Un moulin sur l'Auvézère

Des quatre Périgord à constituer le département de la Dordogne, le plus ancien à avoir choisi une couleur est le Périgord Noir. C'est celui de Sarlat, celui des châteaux surplombant la Dordogne, celui de la vallée de la Vézère, des grottes ornées, des plus belles maisons et des plus beaux paysages. C'est celui du tourisme de masse, celui qui attire le plus, le plus connu. Dès le XVIIIe siècle, ce Périgord est présent sur les cartes et englobe presque la totalité de la partie est du département actuel.
Le deuxième à s'être choisi une couleur, c'est le Périgord Vert. C'est le Périgord sauvage, celui de l'Auvézère[1], de ses gorges profondes, des pierres rouges, des hivers rudes. C'est le Périgord qui lorgne vers le Limousin proche. Il attire moins le touriste qui n'y trouvera pas les châteaux et les bastides du sud du département. Pourtant, il est beau, le Périgord Vert. Il est couvert d'épaisses forêts qui s'élancent à la rencontre de la rivière coulant avec vigueur au fond des gorges de moulin en forge. L'Auvézère a longtemps été une source d'énergie pour toute cette industrie primitive et il n'est pas étonnant de trouver ici des hauts fourneaux. On a du minerai de fer, du bois pour produire du charbon de bois, de l'eau en quantité, aussi. Dans tout le pays d'Ans, on a coulé des canons pour la marine royale et on a coulé de la fonte et de l'acier entre le XVIIe et le XIXe siècle. De toute cette histoire, il reste diverses traces éparpillées au long de la rivière et c'est sans doute les forges de Savignac-Lédrier qui méritent le plus qu'on s'y arrête.
Mais là, c'est en revenant de Savignac-Lédrier et en empruntant la route de Génis que j'ai aperçu ce point de vue, en surplomb de l'Auvézère. Je me suis arrêté le temps de faire une photo.

Moulin sur l'Auvézère

Note

[1] à ne pas confondre avec la Vézère

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