dimanche 12 août 2018

Devenez riche, bouffez du glyphosate !

Un jury populaire américain condamne Bayer à verser 289,2 millions de dollars à Dewayne Johnson. Bayer/Monsanto déclare faire appel et assure que les jurés ont eu tort. Quelle est l'affaire ? C'est celle d'un homme, Dewayne Johnson, qui, dans le cadre de son travail, a pulvérisé du Roundup© et du Ranger Pro©® dans des écoles californiennes de 2012 à 2014. Par la suite, on lui a diagnostiqué un cancer. Pour Dewayne Johnson, ce cancer est dû au glyphosate, principe actif des herbicides cités plus haut.
Les jurés du tribunal de San Francisco, après avoir entendu l'accusation et la défense, ont donc déclaré Bayer/Monsanto comme coupables et responsables. Je suppose que beaucoup d'experts et de scientifiques, des deux côtés, ont apporté leur avis sur la question de la dangerosité du glyphosate et que c'est à la lumière de ces avis que les jurés ont pris leur décision.

Comme je ne suis pas plus juré californien qu'expert en quoi que ce soit, je ne me risque pas à juger de la nocivité de ce glyphosate. Un fond de ce que l'on pourrait prendre pour du bon sens pourrait me faire dire que, bien entendu, ça ne peut pas être bon pour la santé. Mais il faut savoir se méfier de ce bon sens et de son avis intime. Ce ne sont pas là des positions défendables. La seule chose honnête que je peux dire à propos de cette affaire, c'est bien que je n'ai aucun moyen, moi, pour déterminer du caractère inoffensif ou délétère du produit.
Et donc, je suis obligé, si je souhaite me faire mon avis, m'en remettre aux experts, à ceux qui savent. Or, il semble que parmi ceux-ci, le consensus ne se fait pas. Certains disent que le glyphosate est nocif et d'autres disent que non. Alors, on dit que les experts dédouanant le glyphosate sont payés par Monsanto/Bayer si l'on est par avance persuadé que le produit est mauvais pour la santé. Moi, je dis que tout est possible. Je n'en ai pas la preuve. Alors, on me demandera si je serais d'accord pour ingérer du Roundup© au petit-déjeuner ou m'en tartiner la figure. Bien sûr, c'est très sot. Jamais, me semble-t-il, on a dit que le glyphosate était un aliment ou un produit de beauté. Ne soyons pas ridicule.
Ce que l'on sait, c'est que le glyphosate semble être un cancérigène "probable". Soit. La charcuterie, l'alcool, les particules fines de nos pots d'échappement et le tabac sont aussi des cancérigènes "probables" voire "plus que probables". Et est-ce que j'arrête de manger de la charcuterie, de boire de l'alcool, de fourrer mon nez dans le pot d'échappement des camions et de fumer ? Non. Si je choppe le cancer, ça sera bien fait pour ma gueule. On m'avait prévenu, faut pas que je vienne me plaindre.
Et, ça ne rate presque jamais, les opposants au glyphosate nous font un appel à la nature. Ce qui est chimique est nécessairement mauvais. Sauf que la vie, c'est de la chimie, que sans chimie, pas de vie. La chimie "naturelle" peut se révéler mortelle. Ce n'est pas l'homme qui a inventé les gaz qui peuvent le tuer comme le monoxyde de carbone ou le radon. Ce sont des gaz tout ce qu'il y a de plus naturel. Le naturel n'est pas tout rose avec des petites fleurs qui sentent bon. A contrario, combien de produits chimiques qui vont vous soigner, vous guérir, vous sauver ? Non, il ne faut pas placer le débat sur ce terrain miné. Le glyphosate est probablement un produit dont il faut se méfier, qu'il convient d'utiliser en se protégeant. Est-il utile ? Est-il nécessaire ? Peut-on s'en passer ? Je n'en sais foutre rien. J'ai entendu dire que l'on pourrait s'en passer en revenant au binage mais qu'il n'existe pas de produit "neutre" capable de remplacer le glyphosate. Se passer du glyphosate, certainement, à la condition de changer les modèles d'agriculture.

Dans le cas qui nous occupe, celui de Dewayne Johnson, les jurés de San Francisco ont décidé que Monsanto/Bayer est responsable du cancer dont souffre le jardinier. Celui-ci n'en a plus que pour quelques mois à vivre. D'un côté, une multinationale, de l'autre un homme comme tout le monde. A qui les jurés vont-ils s'identifier ? Les jurés ne sont a priori pas des spécialistes. Ils se sont fait leur intime conviction en écoutant, en tentant de comprendre ce que l'on pouvait leur dire. On a nécessairement survolé les données scientifiques concernant le glyphosate parce qu'il faut être un chimiste compétent pour bien comprendre les rapports. Donc, on simplifie, on vulgarise. On en appelle peut-être plus à l'émotion qu'à la raison.


Ce qui est dérangeant, c'est bien que l'analyse des experts n'aboutit pas à une position bien arrêtée. C'est dangereux ou ça ne l'est pas ? C'est mauvais ou pas ? Encore une fois, je n'exclus pas la possibilité que les lobbies de la chimie poussent à vendre du glyphosate et qu'il puisse exister des histoires de gros sous. Comme ça, à l'intuition, je n'ai aucune sympathie pour Bayer/Monsanto. Il faut dire que l'on nous bassine avec ces histoires depuis assez longtemps pour que l'on ait sa petite idée. Mais une fois encore, je n'y connais rien en chimie, je n'ai rien lu des rapports scientifiques, des publications scientifiques. Difficile de prendre position d'une façon raisonnable.
Bref, Dewayne Johnson ne verra peut-être jamais la couleur de ses millions de dollars. Peut-être sa famille pourra-t-elle en profiter mais ça ne rendra pas le mari, le père, le frère. On se satisfait du côté des opposants au glyphosate de ce que ce jugement fera jurisprudence. Bien. Il n'empêche que l'on ne parvient pas à interdire l'usage de ce produit en Europe et en France. Peut-être bien qu'éclatera un jour un gros scandale sanitaire.

jeudi 26 juillet 2018

L'avenir, cet étrange inconnu

J'en connais un qui est né en 1957. Autant dire qu'à la mort du Général, il avait au mieux treize ans. Il était jeune, n'avait pas droit au vote, ne devait pas avoir de conscience politique bien arrêtée. Et pourtant, à l'entendre, c'était bien mieux du temps du Général. Si on le pousse un peu, il reconnaît que si rien ne vaut le Général, c'est entendu, Pompidou, Giscard d'Estaing et Chirac ne sont pas à jeter complètement. On l'aura compris, on lorgne tout de même plutôt vers la droite de l'échiquier politique.
Par contre, il n'aime pas Macron. D'abord, il vient de la gauche et puis il ne fait rien pour relever la France. S'il n'aime pas Marine, c'est surtout et avant tout parce qu'elle est femme. Le père, oui, il ne dit pas que des conneries.
Je l'ai interrogé à propos de la courante "affaire Benalla". Il est partagé. D'un côté, il est bien naturel de vouloir l'ordre et de taper sur les manifestants.

S'ils ne veulent pas qu'on leur tape dessus, ils n'ont qu'à rester chez eux !

Le fait qu'Alexandre Benalla ne soit pas policier et qu'il soit intervenu en dehors de toute structure officielle ? Il y a eu pire. Le Rainbow Warrior ! « Les Socialistes ont leurs casseroles », m'explique-t-il. Et le SAC ? Ah ! Ça il ne connait pas. J'explique, rapidement, les actions de cette police parallèle en charge de la sécurité du Général. Si c'est pour le Général, c'est bien. Bon. Ok.

A partir de là, j'ai considéré qu'il devenait urgent de changer de sujet de conversation. La météo était un sujet parfait. Au moins sommes-nous parvenus à nous mettre d'accord sur un point, il fait chaud.
Buvez frais et restez à l'ombre.

vendredi 20 juillet 2018

Macron la main dans le SAC

Le SAC ! L'un des fleurons de la France gaullienne est de retour. Macron, démission ! Tandis que le président baguenaudait en Périgord, le scandale explose. "L'affaire Benalla", comme on l'appelle, est plutôt l'affaire Macron. Qu'est-ce que c'est que ce type, très proche conseiller de Macron, responsable de la sécurité du candidat Macron ? On va bien avoir du mal à nous faire croire que personne ne le connaissaist, que personne ne savait, qu'il aurait agi sans soutien. Le scandale d'état est avéré et il est gravissime. Il est difficile de croire qu'il s'agit là d'un cas isolé. Existe-t-il une cellule au sein de l'Elysée en charge de faire le coup de poing ?
Comment croire que Benalla ait pu agir sans que des ordres aient été donnés aux flics qui l'entourent ? Avec cette affaire, Macron montre sa faiblesse. Avant que l'affaire éclate, elle était connue de l'Elysée. Pour preuve, Benalla a été suspendu pour quinze jours. On nous parle de punition incroyable. On plaisante ? Un type casqué qui n'a rien à foutre là, qui se déguise en flic, frappe un manifestant déjà maîtrisé par les forces de l'ordre et il n'écope que de quinze jours de mise à pied ? C'est quoi la prochaine étape ? Deux jours de privation de dessert pour l'assassinat d'opposants ?
Ça me fait penser au SAC, le Service d'action civique de triste mémoire, qui constituait une milice privée au service de de Gaulle puis du mouvement gaulliste. Ça et d'autres événements montrent le peu de cas que Macron fait de l'idée même de la démocratie. Il réduit la voilure pour l'Assemblée Nationale, il suggère qu'il n'a pas besoin de cela pour gouverner, pour dictaturer librement. On se gausse des députés en Marche qui votent tout et n'importe quoi le petit doigt sur la couture du pantalon, qui acceptent tout, qui ne questionnent pas, qui obéissent. Macron met un terme à la démocratie, il est en Marche pour une dictature forcément éclairée. Macron démission !

lundi 2 juillet 2018

Un bon rire vaut un steak

Je n'ai jamais très exactement compris cette expression donnée en titre à ce billet. On peut supposer qu'elle explique pourquoi nos amis vegans et végétariens ne rient pas tous les jours. Ça doit leur donner mauvaise conscience, à ces brouteurs de choux[1]. On peut d'ailleurs noter que l'on pleure comme une madeleine et que l'on peut trouver de la madeleine "vegan compatible". Bon. Je digresse, je digresse, et ça n'avance pas.
De quoi je voulais vous entretenir aujourd'hui ? Ah oui, voilà. Contre toute attente, j'ai eu aujourd'hui une occasion de rire apportée sur un plateau par un journaliste, Thomas Mankowski, œuvrant au sein du journal Sud-Ouest, grand quotidien régional s'il en est. Ce n'était pas gagné, ce n'est pas tous les jours que l'actualité donne des raisons de se réjouir. Je vous montre ça en image.


Sud-Ouest roule à 95 km/h
Bref. Le journaliste est sur la brèche en ce dimanche d'entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires. Il cherche son sujet, il est aux commandes de son véhicule et il furète sur le dense réseau routier départemental à l'affût de l'inspiration. La suite, il l'explique bien comme il faut. C'est du journalisme de compétition, du travail de grand reporter, de l'immersion. Le Thomas Mankowski n'hésite pas à prendre des risques pour que la vérité puisse voir le jour.
Devant lui, une automobile. On apprend qu'il s'agit d'une citadine de marque Kia. Elle est immatriculée en Gironde[2]. Rien n'est dit quant à sa couleur. Soudainement, tout à coup, elle roule à 95 km/h ! Très exactement 15 km/h au-dessus de la limité légale ! Le journaliste a dû appuyer sur le champignon pour coller aux basques de la citadine. Sur son compteur, c'est marqué 95 km/h. Il a son papier pour le journal du lundi. Ouf !
Ce que j'espère, c'est que la maréchaussée ne lit pas la presse. Non parce que là, ça ressemble à un aveu. Si la Kia est à tout jamais perdue pour le carnet à contraventions, l'auteur de l'article, lui, ne sera pas difficile à retrouver. Il indique même son adresse de courrier électronique professionnelle.

Notes

[1] cf Broutechoux (signé Furax)

[2] Dites 33

dimanche 24 juin 2018

Manu veut quelqu'un au bout du fil

Pierre Cordier, ci-devant député de les Les Républicains des Ardennes, avait déposé une proposition de loi visant à réglementer le démarchage téléphonique. La proposition de loi a été adoptée mais — parce qu'il y a un "mais" de taille — les députés LaREM l'ont amendée en en ôtant tout ce qui était intéressant ou presque. Le motif ? Ah ! Le motif ! Macron veut que les entreprises puissent continuer à commercer librement, libéralement, quitte à faire chier le peuple. Un autre motif serait qu'il convient d'encourager la concurrence permise par ces démarchages téléphoniques, notamment dans les domaines du gaz et de l'énergie. Et puis, bien sûr, on n'allait pas oublier d'user de cet argument facile et lamentable, il y a la question de l'emploi. Que les centres d'appel soient majoritairement à l'étranger n'a semble-t-il pas atteint Manu qui, ces temps derniers, est plus préoccupé par le choix de sa piscine pour le fort de Brégançon.
Le démarchage téléphonique, c'est tout de même une plaie connue du monde moderne. On en arrive à ne plus décrocher voire à débrancher son téléphone pour avoir la paix. Si l'on ne veut pas craindre de louper un appel potentiellement important, on en arrive à devenir désagréable, à raccrocher au nez de l'appelant, à pester. Pour les employés de ces centres d'appel, ce ne doit pas être bien agréable non plus. Déjà que c'est un boulot de merde mal payé…
Et tout ça pour quels résultats ? Quel est le retour sur investissement ? Je suppose qu'il ne doit pas être nul. Pour ma part, on m'a proposé du vin et des panneaux solaires, une éradication des termites et de nouvelles fenêtres, des voyages et des lots à venir chercher en magasin. Parfois, je réponds patiemment, d'autres fois je me fous de la gueule de la personne qui ahane son discours, le plus souvent je me fends d'un poli "au revoir et merci" avant de raccrocher.
Les députés aux ordres ont revu le texte de loi en en enlevant tout ce qui pouvait être intéressant. Un indicatif spécifique ? Viré ! Le consentement de l'appelé ? Viré ! La possibilité d'engager des poursuites pénales ? Virée ! La loi a été adoptée après avoir été amendée de manière à la transformer en coquille vide. On va pouvoir, grâce aux députés à Manu, continuer à faire chier le bon peuple. Il y a plus grave, c'est entendu. Cependant, on ne dira jamais assez tout le mal qu'il faut penser de Macron et de ses serviteurs serviles. Pouah !

jeudi 21 juin 2018

La faute aux socialos

lundi 18 juin 2018

Motocyclettes à Antonne-et-Trigonant

Vous ne connaissez pas la commune d'Antonne-et-Trigonant ? Ah ! C'est sans doute que vous n'y résidez pas alors. A votre décharge, je reconnais que ce n'est pas la commune la plus courue de Dordogne. Ce n'est ni Sarlat ni Périgueux, ni Escoire ni Bergerac, c'est une réalité. Il n'empêche que l'on y vit et que l'on y a organisé une petite exposition de motocyclettes, anciennes et récentes puisque l'on pouvait même voir là des Royal Enfield neuves amenées se faire admirer par le concessionnaire local, Absolut' Moto.
De fait, on trouvait là des motocyclettes de toutes sortes, différentes les unes des autres par leur âge et leur style mais réunies par le plaisir que les propriétaires et pilotes ressentent certainement à les conduire, le nez au vent et le sourire aux lèvres. Il était réjouissant de constater qu'il n'y avait pas place pour l'esprit de chapelle. Ainsi, une ancienne des années 30 côtoyait une japonaise des années 80 sans quelle semble ressentir quelque désagrément qui soit. De là à suggérer que les motocyclettes sont plus intelligentes et plus tolérantes que les femmes et les hommes qui se placent à leur guidon, il n'y a qu'un pas.
Soudain, je vois une Ratier C6S. Parce que je suis équipé d'un appareil photo, je la photographie. Arrive son propriétaire. Un bonhomme à l'allure sympathique qui me demande si je viens de photographier sa moto. Je reconnais l'avoir fait et lui explique avoir un frère en possédant une presque semblable à quelques détails près. S'ensuit une discussion au cours de laquelle notre bonhomme explique qu'il est également propriétaires des deux BMW Série 2 avoisinantes, deux belles représentantes de la marque dont une attelée à un side-car Précision. J'ai droit à l'historique de la restauration de cette BMW. Cette moto était présentée comme une machine en bon état mais les déconvenues sont vite arrivées. Des pots d'échappement pourris au moteur qui nécessitera un remplacement du vilebrequin, des culasses et pistons, la promesse était loin d'être tenue. Après bien des heures passées à la restauration et des poignées d'euros jetées dans l'opération, voilà un attelage qui sait faire des envieux.

BMW 600 série 2 et side-car Précision
Nous retournons à la Ratier et le bonhomme explique qu'il est policier en retraite, qu'il a eu à conduire ces Ratier C6S mais aussi L7 dans ses premières années de service. Ça me fait un peu drôle de parler ainsi à un motard de la police moi qui ai d'habitude plutôt envie de les éviter. Selon cette ancienne force de l'ordre, la Ratier était bien supérieure à la BMW Série 2 et, même, à la Série 5. Il reconnaît juste que le freinage de la française n'était pas des plus fameux.

Ratier C6S 1962
Ce qui suit risque de choquer les âmes sensibles. Celles-ci ne sont pas obligées de prendre ce risque. Je les aurai prévenues.

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Mais avant de voir ces Ratier et BMW, j'étais passé devant le stand de Absolut' Moto et j'avais vu une machine qui avait attiré mon œil. Il s'agissait d'une Yamaha 850XS mise au goût de son propriétaire. Et cette modification est une belle réussite. D'une moto routière à l'apparence quelque peu pataude, on a fait un café-racer tout à fait convaincant. La fourche a été remplacée par un modèle aux tubes plus gros, beaucoup d'accessoires ont été enlevés pour mieux mettre en valeur le beau trois cylindres et gagner plus de légèreté, le réservoir provient d'une 125 RDX de la même marque mais a été rallongé de quelques centimètres pour mieux s'adapter à la ligne voulue par le concepteur. De la belle ouvrage pour une machine qui, outre sa fiabilité, fait le bonheur et la fierté de son pilote. Que demander de mieux ?

Yamaha 850 XS

mardi 12 juin 2018

GIF sur Yvette

vendredi 1 juin 2018

Muddy Waters pas bleues

Cela n'aura pas échappé à ceux qui le savent, le département de la Dordogne a connu quelques épisodes orageux de belle intensité. Pour avoir été témoin de l'un d'eux, ici à Azerat, je peux en témoigner. D'ailleurs, si l'on me plaçait un micro sous le nez pour recueillir mon opinion et mon ressenti, je n'hésiterais pas longtemps à déclarer :

Boudiou, pour sûr que ça a draché[1] !

Il se trouve que je suis passé par le puits Bontemps dont je vous ai déjà parlé sur ce blog à plusieurs reprises. C'est une curiosité géologique, un puits artésien qui, de temps à autres, crache de l'eau. Habituellement, l'eau qui sort de ce puits est claire et il me semble de l'avoir toujours vue ainsi jusque là. Mais hier il en allait tout autrement et l'eau se présentait sous un aspect bien moins engageant, boueuse, n'ayons pas peur des mots. Alors, ne reculant devant rien pour contribuer à l'éducation des neuf lecteurs de ce blog, je me suis arrêté et suis allé faire des images afin d'illustrer et prouver mes propos. Ainsi donc, place aux images !

Puits Bontemps boueux
Puits Bontemps après de fortes pluies

Note

[1] Aujourd'hui, je suis d'origine belge

lundi 21 mai 2018

Deux moteurs au rassemblement du Motobécane Club de France

Y a des blasés qui croient avoir tout vu, des qui sont revenus de tout. J'en connais même, les pauvres, pour affirmer qu'il n'y a plus matière à l'enthousiasme, plus rien à découvrir, plus rien de neuf, que de l'ancien, du repassé, du rediffusé. Ces désabusés continuent à hanter les expositions de véhicules anciens juste pour le plaisir de dénigrer, de râler, de pester, de cracher dans la soupe. Ils en sont rendu à remarquer le boulon qui n'est pas d'origine, le cabochon de feu arrière qui n'est pas le bon modèle, l'anti-parasite anachronique ou la teinte qui n'est pas fidèle à l'identique. Ils ne jettent plus que des coups d'œil méprisants en tenant des propos acerbes et c'est tant pis pour eux.
À Saint-Julien-de-Lampon, certains de ceux-là étaient là et je les ai entendus se lamenter qu'il n'y ait pas de raretés jamais vues. Je ne sais pas s'ils sont pires que ceux qui disent n'importe quoi comme ce jeune qui s'enferrait en racontant à qui voulait l'entendre que Motobécane avait produit un trois cylindres à plat et qui, face à un Mobyx X7, affirmait qu'il était bien trop grand pour rouler là-dessus, lui qui devait bien me rendre 20cm. Son excuse, sans doute, c'est d'être un adolescent encore un peu con. Il y a toujours ceux qui, pour briller auprès de leur copine, expliquent que leur grand-père avait une moto comme celle-ci exactement et ces autres qui se souviennent avoir une épave de cyclomoteur pareil à celui-ci parfaitement restauré et qui veulent savoir combien ça coûte, histoire d'estimer la valeur de leur patrimoine.
Et alors, il y avait un engin qui attirait les plus indifférents et faisait fermer leur clapet aux plus prolixes (quoi que certains tout de même y allait de leur avis ou de leurs commentaires "halakon"). C'est une création de Bertrand Marchal et il s'agit d'un side-car magnifique attelé à une Mobylette bimoteur. Pour quelqu'un comme moi qui suis prompt à l'extase et à l'enthousiasme, pensez que j'étais aux anges ! J'ai attendu que la foule finisse de se désintéresser de l'objet pour en faire le tour et l'observer dans les moindres détails. C'est un super beau boulot, du grand-art ! C'est simplement beau et génial.

side-car Mobylette bimoteur
La force de cette réalisation exceptionnelle tient aussi aux détails et à l'humour instillé dans le projet. J'aime l'humour, je ne sais pas si je vous l'avais déjà dit. Je suis bien conscient que cela n'est pas toujours visible au premier coup d'œil mais je vous l'assure, j'aime rire, parfois. Ce que j'aime, dans l'humour, c'est quand il est teinté d'une certaine dose de subtilité, quand il se cache dans le détail. Et là, il y a eu un détail auquel j'ai été particulièrement sensible et qui, je le pense, a échappé à beaucoup.
Pour vous dire, j'ai été obligé de sortir de l'enceinte constituée par les barrières "Vauban" et d'en faire le tour pour aller le voir de plus près. Je vous ai fait une image.

Marque de fabrique
Je vous laisse goûter la chose. Pour ma part, je crie au génie encore une fois, j'applaudis, j'aurais embrassé le propriétaire et inventeur si je l'avais eu sous la main. Mieux qu'un test de QI, plus sûrement c'est sûr, voilà qui montre et prouve l'intelligence vive de ce constructeur ! Forcément, nous sommes là face à une personne intelligente, fine, éveillée, révélée. Un artiste, quoi. D'ailleurs, allez, je me lance, je proclame que cette Mobylette attelée bimoteur est une œuvre d'art. C'est sans appel.

On l'oublierait presque, il faut avoir de solides compétences en mécanique pour réaliser pareille machine. Ce n'est pas de l'improvisation à la va-vite. J'ai déjà vu des bricolages sur ce thème. Deux méchants bouts de ferrailles qui peinent à tenir un semblant de panier mal arrimé. Une troisième roue mollement attachée à un châssis en pâte à mâcher fixée à un Solex. Si c'est pour le gag, pour rire un peu, ma foi, pourquoi pas. Mais là, c'est tout autre chose ! C'est du pensé, du pesé, du réfléchi. Ça tient la route, c'est viable, ça fonctionne.

De la belle ouvrage

dimanche 20 mai 2018

Rassemblement du Motobécane Club de France à Saint-Julien-de-Lampon

Hier comme aujourd'hui et inversement, la petite commune de Saint-Julien-de-Lampon vibre au rythme des vrombissements des engins du Motobécane Club de France qui tient là son 23e rassemblement national.
Des cyclomoteurs en pagaille, des "Mobylettes" bleues ou vertes, jaunes ou orange, des populaires 125 à soupapes latérales ou culbutées mais aussi des 125 plus "sportives" avec des cylindres à trous et puis, tout de même, quelques belles anciennes des années 30 en 350 ou 500cc. Un beau plateau de motocyclettes mais surtout une belle ambiance bien servie par un soleil resplendissant. Au programme, deux balades. Une le samedi après-midi et une autre ce dimanche matin pour aller à la découverte de cette partie orientale limitrophe du Lot du Périgord Noir.
C'est un hasard heureux qui a conduit le club BFG de choisir, lui aussi, ce Périgord pour son rassemblement annuel. Parce qu'il y a un lien (un peu ténu) entre MBK et BFG, ces motos françaises à moteur de GS Citroën ont fait une halte.
L'organisation du rassemblement Motobécane était confiée aux Pétaroux à la noix de la Cassagne que l'on connaît bien et qui donne rendez-vous aux amateurs de cyclomoteurs (et pas que de la marque de Pantin) le 19 août prochain.
Et donc, il y avait de la Mobylette, de la 125cc et d'autres représentantes de la marque mais c'est une Peugeot qui retenait particulièrement mon attention. Il s'agissait d'une magnifique P515 rutilante et je vous la montre sans plus tarder.

La plus belle des Motobécane était une Peugeot !
J'ai bien conscience que tout cela est quelque peu désobligeant pour le club Motobécane et pour les organisateurs mais ce n'est pas de ma faute si une belle moto était présente, hein ? D'ailleurs, je n'ai rien contre Motobécane et pas grand chose de plus pour Peugeot. Je ne suis pas de parti pris, c'est juste qu'en tant qu'esthète exigeant, je sais reconnaître ce qui est et faire fi des clivages et autres esprits de chapelle qui sont autant de positions nocives à l'expression d'un jugement impartial et honnête. Pour vous prouver que cette Peugeot était bien la plus belle des motocyclettes en présence, je vous la montre une nouvelle fois, rien que pour le plaisir des yeux. C'est dommage, vous n'avez pas le son.

Splendide Peugeot P515
Une prochaine fois, je vous montrerai d'autres photographies faites à l'occasion de ce rassemblement. En attendant, profitez de ce beau dimanche ensoleillé et soyez sages.

mardi 15 mai 2018

Fait divers de printemps

C'est pas bien de se moquer. Surtout, qu'en plus, je ne suis pas le dernier à écrire n'importe quoi n'importe quand. Je le reconnais, je n'en suis pas fier. C'est vrai, je fais des fautes d'orthographe et de frappe, j'écris parfois des sottises énormes, aussi. Comme on pourrait dire, je vois la paille dans l'œil du voisin et suis aveugle à la poutre qui est dans le mien, d'œil. Bref, j'ai suffisamment battu ma coulpe comme ça pour aujourd'hui. Place aux professionnels de la profession.
A quoi ça sert, un journaliste ? A nous raconter des histoires, vraies de préférence, en y mettant les formes et en rendant l'histoire compréhensible au plus grand monde. C'est ce que semble avoir oublié l'une des petites mains du journal Sud Ouest dans l'édition numérique d'hier. Je vous explique.
Il y a environ une semaine, un aigle de bronze était volé au cimetière de Périgueux. Le volatile ornait le monument funéraire du lieutenant Fernand Briault, mort le 26 novembre 1913 avec son mécanicien Brouillard, alors qu'il était en service commandé. Un matin, hop, l'aigle s'était envolé. On se questionna, on interrogea des ornithologues réputés, il apparut que l'oiseau n'avais pas pu partir par ses propres moyens. Dès lors, l'idée du larcin creusa son nid dans les esprits.
Nous en étions là lorsque le journal Sud Ouest, par le truchement d'un·e journaliste lancé·e sur l'affaire, nous révèle le fin mot de l'histoire qui aura su tenir en haleine tout un pays. L'aigle était retrouvé dans la Dordogne !

A ce moment, pour vous prouver que je n'invente rien et que tout est vrai, je pense qu'il est nécessaire que je vous invite à jeter un œil humide sur la copie d'écran suivante :

Sud Ouest du 14 mai 2018
Effectivement, on peut voir clairement ce qui pourrait être l'aigle disparu gisant dans de l'eau. Sur cela, on ne nous ment pas. Mais attendez la suite ! C'est là que ça devient d'un cocasse fou. Préparez-vous et regardez cette seconde copie d'écran :

Sud Ouest du 14 mai 2018
Alors là, on tient du tout bon, du papier de grande qualité, de l'information de qualité supérieure, du surchoix. Qu'apprend-on donc ?
Déjà, on apprend qu'un aigle de bronze de 200kg est capable de flotter dans les eaux de la Dordogne. Alors, je m'interroge. Faire flotter du bronze, ce n'est pas chose aisée. On pourrait, bien sûr. Il suffirait que l'aigle de bronze soit suffisamment creux et étanche pour que le miracle ait lieu mais, franchement, je doute beaucoup. D'ailleurs, sur la photo présentée par le journal, je ne vois rien qui flotte particulièrement. Passons. Il doit s'agir d'un effet de style, rien de bien méchant.
Mais c'est pas tout ! C'est là que l'on atteint le nirvana. Que nous dit-on de plus ? On nous informe que le lieutenant Fernand Briault est décédé au cours de la Première Guerre mondiale… en 1913.

Là faut m'excuser mais je n'en peux plus de rire. Chapeau, fallait oser !

dimanche 6 mai 2018

Compteur intelligent

Tiens, ami·e lect·rice·eur, puisque l'on en est à causer compteur, je me permets de revenir sur la Fête à Macron organisée par François Ruffin rejoint par la France Insoumise, le mouvement de Benoît Hamon, le PCF, des écolos et tous ceux qui souhaitaient participer à la chose. Alors, je sais, Cédric Villani n'est pas du côté de ces mouvements de gauche, il a rejoint LREM, j'ai conscience que ceci peut expliquer cela mais tout de même, faut-il un médaillé Fields pour compter le nombre de participants à une manifestation ? Je m'interroge. Quoi qu'il en soit, voilà que l'on annonçait 160000 manifestants d'un côté quand on n'en distinguait qu'un peu moins de 40000 des autres. Quatre fois moins ou plus selon que l'on se place d'un bord ou de l'autre, ce n'est pas rien.
Est-ce important ? Non parce que l'on sait bien que ça fait partie du jeu de ne pas avoir d'accord sur ces chiffres entre organisateurs et forces de l'ordre (à noter que des compteurs indépendants atteignent le même compte que la préfecture). Je me demande juste à quoi ça sert de gonfler le nombre de participants à ce point. Il est possible qu'il soit important pour les organisateurs de se donner l'impression d'avoir réussi au-delà de ses prétentions mais honnêtement, il ne me semble pas qu'il ait été nécessaire de compter chaque participant quatre fois pour pouvoir prétendre que l'opération a été une réussite.
Bref, donc, il y aurait eu une quarantaine de milliers de personnes venues à Paris pour manifester contre Macron. Il y a eu des manifestations en province aussi. C'est peut-être pour cela que l'on atteint le total de 160000 participants après tout. Il est prévu de manifester de nouveau le 26 mai et Jean-Luc Mélenchon dit pouvoir espérer le million de personnes. On verra.

Compteur Linky

Si la grogne gronde contre Macron, elle se fait aussi entendre contre le compteur intelligent que Enedis veut mettre en place dans chaque foyer. Ce matin sur France Inter, une dame expliquait comment elle dormait mal chez sa fille depuis qu'un tel compteur y avait été installé. Elle est "électro-sensible". Moi qui ai la chance de ne pas l'être, je ne peux pas trop savoir ce que ressent la dame. Dans mon for intérieur, ces histoires de sensibilité extrême aux ondes magnétiques est du pipeau complet mais je ne suis ni médecin ni scientifique ni électricien. Par contre, j'ai eu à rencontrer une personne qui ne m'a pas paru bien nette au niveau de l'agencement des neurones du cerveau. C'est une femme versée dans les croyances bouddhistes qui vous oblige à laisser votre téléphone portable (si vous en possédez un) dans votre véhicule avant de l'approcher. En plus de cela, elle est victime de tout un tas d'allergies — alimentaires ou pas — qui la conduisent à éloigner le gluten, à refuser les excitants (café, thé, chocolat, sucre), à bannir la laine mais aussi le coton trop "traité". Elle et son compagnon (un astrologue) mangent et boivent bio, ça va de soi. Bon.
J'avais rencontré cette personne pour un projet professionnel. Il s'agissait de concevoir un catalogue présentant ses productions artistiques. Elle m'explique tous ses problèmes et précise bien comment elle ne peut pas approcher d'une prise électrique ou utiliser un appareil électrique. Bien sûr, elle redoute les ondes pire que tout. A un moment, elle veut m'expliquer un truc — je ne sais plus quoi — et, n'y parvenant pas avec ses mots, elle demande à son compagnon de me faire voir. Il va dans la pièce d'à-côté et revient avec un iPad. Je suis étonné. Je le suis encore plus lorsque je le vois aller chercher des photos sur Internet. Quoi ? Comment ? Mais alors !
Bah oui, l'iPad est bien connecté au réseau de réseaux via le Wi-Fi et, probablement une "box" Internet dissimulée quelque part dans la maison. Diable ! Ce doit être un rare cas de sensibilité aux ondes électro-magnétiques de caractère aléatoire et discriminant. J'en reste baba comme un Ali devant un bol de graines de sésame mais préfère fermer ma gueule. Après tout, peut-être Apple aurait développé une technologie avancée filtrant efficacement les ondes qui restent prisonnières dedans l'appareil ? Peut-être la connexion à Internet se fait-elle pas imposition des mains ou par des ondes homéopathiques encapsulées dans une gangue protectrice. Allez savoir, toi !

Mais bref

Alors, le sujet, c'est le compteur Linky© de Enedis®. Faut que j'arrête de digresser à tort et à travers. De quoi c'est qu'on l'accuse-t-il ? De balancer des ondes délétères voire mortelles, de faire exploser ses appareils ménagers et, surtout, de récolter de la donnée pour nourrir le Big Data qui est le petit nom de Big Brother. Avec ces compteurs intelligents, on va connaître quelle quantité d'électricité vous consommez à la minute près et ces données seront transmises à de mystérieux centres d'analyse, quelque part dans l'Univers par courant porteur en ligne avant d'être revendues à des firmes obscures pour vous nuire, vous pourrir la vie, faire de l'argent sur votre dos.
Moi, de tout ça, je ne sais rien de plus que ce que je peux en entendre à la radio ou lire dans des périodiques. Ai-je un avis sur la question ? Pas vraiment en fait. La seule chose qui me fait tiquer, c'est bien que l'on m'oblige à payer ce compteur. J'entends la promesse qui m'est faite de pouvoir suivre ma consommation électrique et de pouvoir faire la chasse aux équipements trop gourmands afin de faire baisser le montant de ma facture mais, sois-en sûr, je n'en ai cure. Je consomme de l'électricité indument, je suis au courant du fait. Je suis un mauvais consommateur. Je laisse la Freebox allumée même lorsque je vais me coucher, je laisse l'ordinateur branché, j'ai un gros chauffe-eau, j'utilise un vieux réfrigétateur. C'est mal. J'en ai conscience. Mais, dans le fond, je m'en contrefous. Au moins, je suis honnête, je reconnais ma nuisance.
Il y a la CNIL qui a donné son rapport à propos de ce qui la concerne, la collecte de données. Elle a mis en garde Enedis® sur ses devoirs. Il n'est certes pas réjouissant de penser que Enedis® peut te suivre à la trace, connaître ta vie jusque dans ton intimité. Pour dire vrai, je ne sais pas bien comment ils pourraient savoir que j'utilise l'électricité pour alimenter un sex-toy ou pour éclairer l'endroit ousque c'est que je suis pour lire l'autobiographie de sainte Thérèse d'Avila en bandes dessinées. Je ne pense pas que l'on puisse savoir si l'engin consommateur est la cafetière électrique ou un sèche-cheveux, par exemple.

Cohérence

Il y a des personnes qui, presque par jeu, par défi, cherchent à se passer le plus possible de l'électricité du réseau. Avec des panneaux solaires, un régulateur et des ampoules adéquates, ils vous éclairent une pièce entière en toute indépendance. Le jeu est d'arriver à l'autonomie énergétique. Je respecte ça. Aucun souci. Les idées d'habitations à énergie positive — production énergétique supérieure à la consommation — me semblent enthousiasmantes.
Là où j'ai beaucoup plus de mal, c'est avec ces gens qui gueulent après Linky© sur les réseaux sociaux comme facebook, qui s'expriment avec des vidéos diffusées sur youtube, qui utilisent des ordinateurs tournant avec un système d'exploitation comme Windows ou OSX et des applications qui sont des usines shadokiennes à pomper ces données auxquelles elles semblent tant tenir. Utiliser un téléphone portable est sans doute plus discutable que le compteur Linky©. Avoir une carte de fidélité dans un super ou hypermarché en dit long sur vous, sur vos habitudes, sur votre vie, sur vos goûts. Si vous êtes abonné à une revue, il y a beaucoup de chances pour que vous soyez dans des fichiers diffusés partout. Faut être logique. Si vous craignez autant pour vos données, va vous falloir être un peu moins négligents, un peu plus sérieux.
Et puis, franchement, c'est pas un peu présomptueux de penser que votre vie de merde est tant différente de celle de vos voisins ? Je ne vous connais pas forcément mais j'ai tout de même le sentiment que si vous avez du temps à consacrer à ce blog c'est que vous ne faites pas partie de l'élite, hein. Vous aussi êtes de simples médiocres qui formez la masse. Vous pouvez bien vous donner des airs en osant acheter une petite boîte de caviar pour les fêtes, une bouteille de vin à plusieurs dizaines d'euros à l'occasion, vous payer une bagnole neuve ou d'occasion récente avec quelques options de merde, ça n'enlève rien au fait que vous avez une petite vie de merde bien éloignée de celle des puissants. Faut savoir être modeste. C'est pas parce que vous êtes plus riche que le clodo que vous avez croisé en tordant le nez la dernière fois que vous êtes allé à la ville que vous leur êtes tant tellement supérieur. Je gage que vous avez pas une myriade de domestiques à votre disposition, pas même de chauffeur ou de boniche. Vous êtes pas loin d'être misérable à la tête d'une vie misérable et d'une fadeur affolante. Votre misérable vie vous conduit à utiliser un minable taille-haie électrique qui fait votre fierté. La consommation de ce taille-haie sera enregistrée par Enedis® qui revendra ces données à quelqu'un. La belle affaire ! A la fin, vous allez crever et vos données n'intéresseront plus personne ! Vous serez enfin libéré de ce joug odieux. Joie !

Faisons crever le système

Que le système soit méprisable et haïssable, je n'en disconviens pas. Juste, je ne suis pas sûr que la lutte passe par celle contre ces compteurs intelligents. S'il est juste question de mettre du sable dans les rouages pour faire gripper la machine, j'applaudis de toutes mes mains disponibles. Oui, il faut faire pourrir ce système de l'intérieur, faire la grève du zèle, faire preuve de mauvais esprit, renâcler dès que possible, être mauvais citoyen, ne plus jamais se prêter au jeu faussé du vote démocratique, refuser par principe, saboter à chaque occasion.
Si un jour on vient me proposer ce nouveau compteur, je le refuserai dans un premier temps en affirmant que celui déjà en place fonctionne encore assez bien à mon goût. Je ne sais pas bien ce que l'on peut entreprendre comme actions intelligentes pour aller contre cette installation mais je promets que je n'aiderai pas à sa mise en place. Par contre, faudra pas compter sur moi pour accuser les ondes ou la collecte de données. Faut pas non plus me prendre pour plus con que je le suis. Merde !

vendredi 4 mai 2018

Ils voient des Black-bloc partout

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