Trop de morts sur les routes de Dordogne

21 morts sur les routes de Dordogne depuis le 1er janvier

Le journal Sud-Ouest est prompt à colporter la mauvaise nouvelle chaque fois qu'elle survient et particulièrement lorsqu'il est question d'accident routier. Cela peut s'expliquer pour partie par l'accident de Jean-François Lemoine, président du directoire du groupe de presse, qui le laissa tétraplégique en 1991. Dès lors, le quotidien œuvre en faveur de la sécurité routière et d'éveiller les esprits à elle.

Peut-être aussi ce titre aime à relater chaque accident de la route, qu'il y ait blessé ou pas, parce que ça permet de pondre du titre qui fait vendre. Mais c'est un procès d'intention et j'en suis bien conscient.

Lutter contre la délinquance routière, tenter de tout mettre en action pour que nos routes soient plus sûres et moins meurtrières, c'est certainement très bien. Honnêtement, on ne peut pas souhaiter toujours plus d'accidents, de blessés, de morts, de handicapés. Et dans le même temps, nous savons bien que pour atteindre le Graal du zéro mort, il faudra commencer par supprimer les conducteurs, interdire le traffic routier. Le vocabulaire est important. Pour frapper l'opinion et aussi pour justifier les mesures prises au nom de la sécurité routière, on parle de "criminalité" de "délinquance", de "violence" et j'en passe. Certes, des comportements sont à dénoncer. Evidemment, on ne peut pas jouer au jeu de la situation particulière dont se servent certains. Il n'y avait personne sur l'autoroute, je ne mettais la vie de personne en danger ou Je suis un excellent conducteur, je n'ai pas eu le moindre accident depuis plus de vingt ans. Mais bon, l'usager de la route a trop souvent le sentiment que l'on cherche avant tout à le verbaliser pour remplir les caisses de l'État. Le radar qui flashe alors que, franchement, l'endroit où il est placé est remarquable avant tout par sa capacité à faire du chiffre, nous en connaissons tous. Les limitations de vitesse sont parfois décidées d'une façon tout à fait arbitraire et sans que l'on comprenne ce qui peut justifier que l'on doive ici rouler moins vite que là.

Enfin tout ça juste parce que j'ai eu l'idée de faire un dessin à propos de ce champignon sur lequel on a parfois tendance à appuyer un peu fort.

Sécurité routière et champignon

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