Un héron à la limite

Un après-midi récent que je passais par là, je me suis arrêté à côté de cet étang dans l'idée que je pourrais y faire une photo au caractère hivernal. J'espérais un peu que l'eau serait gelée mais macache. Il faisait froid et pour me convaincre que je n'étais pas venu là pour rien, je sors de la voiture avec l'appareil photo et le zoom 80-200. Je claque la porte et quelque chose traverse mon champ de vision, une trace filante. Je me doute qu'il doit s'agir d'un oiseau, assez gros. Je m'accroupis et l'œil au viseur j'inspecte les arbres. Et là, je le vois. C'est un héron (cendré ?). Il est posé sur une branche haute et a décidé de n'en pas bouger tant que je serai là. Je reste peut-être quinze minutes comme ça et rien à faire. A part bouger un peu la tête, le héron reste campé sur ses positions. Pourtant, j'ai essayé de me faire discret.
Bon. Il ne faisait vraiment pas chaud, j'avais les doigts qui commençaient à s'engourdir, j'ai fait quelques photos comme ça. Et là, oui, j'ai regretté de n'avoir pas un 400mm voire plus. Et dans le même temps, mettre entre 4000 et 6000 euros dans un objectif que je n'utiliserais pas si souvent, ce n'est pas dans mes priorités du moment, hein. Il est à parier que ce héron a posé ses valises près de cet étang qui doit lui assurer la pitance pour quelque temps encore. Je pourrais y revenir en usant de plus de discrétion et de patience pour le traquer. Enfin bon, je ne suis pas photographe animalier non plus, hein.
Et cela me fait inévitablement penser à Vincent Munier qui est un photographe que j'admire beaucoup. Ça le ferait sourire un peu, lui, mes histoires de froid périgordin de pacotille. Lui, il va photographier en Sibérie, dans le grand nord, au Canada ou en terre Adélie. Je vous laisse l'adresse de son site Internet (il est en Flash, du coup je ne peux pas le voir...).

héron

Une saillie verbale ?

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