesure depuis belle lurette de programmer lui-même ce qu'il lui faudra de lignes de code. Non. L'avenir de l'humanité est de disparaître. Point.
Quoique l'on cause d'essaimage. L'homme irait conquérir de nouveaux territoires au-delà des galaxies. Je vous rassure, ni vous ni moi ne serons là pour vivre cette aventure palpitante. Par contre, et l'on peinera à y trouver matière à réjouissance, il n'est pas impossible que nous soyons encore là lorsque les peuples entreront dans une guerre colossale pour la survie. Combien de temps nous reste-t-il avant le grand chaos ? Une dizaine ? Une vingtaine d'années ? Cultivons notre jardin, qu'il disait...

Procréation déléguée

dimanche 5 février 2017

Imagination débordante

En ces temps incertains au cours desquels le doute dispute la place à l'imprévisible absolu, il est pourtant au fur et à mesure que l'horizon se fait plus clair quelques certitudes qui semblent apparaître dans le lointain brumeux. Nous attendions Hillary Clinton et ce fut Donald Trump. Nous attendions Alain Juppé et François Fillon gagna. Nous attendions Manuel Valls et Benoît Hamon remporta la gagne. Alors, nous nous étions habitués à l'idée que Fillon serait le prochain président de la République. Nous étions abattus, nous étions résolus, nous étions résignés.
Et puis, ces derniers temps nous ont expliqué que Fillon ne le sera sans doute pas. Par la grâce d'une Pénélope semblant s'emmerder ferme à Sablé-sur-Sarthe, le candidat préféré des électeurs de droite de notre pays, le monsieur Propre aux 500 000 emplois supprimés dans la fonction publique, le héraut du libéralisme sourcilleux, le chantre de la pensée droitière, tombe en torche devant les yeux hébétés de tout un tas de personnes s'étant acquittées d'une taxe de quatre euros pour le désigner pour champion. Je ne vous cache pas le plaisir immense occasionné pour moi par cette affaire.
Du coup, les Laids Républicains vont probablement connaître quelque difficulté à s'en remettre dans l'immédiat. Si le candidat Fillon pratique une forme de coitus interruptus, on ne sait pas trop ce qu'il va se passer. Juppé a dit qu'il refusait de jouer le rôle du plan B. On peut imaginer un plan C avec Sarkozy qui reviendrait mais bon. Ce que l'on peut penser, ce pour quoi nous pouvons nous réjouir, c'est que pour la droite, c'est plié.
Chez les socialistes, on espérait beaucoup d'un Manuel Valls au libéralisme moderne qui n'a presque rien à envier à un candidat de droite. Pourquoi et comment Benoît Hamon est-il arrivé devant ? Il y a eu la grosse bourde de Valls annonçant qu'il supprimerait le 49.3, bien sûr. Ça n'est pas passé, ça. On a pu avoir le sentiment que l'on se foutait de notre gueule.
Une fois Hamon élu, le PS a montré son vrai visage. On a entendu des voix annoncer que l'on refusait ce candidat et que l'on allait se permettre de ne pas le soutenir. On a vu des socialistes se rapprocher de Macron. Il convient de mépriser ces personnes. Enfin, un bon point est à relever de cette aventure. Cela permet de montrer le véritable visage de ce qu'est devenu le Parti Socialiste. Le PS est mort, j'espère bien qu'il ne s'en relèvera pas et je suis prêt à prêter une pelle pour creuser sa tombe. Un trou bien profond avec plein de terre bien tassée par dessus.
Macron, il attire je ne comprends pas qui mais il paraît qu'il est attirant. Ses idées ne sont pas les miennes. Je ne comprends vraiment rien à ce personnage. Je le trouve désagréable et faux. Hier, j'ai eu l'occasion de voir une partie de son discours lyonnais sur un écran de télévision. C'était creux. D'après ce que j'ai compris, il pourrait attirer à lui des personnes de gauche et de droite. Bon. Je ne comprends pas et ne vais donc pas m'appesantir sur son cas. C'est trop difficile de chercher une forme de logique ou de rationalité dans le fait que l'on puisse espérer ce Macron pour prochain président. J'ai entendu que, entre autres, Ségolène Royal rejoindrait les rangs des soutiens au mouvement En Marche !. Bien. Il me semble avoir entendu que Strauss-Kahn, dans l'ombre, le soutiendrait aussi. Voilà. Le PS est mort et ce n'est pas dommage.
On ne sait pas ce que va faire François Bayrou mais il y a un candidat qui m'intéresse de plus en plus, c'est Mélenchon. Et pourtant, Mélenchon ne parvient pas à me convaincre tout à fait. Parfois, je trouve qu'il fait trop dans l'approximatif excité. Il ne m'est pas antipathique, je partage pas mal d'idées avec lui et vais sans doute le soutenir et voter pour lui. Au moins, il n'a pas de discours libéral et, je le pense, est assez sincère dans ses idées de gauche. Le problème tient dans la question que l'on se pose souvent à l'écoute de ses propositions : est-ce que tout cela est faisable ?
Avec le Brexit et l'arrivée de Trump, les idées économiques et politiques de Mélenchon me semblent prendre plus de sens. Sortir d'une Europe trop libérale quitte à créer une autre Europe plus sociale avec ceux qui le veulent, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, par exemple, pourquoi pas ? Evidemment, je ne suis pas en mesure de calculer ce que l'on y gagnerait et ce que l'on y perdrait. Je me dis toutefois qu'il est temps de s'émanciper de ce système économique dicté par les USA et que Trump peut nous y aider. Le problème des idées libérales est qu'elles sont proposées depuis des décennies comme indiscutables par la gauche et par la droite. Seuls les partis de gauche et d'extrême gauche vont à l'encontre de cette idéologie et de son supposé fatalisme. Depuis des décennies, on nous raconte, au mieux, que le tout n'est pas bon dans le libéralisme mais qu'il faut composer avec. Les quelques maigres promesses d'avancée sociale faites par ce libéralisme n'ont aucun sens, finalement. On voit bien que le sens de l'histoire dictée par le libéralisme est l'abrogation de toutes les avancées sociales, justement. Et dans tous les domaines, que ce soit l'éducation, la santé, le monde du travail, le temps de la retraite voire même la sécurité. Au nom du libéralisme, les états ont été conduits à réduire leur rôles et à se désengager dans tout un tas de domaines. Les états ont été amenés à mettre en place des stratégies fallacieuses pour remplir leurs caisses. Sous couvert de sécurité routière, on a placé des machines à générer des revenus sur le bord des routes, par exemple.
Récemment, Martin Hirsch appelait à supprimer les mutuelles et assurances de santé pour les intégrer à la Sécurité Sociale. Cela me semble évident. Je pense et espère que nous sommes en 2017 à l'aube d'un nouveau système de pensée. Mais pour que ces idées remportent la mise, il faudrait sans doute que les partis de gauche parviennent à s'entendre. En clair, il faudrait que Mélenchon, Hamon, les frondeurs socialistes, certains écologistes, parviennent à s'entendre. La grosse difficulté sera alors, bien entendu, que la moitié de la population française est et restera acquise aux idées de droite et à celles du libéralisme. Et du coup, tout cela restera sans doute du domaine du rêve un peu fou.
Il est bien difficile d'écouter aujourd'hui ce que nous disent les sondages et études d'opinion. Il est bien possible que l'extrême-droite aura quoi qu'il en soit un nombre important de voix. Il est assez peu probable que la gauche puisse réellement tirer son épingle du jeu mais face à la déconfiture de la droite assez inespérée, pourquoi pas ? Ça peut valoir que l'on essaie.

Finissons-en avec le PS

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