lundi 23 avril 2018

La marche immobile

vendredi 6 avril 2018

Champagne !

jeudi 22 mars 2018

Les oiseaux y laissent des plumes

Est-ce dû aux pratiques agricoles, à l'utilisation d'intrants chimiques à outrance ? Les insecticides sont bien responsables de la raréfaction des insectes, c'est même leur fonction première. Or, il se trouve que les oiseaux ont un goût particulier pour les insectes. Surtout les oiseaux insectivores, du reste. Pour ceux-ci c'est l'heure de la famine. Ils ne trouvent plus assez de nourriture alors ils n'ont rien de mieux à faire que mourir ou moins se reproduire. Le résultat, c'est un tiers d'oiseaux de moins de volatiles dans nos campagnes. Des études dont une menée par le CNRS dans les Deux-Sèvres sur un territoire de 10 hectares montrent que le phénomène de raréfaction des populations aviaires s'accélère depuis deux ans. Faut-il s'en alarmer ?
D'un côté, l'homme a tendance à regarder la faune, la flore, la planète, selon l'utilité que toute chose peut avoir pour lui. Il s'inquiète de la disparition des abeilles parce qu'elles sont des agents pollinisateurs nécessaires à l'agriculture et, accessoirement, de bonnes productrices de miel. Il s'émeut de la chute de population chez les lombrics depuis qu'il a compris leur rôle fondamental dans le travail des terres arables en permettant l'aération et le drainage des sols cultivés. Il veut protéger certaines espèces végétales, certaines espèces animales, certaines ressources minérales parce qu'elles sont utiles à sa survie, son expansion. En quoi les oiseaux lui sont utiles ? Si on ne se pose pas la question pour les poules pondeuses, les canards mulards à gaver, les grives plaisantes à chasser et les autruches rigolotes à regarder, ils chassent sans vergogne le pigeon des villes, l'oiseau voleur de cerises ou de récoltes diverses.
On reconnaît aux oiseaux leur capacité à disséminer certaines graines ou encore leur aide dans la lutte contre la prolifération d'insectes "nuisibles" mais à part ça ? A quoi sert donc le moineau, le merle, la pie, la mésange ou le rouge-gorge ? On se le demande bien. Et puis, après tout, des espèces d'oiseaux ont déjà disparu sans que ça semble remettre en cause la survie du genre humain. D'autre part, on sait à présent que les oiseaux sont les derniers descendants des dinosaures. Peut-être ont-il fait leur temps, non ? Qui va aujourd'hui regretter la disparition de leurs lointains ancêtres ?
Alors, sans doute faudrait-il cesser de regarder tout ce qui nous entoure sous l'œil de l'utilité. La biodiversité est sans doute garante d'un équilibre subtil dont nous avons bien du mal à cerner toutes les implications. Si l'homme est passé maître dans l'art de faire disparaître ce qui ne l'arrange pas, de façonner son monde à son idée, rien ne dit qu'il a compris ce qu'il faisait réellement en agissant. Personnellement, ça me fait un peu chier de ne plus voir d'hirondelles, de verdiers, de faucons crécerelle.

mercredi 21 mars 2018

Il en faut peu pour être heureux

mercredi 28 février 2018

1938-2018

mercredi 21 février 2018

Avis de grand froid

La radio et la presse écrite nous avertissent. C'est encore l'hiver et il va faire frisquet dans les jours à venir ! Attention ! Sortez les doudounes, les édredons, les pulls épais, les chaussettes de laine, les tricots de peau, les caleçons molletonnés, les gants et les moufles, les chaussures fourrées, les cache-nez et les cache-col, les bonnets et les chapeaux, les protège-oreilles et les chaufferettes, ça va cailler grave.
Dans les poêles, les bûches, dans les chaudières, le fuel, dans les prises, les radiateurs électriques. Les couvertures chauffantes seront de rigueur et les bouillottes vont être de sortie, il va faire froid à pierre fendre.
Mais, nom de nom ! Nous sommes encore en hiver. C'est de saison. L'hiver est réservé au froid comme l'été l'est à la canicule. C'est dans l'ordre des choses et ça prouve bien que le réchauffement climatique c'est rien que pipeauterie et attrape-couillon. On ne sait pas combien d'entre-nous seront encore vivants après cette froidure d'anthologie. Nous aurons la décence de verser une larme stactitique en mémoire des gelés de février et si jamais je dois passer de vie à trépas durant cette période difficile, sachez que je vous autorise à attendre des jours meilleurs pour creuser le trou qui constituera ma dernière demeure. Si, par égard pour moi, dans un élan de générosité, dans l'espoir que ça me dégèlera et me réchauffera, vous préférez me transformer en combustible, vous pourrez sniffer mes cendres après vous les être partagées. N'abusez pas, n'allez pas risquer l'overdose.
Mais, au moins, nous annonce-t-on des froids sibériens, des -30°, des -40° ? Que nenni ! Au pire, nous devons nous attendre à un misérable -8°. Ne serions-nous donc que de délicates babioles que nous risquerions l'inexpugnable gangue de glace pour des températures qui feraient rire le moindre Québécois venu ? Ah malheur ! Montrons au monde de quel bois le Français sait se chauffer et bravons bravement le petit passage de froidure.
La neige devrait aussi faire son apparition et, peut-être, créer de jolis paysages à immortaliser photographiquement parlant.

mardi 20 février 2018

Dessin un brin cochon

vendredi 16 février 2018

Soyons Novateurs Causons Franchement

Contrairement à ce qui est souvent avancé, le gendarme moyen n'est pas forcément analphabète. D'ailleurs, la plupart des membres de ce corps d'élite qui fait la fierté de la France et des envieux hors des limites territoriales, le gendarme est — dans la majeure partie des cas — capable de déchiffrer une plaque d'immatriculation. Alors, faut-il vraiment privatiser la Gendarmerie nationale au regard de ce récent rapport pointant du doigt le coût qu'elle représente pour la société ? Je ne le pense pas. La Gendarmerie nationale doit rester dans le giron de l'État et doit rester un service public au service du public.
Aujourd'hui, les gendarmes de Dordogne circulent à bord d'un véhicule banalisé et traquent le bon conducteur. S'ils en coincent un, ils vont l'intercepter et vérifier qu'il a bien ses douze points au permis de conduire avant de lui remettre un bon de carburant d'une valeur de cinquante euros. L'opération est menée conjointement avec, me semble-t-il, France 3 Périgords. Autant vous dire que je vais éviter de prendre la voiture aujourd'hui.
Le gendarme qui veille à notre sécurité sur le bord des routes est une bénédiction. Fier, il détient à lui seul toutes les valeurs de notre beau pays fait de traditions diverses et de morale flottante. Du gendarme à moustaches à celui du Vel d'Hiv', de celui, truculent, que l'on pouvait trouver au comptoir de chez Suzette jusqu'à celui d'aujourd'hui, féru de nouvelles technologies, le gendarme de la Gendarmerie nationale, joyau de notre système de défense, ne peut décemment pas tomber dans le privé. Tout comme Chambord et la Joconde, ils sont le patrimoine national. La question est close.

Il n'en va pas de même avec la SNCF. Le rapport Spinetta est sans appel. Il faut privatiser cette structure, la démanteler de toute urgence et, avant tout, supprimer les petites lignes coûteuses et tout sauf rentables. Ainsi, le département de la Dordogne pourrait être nettoyé de ces trains vides qui hurlent leur peine dans nos campagnes tels des chenilles fantomatiques errant sans but aucun. La ligne Périgueux-Brive-Périgueux, par exemple, pourrait disparaître. On s'en réjouit par avance.
Comme le précise un représentant du gouvernement, ces trains inutiles ne servent pas et, pire encore, polluent inconsidérablement avec leur sale moteur Diesel cracheur de particules fines. Haro sur le train qui pue !
Puisqu'il n'est pas question de remplacer l'infâme tortillard par un brillant TGV sur les lignes secondaires, il n'y aura plus de train du tout. On va pouvoir revendre les rails et les petites gares, les passages à niveau et les dispositifs de signalisation. On récoltera quelques centaines d'euros qui permettront à l'État d'engager de nouveaux grands travaux de modernisation du pays.
A moins que, et après tout pourquoi pas, on démantèle la SNCF et ouvre le transport ferroviaire à la concurrence, cette concurrence qui fera que tout ira bien mieux. Alors, nous aurons de nouvelles petites compagnies de chemin de fer rentables et rénovées. Une privatisation permettrait également d'en finir avec le statut honteux, pour un pays libéral tel que le nôtre, de cheminot. Ces gens ponctionnent sans vergogne dans le budget de l'État, se goinfrent sur le dos du contribuable honnête, profitent en engraissent abusivement, bénéficient d'avantages indus à n'en plus finir. Il faut que ça cesse. La France fait figure de pays arriéré en traînant comme un boulet cette SNCF méprisable. Sachons faire du passé table rase.

Privatisons la SNCF


Rapport Spinetta sur L'avenir du Transport Ferroviaire

samedi 10 février 2018

Hulot nique, hola !

mercredi 7 février 2018

Paysans en colère

La colère gronde

jeudi 21 décembre 2017

Sauver des vies mais pas trop vite

chi va piano

mercredi 6 décembre 2017

Vous reprendrez bien une louche de mauvais goût

mardi 5 décembre 2017

Aujourd'hui, nous sommes tous de droite

Eh oui ! Il aura suffit qu'un écrivain de droite, académicien aux yeux bleus, meure d'une crise cardiaque à 92 ans pour que tous dégoulinent de bienveillance à l'égard du grand homme trop tôt enlevé à l'affection de ses proches et que nous nous sentions tous un peu de droite.
Jean d'Ormesson, je le connais de nom. Je n'ai jamais rien lu de lui. Je l'ai entendu faire le cabot à la radio, je l'ai croisé à la Foire du Livre de Brive dans les années 80 et c'est à peu près tout ce que j'ai à dire à son sujet.
De ce que j'ai pu percevoir du bonhomme, il devait être charmeur. On parle de ses yeux bleus pétillants et de son sourire en coin, de son humour et de sa fausse modestie. C'était certainement un homme qui aimait plaire. Il était de droite mais il ne lui déplaisait pas de plaire à certaines personnes de gauche. Il se disait gaulliste et prétendait partager quelques idées identifiées de gauche. Il se disait aussi très attiré par le siècle des Lumières et adorait Chateaubriand ou Proust. Il est entré à la Pléiade de son vivant — c'est un honneur — mais il faut reconnaître qu'il avait tout fait pour.
Faux modeste, il était un vrai orgueilleux très sensible aux marques de reconnaissance. Je suppose qu'il écrivait bien, je suppose qu'il avait une grande érudition, je suppose qu'il méritait l'Académie Française et la Pléiade, les succès de librairie aussi. Mais je n'ai rien lu de lui, pas plus les livres que les articles du Figaro et je ne pense pas que cette disparition m'incite à rattraper mon retard en la matière.
Il paraît qu'il ne faut pas dire de mal des morts. Enfin pas tout de suite. Pour le coup, hormis le fait que d'Ormesson était de droite, je ne vois rien à lui reprocher en particulier. Par contre, je ne suis pas certain qu'il faille trop forcer sur le panégyrique outrancier. J'ai pu entendre aujourd'hui combien M. d'Ormesson était resté beau et jeune dans sa vieillesse. Il ne faut peut-être pas trop exagérer non plus, on ne pouvait plus le prendre pour un perdreau de l'année et s'il le portait bien, il portait bien son âge. L'éloge est compréhensible, on est dans l'émotion, on a perdu quelqu'un qui est une figure de notre société, quelqu'un avec qui nous avons tous vieilli, que nous avons vu à la télévision, que l'on a entendu sur les ondes. Les éloges, l'émotion et la tristesse, oui, je comprends, mais il ne faut pas aller trop dans l'excès. Il avait son âge et c'est un âge "raisonnable" pour mourir. Enfin disons plutôt que c'est un âge auquel on doit un peu se douter que la mort va venir frapper à la porte d'ici peu.
Mais tout cela, c'est le problème de la presse. Elle a trouvé son os à ronger pour aujourd'hui, c'est la mort d'un homme. Cette mort fera vendre plus de papier que la mort de milliers de migrants même pas à l'Académie française.

jeudi 23 novembre 2017

Fatwa bancaire

- page 1 de 18

Haut de page