Vieilleries bédéesques

Le hasard, c'est tout de même un drôle de truc. J'en ai eu la preuve une fois de plus pas plus tard que tout à l'heure. Il y a quelques jours de cela, mon plus jeune frère m'amène quelques albums de bandessinée que je n'ai pas lus depuis bien longtemps. Ce matin, je décide après un long temps de réflexion d'aller les poser sur la pile des BD, revues et bouquins à lire. Je ne sais pas comment je me débrouille mais voilà que la pile s'écroule, rompant la belle architecture toute faite d'une savante maîtrise de l'équilibre appliquée aux objets du quotidien dont je me suis fait un expert réputé. Pestant et rageant, j'entreprends la reconstitution de ce bel ordonnancement pour redresser la situation et la pile qui doit atteindre le mètre. En attrapant les bouquins, revues et albums, je trouve deux vieux albums, l'un des Aventures d'Astérix le Gaulois et l'autre des Aventures de Tintin et Milou. Là, quelque chose s'allume dans mon cerveau. Une idée ! Le cerveau me raconte qu'il y a un rapprochement à faire entre toutes ces vieilles BD.
Comme on peut le voir sur la photo qui illustre ce billet, ces BD ne sont pas neuves et elles montrent des signes de fatigue indiquant qu'elles ont été lues et relues. D'un côté, nous avons deux albums qui sont des best sellers indiscutables et de l'autre deux albums à la diffusion plus confidentielle. Pour l'album de Jacques Devos, j'ai déjà dit par ailleurs ce que j'en pense. Pour l'album de Georges Grammat, c'est différent. Si mes souvenirs ne me jouent pas de tours, il me semble que c'est moi qui aurais pu l'acheter sur un marché à Conflans-Sainte-Honorine. Je n'en suis pas certain à cent pour cent mais j'ai un souvenir de ce genre. J'aurais acheté deux albums, celui-ci et un de Derib, Les Ahlalàààs. Et pour tout vous dire, l'album de Grammat est parfaitement génial. Je me réjouis déjà de le relire bientôt.
Mais alors, pourquoi certains auteurs ne parviennent pas à percer quand d'autres cartonnent ? En général, il me semble qu'il y a une forme de "justice". Souvent, quoi qu'on en dise, le public est bon juge et ce sont les meilleurs qui restent. Cela n'empêche pas les accidents avec des "bons" qui ne sont pas reconnus et des "mauvais" qui réussissent. Je pense tout de même que le talent et l'intelligence sont récompensés. Que ce soit le couple Goscinny-Uderzo ou que ce soit Hergé, on ne peut pas, selon moi, leur dénier un réel quasi génie. Les albums d'Astérix ou de Tintin conservent aujourd'hui tout leur intérêt et je suppose que les enfants d'aujourd'hui se plongent avec le même appétit dans ces aventures que ceux d'hier.

Bédés

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