Tentative de feuilleton collaboratif du mardi

Ce soir, j'ai la flemme. Il fait trop beau, je viens de manger et je me demande ce que je pourrais bien imaginer pour nourrir le blog. J'ai une idée qui vaut ce qu'elle vaut et qui fonctionnera peut-être (je n'y crois pas beaucoup mais on verra). L'idée est donc de faire un feuilleton collaboratif. Je commence et celui ou celle qui le veut continue à raison d'un paragraphe ou deux. C'est parti.

Roland faisait face à son interlocuteur habillé bien propre sur lui et il était en colère. Roland portait ses charentaises, son pantalon de jogging taché et déformé et un T-shirt publicitaire pour un apéritif anisé assez célèbre. Tous deux se tenaient dans l'embrasure de la porte d'entrée du petit appartement négligé de Roland.

- Mais qu'est-ce que vous me voulez, encore ? Vous m'avez coupé l'eau, vous m'avez coupé l'électricité, vous m'avez coupé le téléphone et mes allocations ! Qu'est-ce que vous allez encore trouver à me couper ?
- Ne le prenez pas mal, Monsieur Roland. Ce n'est pas moi qui décide. Vous savez, ça ne me fait pas plus plaisir qu'à vous de venir vous voir dans ces circonstances.
- C'est pas à vous qu'on prend tout ce que j'ai !
- N'empêche que ce n'est pas agréable. Vous pouvez me croire, Monsieur Roland.
- Encore moins agréable pour moi, vous pouvez me croire ! Mais entrez, entrez.

Roland s'écartait pour laisser passer le visiteur. L'homme entrait et s'arrêtait en promenant son regard dans la petite pièce où ne restait, en guise d'ameublement, qu'une table bancale et un tabouret qui ne valait guère mieux.

- C'est vide, jugea-t-il, je n'imaginais pas que ça puisse être aussi vide que ça.
- Et la faute à qui ? Hein ? La faute à qui si j'ai plus rien ?
- Certes, oui. Mais reconnaissez que vous y avez aussi votre part de responsabilité.
- Comment ça ?
- Vos dettes, Monsieur Roland. Vos dettes. Si vous les aviez payées, nous n'en serions pas là.
- JE n'en serais pas là. Pour vous, ça a l'air d'aller pas trop mal.
- A la vérité, nous avons tous nos petits soucis.
- Mouais. Admettons. Je vous propose pas de vous asseoir, j'ai pas assez de sièges
- Ce n'est pas grave, je ne reste pas longtemps.
- Je ne vous retiens pas.

L'homme ouvrit sa serviette, en sortit un dossier et une paire de lunettes qu'il ajusta sur son nez. Il sortit une feuille et la lut.

- Bon. Venons-en au fait. Vous devez donc la somme de 8540 euros et quelques centimes. C'est bien cela ?
- Si vous le dites...
- Pouvez-vous les payer ?
- Ah ! Ah ! Ah !
- Ça veut dire non ?
- Oui. Exactement.
- Nous allons encore devoir vous couper quelque chose !
- Et quoi donc ? Hein ? Vous allez me couper quoi, cette fois-ci ? J'ai plus rien !
- On trouvera bien quelque chose, ne vous inquiétez pas.

Donc voilà. L'histoire en reste là pour le moment. On va voir si quelqu'un donnera une suite pour mardi prochain. Si jamais quelqu'un a envie de jouer, il faut me faire parvenir une suite avant mardi prochain par courrier électronique. Si jamais plusieurs personnes me font parvenir une suite, la première arrivée sera sélectionnée. D'ailleurs, c'est un point d'organisation qui me pose problème. Comment pourrais-je bien faire pour que l'on sache que la suite est trouvée ou pas ? Je vais y réfléchir.

Une saillie verbale ?

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