Toute la gauche est partie

Alors que l'Europe planche sur la question de l'exclusion de la Grèce de l'espace Schengen et que, en France, Christiane Taubira choisit la dignité en prenant ses distances vis à vis du gouvernement, s'ouvre en France les débats sur la déchéance de nationalité au parlement. Hors le fait presque certain que cette déchéance ne servira à rien dans l'immédiat, elle ouvre une porte dangereuse à la droite et l'extrême droite qui pourraient utiliser cet outil pour de bien sombres fins. Sur le fond et dans l'immédiat, il s'agit bien d'un problème moral plus qu'autre chose. Déchoir une personne de sa nationalité et imaginer l' "envoyer" dans un autre pays relève simplement de la bêtise ou du gros foutage de gueule de la part de Hollande et du gouvernement Valls. Pourquoi et comment obliger un pays d'accueillir une personne suspectée de terrorisme ou de sympathie pour le terrorisme ? Quel pays acceptera d'ouvrir grands ses bras pour faire une place à cette personne ? Ainsi, la France se prépare à conserver chez elle des apatrides. Je ne connais pas les conséquences réelles que cela entraîne. J'imagine. Pour une raison ou une autre, on me déchoit de la nationalité française. Que m'arrive-t-il donc ? Dois-je quitter Azerat, ma maison ? Dois-je quitter le pays ? Et pour aller où ? Peut-être n'ai-je plus ni couverture sociale ni existence citoyenne. Peut-être ne puis-je plus voter, plus me prévaloir de la détention d'un permis de conduire ? Peut-être même m'est-il interdit de faire référence à ce qui fait la France ! Interdit de parler français, de manger et boire français. Je vais demander l'asile politique à la Belgique, moi.
Et aujourd'hui, rappelons-le, Nicolas S. fête ses soixante ans. On se consolera en se disant qu'il pourrait bien être reconduit à la frontière pour ses méfaits lui aussi.

Le français aux Français

Une saillie verbale ?

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